Mot clé des articles "PPRi (Plan de Prévention des Risques Inondations)"
Choisir l'affichage :
Partager l'article sur les réseaux sociaux :

Taille du texte: A+ | A- | A

C’est sûr, la dernière crue du Rhône, avec ses petits 7000 m³/seconde au plus fort de l’évènement, sera vite oubliée pour la majorité des Beaucairois, mais pas par les utilisateurs du parking du Casino qui ont vu leur voiture baignée par les eaux boueuses du Rhône. Même s’il est du devoir de chacun de prendre soin de ses biens, il faut rappeler que la responsabilité de la Mairie de Beaucaire est engagée auprès des utilisateurs du parking du Casino qui ont vu leur véhicule endommagé par le Rhône.

En effet la ville est soumise au Plan de Prévention des Risques d’Inondation qui autorise les parcs de stationnement en zone d’aléa fort à condition qu’ils soient signalés comme étant inondables et que leur évacuation soit organisée à partir d’un dispositif de prévision des crues ou d’alerte prévu au Plan Communal de Sauvegarde.

Ainsi en octobre 2011, au cours d’un exercice de gestion de crue, mais aussi pendant la crue de novembre 2011, la Ville a activé le Plan Communal de Sauvegarde. Les portes de la ville ont été fermées, la télé-alerte actionnée, les propriétaires de véhicules menacés par la crue avertis et les véhicules restants mis en sécurité.

De même, pendant la récente crue et sur la base des niveaux annoncés pour la nuit du 18 mai par le site Vigicrues, la Ville d’Avignon n’a pas jugé nécessaire de fermer les portes de la ville, mais a fait préventivement évacuer le camping de la Barthelasse, a averti la population en lançant des messages d’alerte dans les rues par haut-parleur puis a fait mettre en sécurité, à ses frais, les 170 véhicules restants sur le parking de l’Oulle.

Le 18 mai dernier, la Ville de Beaucaire a décidé, en début de soirée, de fermer les portes de la cité et d’avertir une petite partie des riverains et propriétaires de voitures menacées, puis a laissé les voitures restantes prendre l’eau.

La suite aurait pu être simple. La ville aurait dû reconnaître ses torts, et assumer l’indemnisation des dégâts causés aux véhicules inondés. Elle aurait aussi dû prendre acte du mauvais fonctionnement de ses systèmes de prévention et de sauvegarde et en tirer les conséquences pour être plus efficace à la prochaine crue qui sera peut-être plus virulente. Fin de l’épisode !

Et bien non ! Au conseil municipal du mercredi 22 mai dernier, nous avons assisté à un déballage de la plus crasse mauvaise foi : sur la gestion de la crise qui aurait été parfaitement organisée et la responsabilité des dégâts qui serait à reporter sur les riverains qui ne s’informent pas et ne sont pas là quand on cherche à les contacter, sur le niveau des eaux qui est monté plus vite que prévu, sur les barrages qui ont dû délester, sur la vigilance orange qui n’a pas été activée et sur la nuit qui complique les choses…

Le summum a été atteint quand Monsieur le Maire a indiqué vouloir faire passer l’évènement en catastrophe naturelle. Mazette, pour une crue de 7000 m³ !!!

Quand on sait que, le samedi 18 mai, Vigicrues annonçait dès 21h45 que la crue atteindrait certainement dans la nuit la même ampleur que la crue de mars 2001 durant laquelle le pré avait été inondé, qu’un grand nombre de riverains ou sinistrés assure ne pas avoir été contacté, bien que présent à Beaucaire ou joignable, que les panneaux placés à l’entrée du Pré et censés prévenir les riverains de l’arrivée de la crue affichent 365 jours par an «Crue annoncée. Stationnement interdit» et que la Mairie, quand on lui demande une copie du Plan de Sauvegarde, répond que ce n’est pas possible car il est en révision (depuis 2011 semble-t-il), on ne peut que rester stupéfaits pas les déclarations du Maire.

En fin de séance de conseil Municipal, M. Bourbousson a annoncé que les sinistrés pouvaient aller le voir et qu’il s’occuperait d’eux, mais cela a-t-il été rendu public ? Une cellule d’accueil et d’information a-t-elle été mise en place ? Les sinistrés ont-ils été invités à déclarer leurs dégâts dans les temps ? Qu’a-t-il dit à ceux qui sont déjà venus le voir ? De se tourner vers leur assurance ?

Encore faut-il être assuré pour ce risque. Et que fait-il de la franchise à la charge de l’assuré ?

Décidément : Monsieur le Maire ne se refait pas.

Partager l'article sur les réseaux sociaux :

Taille du texte: A+ | A- | A

Le 30 octobre 2012, les élus de gauche ont voté contre la délibération visant à créer une route dans un espace boisé classé afin de permettre l’extension in situ de l’institut privé d’Alzon Saint-Félix. Pourquoi ?

Beaucaire a reçu les directives du Plan de Prévention des Risques inondations. Saint-Félix se trouve en Zone Non Urbanisée, et situé soit en alea fort, soit en alea modéré. Dans les deux cas, il y a interdiction de toute construction nouvelle. Et interdiction d’augmenter la vulnérabilité des biens et des personnes.

Reprenons les arguments de la commission d’enquête

Saint-Félix est situé en zone inondable par une crue de type 1856, et se trouve géographiquement isolé et directement exposé aux crues.

Notre commentaire : quand le petit séminaire s’est installé en 1823, tout Beaucaire était soumis aux crues du Rhône. C’est dans les mêmes temps qu’ont été construite la digue pour protéger la ville et creusée la colline du Sizen pour surélever les bâtiments de Saint-Félix. Cependant il y existe toujours des caves qui se remplissent de vase et d’eau et qui maintiennent l’humidité des locaux. Et si le logement du gardien a été inondé lors des inondations de 2003, le rez-de-chaussée d’autres bâtiments, situés au même niveau, l’a forcément été aussi. Ceci pour un débit estimé de 11 500 m³/s, alors que celui de référence est 12 500 m³/s.

L’implantation d’un millier d’élèves dans ce secteur ne peut que générer des difficultés de gestion de crise.

et

La concertation du PPRi a abordé ce dossier à plusieurs reprises, conduisant les interlocuteurs à constater le risque du site et à refuser toute augmentation de vulnérabilité.

Notre commentaire : le danger est reconnu par la commune, la Préfecture… On peut ajouter que le parc, soumis à une «petite» inondation, se retrouve envahi de vase et inutilisable durant un temps plus ou moins long. Comment 1000 élèves pourront-ils se retrouver dans les petites cours de récréation ?

L’invocation du patrimoine architectural ne peut être un argument pour exposer les personnes à un risque majeur.

La concertation n’a pas mis en évidence un soutien de la mairie sur cet accueil supplémentaire d’élèves, d’autant que le mairie a proposé des solutions foncières alternatives hors zone inondable à l’institut.

Notre commentaire : le 23 février 2012, le conseil municipal approuve sans réserve le PPRi.

M. Bourbousson, sur son blog du 24 février, donne ses arguments pour ne pas augmenter les effectifs de d’Alzon Saint-Félix au-delà des 20 % autorisés, puis il les reprend dans le bulletin municipal Vivre à Beaucaire du 2ème trimestre 2012. Le 24 avril, avec les représentants de la commission d’enquête, il cherche une solution pour l’établissement «dans le respect des règles dictées par le PPRi».

Or les responsables de l’établissement privé affirment lors de l’enquête publique que la commune s’est engagée à réaliser un chemin de sortie hors d’eau. Et ils refusent la solution proposée de terrains sécurisés loin du Rhône. Ce n’est pas le rôle de la commune de financer ni une étude, ni la construction d’une route pour une entreprise privée qui maintient sa volonté de passer outre une législation qui s’impose à tous les Beaucairois, comme à tous les riverains du Rhône.

Et cela, en «explosant» une partie de la colline du Sizen, espace boisé classé !

Que M. Bourbousson soit logique avec lui-même et nous reprenons ici sa conclusion dans Vivre à Beaucaire :

La vraie responsabilité, c’est de ne pas s’entendre dire plus tard « On ne savait pas » !

De 300 à 900 enfants dans le lit majeur du Rhône… LÀ, ON SAIT !!!

Partager l'article sur les réseaux sociaux :

Taille du texte: A+ | A- | A

Lettre adressée au Préfet du Gard

Les élus de gauche au Conseil municipal de Beaucaire

Beaucaire le 13 novembre 2010

Monsieur le Préfet du Gard,

Par lettre en date du 17 septembre 2010 vous autorisez l’utilisation d’un forage pour alimenter une nouvelle habitation en zone non desservie par le réseau d’eau potable sur la commune de Beaucaire lieu dit Mas Monplaisir. Vous justifiez votre décision d’une part par le fait que le forage dessert une même famille au sein d’un ensemble bâti et d’autre part par la future extention du réseau d’adduction d’eau potable.

Par courrier en date du 9 février 2009 la DDASS du Gard avait délivré un avis défavorable à cette requête en raison de non conformité de l’échantillon d’eau analysé.

La procédure pour obtenir un avis favorable conformément au Code de la Santé Publique était indiquée au demandeur : analyse spécifique conforme réalisée par un laboratoire agréé par le Ministère de la Santé et rapport favorable d’un hydrogéologue agréé. Malgré nos recherches nous n’avons pas trouvé trace de l’analyse conforme ni du rapport favorable d’un hydrogéologue agréé.

La situation nouvellement créée nous interpelle :

Comment un représentant de l’Etat peut il passer outre l’avis de ses services en autorisant l’utilisation d’une eau insalubre pour alimenter une nouvelle habitation ?

Jusqu’à présent chaque autorisation de création de logement dans la zone non desservie par le réseau d’eau potable de la commune de Beaucaire est systématiquement soumise à l’obtention d’une analyse d’eau conforme au Code de la Santé Publique.

Cette exigence prévaut à juste titre pour les demandes d’extention réalisées au sein d’un même bâtiment, par un même propriétaire, au sein d’une même famille avec une rigueur extrême de la part des services de l’Etat .Qu’en est il désormais ?

Les beaucairois en délicatesse avec les services de l’Etat à propos de leurs analyses d’eau ou de leur système d’assainissement individuel ne vont ils pas faire référence à votre courrier du 17 septembre 2010 et proposer d’attendre l’arrivée très aléatoire du réseau d’eau potable pour se mettre en conformité avec la loi ?

Nous vous prions, M le Préfet, d’agréer nos respectueuses salutations .

Rose Marie Cardonna , Claude Dubois , Christiane Rott

Copie : Agence Régionale de Santé, Rédaction de Midi Libre

Suivie de la lettre adressée à M. Jean-Damien BOURBOUSSON après ses propos parus dans le Midi Libre daté du 19 Novembre

Les élus de gauche et écologiste

Conseil municipal de Beaucaire
Jean-Damien BOURBOUSSON
Mas Monplaisir
30300 Beaucaire

Beaucaire, le 20 novembre 2010

Monsieur,

Dans le Midi Libre du 19 novembre dernier, vous évoquez un « coup bas » qui vous seraitporté par notre lettre à M. le Préfet du Gard en date du 13/10/2010.

Ne vous étant pas destinée, elle interroge M. le Préfet. C’est de lui et de l’ARS que nousattendons une réponse crédible.

Midi Libre s’est tourné vers vous faute d’avoir obtenu une réponse de la part de M. le Préfet et de l’ARS pour réagir à notre courrier.

Un coup bas aurait été de saisir le Tribunal administratif en demandant l’annulation de votre permis de construire aux motifs :

  •  qu’il s’agit d’une tentative de régularisation d’une construction sans permis préalable,
  • que l’analyse d’eau n’est pas conforme au Code de la Santé Publique,
  • que l’assainissement n’est pas conforme au Code de la Santé Publique et au Spanc,
  • que, votre habitation étant située en zone inondable, vous ne pouviez l’aménager sans enfreindre les règles du PPRI, du PLU, du PSS.

Ne voulant pas en faire une affaire de personnes, nous n’avons pas saisi le Tribunal administratif.

Ce que nous défendons c’est une certaine idée faire de la politique : le passe-droit, le copinage, les protections portent gravement atteinte à la démocratie et contribuent à développer l’idée du « tous pourris ».

Par ailleurs vous affirmez être en possession d’une analyse d’eau conforme. Malgré nos recherches auprès du Service de l’urbanisme, nous n’avons pas pu retrouver ce document.

L’analyse qui nous a été présentée, n’émanant pas du seul laboratoire agréé officiel (Buisson Bertrand), est entachée de nullité.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.

Rose Marie Cardona, Claude Dubois, Christiane Rott