Culture
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Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres, enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Par ces atteintes intolérables au contrat social, adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun. La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques. L’égalité car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations. La fraternité car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances. Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics. Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discrimination ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République.

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

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LIBERTÉ :

EGALITE :

FRATERNITÉ :

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Mais le but de cet évènement est aussi de rappeler l’affreuse injustice des fusillés pour l’exemple de 1914-1918, condamnés sous des prétextes parfois insignifiants à la mort et au déshonneur, après des conseils de guerre improvisés et sommaires, afin de stimuler des troupes traumatisées par l’horreur des combats et faire oublier les erreurs et les incompétences des officiers.

2 500 condamnations à mort par les Conseils de guerre, 639 Fusillés pour l’exemple,des milliers pourrissant dans les geôles des bagnes militaires.

Continuons d’exiger la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de 14-18 !!!!

Même un siècle après, une injustice mérite d’être réparée.
Une proposition de loi vient d’être déposée par des députés de la France Insoumise pour la Réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple :demandons à tous nos députés de la soutenir !!!

Huit jeunes Gardois furent ainsi condamnés à mort « pour l’exemple ».
          7 furent exécutés : Charles Pellet, de la Grand Combe, a échappé de justesse à l’exécution, son innocence ayant été reconnue par hasard, in-extremis.
     Le 11 septembre 1914,Joseph Eymonet, de Villeneuve-lès-Avignon, a été fusillé pour s’être absenté une nuit entière, égaré, de nuit, au milieu d’une forêt pendant la pagaille générale de la retraite  et Albert Arjaillès, de Trèves, pour s’être enfui, en proie à la panique.
Le 7 décembre 1914, Louis Macchia, de Nîmes, est exécuté pour mutilation volontaire,malgré le rapport médical indiquant que la balle à l’origine de sa blessure a bien été tirée à une certaine distance de lui.
     Le 27 août 1915, Félix Fabre, d’Aulas, est fusillé pour « avoir favorisé la désertion à l’ennemi de deux soldats», c’est-à-dire pour ne pas avoir tiré dans le dos de ses camarades qui désertaient.
     Le 6 octobre 1915,Emile Roux, deSaint-Hilaire de Brethmas, est condamné pour des actes commis en état d’ivresse. Et peu importe que ce soit l’armée elle-même qui distribuait généreusement vin et alcool : « « l’ivresse n’est pas une circonstance atténuante ».
Le 15 mai 1916,Philippe Dalen, un enfant de Barjac, est fusillé pour une absence d’une nuit. Alors même qu’il était revenu à temps pour participer à l’attaque prévue, il est condamné à mort pour abandon de poste devant l’ennemi : il avait 19 ans !      Alfred Loche, de Bessèges, fut fusillé parce que trop simple d’esprit pour se justifier lors de son procès.      L’un des juges du conseil de guerre refusa l’examen mental en affirmant : « Loche n’a jamais été bon à rien. Sa mort, du moins, servira d’exemple ! »
     C’est le seul à avoir été réhabilité en 1934. Malgré la preuve écrite de son innocence retrouvée quelques jours après son exécution, il fallut à sa mère, soutenue par la LDH et l’ARAC, 20 ans d’un combat acharné pour obtenir justice.

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  Le 4 juillet dernier, un élève de CM2 de l’école Préfecture a été récompensé par la Ligue des Droits de l’Homme pour le poème qu’il a écrit dans le cadre du Concours « Ecrits pour la Fraternité ».

Le même jeune garçon a remporté cette année le Prix Soulier, qui récompense chaque année les meilleurs élèves de CM2 des écoles laïques de la ville.

Bon élève banal ?

Non, car cet élève était encore récemment un « allophone », un enfant qui ne parle pas français à son arrivée en France.

C’est tout à l’honneur de ce garçon mais aussi de l’Ecole Publique.

Surtout, c’est un démenti cinglant aux propos du maire de Beaucaire choquants car pour le moins pessimistes sur les capacités d’intégration des enfants. En effet, M. Sanchez a accusé les ministres de l’Education successifs d’être « prêts à abaisser le niveau général de nos enfants français parce que figurent dans leurs classes quelques élèves allophones ». Et il ajoutait : « L’argent des citoyens n’a pas à être gaspillé pour […] une discrimination en faveur des étrangers non francophones au détriment du niveau général. »

Eh bien non ! Les allophones ne font pas baisser le niveau général, nous en avons la preuve aujourd’hui.

Non, l’argent des citoyens n’a pas été « gaspillé », bien au contraire.

Nous pouvons être fiers et remercier l’école républicaine et, dans le cas présent, l’équipe enseignante de l’Ecole Préfecture qui a à cœur de mener tous les élèves vers la réussite.

MFLA

 

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Lettre ouverte à Monsieur Julien Sanchez, maire de Beaucaire

Monsieur le Maire,

Votre page Facebook du 16 décembre 2016 commençant par : « Mais ils vont m‘emmerder longtemps ceux-là aussi ? » et les commentaires qui l’accompagnent m’ont fortement interpellée.

1- En effet vous savez pertinemment que La Libre Pensée et la Ligue des Droits de l’Homme ne font que rappeler la loi, valable pour tous : la mairie de Beaucaire est un lieu public qui doit rester laïque. En y plaçant une crèche vous faites de la provocation. (suite…)

Vive la crèche traditionnelle !
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Depuis 2005,  la municipalité de Beaucaire présente à la population une magnifique crèche dans le cadre des Santonales qui durent plus d’un mois et débutent en décembre. Le château, la mairie, la place Vieille, Notre-Dame des Pommiers… y sont l’écrin de nombreux santons : marchandes, joueurs de boules, mères promenant leurs enfants, papets lisant leur journal, mamets tricotant, manades avec gardians et toros,  bateliers sur le Rhône… Toute la Provence et la Camargue sont là. Ainsi que Joseph, Marie et l’enfant Jésus, les Rois Mages en avance, les moutons et chameaux.

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Nul besoin donc de placer, ainsi que le fait l’actuelle municipalité depuis deux ans, une autre crèche  dans un lieu laïque par excellence : la mairie. Cette installation ne résulte d’aucun usage local. Aucun élément ne marque l’installation de cette crèche dans un environnement artistique culturel, ou festif. Elle ne correspond pas aux critères du Conseil d’Etat, d’après sa décision contentieuse du 9 novembre 2016. Et n’a pas être installée.

Rendez-vous au 27 quai Général de Gaulle aux Santonales !

Leur commune sans migrants
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Depuis les années 30, l’extrême droite utilise toujours les mêmes ficelles xénophobes en visant  l’ « étranger » quel qu’il soit

La charte  « Ma commune sans migrants » que le Maire de Beaucaire veut imposer à ses habitants  n’y fait pas exception!

Les « considérant »  d’aujourd’hui acquièrent une signification inquiétante quand on les met en écho avec les enseignements du passé.

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Dans les années 30, la xénophobie se durcit. Les métèques d’alors sont les migrants italiens, polonais,  juifs allemands, espagnols.

« Les extrémistes encourageaient tous ceux qui se sentaient concurrencés par les étrangers,…, à clamer leur indignations, à dénoncer l’incompétence et la malhonnêteté des immigrés, à critiquer les dépenses qu’ils imposaient à la collectivité, à presser les pouvoirs publics de prendre des mesures de protection nationales » (Ralph Schor 1996 – Revue européenne des migrations internationales) (suite…)

Arrêt comique sur un village Volque
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Nous sommes au 1er siècle après J-C (Jacques Chirac ), la Gaule  a été envahie par des hordes de «Socialus Tristus».

Aux portes de la Camargua, l’invasion se répand sous la conduite d’une femme, la belle Delgadix, jeune, jolie mais rusée et perfide.carte volques

Toute la Gaule sera-t-elle occupée ? Non ! Un petit village, peuplé de Volques Arécomiques, résiste vaillamment sous l’autorité de son chef, un druide nommé Parano-mix. Il a évincé le vieux, corrompu et décadent Bourboussonix et pris sa place sur le bouclier, symbole du pouvoir, porté à bout de bras par des hommes de son clan : les Brassus Cassus.

La vie est devenue pénible à Ugernum car Delgadix, selon le druide, veut assécher les marais, les puits et les finances du village. Pour lutter et repousser les envahisseurs, Paranomix prône un retour aux traditions et une alliance avec des Barbares de l’est, récemment passés sous la domination des Lepenix.

Mais les méthodes de Paranomix sont quelque peu incompréhensibles et, lors des conseils des Anciens, l’opposition ferraille dans le camp retranché. La douce Bonnemine-Cardonnix, succédant à Claudius Silvius, ne manque aucune occasion de montrer combien le retour au passé ne peut qu’apporter misère et désolation. Le barde Assurandréix essaie bien, par ses chants peu mélodieux, de contrer les vociférations de Paranomix mais ce dernier le menace de le bâillonner et de l’attacher dans un arbre.

On reproche aussi à ce chef sa façon d’enterrer les dossiers, d’user de mesures de coercition envers son entourage qu’il accuse de manquer de la fibre et de l’âme nationaliste. Mais, comme lui, la fibre aussi ment ! Et l’âme y hante, enterrée dans les jardins puis transportée on ne sait où. Par qui et pour qui ?

C’est pour cette raison que notre druide, en manque de potion magique, tente de redonner un peu de vigueur gauloise au nom des rues de son camp retranché. Baptiser et débaptiser lui donne l’impression de faire un peu quelque chose et tant pis s’il ne tient pas compte des propositions des usagers de ces lieux. Mais pourquoi rue des «Volques» sans plus de précision ? C’est qu’il ignore que «volque» signifie «peuple» en gaulois et que le véritable nom traditionnel du volque d’Ugernum est «Arécomique». C’est lui dont l’Art est Comique ! Finalement, il aurait mieux fait de sauter 2000 ans et l’appeler rue du 19 mars !

Nom d’un petit bonhomme, ça va cartooner : « That’s all Volques ! »

 

Des enfants et des chevaux
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Des enfants et des chevaux : à propos des Rencontres Equestres de Beaucaire.

Monsieur le maire ne murmure pas aux oreilles des chevaux, mais à celles des enfants de Beaucaire, surtout ceux des quartiers prioritaires de la ville : « je vous aime, je suis le seul à vous aimer ». Pour cela il est prêt à payer 80 000 € afin de voir briller leurs yeux pendant trois jours devant les aristocratiques chevaux lusitaniens.

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Mais il fait payer 59 000 € aux 563 enfants inscrits pour l’année 201-2016 aux TAP (1031 étaient inscrits en 2014-2015 sur 1610). Il refuse dès son arrivée 53 000 € de subvention pour l’ouverture d’un centre socioculturel prêt à fonctionner qui serait si utile tout au long de l’année.

Et si Monsieur Sanchez  a promis en conseil municipal de donner un bilan demandé par Rose-Marie Cardona, nul ne sait les retombées réelles des Rencontres Equestres.

Quel est le taux de fréquentation des habitants ?

Quelles retombées financières sur les hôtels,  les restaurants, les commerçants ?

Quels touristes ?

Monsieur le Maire se sert des enfants pour mendier une subvention dédiée à une manifestation élitiste par excellence, compréhensible par les seuls initiés. Et, si nous admirons la beauté  des chevauxs, nous déplorons le manque d’élégance du premier magistrat de la ville qui ne signe pas le Contrat de Ville en temps voulu, qui ne réunit pas les Conseils Citoyens et se permet de donner des leçons d’amour.

Communication bien ordonnée commence par soi-même ?
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A l’automne 2014, le Maire  vire le webmaster en poste en affirmant que : « La mise à jour du site internet  ne demandant que peu de connaissances et ne prenant en l’état actuel du site internet que très peu de temps, il est proposé au conseil municipal la suppression du poste actuel de webmaster afin de poursuivre la gestion en bon père de famille de la ville…« .

En même temps, il embauche un directeur adjoint de communication,  certainement beaucoup plus payé que le webmaster,  chargé d’offrir une plus grande réactivité au service de communication de la ville. (suite…)

Retour à l'authentique ?
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Défendre nos racines, nos traditions et nos produits locaux , tel est le programme du maire qui a débarqué à Beaucaire il y a un peu plus d’un an. Pourquoi pas ?

Mais de quelles racines parle-t-il et qui a bien pu lui faire croire que les Chippendales, la Saint-Patrick ou les Bikers appartiennent à notre patrimoine culturel?

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