Les coupures d’électricité non ciblées, ce sont les inégalités aggravées

Maxime Combes

Maxime Combes

Le gouvernement prévoit de possibles coupures d’électricité cet hiver. Dans de nombreux d’articles de presse du jour, vous lirez que ces coupures pourraient concerner jusqu’à 60% de la population. Vous y lirez aussi qu’il pourrait être « déconseillé de monter dans un ascenseur ou de prendre sa voiture en cas de coupure en soirée ». « Ascenseur et feux de circulation pourraient ne pas fonctionner ». «  Pour éviter que des trains ne soient bloqués deux heures au milieu d’une voie », la SNCF pourrait supprimer des trains, car le système de signalisation, relié au réseau général, pourrait être coupé.

Mieux. Des écoles pourraient être fermées le matin. Et vous n’avez pas la garantie à ce stade que les numéros d’urgence seront accessibles partout et tout le temps. Rassurez-vous néanmoins puisque les hôpitaux, prisons, casernes de pompiers, gendarmeries, commissariats et voisins immédiats de ces édifices resteront alimentés : vous ne pourrez peut-être pas appeler les secours, mais vous pourrez courir aux urgences. On nous promet que les coupures pourraient avoir lieu entre 8 heures et 13 heures et entre 18 heures et 20 heures mais qu’elles ne dureront pas plus de deux heures consécutives et qu’« une même zone ne sera pas délestée deux fois de suite ».

Hors infrastructures vitales et de sécurité, il semble donc n’y avoir aucune réflexion sur l’utilité sociale, économique et écologique des activités qui pourraient ne plus être alimentées.

J’ai hâte. Oui, j’ai hâte de voir comment seront justifiées l’annulation de trains et la fermeture d’écoles pendant que les remontées mécaniques de Megève ou Courchevel continueront à fonctionner.

Hâte de voir comment allons-nous accepter de ne pas avoir de courant pour réchauffer la soupe à 19 ou 20 heures pendant que des panneaux publicitaires lumineux continueront à fonctionner dans les gares et nos centre-villes. 

Hâte de voir la piscine en plein air chauffée à 28°C du Lagardère Paris Racing dans le 16ème à Paris (quartiers riches) continuer à distraire ses membres sélectionnés quand les ascenseurs des tours des quartiers populaires d’Aubervilliers, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Grigny seront arrêtés.

Hâte aussi de voir l’aéroport de Roissy-CDG continuer à fonctionner quand la Ligne 13 du métro à Paris sera mise à l’arrêt.

Hâte enfin de voir comment sera justifiée l’absence de courant en début de soirée dans une petite ville pendant que le stade de foot, le gymnase et le cours de tennis de la ville d’à-côté pourront continuer à éclairer des mecs tapant dans un ballon ou une balle. (précision : taper dans un ballon, c’est cool).

J’ai hâte, oui. Vraiment hâte, tellement je n’en reviens pas. Tellement tout cela me met en colère. Pour trois raisons au moins :

1) Ce possible rationnement imposé de l’accès à l’électricité que nous allons devoir supporter ne vient pas de nulle part. Il serait trop facile d’en reporter la seule responsabilité sur Vladimir Poutine et sa guerre en Ukraine. Que l’on soit clair : Poutine est un criminel et cela fait des années que nous le savons. Mais ce rationnement imposé à des populations qui ne sont pas préparées est directement le résultat de l’incurie de gouvernements actuels et passés qui ont été incapables de mettre en œuvre une politique de transition énergétique qui aurait réduit nos besoins et nous aurait affranchi de nos dépendances fossiles et géopolitiques.

On ne le rappellera jamais assez : si les objectifs du Grenelle de l’Environnement (2008) en matière d’isolation des bâtiments avaient été tenus, nous économiserions l’équivalent du gaz que nous importions de Russie avant le début de la guerre en Ukraine. Quand on constate que le gouvernement vient de rejeter les propositions visant à augmenter les crédits dévolus à la rénovation énergétique des bâtiments, avec pour conséquence le fait qu’on va moins isoler de logements en 2023 qu’en 2022, on comprend qu’aucune leçon n’en a été manifestement tirée.

2) Puisque ces mesures de rationnement imposé semblent inéluctables, leur mise en œuvre devrait s’appuyer sur un débat public démocratique de qualité pour savoir où, quand et comment les appliquer. A la place, nous avons l’alliance d’une technocratie d’État et d’un gouvernement enfermé dans sa tour d’ivoire en charge de prendre des décisions qui ont des répercussions sur l’ensemble d’entre nous et pour lesquels ils n’ont reçu aucun mandat. Quelle légitimité auront ces décisions ?

3) Ce plan de rationnement de l’électricité vient après un plan de sobriété fondé sur des engagements volontaires et des incitations non contraignantes, qui faisait l’impasse sur l’essentiel : stopper les productions superflues ; réduire les inégalités ; financer les services publics (transports…) et isoler les logements. Nous l’avions résumé ainsi : 1) La sobriété sans égalité, c’est l’austérité pour les plus pauvres ; 2) La sobriété sans interdiction des activités nocives, c’est une politique de classe qui s’affirme ; 3) La sobriété sans services publics, c’est l’austérité pour la majorité ; 4) La sobriété sans isolation généralisée, c’est la précarité énergétique prolongée.

Impréparation. Incurie. Éloignement. Illégitimité. Contradictions et impasses multiples : n’avons-nous pas déjà vu ce film ? En est-on réduit à espérer que l’hiver ne soit pas trop froid ?

Maxime Combes, économiste et auteur de Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition (Seuil, 2015) et co-auteur de « Un pognon de dingue mais pour qui ? L’argent magique de la pandémie » (Seuil, 2022). 

Les coupures d’électricité non ciblées, ce sont les inégalités aggravées © @MaximCombes

France bleu le 06/11

Bonjour,

Dans le 7h00, à propos de la nomination à la vice-présidence du RN de M. Sanchez, vous ne donnez la parole qu’à des Beaucairois qui semblent satisfaits. Vous mentionnez que Julien Sanchez a été quasiment plébiscité en 2020 avec 60% lors des municipales.

Il suffirait pourtant de reprendre les résultats en voix et de faire un petit calcul de niveau CM2 pour réaliser que le RN, depuis 2014, ne reçoit que 3000 suffrages (à 200 ou 300 près) sur environ onze mille électeurs inscrits : depuis vingt ans, le FN à Beaucaire tourne autour des 30% des inscrits.

En 2020 c’est l’abstention record, à cause du COVID, qui a permis l’élection au premier tour et, s’il y avait eu un second tour, il est presque certain que le RN ne l’aurait pas emporté.

Essayez d’avoir plus de rigueur dans vos « micro-trottoirs » car je crains fort que le bleu de France Bleu ne tourne au Bleu-Marine !

Rappelons aussi que M. Sanchez salarie ou a salarié des identitaires comme chef de cabinet : Holly Harvey-Turchet, Damien Rieu et Sterligov et a côtoyé un nouveau mis en examen, le Cardinal Pastis pour un apéro partagé et allongé à l’eau bénite.

Salutations plutôt inquiètes d’un Beaucairois.

Quel avenir pour nos EHPAD ?

Au cours des derniers mois, l’opinion publique a été alertée à de multiples reprises par les dysfonctionnements (le mot est faible) constatés dans de nombreux Etablissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes, en particulier ceux aux mains de grands groupes privés plus soucieux du profit que du bien-être des résident.e.s.
On ne peut donc que se réjouir de la décision prise par les Hôpitaux des Portes de Camargue d’adopter, en 2017, un Schéma Directeur Immobilier visant la rénovation des établissements sous sa tutelle. Parmi ceux-ci, trois EHPAD : « Clerc de Molière » à Tarascon (où s’achèvent les travaux), « l’Oustau » et « Gaston Doumergue » à Beaucaire où, entre autres, devaient être supprimées les chambres doubles. En définitive, décision a été prise par le Conseil de Surveillance (présidé par Lucien Limousin, maire de Tarascon), en lien avec l’ARS Occitanie, le Conseil Départemental du Gard et la municipalité de Beaucaire (dont le maire est également membre du Conseil de surveillance) de regrouper les 2 établissements de notre ville sur un seul site, dans une construction nouvelle.
Un projet réjouissant, MAIS…….
La première objection porte sur la capacité envisagée : 102 lits. Or « L’Oustau », à lui seul, peut accueillir une centaine de résident.e.s, et « Gaston Doumergue » une cinquantaine. Autrement dit, alors que les demandes et besoins sont en croissance continue, les possibilités d’accueil seraient réduites.
Par ailleurs, et surtout, c’est le site envisagé qui pose problème : le choix s’oriente vers un terrain de plus de 8000m2, à l’intersection des avenues de La Moulinelle et de la Croix Blanche, au cœur de la ZUP, entre « Les Cades » et « Les Etoiles ». Un bâtiment de 2 étages s’élèverait non pas sur une friche mais en lieu et place d’un espace vert précieux et irremplaçable, un poumon au milieu du goudron et du béton, longé par l’ancien canal d’irrigation de Remoulins à la Plaine : « le petit bois », une pinède où se retrouvent personnes âgées et enfants, un lieu de convivialité, de palabres et de jeux. Sous les ombrages aussi, deux bornes milliaires de l’antique Via Domitia qui témoignent du riche passé de notre cité. Et, en contrebas, une zone enherbée qui pourrait être aménagée, plantée, pour enrichir ce lieu unique. Unique, ou presque, puisque l’autre espace naturel indispensable à la respiration des habitants de la ZUP, « Les Jardins d’Ugernum », aménagé voici plus de 40 ans par la municipalité Boyer au coeur des HLM, à proximité du Centre Commercial de La Moulinelle, a été négligé, sinon abandonné, par les différentes municipalités de Droite ou plus extrêmes qui se sont succédées depuis.

Un temps avaient couru des rumeurs selon lesquelles des terrains délaissés par la SNCF auraient pu être utilisés, route de St Gilles, non loin de l’emplacement désormais envisagé. Enfin, il n’est nulle part fait mention dans les documents consultés du devenir des deux sites actuels.
Mais, alors que les personnels des établissements commencent à être informés du projet et devraient être consultés d’ici la fin de l’année, la population, elle, est soigneusement tenue à l’écart. Pourtant, Julien Sanchez siège au Conseil de Surveillance en qualité de maire de Beaucaire et se montre d’ordinaire beaucoup plus bavard et démonstratif lorsqu’il se présente en porteur de projets pour la Ville ! Pourtant, Madame Mondet et Monsieur Fuster, conseillers départementaux de ce canton et, incidemment, de la même coloration politique que le maire, siègent tous deux dans une assemblée qui est associée au projet ! Mais, à l’exception notable des inaugurations diverses et variées et des séances photos qui les accompagnent, le duo cantonal a habitué les habitants à son absence totale d’implication dans les projets locaux et à la plus stricte discrétion s’agissant de l’information et de la concertation !
Il est pourtant urgent que la population, en particulier celle de la ZUP, soit informée et consultée sur les tenants et aboutissants de ce projet, en termes de santé publique, de capacités d’accueil, de bien-être des personnes âgées dépendantes, de choix du ou des site(s) et des retombées environnementales.
Réagir Pour Beaucaire y travaillera, avec ses moyens !

Beaucaire, n’oublions pas le 19 mars 1962

Cette date marque la fin d’un long drame colonial, commencé 190 ans plus tôt par la conquête de l’Algérie en causant la mort de plusieurs centaines de milliers d’Algériens. Cette sinistre aventure va aboutir à une guerre où se mêleront le sang et les larmes des futurs citoyens d’Algérie et ceux des Français tant Pieds-noirs que Métropolitains.

Même si tout n’a pas été résolu le 19 mars 62 entre les deux pays, il s’agit d’une date symbolique marquant la fin des combats armés et c’est pour cela qu’elle a été choisie officiellement par la République française pour être la « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. »

Réagir Pour Beaucaire, et de nombreuses autres associations, ne veulent pas voir disparaître le souvenir de ce terrible conflit et de ces victimes, qu’elles soient d’un bord de la Méditerranée ou de l’autre.

C’est pour ces raisons qu’elles condamnent la scandaleuse décision de la municipalité de Beaucaire de supprimer le nom d’une rue de la ville rappelant cette date du 19 mars 1962.

Chaque année, pour ne pas laisser le maire Julien Sanchez falsifier l’histoire, ces associations se réunissent dans l’ancienne rue du 19 mars, pour, symboliquement, redonner à cette rue son nom initial.

En cette année 2022, exactement 60 ans après la fin de la guerre en Algérie, et particulièrement au moment où des discours révisionnistes circulent de façon insistante, il est encore plus important de marquer notre attachement aux valeurs de l’Histoire.

Une famille de migrants en grand danger à Beaucaire

 En effet, deux migrants palestiniens, un homme et sa femme enceinte, qui fuyaient la répression au Proche-Orient, sont arrivés en décembre 2021 à Beaucaire et M. le maire les a logés, dans une cour en plein vent, sous un escalier, dans des conditions déplorables, et, surtout, en toute illégalité !

 Depuis, leur enfant est né et, malgré la venue d’un archange aux ailes tricolores, leur situation ne s’est pas améliorée.

Pourtant, la ville dispose de deux églises, prêtes à les recevoir. Et M. le maire aurait pu les faire héberger, de façon légale et moins indigne, chez des particuliers, des gens très attachés aux traditions, et l’hospitalité en est une.

 Rappelons que RPB a, dès le début de l’affaire, contacté Madame la Préfète : celle-ci n’a toujours pas répondu.

Ce seront encore les Beaucairois qui vont devoir payer les amendes pour hébergement illicite !

Y’a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre

MONSIEUR LE MAIRE N’ÉCOUTE QUE SES AVOCATS


Après avoir reçu une délégation des personnels hier pendant plus de trois heures dans le cadre du préavis de grève M. le Maire a finalement dénoncé ce mardi après-midi l’irrégularité du préavis. 
En effet, sa batterie d’avocats a trouvé un vice de forme dans notre préavis de grève : il comportait bien les motifs, les collectivités concernées, la date de la grève, mais il aurait dû être précisé : de 0 à 24 heure.
Il a donc écrit à tous les agents, les menaçant de sanction et de retenues sur salaire si ils participaient à la grève.  
Nous avons donc demandé aux agents de ne pas faire grève mercredi 26 janvier. En revanche nous avons appelé ceux qui ne sont pas en service ou qui ont une interruption entre midi et deux à rejoindre le syndicat  pour le pique nique de lutte devant la mairie qui reste maintenu entre de 11h à 14h.
S’agissant de jeudi l’appel à la grève est maintenu car les personnels sont couverts par le préavis de grève nationale déposé par la fédération des services publics pour les salaires et les retraites.
Les personnels seront donc d’autant plus motivé jeudi et auront lieu comme prévu une action place Jean Jaurès de 8h à 10h et un rassemblement de 11h à 14h devant la mairie.

Lettre à Poncette Pilate, ou celle qui s’en lave les mains

Madame la Préfète,

        Nous sommes un groupe de citoyens Beaucairois qui venons
d’intervenir dans la cour de la mairie de notre commune dans laquelle,
depuis le 30 novembre 2021 et pour la 8ème année consécutive, se trouve
une crèche catholique.

        Nous vous rappelons que cette présentation, bien que déclarée
« exposition » par M. Sanchez, Maire de Beaucaire, est contraire à la Loi
du 9 décembre 1905 et a été déclarée illégale par le Tribunal Administratif.

        Notre manifestation de mécontentement peut être qualifiée du
titre « bon enfant » : il n’y a eu ni dégradation ni désordre mais un
simple ajout d’un pseudo-santon et d’un imprimé rappelant des articles
de la Loi de 1905.

        Cependant, il est possible de craindre que d’autres de nos
concitoyens, fâchés de la conduite de la municipalité de Beaucaire et de
l’impunité latente dont bénéficient ses agissements, ne prendront pas
toujours avec le même recul ces atteintes répétées aux lois de la
république et qu’il y aura alors trouble à l’ordre public. C’est
pourquoi nous vous demandons d’agir avec plus de fermeté, et de
rapidité, pour empêcher que surviennent ces faits dont vous seriez tenue
responsable.

        Nous vous prions de croire, Madame la Préfète, en l’assurance
de nos sentiments les plus respectueux mais aussi fatigués et inquiets
devant les actions délictueuses de plus en plus fréquentes de certains élus.

Merci mes bien chers frères et sœurs

Les mégamilliardaires, plus enrichis que jamais par la pandémie de Covid-19.

D’après les calculs de l’ONG de lutte contre la pauvreté Oxfam, les patrimoines des personnes les plus fortunées de ce monde ont plus progressé depuis mars 2020 que lors des dix années précédentes.

            C’est sous cet angle que le député LFI Adrien Quatennens a interpellé les ministres et «le Président des riches», , parlant d’une pandémie «paradis pour les plus riches».

Dans sa réplique, le ministre des Comptes publics (et ancien socialiste) Olivier Dussopt a tout d’abord mis en cause la méthodologie de l’ONG tout en l’utilisant pour vanter la politique économique d’Emmanuel Macron («les rapports successifs d’Oxfam ont aussi montré que notre pays fait partie de ceux dans lesquels les mécanismes de redistribution sont les plus solides»). «La présentation qui en est faite confond la valorisation boursière d’un groupe avec la fortune personnelle des dirigeants du groupe. 2e biais : comparer la valorisation d’un groupe entre mars 2020, moment où la bourse était au plus bas dès le déclenchement du covid, et octobre 2021, moment où la bourse était au plus haut», a développé Dussopt.

          Cécile Duflot, DG d’Oxfam France, cingle en retour : «Que voulez-vous que je vous dise ? En être à recycler des pauvres éléments de langage moisis : les chiffres, c’est ceux de Forbes, c’est la méthode de calcul que lui et ses collègues ministres ont dû utiliser pour remplir leur déclaration de patrimoine. Bref c’est idiot.»

Elle ajoute : «Sur le fond, refuser de regarder la réalité de la sécession des ultra riches (en analysant seulement 1er et dernier décile), c’est passer à côté d’un risque majeur de fragmentation de la société.»

            Sur Twitter, le responsable du plaidoyer de l’ONG, Quentin Parrinello, a également contre-argumenté contre le patron du Budget, notamment sur les critiques méthodos : «C’est simplement la norme pour évaluer la fortune d’un individu. C’est d’ailleurs la norme appliquée également par l’Autorité de transparence de la vie publique.»

            Quant aux bornes temporelles choisies pour son rapport, Oxfam l’assume et le revendique : «Oui, nous comparons un point bas, mi-mars 2020, aux données fin 2021. La bourse ne s’est pas relevée magiquement, mais grâce à l’intervention publique. C’est ce phénomène qui est à l’origine de l’explosion de fortune des milliardaires. C’est ce phénomène que nous documentons.»

Projet de la mairie Sanchez d’une ZAC « Ville Sud Canal » à Beaucaire

une consultation du public est en cours sur le dossier d’autorisation environnementale.

Des membres de RPB se sont réunis pour étudier ce dossier afin de participer à l’enquête publique.

  Lisez ci-dessous leurs remarques :

Nous commençons par la remarque qu’il est scandaleux qu’une grande partie de la population soit exclue de cette enquête : en effet, elle n’est disponible que par voie électronique. Il est donc indispensable de disposer d’un ordinateur ou d’un smartphone et d’avoir accès à internet.

La mise à disposition sur support papier est proposée mais la demande doit se faire… par voie électronique : on croit rêver !

Ajoutons que devoir lire 180 pages et visualiser des cartes sur l’écran d’un smartphone ne rend pas la tâche des citoyens très facile… d’autant moins facile que les documents présentés sont parfois illisibles.

Une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté), ce n’est pas un lotissement !

* C’est urbaniser une zone de manière équilibrée, en relation avec les autres parties de la ville et susceptible d’avoir une vie sociale propre : ce n’est visiblement pas le cas.

Jeu des 7 erreurs entre le vrai projet (dessin de gauche) et le dessin de droite…

* On est tenus d’établir un budget propre et qu’il soit en équilibre à la fin, alors même que doivent y être inclus les achats de terrain, même anciens.

            Le projet :

* Une partie prévoyait une résidence senior non médicalisée de 98 logements (R+4 = 5 niveaux d’habitation, piscine, parking en sous-sol, accès sécurisé) : d’après les documents fournis, elle ne figure plus dans le projet de ZAC et semble être devenue un projet indépendant. D’ailleurs, le permis de construire a été délivré, peut être consulté en mairie et le panneau de chantier était encore en place le 2 décembre.

* Le reste du projet prévoit 450 logements et c’est là qu les choses se compliquent.

En imaginant une famille de 3 à 4 personnes par logement, cela veut dire entre 1500 et 1800 personnes nouvelles dans la ville et les véhicules leur appartenant.

Si des parkings ont bien été prévus, sous les immeubles à cause de la zone inondable, il est légitime de se demander s’ils seront en assez grand nombre quand on sait que les parkings existants, cours Sadi Carnot et Quai de la Paix, sont déjà très insuffisants.

Il est autorisé aussi de se poser des questions sur le trafic automobile qui va en résulter.                

La résidence donne sur une rue à sens unique déjà fortement empruntée et se dirigeant vers un pont métallique construit vers les années 30 du siècle dernier. Les personnes désirant se rendre à Nîmes devront l’emprunter et traverser toute la ville de l’autre côté du canal et nous savons que cet axe est déjà fortement emprunté pour ne pas dire congestionné à certaines heures. Les nombreux nouveaux usagers ne vont pas arranger les choses.

 Il est prévu une seconde sortie vers le chemin St Joseph vers une zone pavillonnaire sans vraiment de route ou de voies prévues pour un trafic important :cette circulation devenue intensive risque d’occasionner une gêne considérable aux résidents de ces lotissements. Encore faut-il que cette voie soit réalisée…

Pour permettre aux piétons d’accéder au centre ville, une seule passerelle franchit le canal à cet endroit et elle oblige les piétons, (parfois âgés puisqu’ il s’agit aussi d’une « Résidence Senior »), à traverser deux voies (le quai de la paix du côté Sadi Carnot et le quai du Général de Gaulle de l’autre) où passent, et parfois très vite, des véhicules. Pas réjouissant du tout.                                                                                                                                                                                                     Emprunter le seul autre passage piéton entre la ZAC et la ville, le long du pont métallique, oblige à un gros détour et à circuler au milieu d’un carrefour routier extrêmement dangereux.

Alors bonjour le trafic si les gens prennent leur véhicule pour déposer leurs enfants à l’école ou aller faire des courses car aucun magasin n’est prévu dans cette zone afin « de revitaliser le centre ville » dixit le maire !

Que vont devenir les bâtiments qui longent le quai (ancienne fabrique de chaises et concessionnaire Ford) ? Le nouveau projet ne le précise pas : ces bâtiments sont, d’après les plans fournis, exclus pour l’instant de la ZAC.

Les espaces verts

On prend en compte des déversoirs qui ne sont que des bacs à eau comme espace vert. Une blague ??? Une chose est sûre : en été, ils ne seront pas verts ! Aucun véritable espace vert (ombre, bancs, aire de jeux, etc) permettant la détente et la vie sociale n’est prévu.

Les piétons, toujours à la marge, même sur les projets idéalisés !

Les esquisses représentent les voies avec des voitures partout. C’est encore le 20ème siècle !!!

Et si on évoque une société sans voiture… ces projets nous font comprendre qu’il ne faut pas l’espérer à Beaucaire avant un certain temps…

Les déplacements doux


Les transports en commun
sont, en l’état actuel des choses, peu fréquents et déjà largement insuffisants (un autocar et la navette). Imaginons 1500 personnes de plus désirant éviter de prendre leur voiture…

Pour les futurs habitants de ce quartier, aller prendre le train à pied ou à vélo demanderait de circuler au milieu d’un trafic automobile dense. Il existe, au niveau de l’ancienne écluse, une petite passerelle métallique qui enjambe le canal en direction de la gare mais elle aboutit pour le moment dans un no man’s land peu avenant et qui ne permet pas de passer avec un vélo.

En outre, les abords de la gare demandent de gros travaux pour les rendre accessibles aux handicapés.

Où sont les équipements publics prévus dans cette ZAC ?

Pas de salle de réunion, pas d’aire de jeux, pas de boulodrome, pas de commerce, pas de services publics :

aucun lieu de vie…

                                                        Architecture

 Le stockage de l’eau sur les toits et dans les bassins de rétention va favoriser la prolifération de moustiques sur les lieux… tigres et autres variétés à venir….. Danger potentiel ! A vérifier si ce dispositif est toujours prévu.

Les logements vont se trouver à proximité du chemin de fer, la circulation automobile va être intense : il aurait été judicieux de procéder à une étude acoustique.                                                                                                              

 L’insonorisation prévue dans les immeubles ne peut suffire car, l’été, il est vital d’ouvrir largement les fenêtres. Les moyens anti-bruits envisagés devront être inclus dans le budget.

Il est dommage de réaliser une opération immobilière d’envergure qui aurait certes certains aspects positifs mais qui, telle que décrite dans les documents dont on dispose, présente de graves défauts de conception.

La participation du public se déroulera par voie électronique, à partir de la page internet du site de la préfecture du Gard pendant une période de 32 jours du 19 novembre 2021 ouverture au 20 décembre 2021 inclus

https://www.gard.gouv.fr/Publications/Consultation-du-Public