Etre Français

Notre midi jadis rouge vire au brun

Parmi les candidats ou électeurs frontistes se trouvent nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés pensant qu’en se positionnant ainsi ils démontrent qu’ils sont désormais de bons Français ; ils se trompent.

Etre français, est-ce avoir une belle maison, une belle voiture, afficher sa réussite matérielle tout en rejetant le nouvel arrivant ?

Ce comportement ne vise-t-il pas plutôt à exorciser un passé difficile et à se défaire d’un imaginaire mais douloureux péché originel : celui d’avoir soi-même des origines étrangères ?

Etre français, c’est d’abord adhérer aux valeurs de la République française : liberté – égalité – fraternité ; c’est aussi aider l’étranger à s’intégrer.

Le bâton ce n’est pas la France comme le démontre l’histoire récente. Alors que Mussolini, Franco ou Salazar sévissaient dans leurs pays respectifs, la France n’a pas connu de dictature. Au contraire, elle accueillait les exilés économiques et politiques de ces mêmes pays, parmi lesquels des ascendants de ceux qui voudraient aujourd’hui précipiter la France dans le fascisme.

Alors que certains Français dénonçaient les juifs, d’autres les recueillaient.

Ces Français portaient les valeurs de la France, ces Français sont aujourd’hui honorés par la France, ces Français sont l’honneur de la France.

Ainsi est le chemin pour être Français.

Attention aux tentatives de tromperies !

REAGIR pour Beaucaire et ses travaux séduisent les élus de l’opposition de droite !!

Récemment, un tract bleu intitulé «Pour Beaucaire» et inspiré fortement de nos publications (caricature «singée» du maire…) circule en ville.

La différence : dans RPB, il y a REAGIR, dans Pour Beaucaire, il manque le verbe, donc l’action.

En cette période de fin d’année, soyez vigilant, ne vous faites pas avoir !

Sécurité et prévention de la délinquance : parlons-en !

Le thème de la sécurité, ou de l’insécurité, est devenu omniprésent dans le jeu politique local. Ainsi ce ne sont pas moins de 10 articles parus dans Midi Libre qui traitent de ce sujet depuis la rentrée de septembre. Pourtant, force est de constater que le format du Midi Libre n’est certainement pas le meilleur pour traiter de ce sujet dont la complexité nécessite de faire preuve de sérénité et de recul si l’on se donne pour ambition de faire progresser le débat. C’est pourquoi nous nous attachons dans ce journal à publier régulièrement des articles de fond sur le sujet.

Une population très précaire

Aujourd’hui, revenons sur les spécificités sociologiques de la commune et de ses quartiers. Avec plus de 4000 habitants, soit près du tiers de la population beaucairoise, le centre ancien cristallise toutes les fractures et constitue souvent la toile de fond des échanges houleux du conseil municipal.

Le départ massif des classes moyennes consécutif à l’ouverture à l’urbanisation en périphérie voulue par la municipalité André-Cellier a voué l’habitat du centre-ancien aux ménages les plus pauvres. Ainsi le revenu médian annuel est-il de 9 000 € en centre-ville, contre 13 500 € à Beaucaire, 16 500 € en région Languedoc-Roussillon et 18 300 € au niveau de la France métropolitaine. La population du centre-ancien est la plus pauvre de la ville dont la population est la plus pauvre du département dont la population est parmi les plus pauvres de la région Languedoc-Roussillon dont la population est parmi les plus pauvres des régions françaises.

Une commune riche mais inégalitaire

Ne pas confondre pauvreté de la population et pauvreté de la ville. Ainsi le volume budgétaire de la mairie est-il cette année de 2 045 € par habitant, ce qui est nettement supérieur à la moyenne nationale de 1 770 € pour les communes de même strate démographique.

En revanche, les écarts de richesses sont considérables. Ce constat s’illustre par les valeurs du ratio interdécile de l’INSEE qui mesure le rapport entre le revenu des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres. Plus ce chiffre est élevé, plus les écarts sont importants. Or il est de 26 pour le centre- ancien, de 10 pour la commune, de 7 pour la région et de 6 pour la France métropolitaine.

« Les immigrés ont pris la place des Beaucairois »

Le taux de chômage de la ville est de 20 % contre 15 % au niveau régional. Or 44 % des chômeurs habitent en centre-ville. Par ailleurs la population beaucairoise est largement sous-qualifiée puisque 30 % de sa population est sans diplôme contre 18 % au niveau national. Si l’on ajoute à cela un taux d’étranger de 27 % en centre-ville contre 14 % à l’échelle de la commune, et un racisme latent qui s’entend dans de nombreux propos – «Les immigrés ont pris la place des Beaucairois» qui laisserait supposer que cette population ne serait pas beaucairoise et n’aurait pas légitimité à y vivre-, tous les ingrédients du «ghetto» semblent ici rassemblés.

Le trafic de drogue enkysté

Certes, globalement la tendance des chiffres de la délinquance est à la baisse. Toutefois, si l’on entre dans le détail, certains aspects demeurent très préoccupants. C’est notamment le cas des infractions à la législation sur les stupéfiants qui sont passées de 6 en 2000 à 79 en 2010. L’économie souterraine du trafic de drogue semble donc s’être installée durablement à Beaucaire. Ce domaine est du ressort de la Police nationale, mais les moyens déployés en termes d’investigation sont probablement insuffisants au motif que l’agglomération de Beaucaire – Tarascon continue d’être un enjeu secondaire en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants face à des villes comme Nîmes et surtout Marseille.

Sentiment d’insécurité

Les chiffres ne sont qu’une représentation simpliste d’une réalité autrement plus complexe. Il convient d’évoquer le concept de «sentiment d’insécurité». C’est probablement une des erreurs de la municipalité actuelle que de ne chercher ni à le définir, ni à le quantifier. Ce constat est d’autant plus surprenant que la mesure du sentiment d’insécurité était prévue dans le dispositif d’évaluation du volet prévention de la délinquance du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) 2007-2009. Ce sentiment est-il généralisé ou non au sein de la population ? Résulte- t-il d’agressions physiques ou verbales constatées ou est-il seulement la conséquence d’une ambiance générale du quartier entretenue par l’état de dégradation de la voirie et des façades et les dépôts sauvages de déchets de toutes sortes pour ne citer que ces exemples ? La connaissance de ces données permettrait certainement de mieux identifier les actions à entreprendre dont les aspects répressifs ne sont qu’une composante parmi d’autres.

Nettoyage au Kärcher ?

Ce dernier point est fondamental, car la dimension répressive fait souvent l’objet de fantasmes savamment entretenus par le FN et la droite populiste qui laissent entendre que la délinquance relèverait d’un problème de «propreté urbaine» : la solution résiderait dans un dispositif de nettoyage musclé dont la métaphore du «Kärcher» est dorénavant connue de tous. Or il est illusoire de penser que ce type de méthode pourrait avoirune quelconque efficacité contre des troubles mineurs qui constituent l’essentiel des incivilités souvent considérées comme à l’origine du sentiment d’insécurité.

La présence quotidienne sur le terrain d’une police de proximité nous semble ainsi plus efficace que des descentes ponctuelles d’équipes d’intervention accompagnées de cars de CRS.

Ou police de proximité ?

La manière «traditionnelle» d’exercer de la police municipale renvoie à la notion de «police de proximité» qui consiste à allier la prévention, la coopération avec les habitants, et, avec les autres institutions, la connaissance du territoire et la qualité du service rendu à la population de manière à faire reculer le sentiment d’insécurité. Or c’est sur ce point que l’actuelle municipalité nous semble particulièrement déficiente.

En effet, la Police municipale peut afficher des chiffres de mises en fourrière record ou la participation de ses effectifs à la sécurisation des manifestations (abrivado, bodega etc.) : ce n’est pas cela qui contribue à faire reculer le sentiment d’insécurité. Il est important que les personnels acquièrent cette capacité de coopération avec la population qui passe immanquablement par l’abandon le plus souvent possible de la patrouille motorisée au profit de la patrouille pédestre et par une prise de contact avec les habitants qui ne se fasse pas uniquement après une demande d’intervention ou à l’occasion d’une verbalisation. Des formations spécifiques sur la police de proximité existent et il serait selon nous utile que tous les agents de la Police municipale de Beaucaire puissent en profiter.

Le centre de supervision de Beaucaire : autant qu’à Dijon !

L’incapacité de la municipalité à orienter le service de police dont elle a la charge vers des missions de proximité explique certainement l’insatisfaction souvent véhiculée par les Beaucairois sur le sujet et ce malgré une augmentation du budget (+56 % en 5 ans) et le renforcement massif des effectifs.

La mairie a préféré miser sur l’investissement en matière de vidéosurveillance (363 000 € en 5 ans) et ce malgré un rapport coût-efficacité plus que discutable. Rappelons que le centre de supervision emploie 12 personnes (autant qu’à Dijon pour 150 000 habitants), et autant que le nombre de policiers municipaux.

Certaines collectivités n’exploitent pas en temps réel les images qui sont donc simplement enregistrées et conservées durant la période légale. Aucun personnel spécifique n’étant alors affecté à ce dispositif, les 12 postes économisés pourraient ainsi être réaffectés à la Police municipale ou à la politique de la ville.

La mission de proximité est une tâche plus complexe mais plus valorisante

En conclusion, une redéfinition des objectifs et un redéploiement des effectifs des services de la Police municipale et de la vidéosurveillance nous semblent donc indispensables dans la perspective d’une présence accrue sur le terrain. Nous sommes conscients que la mission de proximité est une tâche plus complexe à assumer pour les agents que les seules missions de verbalisation et de sécurisation. Nous pensons cependant qu’elle devrait avoir un impact positif tant sur l’intérêt et la motivation des agents que sur la reconnaissance de la part de la population.

Sources ayant permis la rédaction de cet article : site de l’INSEE, Gazette des communes du 5 novembre 2012, Contrat urbain de cohésion social 2007-2009, Etude Civito 2009, site internet de la Ville de Beaucaire, Bulletin municipal – Ville de Beaucaire Nov./Déc. 2012

Des cailloux et des hommes…

Lorsque l’on évoque GSM à Beaucaire, il ne s’agit pas de téléphonie mobile, mais d’exploitation de sables, cailloux et granulats.

Fin des années 1980, un échange de terrains entre la commune et la cimenterie, sur le plateau, entraîne l’implantation de la société GSM pour exploiter la couche de graves qui recouvre le calcaire, matière première, elle, exploitée par la cimenterie Calcia.

Pendant plus de 20 ans, des millions de tonnes de matériaux sont prélevées, traitées et commercialisées. La commune n’en tire aucun profit, Jean-Marie André ayant estimé lors de l’échange des terrains que ces millions de tonnes de graves «ne valaient rien !». Pas pour tout le monde !

Aujourd’hui GSM, ayant épuisé le juteux filon, en veut un peu plus, au sud, sur des terres classées en AOC Costières de Nîmes. Et voilà que notre maire, qui jadis s’est essayé à l’agriculture tout en faisant carrière dans le syndicalisme agricole, n’y trouve rien à redire.

Mieux encore, sans avoir consulté ses anciens collègues, voilà qu’il déroule le tapis rouge aux carriers, sans état d’âme, en lançant une nouvelle révision simplifié du PLU afin de permettre l’exploitation du granulat, oubliant par là-même sa promesse de campagne visant à protéger les terres agricoles.

Nul doute qu’une fois encore les agriculteurs, ainsi que l’association RPB et les 3 élu(e)s de l’opposition, sauront se mobiliser lors de l’enquête publique pour faire capoter ce projet.

Beaucaire vue du ciel

A l’instar de l’archéologue creusant le sol pour découvrir par strates successives les témoignages de l’activité humaine tout en remontant le temps, nous pouvons découvrir sur une vue aérienne de Beaucaire (Google maps) les éléments qui ont guidé, en matière d’urbanisme, les choix de nos édiles au cours des siècles passés.

Nos lointains prédécesseurs sur ce territoire avaient choisi les hauteurs ensoleillées des collines bordant le Rhône pour des raisons stratégiques. Puis l’enceinte protectrice des remparts permit l’occupation des quartiers bas compris entre les boulevards des maréchaux, la banquette et le canal. Les remparts détruits pour cause d’obsolescence, quelques timides tentatives d’extension au-delà des anciens fossés ceinturant la ville ne permettaient pas d’imaginer ce que la deuxième moitié du XXe siècle allait générer.

Des années 50 aux années 80, les élus en place ont privilégié le panachage : petit habitat collectif (les marronniers, les colombes…), habitat pavillonnaire (les patios, les mouettes…), équipements publics (école de Puech Cabrier, de la Moulinelle, gymnases, piscine…), espace de détente (petit bois).

Puis vînt le temps de la conquête de l’ouest : la surface urbanisée fut multipliée par 2,5 jusqu’à atteindre la rocade, alors que la population augmentait peu, passant de 12840 habitants en 1982 à 13748 en 1999.

1093 logements furent construits pour une augmentation de 908 habitants seulement (source Insee), soit moins d’un habitant supplémentaire par logement neuf. Les résidents de la vieille ville «faisaient construire».

Les années fric, l’idéologie ultra libérale -dont la crise actuelle est le fruit mûr – avaient toute leur place sous la férule des André père et fils, Cellier, Bourbousson, Arèse, Cambi…, qui avaient volontairement abandonné le centre-ville pour justifier artificiellement de nouveaux besoins en logements et servir ainsi la soupe à leurs amis promoteurs.

En 2003, la colline des Caunelles était sacrifiée sur l’autel du profit : 313 lots entassés dans un minimum d’espace par un promoteur et des élus peu regardants sur le respect des règlements, des équipements, de l’environnement, des végétaux en place, des futurs habitants…, pourvu que le fric rentre.

Il est temps de revenir à la raison, de stopper cette urbanisation galopante et de s’occuper efficacement de l’existant notamment en centre-ville qui en a bien besoin.

Au Planet, les toilettes se font désirer

De l’ultra libéralisme aux jardins familiaux

Vive la crise !!!

C’est en ces termes qu’Yves Montand, enterrant ses idéaux de jeunesse, plongeait dans le discours à la mode : finis la bureaucratie, le socialisme, vive la loi du marché, l’ultra-libéralisme, Bernard Tapie, Jean Marie Messier, Reagan et Thatcher… C’était dans les années 1980-90.

25 ans plus tard, la précarité guette chacun d’entre nous, chaque emploi est menacé, fragilisé par la concurrence étrangère, par les importations, par la loi du marché, par les millions de chômeurs…

Que peut faire une commune comme la nôtre face à cette déferlante qui n’épargne pas de nombreuses familles beaucairoises ? Gesticuler en espérant un sauveur suprême ou bien agir avec les moyens du bord ? Certains s’en remettent à Sainte Marine pour régler tous les maux de la Terre.

Une démarche plus rationnelle, plus «terre-à-terre», consiste à regarder ce qui se fait autour de nous, dans de nombreuses villes confrontées elles aussi aux effets néfastes de la mondialisation : trouver des solutions locales face au désordre global.

Recréer à Beaucaire un important parc de jardins familiaux, cette idée s’impose à nos yeux. Les multiples facettes de ce projet (économique, sociétale, sociale, écologique…) ont déjà été développées dans un précédent numéro des Trois singes. Nous espérions que l’actuelle majorité s’en inspire, bernique !, comme dans bien d’autres domaines, un embryon de début de projet de jardins familiaux a vu le jour, il y manque le dynamisme, l’ambition, la perspicacité, la volonté nécessaires pour qu’un tel projet voie le jour.

Un jardin : un lien inter générations

Un jardin : un lien inter générations

L’antenne beaucairoise des restos du coeur accueille des personnes qui n’auraient jamais imaginé se retrouver en situation de grande précarité : retraités, artisans, commerçants, jeunes. Les jardins familiaux sont de nature à enrichir le dispositif communal d’aide aux plus démunis et peuvent permettre à d’autres d’éviter de côtoyer la précarité. Aramon vient d’inaugurer 50 jardins, Vallabrègues en a créés, à Beaucaire c’est la morne plaine.

Gouverner c’est prévoir,

paraît- il ! Vu l’évolution de la précarité et sachant, qu’une fois la décision prise, il faut des mois, voire des années, pour qu’un tel projet aboutisse, nous demandons aux élus de la majorité de rechercher dès à présent des terrains susceptibles d’accueillir des jardins. Ceux-ci doivent être proches du centre-ville pour favoriser les déplacements à vélo ou à pied, avec des terres aptes à recevoir du maraîchage, un accès à l’eau, et être suffisamment grands pour accueillir au moins une centaine de jardins de 150 à 200 m² chacun.

A la question d’un journaliste :

Quelle est l’alternative à la crise pour les familles ?

un grand économiste de renommée mondiale répondait il y a peu :

Le jardin.

L’autorité de Bourbousson

Cruelles, pour le maire, certaines conclusions de l’enquête publique sur le plan de prévention des risques d’inondations qui rappellent que «depuis 30 ans, l’urbanisme a été décentralisé aux collectivités et qu’il revient à la municipalité de contrôler le développement des constructions non autorisées», c’est-à-dire des constructions sans permis.

Pourquoi donc faire appel aux services de la Préfecture qui se chargeraient de faire respecter la loi alors que le premier magistrat dispose d’un arsenal législatif lui permettant d’intervenir sur ce dossier sensible ? Certainement parce que l’autorité et le courage de M. Bourbousson ne sont plus à démontrer…

Bourbousson et le syndrome de la mouche du coche

Jean de la Fontaine avait-il croisé la route de Jacques de Bourbougon avant d’écrire sa fable «La mouche du coche» ?

La question mérite d’être posée lorsque, quelques siècles plus tard, on observe l’actuel maire de Beaucaire. Laisser faire le travail aux autres, puis apparaître au dernier moment et s’approprier les lauriers de la victoire, telle est sa stratégie. Voici quelques exemples.

Agriculture

Les viticulteurs beaucairois travaillaient leurs vignes puis apportaient le fruit de leur dur labeur à la cave coopérative, lui déclare aujourd’hui :

J’ai fait vivre 200 familles !

A moins que ce ne soit l’inverse !

Décharge de Cante Perdrix

Les opposants se démenaient sur le terrain, engageaient des procédures au tribunal, obtenaient l’avis défavorable au projet lors de l’enquête publique, lui soutenait le projet en tant qu’adjoint de Jean-Marie André tout en prétendant s’y opposer quand il croisait un agriculteur.

Aujourd’hui il déclare sans vergogne qu’il a fait capoter ce projet grâce à ses mystérieuses relations en haut-lieu.

Poweo

Cette usine devait être implantée en zone industrielle. Face à la perspective de voir une ligne à très haute tension traverser la plaine, il proposa de la déplacer sur la Costière près du transformateur de Jonquières. Ensuite, face au tollé général il la vit à Aramon, puis retour en zone industrielle.

Les opposants mobilisaient, faisaient signer 50 000 personnes sur leur pétition, remplissaient 5 registres lors de l’enquête publique, manifestaient leur désaccord dans des dizaines de réunions, saisissaient les tribunaux…, lui préparait les élections municipales et, dans la dernière semaine de la campagne électorale, sentant le vent tourner, il se métamorphosa en opposant farouche.

Une fois élu, sous l’insistante pression du monde agricole, il dû retirer le projet.

Veolia

Dans le but d’obtenir une baisse importante du prix de l’eau, les élus de gauche au conseil municipal épluchent depuis quatre ans le contrat liant la commune à Veolia ainsi que les rapports annuels d’activité de cette entreprise.

Dans cette démarche, ils se heurtent à deux écueils : l’absence de certains documents et l’inertie des élus de la majorité quand il s’agit de demander des explications ou des documents à Veolia. Les élus de gauche ont quand même obtenu la réalisation d’un audit sur le contrat.

Cependant les élus de la majorité devraient, eux aussi, s’imprégner du dossier au lieu de se reposer sur les conclusions de l’auditeur, la confiance n’excluant pas le contrôle. Il n’en est rien.

Si grâce au travail acharné des élus de gauche la perspective d’obtenir une réduction du prix de l’eau se dessine, les élus de la majorité ne manqueront pas l’occasion de faire encore une fois la mouche du coche.

Bourbousson, mouche du coche ?

Editorial des 3 singes n°8 (2e semestre 2012)

A quelques mois des élections municipales, les esprits s’échauffent à droite. Le thème de la sécurité repris en boucle dans les médias locaux par les chefs de file de la droite depuis quelques mois sert d’écran de fumée à l’absence de réflexion globale sur la gestion de la ville. Elle révèle aussi la grande fébrilité des Bourbousson, Arèse et André face à l’ambition du jeune loup du FN qui laisse planer le doute sur sa candidature à Beaucaire. Loin de ces calculs politiciens, RPB poursuit son travail et approfondit sa connaissance des compétences indispensables à la saine gestion d’une cité. Loin des propos simplistes qui alimentent les fantasmes sécuritaires, nous revenons dans ce numéro sur le dossier de la sécurité que nous ne dissocions pas de celui de la prévention de la délinquance. Lutter contre le désoeuvrement et l’inactivité, souvent subis, et la précarité est une priorité affichée lorsque nous proposons la création d’un parc important de jardins familiaux sur le territoire de la commune.

La bataille des egos à droite ne laisse pas beaucoup d’espace à la réflexion. Les militants d’RPB misent au contraire sur l’intelligence des citoyens qui devront choisir entre la poursuite d’une politique qui a largement montré ses limites depuis 30 ans et un projet structurant et innovant que nous proposerons aux Beaucairois en 2014.

Lettre d’information de décembre 2012

Sans vergogne …

Infatuée, drapée dans son autoproclamée noblesse d’âme, telle se montrait la B.B.B ( Bonne Bourgeoisie Beaucairoise ) lors du conseil municipal du 13 décembre.

Ces grandes âmes charitables trouvaient qu’offrir à des retraités une rémunération de 14€ bruts, pour 4 heures de surveillance des entrées et sorties des écoles, était une aubaine ( 10€ nets, soit 2,50 € de l’heure !) pour des personnes qui ont le plus souvent une pension de 600 à 800 € mensuels.

Ces « Papy-Mamy-school », âgés de 55 à 75 ans, devront être présents, par tous les temps, dès 8h00 du matin, et devront se faire obéir des bambins et, plus dur encore, des automobilistes…

Premier argument de « Saint Jacques B. » : il y aura beaucoup de candidats, c’est la preuve que 10€ sont suffisants. Dans ce cas, pourquoi ne pas baisser le montant, n’oublions pas qu’il y avait, dans l’Antiquité, des esclaves heureux…

Second argument tenu par « Sainte Véronique N. » : une somme plus élevée ferait dépasser le plafond de non-imposition de ces retraités.

Là, une telle sollicitude, un tel amour du prochain nous arrachent des larmes. Notons que c’est ce même souci qui anime la majorité des patrons d’entreprises en offrant des salaires dérisoires. On vous le dit : tous ces gens ne veulent que notre bonheur !

Mais, au fait, les indemnités versées à nos « chers » élus, Maire, Adjoints, Présidents de ceci ou de cela, en plus de leur salaire ou de leur pension, ça va chercher dans les combien ? Ils n’ont donc pas peur de changer de tranche d’imposition ?

Sans vergogne !

Ce sont les élus de gauche, par la voix de M. Dubois, qui ont tenté de montrer l’inanité de cette rémunération. Ce qui a déclenché un tollé, non contre les ridicules 10€ mais contre M.Dubois ! « Malheur à celui qui dit la vérité, il doit être exécuté », comme le chantait Guy Béart.

Cette B.B.B était si parfaite que les auréoles volaient bas, très bas : normal, Noël approchait.

Intervention Saint-Félix Conseil municipal du 13/12/2012

Je pourrais commencer mon intervention en utilisant les mots qu’affectionne Mme Arèse : « Je vous l’avais dit ».

En effet nous vous l’avions dit le 10 juillet 2009 : « garantir un emprunt peut conduire à être amené à le payer ». Nous trois, élus de gauche, avions voté contre.

Vous, les élus de droite, les Bourbousson, Ledur, Mourlot, Cellier, André père, Arèse et compagnie vous ne nous avez pas écoutés et aujourd’hui les Beaucairois vont devoir payer votre erreur. 25 000 € avec les frais de contentieux. Gaspillage  !

Quand on gère de l’argent, il faut faire preuve de pragmatisme et de sagesse, surtout lorsqu’il s’agit de l’argent des autres. Le 10 juillet 2009 vous n’étiez ni pragmatiques ni sages.

Pas plus que vous ne l’aviez été lorsque, malgré mon intervention, en juillet 2008, vous avez souscrit des emprunts à taux fixe ou variable qui se sont révélés être des emprunts toxiques.

Ces deux exemples relèvent d’une gestion irresponsable et hasardeuse de l’argent public.

Le 10 juillet 2009 M. Durand est sorti de sa réserve pour critiquer la qualité de l’enseignement public en déclarant que :

Si de plus en plus de familles mettent leurs enfants dans le privé, notamment des enseignants, c’est peut-être parce qu’elles ont un peu plus confiance dans l’enseignement qui y est donné.

Une question, M. Durand : est-ce que dans l’enseignement privé on enseigne le fait de ne pas honorer ses dettes ?

Pourquoi l’OGEC ne paie pas ce qu’elle s’est engagée à payer ?

L’OGEC ? C’est un mauvais payeur !

Que vaut la parole de Mme Cellier et M. Christophe André lorsqu’ils prétendent que la nouvelle OGEC disposerait de 12 M d’euros pour faire des travaux à Saint-Félix ?

Comment peut-on prétendre d’un côté disposer de 12 millions d’euros et de l’autre demander au crédit coopératif de réclamer le solde de la dette au contribuable beaucairois ?

Peut-on faire confiance à l’OGEC nouveau qui fonctionne sur le même principe que l’ancien quand il s’agit de recruter ses administrateurs ?

En effet ceux ci sont recrutés non pas en fonction de leurs compétences en matière de gestion mais grâce à leurs affinités avec tel ou tel ,ce qui est un peu léger ,on le voit aujourd’hui.

Lettre d’information de novembre 2012

Cantines scolaires – Pourquoi RPB veut du bio ?

Pour protéger l’eau, l’air, les sols et la biodiversité : la bio est un mode de production agricole autonome et respectueux de l’environnement et du bien-être animal, excluant notamment l’emploi de substances de synthèse (engrais et pesticides), et dont les produits sont certifiés par un organisme tiers de contrôle.

Pour améliorer la qualité de notre alimentation :

  •  l’agriculture biologique propose des produits frais, elle bannit les colorants, conservateurs et autres composants chimiques,
  • elle utilise plus fréquemment des céréales semi complètes ou complètes plus riches en fibres, et ses produits contiennent davantage de matière sèche et de micronutriments.

Pour développer et revaloriser les emplois : l’agriculture bio emploie près de 30% de main-d’oeuvre en plus que l’agriculture conventionnelle.

Parce que ce n’est pas forcément plus cher sous réserve de :

  • commencer par les aliments les moins chers et dont les caractéristiques peuvent se rapprocher de celles des produits classiques,
  • travailler avec des fruits et légumes de saison plus facilement disponibles, à maturité et moins chers,
  • valoriser les protéines d’origine végétale (céréales et légumineuses),
  • faire des repas à 4 composantes, au lieu de 5 habituellement servis,
  • proposer des portions de viande en accord avec les recommandations diététiques,
  • privilégier l’introduction de produits bruts (fruits et légumes).

Réagir Pour Beaucaire - repas bio cantines scolaires

(Source – Guide de la restauration collective du Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural)

Parce que le département du Gard est pionnier dans le développement du bio :

  • 2ème département français en nombre de producteurs bio avec 550 producteurs,
  • 10ème département français en surfaces bio avec plus de 9 000 ha,
  • leader national du développement des produits biologiques en restauration collective,
  • 1er par le nombre de producteurs en Languedoc-Roussillon et leader régional en fruits et légumes et vins bio.

Parce que le marché des produits bio est en pleine expansion : le marché de produits bio a connu en effet une croissance moyenne annuelle de 10 % entre 1999 et 2005. En 2008, les ventes aux consommateurs finaux de produits biologiques ont même progressé de 25 % par rapport à 2007. D’où une conversion croissante d’exploitations en bio.

Pendant ce temps notre ex-syndicaliste agricole, ex-président de la Cave coopérative de Beaucaire, ex-vice-président de la Chambre d’agriculture du Gard et accessoirement maire de Beaucaire et président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence, rêve d’urbaniser en zone agricole au-delà de la rocade et justifie l’extension de la carrière GSM en zone AOC Costières de Nîmes par la valorisation d’une spécialité locale : le granulat. Il ferait mieux, selon nous, d’aider l’installation d’agriculteurs bio sur la commune pour alimenter les cantines scolaires.

Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom… !

Le Conseil municipal de Beaucaire envisage d’offrir une route neuve à l’école privée confessionnelle « d’Alzon » qui entamerait une partie de la Montagnette. La majorité municipale vient de faire le premier pas dans ce sens en votant une révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme.

Pourquoi ? On nous dit : « Parce qu’on ne peut pas laisser à la rue tant de charmants bambins ». Ne pourraient-ils pas aller dans les écoles publiques ? « Non, elles sont surchargées ». Mais si les écoles de Beaucaire sont surchargées et incapables d’accueillir tous les enfants vivant sur la commune, c’est sans doute qu’il serait nécessaire d’en construire une autre ? « Oui, mais la commune de Beaucaire n’en a pas les moyens ». Ah bon ? Elle a les moyens d’offrir des travaux très complexes (et donc coûteux) pour construire l’accès d’une école privée, mais pas pour construire une nouvelle école publique ?

De toute façon, certains parents ne souhaitent pas mettre leurs enfants à l’école publique mais à l’école libre.

Vous avez dit « libre » ? Mais quelle liberté ? Celle qui permet d’accepter à la fois l’argent des parents (car l’école « libre » est payante) et l’argent de la commune et de l’Etat ?

Rappelons que la désignation des « écoles libres » est introduite en 1850 (par la loi du 15 mars 1850 dite « loi Falloux », article 17) et sa définition toujours en vigueur aujourd’hui : « Les écoles fondées et entretenues par les communes, les départements, ou l’Etat, prennent le nom d’écoles publiques. Les écoles fondées et entretenues par des particuliers ou des associations prennent le nom d’écoles libres ».

Sans répondre à ces arguments on nous en assène un autre : « Vous ne voudriez tout de même pas que ce magnifique bâtiment beaucairois disparaisse ?!… ». Bien sûr que non, mais n’y a-t-il aucun autre moyen ? La Mairie doit-elle vraiment employer des fonds publics pour sauver un bâtiment privé alors que, ces dernières années, elle a revendu d’aussi magnifiques édifices parce qu’elle était incapable de les entretenir ??! C’est d’ailleurs sans doute pour cette même raison qu’en 1826 la commune de Beaucaire en fit don à la Congrégation de la Vierge chargée de gérer le Petit Séminaire…

Il serait peut-être temps de rappeler l’adage de notre République laïque :

Fonds publics pour les écoles publiques, fonds privés pour les écoles privées !

Rappelons également que le bâtiment qui abrite cette école ne date pas du moyen-âge*, mais du deuxième quart du XIXème siècle et qu’il est dans un état plus que problématique. A cause de cela, il coûtera très cher en réfections régulières. Et qui paiera ? On peut deviner : M. Lachaud, ou son successeur, viendra pleurer et faire pleurer devant les médias sur les centaines de petites victimes potentielles. Et on trouvera un M. Bourbousson pour sortir le portefeuille des contribuables.

Certes, le cadre est plaisant mais il y aurait possibilité, en modifiant son affectation et avec peu de frais (privés), de le conserver.

Quant à l’établissement privé, il peut toujours se reconstruire ailleurs. Mme Cellier, lors du dernier Conseil municipal, signalait que d’Alzon disposait d’un budget de 12 millions d’euros. Le collège de Manduel a coûté moins que cela !

* Note : le Petit Séminaire s’est installé en 1823 dans le Château des Comtes de Porcellets offert par la Ville à cet effet. Repris par la Ville en 1906, il a été racheté par une société civile. De l’antique château des Porcellets, il ne reste aujourd’hui que très peu de choses.