Cette date marque la fin d’un long drame colonial, commencé 190 ans plus tôt par la conquête de l’Algérie en causant la mort de plusieurs centaines de milliers d’Algériens. Cette sinistre aventure va aboutir à une guerre où se mêleront le sang et les larmes des futurs citoyens d’Algérie et ceux des Français tant Pieds-noirs que Métropolitains.

Même si tout n’a pas été résolu le 19 mars 62 entre les deux pays, il s’agit d’une date symbolique marquant la fin des combats armés et c’est pour cela qu’elle a été choisie officiellement par la République française pour être la « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. »

Réagir Pour Beaucaire, et de nombreuses autres associations, ne veulent pas voir disparaître le souvenir de ce terrible conflit et de ces victimes, qu’elles soient d’un bord de la Méditerranée ou de l’autre.

C’est pour ces raisons qu’elles condamnent la scandaleuse décision de la municipalité de Beaucaire de supprimer le nom d’une rue de la ville rappelant cette date du 19 mars 1962.

Chaque année, pour ne pas laisser le maire Julien Sanchez falsifier l’histoire, ces associations se réunissent dans l’ancienne rue du 19 mars, pour, symboliquement, redonner à cette rue son nom initial.

En cette année 2022, exactement 60 ans après la fin de la guerre en Algérie, et particulièrement au moment où des discours révisionnistes circulent de façon insistante, il est encore plus important de marquer notre attachement aux valeurs de l’Histoire.