Brève : soyons polis

Lors de l’assemblée générale du GEM*, certains annonçaient que notre façon de communiquer leur plaisait bien et semblait efficace.

Certes, que celle-ci fasse des émules n’est pas pour nous déplaire, mais surtout pas si les éloges émanent de la droite la plus réactionnaire qui soit.

Ces messieurs ou ces dames semblent oublier que l’humour et la dérision ont, en des temps pas très lointains, fait capoter plusieurs de leurs projets des plus désastreux pour Beaucaire et ses habitants et qu’en ces temps mémoriaux (sans nostalgie toutefois), ils traitaient leurs opposants de sobriquets des plus bas étages qui soient. Des parallèles -tout à fait condamnables- avec des barbus intégristes nous ont même été attribués.

Alors soyons polis et rendons-leur hommage, car si notre communication est supérieure à la leur, c’est aussi un peu grâce à eux.

(*) Groupe d’études municipales, émanation de la droite d’opposition

On n’est pas fatigués !

Depuis deux ans des centaines de milliards de dollars, d’euros, de yens, de livres, de yuans (ah ! la poésie monétaire ! quelle volupté !), sont engloutis pour sauver les banques, les grandes entreprises cotées en Bourse, leurs profits et les dividendes de leurs gros actionnaires.
Faut dire qu’ils étaient malades, une cirrhose financière, une indigestion de spéculation, une boulimie d’achats, de rachats et de concentration, une orgie boursière, une goinfrerie capitaliste, jusqu’à la nausée. Alors, ils ont été patraques, ont vomi, eu la gueule de bois, fait un peu la diète…

Certains dirigeants ont même fait les gros yeux, dit «tss, tss, sachez vous tenir» ; chez nous, il y en a même un qui a dit qu’il allait réformer le capitalisme, supprimer les paradis fiscaux, moraliser tout ça ; on allait voir ce qu’on allait voir !

Et on a vu : les turpitudes de Madame Bettencourt et de son entourage, Bernard Tapie indemnisé pour «préjudice moral» à hauteur de 250 millions par un jury de copains (pas par la Justice !), Bolloré (l’ami du président) qui arrache des milliers d’hectares de forêt primaire en Afrique pour spéculer sur l’huile de palme, les banques qui renouent avec des bénéfices indécents, supérieurs à ceux d’avant «la crise».

Bref, on a tout changé pour que rien ne bouge ! Reste, à la fin du festin, quand tout ce beau monde s’est bien vautré, qu’il y a l’addition à payer ! Bien sûr, sans toucher aux profits ni aux dividendes : ce ne sont tout de même pas les casseurs, les vrais, qui vont casquer ! Pas les seigneurs saigneurs ! Sinon qui ferait tourner l’économie ? Alors, il y a tous ces fainéants : les salariés, qu’on va virer par charrettes entières, ces nantis de retraités qui vivent trop bien trop longtemps, les infirmières, facteurs, policiers, instituteurs trop nombreux et trop bien payés ! Haro sur les retraites, sur la Sécurité Sociale, sur les Services Publics !

On n’est pas fatigués !

On a commencé par la Grèce, on a montré du doigt le Portugal, l’Espagne, l’Italie ; les bien-pensants, les importants, les puissants nous ont expliqué que les Méditerranéens, ils sont comme ça, la faute au soleil sans doute, ils dépensent sans penser au lendemain, de vraies cigales écervelées, qu’il fallait recadrer : austérité, rigueur, économies !

Mais voilà que la chaste Irlande s’y met aussi : sous perfusion financière avant la faillite ! My God ! Ce modèle de vertu, ce «tigre» économique, où les multinationales ne paient presque pas d’impôt, où les cotisations sociales ne pèsent rien, où le laisser-faire ultra-libéral promettait l’enrichissement pour tous ! Les retraités vont y perdre 3 semaines de pension, les fonctionnaires et les travailleurs du privé un mois de salaire, et les jeunes recommencent à émigrer vers l’Amérique ou l’Australie !

Et en plus, du Nord au Sud, de Dublin à Athènes, de Londres à Lisbonne, en passant par Paris, Rome ou Madrid et même Beaucaire, depuis septembre, les peuples descendent dans la rue, demandent des comptes, refusent de payer les pots cassés par d’autres ! Par millions ! Et ce n’est pas fini, car elle est insondable la morgue des nantis, insatiable leur appétit de pouvoir et de profits, inaltérable leur aplomb quand ils viennent nous faire la leçon !

Chez nous, on vient de faire une grande découverte : de plus en plus de personnes âgées (toujours elles, décidément…) vivent dans la dépendance, alors on va créer un cinquième risque pour que la Sécu puisse le couvrir, mais avec «l’aide» des banques, des compagnies d’assurances, des financiers, des boursicoteurs, des rapaces de tous poils et toutes plumes…

Un certain Guillaume Sarkozy, frère de l’autre, est en train de monter un empire «retraite et dépendance», un mauvais titre pour un mauvais film dont les Français auront le mauvais goût de réécrire le scénario ! A Beaucaire, pour la première fois depuis de nombreuses années, la défense des retraites a mobilisé : à deux reprises, au bord du Canal, de simples citoyens se sont mêlés aux militants habituels, dont ceux de RPB, pour dire leur refus de ce recul de civilisation, crier qu’un autre monde était possible ; ils ont été nombreux aussi à se rendre à chaque manif nîmoise (en particulier grâce au bus de la CGT).

La bataille des retraites n’est pas définitivement perdue, celle de la Sécu va s’engager, et celle de l’emploi et d’une autre répartition des richesses… De Dublin à Athènes, en passant par Beaucaire.

Urbanisme – à quand une vision durable ?

Il n’y a pas si longtemps, la ZAC de Genestet n’était encore qu’une olivette et la colline des Caunelles un massif de garrigue traversé par un sentier de grande randonnée. Et puis en 20 ans la surface urbanisée a été multipliée par 3.
Lotissements et zones commerciales font désormais partie du paysage de l’entrée de ville ouest en plus de la cimenterie. Saturation des établissements scolaires, effondrement du commerce en centre-ville et augmentation du trafic routier constituent une illustration quotidienne et durable des conséquences d’une telle politique.

La nouvelle majorité lors de la campagne électorale déplorait «l’absence d’une politique d’urbanisme d’ensemble conçue sur le long terme. L’urbanisation est revue au coup par coup, au gré des demandes, ce qui ne reflète pas une gestion responsable».

Définir un plan d’urbanisme directeur pour maîtriser la politique d’urbanisation à long terme et harmoniser le développement de la ville pour les années à venir,

était l’une des propositions de la liste Beaucaire Espoir.

Nous sommes pratiquement à mi-mandat et ce fameux plan d’urbanisme directeur n’est toujours pas à l’ordre du jour.
Bien au contraire, ce sont 4 projets de révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui ont été évoqués en moins d’une demiheure lors de l’avant dernière réunion de la commission urbanisme. Ces révisions doivent permettre, entre autres, d’urbaniser des parcelles agricoles au-delà de la rocade, à proximité du nouveau centre d’incendie et de secours. M. le Maire a eu beau jeu d’affirmer, il y a plus d’un an, que la desserte du centre de secours et d’incendie en eau potable et assainissement -qui a coûté pratiquement 1 million d’euros aux Beaucairoisn’était pas la tête de pont de l’extension urbaine au-delà de la rocade. Une fois n’est pas coutume, il s’agissait encore d’un mensonge. Ceci alors qu’il était le premier à déplorer l’ « expansion galopante de la ville vers l’ouest » durant la campagne électorale.

Il est temps de rappeler aux Beaucairois que l’espace n’est pas une ressource inépuisable et que sa consommation a forcément des limites et des revers. Tout d’abord l’étalement urbain empiète sur les surfaces naturelles et agricoles.
En zone naturelle, il porte atteinte au paysage et à la biodiversité.
En zone agricole, il est souvent source de conflits de voisinage entre les agriculteurs gênés dans leurs activités (accès aux parcelles, trafic routier, etc.) et les nouveaux habitants qui n’apprécient pas forcément, pour ne citer que cet exemple, les pulvérisations de pesticides devant leurs fenêtres.
Ensuite il nécessite des extensions de réseaux (eau potable, assainissement, voirie, etc.) dont la collectivité devra financer souvent une partie de l’investissement (ex. : conduite d’eau potable au-delà de la rocade) et presque toujours les frais d’entretien après la rétrocession des équipements à la commune.
Enfin, elle oblige la commune à anticiper sur les nouveaux besoins à satisfaire que vont générer ces nouveaux arrivants sous peine de voir ses équipements saturés, ce qui est le cas par exemple de beaucoup d’écoles beaucairoises du premier degré.
Donc, si l’urbanisation de nouvelles zones peut permettre ponctuellement à une commune de dégager des ressources (c’est ainsi par exemple que la municipalité André-Cellier a pu financer l’aménagement du canal en permettant l’urbanisation de la colline des Caunelles), le bilan à moyen terme n’est pas forcément rentable car de nouvelles charges de fonctionnement vont s’imposer.

Alors en continuant à changer la destination des espaces agricoles et naturels pour satisfaire des intérêts particuliers au rythme des 20 dernières années et ce en prenant en compte le projet de ferme photo-voltaïque d’ERDF qui occupera 10 % du territoire communal, que restera-t-il de ces espaces en 2030 ?
Quel étrange moyen de la part d’un Maire/Vice-président de la Chambre d’Agriculture de soutenir cette activité agricole. N’avons-nous plus besoin de l’agriculture pour nous nourrir, de la nature pour respirer ? On est bien loin de la «maîtrise de la politique d’urbanisation à long terme.»

A défaut de satisfaire ses promesses électorales, la municipalité a donc choisi une fois de plus la voie de l’opportunisme et de la facilité. Est-ce donc tout ce que l’on peut attendre d’un élu ? Nous ne le pensons pas.

Editorial des 3 singes n°5 (2e semestre 2010)

Décembre 2010, la moitié du mandat approche et les nouvelles de la Mairie ne sont pas bonnes.

M. le Maire s’enlise jusqu’au ridicule dans sa gestion au jour le jour faite de prises de positions à géométrie variable. Contre une centrale électrique au gaz puis pour une ferme photovoltaïque, pour la politique du gouvernement et donc pour la fusion des commissariats de Beaucaire et Tarascon puis contre, contre les 387 constructions sans permis mais pour la régularisation de celle de son fils, pour la protection du foncier agricole et pour l’extension de l’urbanisation en zone agricole, pour le développement des circuits courts mais pour le recrutement d’une entreprise marseillaise pour l’approvisionnement des cantines scolaires, etc. Nous souhaitons bien du plaisir aux historiens qui, dans un siècle, chercheront à définir politiquement le BOURBOUSSONISME. A moins qu’ils ne concluent qu’il n’existe pas de définition «politique» de ce mouvement.

Pourtant la liste «Beaucaire Espoir» avait bien un programme politique au moment des municipales. Il était fort séduisant et nous y retrouvions beaucoup de nos thèmes de campagne. Malheureusement les mois passent et la liste des promesses non tenues qui devaient pourtant servir tous les Beaucairois ne cesse de s’allonger : restaurer la sécurité, redynamiser le commerce du centre-ville, aider à l’installation des jeunes agriculteurs, maîtriser la politique d’urbanisation à long terme, etc. M. le Maire avait-il seulement lu son programme ? Permettez- nous d’en douter. Ces revirements, ces mensonges, ces gesticulations ressemblent à s’y méprendre à ceux de son «grand-frère» Sarkozy. Ils pratiquent tous les deux la navigation à vue et le déni des principes démocratiques.

Malgré ce contexte difficile, nous nous voulons une opposition constructive dont l’objectif est de voir nos propositions aboutir. C’est le cas, par exemple, des jardins familiaux, du buste d’Eugène Vigne, de la révision quinquennale du contrat de délégation de service public de l’eau potable, de la vélo-route Via Rhôna du Léman à la mer, etc. Ainsi, ces 6 ans du règne Bourbousson ne seront pas complètement perdus pour les Beaucairois et ce même si nous savons très bien que ce dernier ne manquera pas de récupérer politiquement les idées que nous défendons. Souvenez-vous : POWEO… Encore trois ans de résistance et de combat politique, en espérant que l’héritage en 2014, notamment en ce qui concerne l’endettement, soit soutenable par les Beaucairois.

Lettre d’information de décembre 2010

Sport et culture pour tous

A l’ordre du jour du dernier Conseil municipal figurait l’approbation de l’actualisation des tarifs 2011 des services publics communaux dont ceux du Conservatoire de musique à rayonnement communal et de la Base nautique. De part l’épanouissement physique et intellectuel qu’elles procurent, utiles au développement de l’enfant et de l’adolescent, les activités sportives et culturelles se doivent, selon nous, d’être accessibles au plus grand nombre. Elles font partie du socle républicain indispensable à tout citoyen en devenir au même titre qu’un enseignement public laïque de qualité. Alors nous avons demandé une fois de plus à ce que le quotient familial soit appliqué à ces activités. Nous avons essuyé une fois de plus une fin de non-recevoir au motif qu’il est déjà bien suffisant que les tarifs soient dégressifs pour les fratries. La majorité ne se lasse pas d’être hors-sujet…

Télépathie pathétique ou la nouvelle communication municipale

Alors que le nombre d’employés municipaux a explosé depuis deux ans, alors que la Mairie s’est dotée d’une société de distribution d’outils de communication (conseil municipal du 16 décembre), la communication ne passe plus, la preuve en quatre actes :

  1. Samedi 11 décembre, réunion de quartier de la Moulinelle. Une majorité des participants affirme ne pas avoir été informée par courrier et a appris par le bouche à oreille le lieu et la date de cette rencontre entre élus et habitants du quartier.
  2. Mardi 14 décembre, autre réunion de quartier (déclenchée par un courrier recommandé adressé au maire en octobre par une association du centre-ville) : là aussi, on nous affirme que l’information a circulé dans les boîtes à lettres, là encore, une partie de l’assemblée n’a jamais reçu cette missive ; par chance, l’événement a été relayé par le Midi Libre.
  3. Jeudi 16 décembre, au Conseil municipal, le premier adjoint au maire nous apprenait qu’une étude sur le «cadre de vie» avait été menée auprès des habitants du centre-ville et se réjouissait du bon score de réponses : «20% des 4800 destinataires du document de travail ont répondu» affirmait-t-il. Plus de 900 réponses donc. Sur la cinquantaine de personnes interrogées par quelques habitants curieux le lendemain du conseil municipal dans la rue et les commerces du centre-ville, une infime minorité a été en fait destinataire de ce document. Sous réserve que cet échantillon puisse être considéré comme représentatif, moins de 10% des habitants auraient reçu ainsi reçu ce questionnaire. Qu’à cela ne tienne, ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que la Mairie a plus de réponses que de questions.
  4. Vendredi 17 décembre, réunion concernant le CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) : l’assemblée aurait dû recevoir, par courrier électronique, le dossier de préparation à cette table ronde, or les boîtes à lettres virtuelles sont restées désertes. Là, on a incriminé le «serveur», puis ce fut «la faute à l’informatique»…

Pour les prochaines actions de «communication», comptons donc sur le «don» de notre maire (Midi Libre du 20 décembre «Bourbousson, un élu dans le secret» où le maire affirme «Je coupe le feu» en appliquant le pouce mouillé sur le patient et en faisant des croix) : le message se fera par télépathie… Que n’utilise-t-il pas son don pour empêcher les dépenses de la commune de flamber !

100 % politique

Comme Monsieur Jourdain (1), M. Bourbousson fait de la politique sans le savoir…

Notre maire répète sans cesse :

Je ne fais pas de politique… pas de politique….

Etrange affirmation…

En effet, le mot «politique» vient du grec (du mot «polis», la cité) et signifie très exactement «gestion, organisation de la Cité».

Donc, ce que font le Maire et ses Conseillers municipaux, chaque fois qu’ils s’occupent à gérer notre bonne cité de Beaucaire, c’est de la politique au sens propre. Les réunions des Commissions municipales, c’est de la politique. Le Conseil municipal, c’est de la politique.

Chaque fois qu’un citoyen s’intéresse à sa ville, c’est de la politique. Qu’il demande qu’on goudronne son tronçon de rue ou qu’il se plaigne de la hausse des impôts, c’est de la politique…

Alors, nous suggérerons à M. Bourbousson, si vraiment il ne fait pas de politique, qu’il s’y mette rapidement car c’est pour ça qu’il a été élu : pour travailler à la gestion de sa ville !

(1) Monsieur Jourdain est le personnage principal d’une pièce de Molière « Le Bourgeois Gentilhomme ». Il découvre avec ravissement ( et étonnement) qu’il s’exprime en prose, tous les jours de sa vie, depuis sa naissance, car la prose est la manière ordinaire de s’exprimer ( opposée à la poésie). En fait, le problème de M. Jourdain est un problème de vocabulaire…

Conseil municipal du 16 décembre 2010

Intervention des élus de gauche au conseil municipal de Beaucaire du 16 décembre 2010

Une grave menace pèse sur Beaucaire : la fermeture du commissariat.

Après le départ de la Gendarmerie pour Bellegarde, Beaucaire ne devrait plus avoir de commissariat de la Police nationale. C’est un projet que nous désapprouvons totalement et qui illustre bien la nocivité du gouvernement conduit par les mentors nationaux de Mmes Cellier et Arèse, MM. Bourbousson et André, gouvernement mis en place par M. Sarkozy qui poursuit son programme de casse de tous les services publics.

Nous, élus de gauche, n’avons jamais eu le culte d’une police omniprésente, notamment de la police répressive utilisée trop souvent pour réprimer les étudiants, les travailleurs, voire les pompiers comme ce fut le cas récemment lorsqu’ils expriment leur mécontentement, mais nous estimons que la Police est nécessaire pour protéger la sécurité des personnes dans notre pays. Cette mission doit être exercée par la Police et la Gendarmerie nationale car ces deux corps sont les seuls à en avoir les compétences et le pouvoir.

Or dans notre ville, qui compte aujourd’hui plus de 15 000 habitants, où sévit une très forte délinquance, où le trafic de drogue est en augmentation constante et s’étale au grand jour, trafic qui pourrit la vie des habitants, que fait l’Etat ? Il décide de supprimer le commissariat et regrouper, en les diminuant fortement, les forces de police à Tarascon.

Face à cette catastrophe, que fait le maire ?

Dans un premier temps, rien, puisque dès octobre c’est Réagir pour Beaucaire, puis la presse qui ont appris la nouvelle à la population. Dans un deuxième temps M. Bourbousson a approuvé implicitement le projet (Midi Libre du 15/11) en assurant que « les services de base demeureront ». Puis, en retard comme d’habitude et sentant monter le mécontentement de la population, il déclare aux journaux le 21/11 qu’il est contre le projet de fusion. Le 22/11 il rencontre enfin le cabinet du ministre de l’intérieur puis tente de rassurer la population sans rien apporter de concret. Enfin, ayant appris le 3/12 qu’une pétition contre le projet circulait en ville, la mairie, courant toujours après l’événement, décide d’en faire circuler une seconde.

Devant une telle impéritie, que peut-on penser ? Simplement que les Beaucairois ont beaucoup de soucis à se faire quant à l’avenir du commissariat.

L’autre composante de la droite demande une réunion extraordinaire du conseil municipal, on peut se demander pourquoi. En effet, outre le fait qu’ils sont d’indéfectibles soutiens au pouvoir des démolisseurs en place, ils semblent oublier que lorsque, dans les années 80, les élus de gauche les invitaient à réagir contre le projet de départ de la Gendarmerie pour Bellegarde, M. André leur conseillait de s’occuper de leurs affaires et déclarait que la Gendarmerie ne quitterait pas Beaucaire. Quelques mois plus tard, la Gendarmerie était à Bellegarde.

Lors de la précédente tentative de suppression du commissariat, M. André a refusé de participer à la manifestation qui a eu lieu sur le pont entre Beaucaire et Tarascon.

Ces élus semblent donc totalement disqualifiés pour intervenir sur ce grave problème.

Mmes Cellier, Arèse, MM. André et Bourbousson paraissent les uns plus préoccupés de bien joué leur rôle de valets du pouvoir en place et l’autre de ne pas compromettre son investiture par l’UMP lors des prochaines élections, que par la sécurité des Beaucairois.

Leurs seules actions dans ce domaine ont été de mettre en place une Police municipale pléthorique, mais malheureusement sans grands pouvoirs, et des caméras au fonctionnement aussi aléatoire que coûteux dont l’efficacité est fortement contestée par de nombreux spécialistes mais aussi par les Beaucairois qui l’expérimentent depuis 15 ans.

Sur ce point, nous souhaiterions qu’un bilan de la lutte contre l’insécurité au niveau de la commune soit réalisé et publié.

En conclusion, nous, élus de gauche, demandons que soit organisée dans les meilleurs délais, car il est déjà bien tard, une réunion à laquelle seraient invités les représentants syndicaux de la Police ainsi que la population afin de déterminer les actions les plus à même de faire avorter ce projet néfaste.

Vidéosurveillance ou vidéo protection

Installé à Beaucaire depuis 15 ans, cet outil devait à l’origine surveiller les délinquants. Aujourd’hui, selon sa nouvelle appellation, il est censé protéger les citoyens.

Les Beaucairois qui servent de cobayes depuis 15 ans savent au quotidien que ni la surveillance des délinquants, ni la protection des citoyens ne sont assurées de manière satisfaisante par ces caméras.

La vidéosurveillance n’enraye pas la vente de drogue sous les caméras à deux pas de la mairie, pas plus qu’elle ne gêne les cambrioleurs qui cambriolent sous les caméras Place Vieille, pas plus qu’elle n’empêche les voyous de se canarder à deux reprises rue Nationale sous les caméras, devant les locaux de la Police municipale.

De même, les caméras sont totalement inefficaces face aux agressions verbales, à l’intimidation dont sont victimes les personnes qui s’aventurent sur le territoire des petites frappes beaucairoises.

De plus, comme l’a rappelé le capitaine Rodriguez mardi soir ici-même, le centre-ville de Beaucaire avec ses ruelles est très difficile à surveiller. Cet outil n’est pas adapté à la configuration de notre cité. Peut-être faudrait-il en informer M. le Préfet qui, face à la montée de la délinquance et des incivilités, n’a qu’un mot à la bouche : caméra, caméra, caméra.

Un grand coup-de-pied dans la fourmilière est nécessaire pour remettre de l’ordre dans ce centre-ville qui se dégrade de jour en jour comme en ont témoigné les habitants, excédés par l’immobilisme de la mairie, lors de la réunion de quartier de mardi dernier.

Depuis plusieurs années, nous réclamons le retour de la police de proximité supprimée par Sarkozy. Seules des patrouilles de police, à pied, nombreuses, à heures irrégulières (alors que M. le Maire affirme que « La Police municipale patrouille à pied tous les soirs à 19 h »), seraient en mesure de sécuriser le centre-ville et mettraient fin aux trafics en tous genre.

D’autres mesures, telle l’interdiction de la circulation aux voitures aux heures « de pointe » du marché de drogue doivent être envisagées.

La lutte contre ce commerce est paraît-il du domaine de la police antidrogue dont les enquêtes sont longues, compliquées, fragiles, et ne doivent pas être perturbées par des actions intempestives de la police locale. Peut-être, mais ce que veulent les Beaucairois, ce ne sont pas des actions coup de poing renouvelées tous les deux ans, c’est l’éradication définitive de ce mauvais remake de l’Hydre de Lerne qui empoisonne notre vieille ville.

Ce ne sont pas quelques caméras subventionnées à grands frais par nos impôts qui ont permis de contrer ces dérives, bien au contraire elles ont servi de prétexte pour ne rien faire d’autre et ont ainsi contribué au développement exponentiel de la délinquance.

Il n’y a plus de place au pseudo-discours sécuritaire à Beaucaire, ni à « l’idéologie technologique », il faut de l’efficacité, des moyens humains en police et en éducateurs et vite !

Rose Marie Cardona, Claude Dubois, Christiane Rott élus de gauche au conseil municipal de Beaucaire.

Question de majorité

Réagir Pour Beaucaire écrit au Midi Libre et revient sur la composition des commissions municipales qui ont été renouvelées après les démissions de deux élus de la majorité. Le texte ayant été tronqué lors de sa parution dans la rubrique PAROLES DE DRAC , nous vous livrons l’intégralité de la lettre qui ne se contentait pas de relever les méthodes cavalières de M. le Maire, mais pointait aussi l’absence de culture démocratique au sein de la majorité municipale. Jugez vous même :

Le maire de Marseille a une équipe municipale, le maire de Tarascon a un conseil municipal, le maire de Beaucaire lui, a une majorité municipale. Quand M. Bourbousson invite la population beaucairoise à une inauguration, à une cérémonie, soit il le fait en son nom propre, soit avec ses adjoints et sa majorité. Et depuis peu il n’invite plus aucun élu d’opposition. Plus fort même, quand il dit se battre pour le maintien du commissariat à Beaucaire il y associe sa majorité et les Beaucairois, en excluant l’opposition qui pourtant s’est mobilisée bien avant lui. Monsieur le Maire veut-il ainsi oublier qu’il n’a été élu que par 41 % des Beaucairois et veut-il, dans une croyance enfantine d’un coup de baguette magique, faire ainsi disparaître ceux qui n’ont pas voté pour lui ? Ceci serait anecdotique si une véritable démocratie s’exerçait par ailleurs. Mais les commissions municipales (dont on a réélu récemment et à grand peine les membres suite aux démissions de deux adjoints) soit ne se réunissent pas, soit ne sont que le lieu d’entérinement de décisions prises par ailleurs, en réunions hebdomadaires de la majorité. Le seul intérêt que pourrait trouver l’opposition à un tel comportement antidémocratique est que ce maire et sa majorité prennent l’entière responsabilité de tous leurs faits et actes !

Lettre d’information de novembre 2010

Con-Fusion

Concernant le projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon M. Bourbousson a tout d’abord été fuyant en déclinant notre demande d’inscription du sujet à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Puis on l’a trouvé plutôt optimiste quand il a délaré à la presse le 17 novembre « On pourra déposer plainte à Beaucaire et le service dans la ville et à la campagne restera ». Quelques jours plus tard il affichait en pleine page du Midi Libre son opposition farouche au projet. Enfin le 25 il faisait encore la une du journal et vantait ses mérites dans cette nouvelle cause défendue auprès de deux conseillers du cabinet du Ministre. M. le Maire a ainsi indiqué « On a été très écouté et très entendu. Toutes les mesures demandées ont été actées avec eux. Le ministère va réétudier le projet… » Ces propos peuvent selon nous s’analyser de deux manières différentes. Soit les engagements du Ministère sont fermes et l’on peut se demander dans ce cas pourquoi M. BOURBOUSSON a attendu que le projet soit finalisé à 90% pour se mobiliser. Soit il ne s’agit que d’effets d’annonce visant à apaiser temporairement la colère locale. Dans un cas comme dans l’autre, quoiqu’il en soit, il ne s’agira que d’un exemple de plus du déficit d’implication de M. le Maire dans les affaires de sa commune.

Saint-Félix/St-Roman : qui va payer ?

Le 18 novembre 2010, nous apprenons dans la presse locale que le conseil d’administration de l’Institut St-Roman (anciennement St-Félix + Notre-Dame) avait décidé de déclarer l’établissement scolaire en cessation de paiement.

Un an auparavant, le 10 juillet 2009, contre l’avis des élus de gauche et écologiste, la droite locale dans son ensemble, sa diversité et sa grande générosité, avait accordé une garantie solidaire d’emprunt à l’Ogec St-Roman, Jean-Marie André se faisant alors donneur de leçon, Claude Mourlot garant de la règle et Cédric Durand défenseur de la qualité de l’enseignement privé. Quant à M. le maire, le débat ne l’intéressant visiblement pas, il coupa court à toute discussion. Il est vrai que ce n’est pas son argent, mais celui des Beaucairois.

Le montant de l’emprunt, 225 000 €, ne les a pas fait trembler. En premier lieu ces élus auraient dû se préoccuper de l’état des finances de l’emprunteur avant d’accorder leur caution. Soit ils ne l’ont pas fait, soit ils l’ont fait et -dans les deux cas- cela signe leur incompétence.

Gageons que le Crédit Coopératif, organisme prêteur, saura se tourner vers nous, contribuables beaucairois, pour récupérer ses billes sans état d’âme.

Ogec : Organisme de gestion de St Roman

La politique n’est pas un métier, c’est une rente !

M. Bourbousson a-t-il le bras moins long après le dernier remaniement ministériel ? Membre du Parti Radical Valoisien, représenté au sommet de l’état avant le jeux de chaises musicales de haut vol, il ne dispose plus de l’appui de M. Borloo qui a quitté le gouvernement en claquant presque la porte. S’amorce alors une nouvelle période de tensions entre les différentes composantes de la majorité présidentielle que les Beaucairois connaissent bien puisque cet affrontement pour obtenir le leadership de la droite est incarné localement par le duel fratricide qui oppose M. André, Mme Cellier, Mme Arèse d’un coté et M. Bourbousson de l’autre.

Le registre sur lequel se battent nos édiles de droite est malheureusement sans limites : insultes, coups bas, attaques personnelles, effets d’annonce. Tout y passe. Un avant goût initiatique de ce qui risque de se produire au niveau national à l’approche des élections présidentielles… et des législatives auxquelles prétend concourir le déjà « cumulard » maire de Beaucaire.

Le parallèle ne s’arrête pas là : on peut observer à Beaucaire, comme au sommet de l’Etat, le désastre que constitue une politique à la petite semaine et à très court terme, l’absence de perspectives de développement au service de l’intérêt général pour notre pays et notre ville. D’un côté un chef de l’Etat qui n’est préoccupé que par sa réélection, de l’autre M. Bourbousson qui rêve de doubler ses émoluments d’élu en décrochant un mandat de député. L’un chasse les roms pour appâter l’électeur du front national, l’autre les artistes mondains pour renforcer son statut de défenseur des traditions régionales, etc …

En tout cas, s’il ne profite plus du soutien d’un ex-ministre, il pourra toujours demander l’appui confraternel d’un illustre gardois, membre du même parti que lui, à savoir le premier magistrat, pour encore peut-être quelque temps, de Pont Saint Esprit…

Autorisation d’exploitation d’un forage dans la plaine : lettres au préfet et à M. Bourbousson

Lettre adressée au Préfet du Gard

Les élus de gauche au Conseil municipal de Beaucaire

Beaucaire le 13 novembre 2010

Monsieur le Préfet du Gard,

Par lettre en date du 17 septembre 2010 vous autorisez l’utilisation d’un forage pour alimenter une nouvelle habitation en zone non desservie par le réseau d’eau potable sur la commune de Beaucaire lieu dit Mas Monplaisir. Vous justifiez votre décision d’une part par le fait que le forage dessert une même famille au sein d’un ensemble bâti et d’autre part par la future extention du réseau d’adduction d’eau potable.

Par courrier en date du 9 février 2009 la DDASS du Gard avait délivré un avis défavorable à cette requête en raison de non conformité de l’échantillon d’eau analysé.

La procédure pour obtenir un avis favorable conformément au Code de la Santé Publique était indiquée au demandeur : analyse spécifique conforme réalisée par un laboratoire agréé par le Ministère de la Santé et rapport favorable d’un hydrogéologue agréé. Malgré nos recherches nous n’avons pas trouvé trace de l’analyse conforme ni du rapport favorable d’un hydrogéologue agréé.

La situation nouvellement créée nous interpelle :

Comment un représentant de l’Etat peut il passer outre l’avis de ses services en autorisant l’utilisation d’une eau insalubre pour alimenter une nouvelle habitation ?

Jusqu’à présent chaque autorisation de création de logement dans la zone non desservie par le réseau d’eau potable de la commune de Beaucaire est systématiquement soumise à l’obtention d’une analyse d’eau conforme au Code de la Santé Publique.

Cette exigence prévaut à juste titre pour les demandes d’extention réalisées au sein d’un même bâtiment, par un même propriétaire, au sein d’une même famille avec une rigueur extrême de la part des services de l’Etat .Qu’en est il désormais ?

Les beaucairois en délicatesse avec les services de l’Etat à propos de leurs analyses d’eau ou de leur système d’assainissement individuel ne vont ils pas faire référence à votre courrier du 17 septembre 2010 et proposer d’attendre l’arrivée très aléatoire du réseau d’eau potable pour se mettre en conformité avec la loi ?

Nous vous prions, M le Préfet, d’agréer nos respectueuses salutations .

Rose Marie Cardonna , Claude Dubois , Christiane Rott

Copie : Agence Régionale de Santé, Rédaction de Midi Libre

Suivie de la lettre adressée à M. Jean-Damien BOURBOUSSON après ses propos parus dans le Midi Libre daté du 19 Novembre

Les élus de gauche et écologiste

Conseil municipal de Beaucaire
Jean-Damien BOURBOUSSON
Mas Monplaisir
30300 Beaucaire

Beaucaire, le 20 novembre 2010

Monsieur,

Dans le Midi Libre du 19 novembre dernier, vous évoquez un « coup bas » qui vous seraitporté par notre lettre à M. le Préfet du Gard en date du 13/10/2010.

Ne vous étant pas destinée, elle interroge M. le Préfet. C’est de lui et de l’ARS que nousattendons une réponse crédible.

Midi Libre s’est tourné vers vous faute d’avoir obtenu une réponse de la part de M. le Préfet et de l’ARS pour réagir à notre courrier.

Un coup bas aurait été de saisir le Tribunal administratif en demandant l’annulation de votre permis de construire aux motifs :

  •  qu’il s’agit d’une tentative de régularisation d’une construction sans permis préalable,
  • que l’analyse d’eau n’est pas conforme au Code de la Santé Publique,
  • que l’assainissement n’est pas conforme au Code de la Santé Publique et au Spanc,
  • que, votre habitation étant située en zone inondable, vous ne pouviez l’aménager sans enfreindre les règles du PPRI, du PLU, du PSS.

Ne voulant pas en faire une affaire de personnes, nous n’avons pas saisi le Tribunal administratif.

Ce que nous défendons c’est une certaine idée faire de la politique : le passe-droit, le copinage, les protections portent gravement atteinte à la démocratie et contribuent à développer l’idée du « tous pourris ».

Par ailleurs vous affirmez être en possession d’une analyse d’eau conforme. Malgré nos recherches auprès du Service de l’urbanisme, nous n’avons pas pu retrouver ce document.

L’analyse qui nous a été présentée, n’émanant pas du seul laboratoire agréé officiel (Buisson Bertrand), est entachée de nullité.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.

Rose Marie Cardona, Claude Dubois, Christiane Rott

Fermeture programmée du commissariat à Beaucaire

Réagir pour Beaucaire : communiqué de presse, novembre 2010

Le Midi Libre a appris cette semaine aux Beaucairois le projet d’ores et déjà abouti de fusion des commissariats de Beaucaire et Tarascon. Ce projet se traduira par la fermeture du commissariat de Beaucaire et sera accompagné, on s’en doutait, d’une réduction des effectifs globaux qui devraient passer de 110 à 80. Nous avions déjà évoqué le sujet dans notre lettre d’information du mois d’octobre parue sur notre site internet. Nous n’avons pas manqué d’écrire officiellement au Maire afin que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Le sujet n’a pas été évoqué au motif que M. le Maire n’était pas « prêt ». Prêt à quoi ? Une fois de plus à justifier l’injustifiable ? Que dire en effet d’un maire qui accepte sans broncher la politique de désengagement de l’Etat de ses amis politiques du gouvernement quand dans le même temps il augmente les effectifs de la police municipale et le nombre de caméras de vidéo-surveillance et ce aux frais des seuls contribuables beaucairois qui voient leur note d’impôts locaux augmenter ? Nous revendiquons, depuis la création de RPB, le redéploiement d’une véritable police de proximité circulant à pied, notamment dans le centre-ville. Nous sommes en effet convaincus qu’il s’agit-là d’un outil primordial pour la prévention de la délinquance grâce au lien humain qu’elle permet de maintenir entre les symboles de la justice républicaine et les habitants. Ceci contrairement à la vidéo-surveillance qui n’est qu’un moyen technique de dissuasion. Il est inutile ici d’entrer dans le détail des conséquences déplorables qu’aura ce projet en matière de délinquance dans une ville pourtant déjà considérée comme « sensible ». Il semble bien qu’une fois de plus, les connexions ministérielles dont se targue M. BOURBOUSSON soient plus utiles pour satisfaire ses ambitions de candidat à la députation que pour défendre l’accès aux services publics des Beaucairois. A l’instar des services publics de La Poste ou de l’eau potable, RPB appelle à la mobilisation.

La tribune de RPB dans le bulletin municipal (4e trimestre 2010)

Beaucaire a besoin de vous !

Les Beaucairois voulaient du spectacle, ils en ont pour leurs impôts. La troisième adjointe avait déjà fait embaucher son fils en 2008 comme collaborateur de cabinet, donc à un salaire de cadre, de M. BOURBOUSSON. En juin dernier, elle a de plus été placée en garde à vue pour faux, usage de faux et travail dissimulé dans le cadre de la gestion d’une bodega du salon Taurin lors des fêtes de Beaucaire 2009. En effet, 30 000 € auraient été encaissés sur son compte personnel en lieu et place du compte de l’association dont elle est présidente. Au passage, nous en profitons pour souligner qu’un minimum d’éthique devrait suggérer à celle-ci de démissionner dans l’attente de son jugement.

ET PUIS, voici quelques mois, M. BOURBOUSSON a révélé en plein Conseil municipal que le fils de Jean-Marie ANDRE, adjoint à la culture sous l’ancienne municipalité, ne payait que 120 € de taxe sur le foncier bâti pour son hôtel particulier.

PLUS RÉCEMMENT était à l’ordre du jour de la commission urbanisme la régularisation d’une construction réalisée sans permis de construire par le fils de M. BOURBOUSSON sur les terrains de son père accessoirement situés en zone inondable.

DERNIERE MINUTE, c’est le quatrième adjoint, dépossédé de sa délégation aux festivités par M. BOURBOUSSON et soupçonné de détournement de bien commun qui abandonne le premier le « bateau ivre » en posant sa démission pour le 31 août.

Ces « égarements » de la droite locale pourraient nous réjouir, car de tels agissements ne peuvent que renforcer les chances de la gauche aux prochaines municipales. Toutefois, nous ne sommes pas des adeptes des calculs politiciens. Ce qui nous anime, c’est principalement de pouvoir proposer une alternative crédible au spectacle déplorable évoqué plus haut. Or, pour convaincre dans quatre ans, nous savons que c’est un combat quotidien qu’il faut mener et c’est celui que nous menons déjà depuis 2008. C’est aussi, et avant toute chose, un combat de citoyens engagés. De fait, à RPB toutes les tendances politiques de gauche sont représentées y compris la société civile. Sachez que pour rendre cette victoire possible, nous avons besoin dès à présent de l’aide de tous ceux qui partagent nos valeurs. Alors rejoignez-nous, venez participer à nos débats qui permettront de construire un programme et une équipe qui se mettra enfin au service de tous les Beaucairois !

Nos élus Rose-Marie CARDONA, Claude DUBOIS et Christiane ROTT sont à votre écoute (boîtes aux lettres à leur nom dans le hall d’accueil de la Mairie –tout de suite à gauche de la porte d’entrée- et site internet http://reagirbeaucaire.free.fr où vous pouvez également déposer vos commentaires et/ou suggestions). Le cap des 10 000 visiteurs du site a été atteint !!!

Népotisme : pratiqué par les papes, de l’italien « nipote », neveu.

En politique, le népotisme est caractérisé par les faveurs qu’un homme ou une femme au pouvoir montre envers ses parents ou amis, sans considération du mérite ou de l’équité, de leurs aptitudes ou capacités.