Miracle à Beaucaire !

C’est tout récent et surprenant : certes, l’arrivée d’une nouvelle famille avec un bébé en bas-âge dans la ville de Beaucaire est quelque chose de plutôt banal mais cette famille-là a eu le privilège d’être hébergée dans une mairie habituellement peu accueillante.

Autre surprise rapportée par nos correspondants Balthazar, Gaspard et Melchior, venus dans notre cité pour des livraisons : à Beaucaire, on ne s’en prend plus au port du voile ! En effet, la nouvelle maman porte un beau voile bleu sans que cela ne semble choquer l’hôte des lieux.

Et, autour de cette petite famille, les autres femmes ne sont pas « en cheveux » non plus.

Julien Sanchez bientôt prix Nobel de la Paix ?

« Cachez ce cheveu que je ne saurais voir… »

Avant de critiquer certaines attitudes envers les femmes, balayons devant notre porte…

Le statut de la femme a toujours gêné les tenants du pouvoir, politiques ou religieux. C’est ainsi qu’on peut lire dans le Lévitique, troisième livre du Pentateuque de la Bible, des choses savoureuses mais tenons-nous en pour le moment à Paul de Tarse, « Saint-Paul » pour les catholiques, et son côté primesautier quand il parlait des femmes.

Ci-dessous des extraits de sa célèbre 1èreEpître aux Corinthiens :

« Tout homme qui prie ou prophétise ayant quelque chose sur la tête fait honte à sa tête.

Toute femme qui prie ou prophétise sans avoir la tête couverte fait honte à sa tête : c’est exactement comme si elle était rasée. En effet, si elle ne se couvre pas, qu’elle aille jusqu’à se faire tondre ; et si c’est une honte pour la femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se couvre. L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est image et gloire de Dieu, alors que la femme est la gloire de l’homme. »

Et tais-toi !

« Que les femmes gardent le silence dans les assemblées, car elles n’ont pas la permission de parler ; mais qu’elles restent dans la soumission, comme le dit la Loi.

Et si elles veulent obtenir un éclaircissement, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Car, pour une femme, c’est une honte de parler dans l’assemblée. »

Extrait de la 1ère Lettre aux Corinthiens de Paul de Tarse 

Aux rames citoyens !

Notre petit maire-champion, pas encore olympique, dans les catégories « récup » et «agit-prop », va pérorer : une base fluviale va être construite dans notre ville pour accueillir l’entraînement des rameurs des J-O 2024.

Quel signal fort et paradoxal, dans une municipalité qui tempête au sujet des milliers de rameurs qui traversent la Méditerranée au prix de souffrances terribles et de très nombreux morts.

On préfère les rameurs olympiques sans doute car on suppose qu’ils amèneront du fric. Peut-être, en effet, M. Sanchez pourra-t-il se targuer des retombées de quelques miettes sur la ville et ses commerçants. Mais cela n’est pas si sûr quand on voit le peu de bénéfices financiers que retire la ville lors des Rencontres équestres de juillet. Il est vrai qu’on peut se contenter du spectacle et de la publicité et, comme le dit le chanteur Alain Souchon, « Rêver c’est déjà ça ».

Sans parler de rentabilité, si on considère le coût de l’opération, Beaucaire dépensera 3,5 millions d’euros de la ville auxquels s’ajouteront 2 millions de la région et 1,5 million de l’Etat.

Le choix budgétaire de la ville pose question.

En effet, cet argent aurait pu servir à la construction de l’école qui manque à Beaucaire, toutes les écoles existantes étant surchargées. A noter qu’alors que le nombre d’habitants ne cesse d’augmenter, qu’on construit sans cesse de nouveaux logements, aucune école n’a été créée à Beaucaire depuis 1975 !

On aurait pu aussi trouver le budget pour la remise en état de certaines des écoles de la ville, qui sont dans un état inquiétant. Mais il paraît que l’argent manque pour cela !

Mécompte de Noël

C’est un berger qui faisait paître ses moutons près du fleuve qui les a vus le premier.

Ils longeaient le fleuve, l’air épuisés et pitoyables.

Un homme et une femme. Arrivés par bateau ? Ont-ils débarqué du côté des Saintes et suivi le petit bras du fleuve ? D’où viennent-ils ? De très loin, assurément. De l’autre côté de la mer, c’est sûr, car ils ont la peau hâlée des gens de là-bas.

Ils parlent une langue étrange mais, avec du temps et de l’attention, on arrive à saisir qu’ils ont fui une contrée gouvernée par un roi terrible nommé HèRèNode. Ce roi utilise des quasi-voyous, appelés des « dentitaires » car ils montrent les crocs quand on veut se plaindre ou seulement parler.

Aux abords de notre ville, un paysan, comprenant l’état d’épuisement et de détresse de la jeune femme, lui a suggéré d’aller demander un abri convenable pour mettre bas son petit, pensant naïvement qu’elle serait bien reçue.

Mauvais conseil car, dans notre ville, il leur est fait un très méchant accueil. Comme s’ils allaient prendre la nourriture et la place des habitants. Les plus hargneux de ces gens se sont même vantés de pourchasser ces maudits voyageurs jusqu’au-delà des limites du pays.

Alors, le même berger les a vus longer à nouveau le fleuve vers le sud. La femme avait le cœur aussi gros que le ventre et les yeux remplis de larmes…

Et puis le silence… Le silence de la mer, la mer qui servira de maternité au bébé de cette pauvre jeune femme. Nouveau-né, nouveau-noyé.

La mer encore qui servira de tombeau à toutes les espérances humaines.

France bleu le 06/11

Bonjour,

Dans le 7h00, à propos de la nomination à la vice-présidence du RN de M. Sanchez, vous ne donnez la parole qu’à des Beaucairois qui semblent satisfaits. Vous mentionnez que Julien Sanchez a été quasiment plébiscité en 2020 avec 60% lors des municipales.

Il suffirait pourtant de reprendre les résultats en voix et de faire un petit calcul de niveau CM2 pour réaliser que le RN, depuis 2014, ne reçoit que 3000 suffrages (à 200 ou 300 près) sur environ onze mille électeurs inscrits : depuis vingt ans, le FN à Beaucaire tourne autour des 30% des inscrits.

En 2020 c’est l’abstention record, à cause du COVID, qui a permis l’élection au premier tour et, s’il y avait eu un second tour, il est presque certain que le RN ne l’aurait pas emporté.

Essayez d’avoir plus de rigueur dans vos « micro-trottoirs » car je crains fort que le bleu de France Bleu ne tourne au Bleu-Marine !

Rappelons aussi que M. Sanchez salarie ou a salarié des identitaires comme chef de cabinet : Holly Harvey-Turchet, Damien Rieu et Sterligov et a côtoyé un nouveau mis en examen, le Cardinal Pastis pour un apéro partagé et allongé à l’eau bénite.

Salutations plutôt inquiètes d’un Beaucairois.

Beaucaire, n’oublions pas le 19 mars 1962

Cette date marque la fin d’un long drame colonial, commencé 190 ans plus tôt par la conquête de l’Algérie en causant la mort de plusieurs centaines de milliers d’Algériens. Cette sinistre aventure va aboutir à une guerre où se mêleront le sang et les larmes des futurs citoyens d’Algérie et ceux des Français tant Pieds-noirs que Métropolitains.

Même si tout n’a pas été résolu le 19 mars 62 entre les deux pays, il s’agit d’une date symbolique marquant la fin des combats armés et c’est pour cela qu’elle a été choisie officiellement par la République française pour être la « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. »

Réagir Pour Beaucaire, et de nombreuses autres associations, ne veulent pas voir disparaître le souvenir de ce terrible conflit et de ces victimes, qu’elles soient d’un bord de la Méditerranée ou de l’autre.

C’est pour ces raisons qu’elles condamnent la scandaleuse décision de la municipalité de Beaucaire de supprimer le nom d’une rue de la ville rappelant cette date du 19 mars 1962.

Chaque année, pour ne pas laisser le maire Julien Sanchez falsifier l’histoire, ces associations se réunissent dans l’ancienne rue du 19 mars, pour, symboliquement, redonner à cette rue son nom initial.

En cette année 2022, exactement 60 ans après la fin de la guerre en Algérie, et particulièrement au moment où des discours révisionnistes circulent de façon insistante, il est encore plus important de marquer notre attachement aux valeurs de l’Histoire.

Une famille de migrants en grand danger à Beaucaire

 En effet, deux migrants palestiniens, un homme et sa femme enceinte, qui fuyaient la répression au Proche-Orient, sont arrivés en décembre 2021 à Beaucaire et M. le maire les a logés, dans une cour en plein vent, sous un escalier, dans des conditions déplorables, et, surtout, en toute illégalité !

 Depuis, leur enfant est né et, malgré la venue d’un archange aux ailes tricolores, leur situation ne s’est pas améliorée.

Pourtant, la ville dispose de deux églises, prêtes à les recevoir. Et M. le maire aurait pu les faire héberger, de façon légale et moins indigne, chez des particuliers, des gens très attachés aux traditions, et l’hospitalité en est une.

 Rappelons que RPB a, dès le début de l’affaire, contacté Madame la Préfète : celle-ci n’a toujours pas répondu.

Ce seront encore les Beaucairois qui vont devoir payer les amendes pour hébergement illicite !

Lettre à Poncette Pilate, ou celle qui s’en lave les mains

Madame la Préfète,

        Nous sommes un groupe de citoyens Beaucairois qui venons
d’intervenir dans la cour de la mairie de notre commune dans laquelle,
depuis le 30 novembre 2021 et pour la 8ème année consécutive, se trouve
une crèche catholique.

        Nous vous rappelons que cette présentation, bien que déclarée
« exposition » par M. Sanchez, Maire de Beaucaire, est contraire à la Loi
du 9 décembre 1905 et a été déclarée illégale par le Tribunal Administratif.

        Notre manifestation de mécontentement peut être qualifiée du
titre « bon enfant » : il n’y a eu ni dégradation ni désordre mais un
simple ajout d’un pseudo-santon et d’un imprimé rappelant des articles
de la Loi de 1905.

        Cependant, il est possible de craindre que d’autres de nos
concitoyens, fâchés de la conduite de la municipalité de Beaucaire et de
l’impunité latente dont bénéficient ses agissements, ne prendront pas
toujours avec le même recul ces atteintes répétées aux lois de la
république et qu’il y aura alors trouble à l’ordre public. C’est
pourquoi nous vous demandons d’agir avec plus de fermeté, et de
rapidité, pour empêcher que surviennent ces faits dont vous seriez tenue
responsable.

        Nous vous prions de croire, Madame la Préfète, en l’assurance
de nos sentiments les plus respectueux mais aussi fatigués et inquiets
devant les actions délictueuses de plus en plus fréquentes de certains élus.

Merci mes bien chers frères et sœurs

Le Maire de Beaucaire continue de mépriser la loi

C’est avec toujours autant d’indignation mais aussi beaucoup de lassitude que nous attirons l’attention des citoyens sur le mépris caractérisé que porte le Maire de Beaucaire envers les lois de la République et plus particulièrement celle dite de Séparation des Églises et de l’État.

En effet, pour la huitième année, la municipalité de Beaucaire a installé dans le hall d’honneur de la mairie une crèche catholique et ce, un mois plus tôt qu’auparavant.

Cette atteinte à la laïcité, l’association la Libre Pensée du Gard l’avait signalée à la Préfecture dès décembre 2014. Les années suivantes, l’association est intervenue par voie officielle, voie de presse et également par voie judiciaire auprès du Tribunal administratif, le plus souvent conjointement avec la Ligue des Droits de l’Homme.

Malgré sa condamnation en 2018, le maire a récidivé en 2019 et 2020. C’est alors, en janvier 2021, que la Préfecture du Gard est intervenue de manière plus nette, quoiqu’un peu tardive, en imposant une astreinte financière en cas de non démontage de cette crèche catholique. Cela représente un coût que Monsieur le maire va faire malheureusement payer aux contribuables beaucairois alors que ces mesures de rétorsion financière n’auraient dû atteindre que le responsable de ce « dépôt d’un objet délictueux privé dans un espace public », responsable « mystérieux » puisque, jusqu’à cette année, la crèche n’avait aucune origine financière claire, n’étant ni autorisée ni budgétisée par le conseil municipal.

Cette année, M. le Maire, non content de récidiver et de faire durer cette installation plus longtemps encore, croit pouvoir tourner la loi de deux manières.

D’abord, en jouant l’alibi culturel : le confusionnisme trop souvent et savamment manipulé entre le cultuel et le culturel : il fait croire qu’il s’agit d’une exposition de santons. Mais l’argument a déjà été examiné et rejeté par le Tribunal administratif puisqu’une exposition semblable, les Santonales, se tient déjà dans une salle communale. Pourquoi doubler cet évènement, sinon pour « justifier » l’installation d’une crèche religieuse dans la mairie ? Et d’ailleurs, s’il ne s’agissait que d’un évènement « festif », pourquoi ne pas se contenter de santons représentant des métiers anciens et non des personnages religieux ? Rappelons aussi que, contrairement à ce que prétend le maire, « les santons [ne] sont [pas] un des trésors de notre patrimoine communal » : nul santonnier n’a jamais exercé à Beaucaire ni à ses alentours jusqu’en 2014. Non, il ne s’agit pas de « mettre en valeur le savoir-faire et le travail des artisans santonniers de la région», pour la simple raison que Beaucaire n’est pas située en « terre de santonniers » provençale mais en Languedoc. Notons d’ailleurs que M. Sanchez ne qualifie plus sa crèche de « provençale », puisque le Tribunal administratif le lui avait interdit mais qu’il joue sur le flou de la « région » concernée. Si on veut valoriser nos « Traditions », pourquoi ne pas valoriser celles qui avaient réellement cours dans notre ville ?

La véritable raison de cette pseudo « exposition-vitrine du savoir-faire régional » est d’en profiter pour installer à nouveau, au mépris de la loi et des jugements, une crèche religieuse dans un bâtiment de la République.

Il tente aussi une autre démarche de justification de sa crèche en la rendant « officielle », en faisant voter une délibération du conseil municipal approuvant « le principe de l’organisation chaque année de manifestations autour des fêtes de Noël, la mise en place de crèches… »

La démarche est spécieuse puisque le projet ne parle que de « crèches » (au pluriel !), sans spécifier si elles se tiennent dans le cadre de la loi républicaine, avec des santons non religieux, et que les mots « dans l’enceinte de la mairie » ne sont pas repris dans la délibération elle-même…

Dans le même ordre d’idée, l’organisation d’un concours de crèches pour les particuliers est en opposition avec la laïcité de l’état. Que dirait-on si une municipalité organisait un concours de ménorahs ou d’écritures de Sourates du Coran ?!

Enfin, si la Préfecture soumet la ville de Beaucaire au même type d’astreinte qu’en janvier dernier, 5000 euros par jour de maintien de la crèche illégale !, il serait bon que le coût de cette triste affaire ne retombe que sur lui et les conseillers municipaux ayant voté la délibération délictueuse. Ce n’est pas aux 70% de citoyens de la ville, et leurs élus, qui n’ont pas voté pour la liste de M. Sanchez, qui sont attachés à la Laïcité et à la légalité républicaine, de payer la facture !

Libre Pensée du Gard