Appel du 9 décembre 2021

Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres, enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Par ces atteintes intolérables au contrat social, adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun. La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques. L’égalité car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations. La fraternité car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances. Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics. Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discrimination ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République.

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

Une page d’Histoire pas encore tournée des Français tombés sous des balles françaises

Mais le but de cet évènement est aussi de rappeler l’affreuse injustice des fusillés pour l’exemple de 1914-1918, condamnés sous des prétextes parfois insignifiants à la mort et au déshonneur, après des conseils de guerre improvisés et sommaires, afin de stimuler des troupes traumatisées par l’horreur des combats et faire oublier les erreurs et les incompétences des officiers.

2 500 condamnations à mort par les Conseils de guerre, 639 Fusillés pour l’exemple,des milliers pourrissant dans les geôles des bagnes militaires.

Continuons d’exiger la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de 14-18 !!!!

Même un siècle après, une injustice mérite d’être réparée.
Une proposition de loi vient d’être déposée par des députés de la France Insoumise pour la Réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple :demandons à tous nos députés de la soutenir !!!

Huit jeunes Gardois furent ainsi condamnés à mort « pour l’exemple ».
          7 furent exécutés : Charles Pellet, de la Grand Combe, a échappé de justesse à l’exécution, son innocence ayant été reconnue par hasard, in-extremis.
     Le 11 septembre 1914,Joseph Eymonet, de Villeneuve-lès-Avignon, a été fusillé pour s’être absenté une nuit entière, égaré, de nuit, au milieu d’une forêt pendant la pagaille générale de la retraite  et Albert Arjaillès, de Trèves, pour s’être enfui, en proie à la panique.
Le 7 décembre 1914, Louis Macchia, de Nîmes, est exécuté pour mutilation volontaire,malgré le rapport médical indiquant que la balle à l’origine de sa blessure a bien été tirée à une certaine distance de lui.
     Le 27 août 1915, Félix Fabre, d’Aulas, est fusillé pour « avoir favorisé la désertion à l’ennemi de deux soldats», c’est-à-dire pour ne pas avoir tiré dans le dos de ses camarades qui désertaient.
     Le 6 octobre 1915,Emile Roux, deSaint-Hilaire de Brethmas, est condamné pour des actes commis en état d’ivresse. Et peu importe que ce soit l’armée elle-même qui distribuait généreusement vin et alcool : « « l’ivresse n’est pas une circonstance atténuante ».
Le 15 mai 1916,Philippe Dalen, un enfant de Barjac, est fusillé pour une absence d’une nuit. Alors même qu’il était revenu à temps pour participer à l’attaque prévue, il est condamné à mort pour abandon de poste devant l’ennemi : il avait 19 ans !      Alfred Loche, de Bessèges, fut fusillé parce que trop simple d’esprit pour se justifier lors de son procès.      L’un des juges du conseil de guerre refusa l’examen mental en affirmant : « Loche n’a jamais été bon à rien. Sa mort, du moins, servira d’exemple ! »
     C’est le seul à avoir été réhabilité en 1934. Malgré la preuve écrite de son innocence retrouvée quelques jours après son exécution, il fallut à sa mère, soutenue par la LDH et l’ARAC, 20 ans d’un combat acharné pour obtenir justice.

Non à la Guerre, à toutes les guerres !


11 novembre 2021
8ème Rassemblement Pacifiste gardois à 14h45 à Rousson
Espace Jean Jaurès, parking de la mairie de Rousson.

Nous invitons tous les citoyens à venir exprimer avec nous leur attachement à la Paix
devant le Monument pour la Paix de Rousson, seul monument pacifiste du Gard.

Ce rassemblement demande la fin de toutes les guerres et l’arrêt des productions et ventes d’armes. Il est organisé par la Libre Pensée du Gard, en collaboration avec la LDH, l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), le Mouvement de la Paix, l’Union Pacifiste, ainsi que d’autres associations soucieuses de Paix et les syndicats CGT et FO.

Pêcheurs en eaux troubles

La pêche aux cathos…



Les eaux, qu’elles soient naturelles, bénites, lourdes ou de Lourdes, sont de moins en moins limpides et de plus en plus troubles et nauséabondes…
Notre inénarrable Macron est allé ce vendredi 16 juillet à la pêche aux catholiques à Lourdes.
La pêche aux cathos…
Qui le sait ?

S’il n’a pas pris de gifle, cette fois, il y a eu un bel esclandre lors du bain de foule : un poisson râleur n’a pas apprécié les singeries du Tartuffe, l’a fait savoir haut et fort
et a été évacué sans tendresse par les gardiens du saint patron… dans un grand silence médiatique.


La Laïcité et lui…

On pourrait finalement en sourire tant les atteintes à la loi de laïcité, par le chanoine Macron, se sont multipliées comme les petits pains depuis son apparition sur la scène publique

Pétain et lui…

Mais, cette fois-ci, l’affront à la République Laïque est monté d’un cran. Depuis le vote de la loi de 1905, aucun Président n’était venu à Lourdes officiellement sauf… Philippe Pétain, alors le « sauveur de la France ».

C’est la deuxième fois que Macron « s’associe » avec Pétain, après le discours du 11 novembre dernier où il réhabilitait ce général de la première guerre mondiale.



Le parallèle Macron-Pétain

Pétain était Chef de l’État Français. C’est sans doute ce terme de « chef » qui plaît bien à Macron.
De fait, ce personnage public, élu (encore) au suffrage universel, prend progressivement lui aussi un rôle de chef.
Chef de guerre, c’est ainsi la posture qu’il prend dans sa politique africaine au Mali avec le succès que l’on sait.
Chef de l’État façon « Maréchal nous voilà », incontesté et gouvernant seul sans partage depuis 4 ans, il tisse sa toile antidémocratique, à coup de lois et décrets concernant autant les libertés citoyennes sanitaires, philosophiques, syndicales, religieuses…
Chef de parti, il place des pions bien serviles aux postes clés. Il pulvérise les par/s politiques d’opposition ou les fait infiltrer comme les métastases d’un cancer…



Disciples…

Malheureusement, des apprentis sorciers comme lui, fils de Pétain, faux dévots et tartuffes, ne manquent pas.

         A Beaucaire, nous avons notre spécialiste en la matière avec ses crèches coûteuses en mairie et ses procession bras dessus-bras dessous avec le curé.

          Mais notre présidente de région, Carole Delga, n’est pas très à cheval non plus sur la question laïque : en avril 2016, elle associe la Pompe République et la Pompe Catholique pour des reliques à Saint-Gilles avec messe et évêque.   



Tout cela est très grave et n’augure rien de bon pour l’avenir de notre pays. Ce qui est inquiétant n’est pas que ces personnages existent, ils ont existé de tous temps, c’est l’état d’électro-encéphalogramme plat de la société civile.
Si les citoyens ne se réveillent pas, les Droits de l’Homme disparaîtront d’un coup de balayette et hop ! à la poubelle ; même pas jaune, la poubelle, mais grise. Faut pas rêver, ça ne se recycle pas comme ça, les Droits de l’Homme acquis de haute lutte depuis plus de deux siècles.








De sac et de corde *

Il est question de « justice » façon western, avec l’avis de recherche affiché sur les murs : il ne manque plus que la somme en euros et l’image du bandit, et ça se passe de nos jours à Beaucaire, comme nous l’avons appris par l’article de Francis Foussard, sur le site « Beaucaire En Commun » : « CCBTA, Voleur un jour, voleur toujours » !

Qu’a donc fait ce « dangereux criminel » ? Il a voulu vendre des sacs poubelles de la Communauté sur un vide-grenier. Ce qui est répréhensible bien sûr, mais la chose a été jugée : il a été condamné pour ce délit en 2014 et a payé sa dette à la société.

Pourtant, tel un chasseur de primes, ou Javert poursuivant Jean Valjean, M. Martinez, président de la CCBTA, également maire de Bellegarde, poursuit cet agent de sa vindicte à l’aide d’un placard dans la presse (Midi Libre du 22 juin) et d’affiches au format géant sur la façade du siège de la CCBTA, comme, en Chine, les Dazibao dénonciateurs à l’époque de la révolution culturelle de Mao.

Non content d’user et abuser de la justice, puisqu’il a fait de nombreux appels, jusqu’au Conseil d’Etat, aux frais des contribuables, M. Martinez, insatisfait de la dernière décision prise, qui lui donne tort, se permet maintenant de critiquer publiquement les Juges et la chose jugée !

Nous avions déjà un grand cow-boy « démocrate » en la personne du maire de Beaucaire, M. Sanchez, nous en avons maintenant un deuxième et le fait que leurs noms riment n’est pas finalement leur seul point commun…

La Terre d’Argence devient terre d’Urgence pour le retour de la Raison et de la Démocratie.

* L’expression signifie qu’une personne mérite les pires sanctions. Autrefois, les hommes « de sac et de corde » désignaient les soldats qui pillaient les villes et qui auraient alors mérité d’être pendus. Cependant, on attribue également l’origine de cette expression au règne du roi Charles VI sous lequel de nombreux rebelles auraient été jetés par-dessus les ponts enfermés dans des sacs de toile fermés par des cordes.

Tenue (honteuse) de soirée

Tenue (honteuse) de soirée

 Dans les municipalités respectables, il est une tradition républicaine, les soirs d’élection, qui consiste pour le maire à annoncer les résultats des différents bureaux de vote. A Beaucaire, cela se faisait dans la salle du conseil, de façon plutôt solennelle, et il y avait habituellement foule.

Ce dimanche 20 juin, les candidats de Gauche, et quelques camarades venus les soutenir, étaient donc venus attendre les résultats du 1er tour des élections Départementales.

 Mais la soirée n’avait pas la solennité habituelle en mairie de Beaucaire.

D’abord, la salle du conseil n’avait rien de festif ni de joyeux : peu de monde, aussi bien du côté des sicaires du RN que du côté des représentants des autres candidats. Dès vingt heures, on se serait plutôt cru vers 4 ou 5 heures du matin, à la fin d’un banquet.

En outre, il était tout chose, Julien Sanchez, presque grognon même. L’ambiance n’y était pas. En fait, les nouvelles n’étaient pas celles qu’attendaient les R Nistes. Ils espéraient Austerlitz, ils ont été déçus. Grouchy n’arrivait pas à Waterloo et, à chaque arrivée d’un nouveau décompte, c’était Blücher qui annonçait un score moins bon que prévu. Pourtant, sur Beaucaire et ses environs, le RN restait majoritaire en suffrages exprimés mais, par rapport aux inscrits, ce n’était pas brillant, moins de 20% alors qu’ils espéraient un plébiscite !

 Soudain, alors qu’il manquait encore la moitié des résultats du canton, sans aucune explication, notre maire est sorti,  suivi de sa cour. Nous avons supposé qu’une tâche urgente appelait M. le Maire et qu’il serait de retour pour l’annonce des résultats officiels. Que nenni ! Il n’est jamais revenu : le capitaine avait abandonné son navire, laissant la place à son adjointe qui, malheureusement, n’a pas tardé à le suivre… On pouvait penser à la symphonie des adieux de Joseph Haydn.

Seules deux employées communales, dont la secrétaire générale, courageuses et méritoires, sont restées jusqu’au bout, vers onze heures passées. Lorsqu’elles nous ont communiqué les résultats complets, nous n’étions plus que 6 personnes dans la salle !

Il était pourtant essentiel de savoir quels candidats restaient en lice pour le second tour car ils devaient impérativement donner les ordres nécessaires pour l’impression du matériel de vote avant 23h !

 Nous avons été surpris et choqués de l’impolitesse de l’élu, de son mépris pour les citoyens présents. Il n’y a plus de tradition à Beaucaire !

 Cerise sur le gâteau, tout était tellement bien organisé que, lorsque nous sommes sortis de la salle du conseil, nous n’avons pu que constater que toutes les lumières de la mairie avaient été éteintes… Il a fallu la petite lueur d’un smartphone pour éviter une chute dans l’escalier et nous avons dû trouver la sortie à tâtons !!!

Du jamais vu dans le paysage électoral beaucairois !

                                                            Francis Labbe

Trios d’enfer.

Trios d’enfer.

Dans les représentations de personnages célèbres, il est fréquent de les montrer par groupes de 3 individus. Des « Trinités » parfois mystiques ont souvent peuplé notre vie quotidienne. Le personnage central est là pour mettre en valeur les deux autres car son charisme est reconnu : un Dieu, une Vierge, un grand personnage politique…

Plus récemment, de nombreuses affiches électorales ont largement exploité la ficelle trilogique pour mettre en valeur un binôme faiblard comme dans ces cafétérias ou fast-food pitoyables ajoutant des tonnes de chantilly insipide sur un dessert minable.

En particulier, nombre d’affiches et profession de foi présentaient, aux côtés des candidats, la photo de personnes non candidates ( !), un procédé apparemment légal mais assez malhonnête car susceptible de tromper les électeurs.  

Le RN a procédé de la sorte avec la Marine chaperonnant un couple parfois peu identifiable (cf Le Canard enchaîné du16/06 ). C’est comme si les électeurs ne votaient que pour la divinité centrale, les deux autres loustics étant interchangeables, humains, chèvres, sapins de Noël…

Le canton de Beaucaire n’a pas échappé à cette mode.

Deux exemples : M. Sanchez, trônant entre Mme Mondet et M. Fuster, pour tenter de redonner un peu de peps à un candidat peu brillant. M. Sanchez a d’ailleurs rédigé, à la place de ce dernier, une lettre parue dans la presse en son nom. M. Fuster est-il si incapable de se défendre et/ou de se promouvoir lui-même ?

Et que dire de ce maire de Bellegarde, véritable girouette politique professionnelle, qui aurait étincelé sous la IVème république : comme son homologue de Beaucaire, il paraît, tel un dieu en majesté, un peu surdimensionné, à la place des photos des remplaçants officiels. C’est au point que certains Bellegardais nous ont déclaré : « Moi, je vote pour M. Martinez » et se retrouvaient tout surpris d’apprendre qu’il n’était pas candidat ! Sans compter que ce trio était en réalité un quatuor puisqu’un génie de la propagande s’était avisé que ça ferait encore mieux si on ajoutait sur l’affiche le maire de Jonquières, pas candidat lui non plus !

A quand un contrôle préfectoral de ces pratiques pernicieuses visant à abuser les électeurs un peu ignorants ou myopes ?

Francis Labbe

« Le monde comme il va… », billet d’humeur d’un Beaucairois

Bientôt plus personne aux manifs ?

Nous assistons, depuis plus de 25 ans, à l’agonie de nos démocraties dans un silence de plus en plus assourdissant… s’il n’y avait le bruit des grenades de la gendarmerie, les sirènes de la police ou le vrombissement des drones.

Dans le passé, les manifestations de citoyens soucieux du maintien de notre devise républicaine ont été une réponse efficace, surtout dans la période dite des «trente glorieuses » (1945-1975).

Puis, à partir des années 80, période qui prendra pour certains le nom de «trente piteuses », des lois dites de sécurité se mettent en place. Le rythme d’édiction des nouvelles lois et décrets s’est même accéléré sous les présidences Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron. Et pourtant, curieusement, les manifestants sont de moins en moins nombreux, de plus en plus âgés. « Curieusement », les forces de police sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus impressionnantes dans leurs tenues de robots futuristes. Un exemple ? Dans une petite ville de 16 000 habitants, pour exprimer l’inquiétude devant l’arrivée de lois liberticides ouvrant grandes ouvertes les portes de ce qui reste de République aux appétits du premier dictateur venu, il n’y avait qu’une cinquantaine de personnes, mais très bien surveillées par une dizaine de policiers !

Encore quelques années et, pour défendre les derniers carrés de libertés, il n’y aura plus que quelques octogénaires en déambulateurs. Comment qualifiera-t-on alors les trente premières années du XXIème siècle ? Les « trente merdeuses ».

Comment expliquer ce fait ?

* Ce n’est pas la lassitude car ceux qui ne sont pas venus cette fois-ci ne sont pas non plus venus aux autres manifestations de Nîmes, Arles ou Avignon.

* La peur du Covid ? Pourtant les magasins sont bien fréquentés.

* Alors ? Désenchantement ? On ne croit plus en rien ? Plus à l’efficacité des manifestations de rue ?

* Repli sur soi ? Le « tout à l’ego » qui amènerait à une défiance générale envers tout ce qui est organisé (syndicats, partis politiques) ??

* S’agit-il de la croyance en d’autres méthodes : la toute puissance de son index sur un écran tactile ? ou bien la fuite vers le monde illusoire des « réalités » virtuelles ?

Le danger n’est pas virtuel.

Quelle que soit la raison de ce désengagement des citoyens, il est urgent d’y remédier car l’épée de Damoclès macronienne est au-dessus de nos têtes.

On peut craindre, le 2 décembre prochain, la reproduction, 170 ans plus tard, du coup de force du « prince président » Louis Napoléon Bonaparte (2 décembre 1851) qui, rappelons-le, avait été lui aussi élu pour sauver la République ! Pour notre président actuel, qui admire tant Napoléon 1er , au point de vouloir commémorer le bicentenaire de sa mort, cet « anniversaire » pourrait bien être le bienvenu. Si ce n’est pas Macroléon, ce sera un général ou une autre canaille car l’arsenal de toutes les lois liberticides, en place désormais, ne permet plus de faire obstacle légalement aux apprentis-tyrans.

Tous des veaux ? des moutons ?

Dans ce cas, les seules réactions seront, hélas, n’en doutons pas, des manifestations violentes… à l’entrée des supermarchés pour dévaster les rayons de pâtes ou de P.Q. ! Et un engorgement des réseaux sociaux pour dénoncer le coup d’état mais surtout pour commander sur Amazon.

Alors, on en revient au conte de Voltaire mais en remplaçant Persépolis par la République : faut-il la détruire ? Faut-il dissoudre le peuple ?

En tous cas, on ne pourra pas dire : on ne savait pas.

Rappelons que la liberté ne s’use que si l ‘on ne s’en sert pas.

Ce que raconte « Le Monde comme il va » :

Un homme, choisi pour sa sagesse et son impartialité, est chargé d’enquêter pour savoir s’il faut ou non détruire Persépolis, la capitale des Perses.

Son rapport consiste en une petite statue, composée de tous les métaux existants, de pierres précieuses tout comme des matériaux moins nobles. Puis il pose la question : « Casserez-vous, dit-il, cette jolie statue parce que tout n’y est pas or et diamants ? ».

La réponse est que Persépolis ne sera pas châtiée car « si tout n’est pas bien, tout est passable ».

Réagir Pour Beaucaire invite les citoyennes et citoyens encore libres à se réunir le Samedi 24 avril à 15h00 place de la Mairie de Beaucaire afin de célébrer les Obsèques de nos Libertés

Toutes et tous contre la Loi de Sécurité Globale

Venez habillé.e.s en noir ou en tenue sombre

Avec un parapluie qui nous protégera des drones

Une casserole ou boite de conserve pour faire du bruit

Une revendication ou une doléance qui sera déposée dans le cercueil

Crèche 2019

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat doit être très confortable pour M. Sanchez car il s’assoit dessus et même, disons-le franchement, se vautre dedans avec une délectation qui confine à l’épectase : en effet, en ce mois de décembre 2019, il récidive dans la provocation antilaïque.
Car c’est un grand bâtisseur mais bâtisseur de projets illusoires, M. le Maire : en près de six années de mandat, il n’aura pas réussi à construire la nouvelle école dont la ville a tant besoin mais il a « construit » 6 crèches catholiques dans la ville. Quel bilan !
Malheureusement, ces «constructions » dans la cour de la mairie ont été condamnées par le Tribunal Administratif, le 16 mars 2018.
Le Tribunal a confirmé que la décision d’installer une crèche de la nativité dans le hall de l’hôtel de ville de Beaucaire est illégale car il s’agit bel et bien d’une violation de la loi de 1905 qui assure la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes, et s’opposent donc, de fait, à l’installation par celles-ci, dans un bâtiment de la République, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse.
Mais cette condamnation ne gêne pas M. Sanchez, il récidive : bel exemple pour la jeunesse !
De plus, il cherche à duper les citoyens en baptisant du nom d’exposition cette crèche. Pitoyable et ridicule tromperie qui n’a pas abusé le tribunal. Si un panneau fait d’une crèche catholique une exposition, comment qualifier le bâtiment environnant ? Une épicerie ? Une pétaudière ?
De plus, cette fantaisie de M. Sanchez finit par coûter cher aux contribuables beaucairois car ce sont eux qui paient les frais de justice, le maire ne jouant jamais avec sa bourse personnelle. En effet, il a eu besoin d’avocats, toujours coûteux, pour défendre cette aventure au but plus que douteux.
Surtout, il s’agit d’un manque de respect évident non seulement pour la Loi mais aussi pour la liberté de conscience de ses administrés qui ne sont
pas forcément croyants.

Rappelons que, chaque année, les contribuables financent pour plusieurs centaines de millions d’euros l’entretien de 45000 églises et autant de chapelles et que les crèches peuvent y trouver leur place.
La Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 est une des plus belles créations de la République : elle garantit la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle ne doit pas être transformée en instrument de combat contre une religion en particulier ni ouvrir la place à un système concordataire, comme l’envisage le gouvernement actuel.
En violant la loi de 1905 de façon répétée, le maire de Beaucaire ouvre la boîte de Pandore et prend le risque de briser la paix sociale. Sa responsabilité sera totale en cas de troubles dans la ville.
Nous attendons toujours une injonction préfectorale envers la mairie de Beaucaire afin qu’elle respecte la légalité mais les préfectures semblent épargner les municipalités R. N. En effet, il faut ménager ce parti politique qui pourra rendre un grand service, en servant de repoussoir, lors des prochaines élections présidentielles.

M.F.F.L