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L’article paru dans le Midi-Libre ce 23 juillet 2013, « La révision du Plan Local d’Urbanisme fait encore couler de l’encre chez les élus de l’opposition municipale », fait suite au dernier Conseil municipal qui a été ajourné.

En cause, le comportement de notre Maire : arrogance et méconnaissance des dossiers ont provoqué le départ des 9 élus de l’opposition. En conséquence le Maire a dû lever la séance faute de quorum*.

Voilà donc les réactions de Claude Dubois et Stéphane Linossier :

Réaction de Claude Dubois, élu d’opposition au Conseil municipal, membre de Réagir pour Beaucaire 2014

« Le vote du projet du PLU qui va être soumis à l’automne à enquête publique n’a pas eu lieu le 18 juillet, le maire n’ayant pas le quorum à la suite du départ des élus d’opposition.
Conséquence il doit reconvoquer au plus tôt un conseil municipal en s’assurant qu’il aura le quorum cette fois ci. Cela peut se faire dans la semaine et ne change rien sur le fond, la révision du PLU ayant été lancée en juin 2008, une semaine de plus ou de moins…
Notre départ a été motivé par le fait que M le maire méprise son opposition, refusant le débat démocratique et proposant de répondre aux questions posées en conseil municipal par écrit !!!
Drôle de conception de la démocratie ! Nous avons voulu marquer le coup et lui remettre les pieds sur terre.
En fait ne connaissant pas les dossiers il fuit le débat. »

Réaction de Stéphane Linossier, président de notre Collectif Réagir pour Beaucaire 2014

« La riposte est-elle politique ?
M. Bourbousson est un grand démocrate qui ne fait pas de politique. Jamais.
Ce n’est pas une farce, c’est une tragédie.
Il voit de la politique partout, du déni de démocratie souvent.
Mais il constate chaque jour l’étroitesse de sa majorité et sa grande fragilité… politique. »

*Quorum : nombre des membres d’une réunion qui est nécessaire pour que les décisions que cette réunion doit prendre soient valables.

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Une chronique d’un Conseil municipal «ordinaire»

Ce jeudi 18 juillet 2013, le Conseil municipal, entre autres sujets, prenait connaissance du rapport d’activités de la C.C.B.T.A (Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence). L’opacité de son fonctionnement, l’écran de fumée autour de son budget alors que des millions d’euros sont en jeu font plus penser à une organisation clanique qu’à un service public.

Comme à l’ordinaire, l’opposition de droite, n’ayant peu ou pas étudié les dossiers traités ce soir-là, notamment le volumineux dossier du P.L.U., s’est contentée de reprendre quelques bribes de l’analyse des élus de gauche. Les Arèse, André et consorts ont du pain sur la planche s’ils veulent être crédibles sur les grands dossiers concernant l’avenir de la ville.

Monsieur le Maire affichait, encore plus que d’habitude, sa mauvaise foi et sa mauvaise volonté à répondre aux questions de l’opposition. Cette manière de conduire un Conseil illustre son mépris envers l’Opposition mais, surtout, une profonde méconnaissance des dossiers à traiter. C’est usant et pénible. Un jour, il arrive que ce comportement lasse et que la fronde éclate : entraînés par Claude Dubois, les 9 élus de l’opposition ont levé le camp au moment de voter le lamentable projet de Plan Local d’Urbanisme (P.L.U).

Le Maire, qui n’arrive plus à regrouper autour de lui sa majorité, (comment fera-t-il pour constituer une liste aux prochaines municipales ?) a dû lever la séance faute de quorum. Il faudra remettre ça dans quelques jours.

A toutes les questions posées par nos élus, aucune réponse n’est donc venue. La seule question qu’il faudrait se poser aujourd’hui est : «A quoi sert un conseil municipal à Beaucaire ? Le maire a-t-il conscience qu’il devra rendre des comptes de sa gestion tôt ou tard ?»

Supplique

« Notre maire qui êtes odieux, un conseil municipal n’est pas une sérénade donnée par la fanfare locale dans le parc de la mairie : pas besoin d’un chef d’orchestre qui joue une partition déjà écrite !

La réunion du Conseil municipal est un moment fort de la vie citoyenne où des informations doivent être données et des idées échangées. Il ne devrait pas y avoir de place pour les réflexions dignes d’une cour d’école, encore moins pour vos borborygmes ou vos silences méprisants.

Vous avez des prétentions humanistes, philanthropiques, voire philosophiques, alors, souvenez-vous que, dans une réunion ouverte au public, il y a un public qui a droit aux réponses données immédiatement et pas par écrit, plus tard (ou jamais…) au seul élu qui a posé la question !!!

Souvenez-vous que, lors d’un évènement local, d’une inauguration ou de festivités, le maire officie et invite au nom du Conseil municipal dans son entier et pas au nom de la seule majorité municipale, comme vous en avez la triste habitude : c’est nier les 27% d’élus d’opposition et les 59% de Beaucairois qui n’ont pas voté pour votre liste mais paient tout de même leurs impôts !

Attention, à force de les mépriser, ils finiront par faire des petits. »

Boudu (sauvé des eaux, là)

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C’est sûr, la dernière crue du Rhône, avec ses petits 7000 m³/seconde au plus fort de l’évènement, sera vite oubliée pour la majorité des Beaucairois, mais pas par les utilisateurs du parking du Casino qui ont vu leur voiture baignée par les eaux boueuses du Rhône. Même s’il est du devoir de chacun de prendre soin de ses biens, il faut rappeler que la responsabilité de la Mairie de Beaucaire est engagée auprès des utilisateurs du parking du Casino qui ont vu leur véhicule endommagé par le Rhône.

En effet la ville est soumise au Plan de Prévention des Risques d’Inondation qui autorise les parcs de stationnement en zone d’aléa fort à condition qu’ils soient signalés comme étant inondables et que leur évacuation soit organisée à partir d’un dispositif de prévision des crues ou d’alerte prévu au Plan Communal de Sauvegarde.

Ainsi en octobre 2011, au cours d’un exercice de gestion de crue, mais aussi pendant la crue de novembre 2011, la Ville a activé le Plan Communal de Sauvegarde. Les portes de la ville ont été fermées, la télé-alerte actionnée, les propriétaires de véhicules menacés par la crue avertis et les véhicules restants mis en sécurité.

De même, pendant la récente crue et sur la base des niveaux annoncés pour la nuit du 18 mai par le site Vigicrues, la Ville d’Avignon n’a pas jugé nécessaire de fermer les portes de la ville, mais a fait préventivement évacuer le camping de la Barthelasse, a averti la population en lançant des messages d’alerte dans les rues par haut-parleur puis a fait mettre en sécurité, à ses frais, les 170 véhicules restants sur le parking de l’Oulle.

Le 18 mai dernier, la Ville de Beaucaire a décidé, en début de soirée, de fermer les portes de la cité et d’avertir une petite partie des riverains et propriétaires de voitures menacées, puis a laissé les voitures restantes prendre l’eau.

La suite aurait pu être simple. La ville aurait dû reconnaître ses torts, et assumer l’indemnisation des dégâts causés aux véhicules inondés. Elle aurait aussi dû prendre acte du mauvais fonctionnement de ses systèmes de prévention et de sauvegarde et en tirer les conséquences pour être plus efficace à la prochaine crue qui sera peut-être plus virulente. Fin de l’épisode !

Et bien non ! Au conseil municipal du mercredi 22 mai dernier, nous avons assisté à un déballage de la plus crasse mauvaise foi : sur la gestion de la crise qui aurait été parfaitement organisée et la responsabilité des dégâts qui serait à reporter sur les riverains qui ne s’informent pas et ne sont pas là quand on cherche à les contacter, sur le niveau des eaux qui est monté plus vite que prévu, sur les barrages qui ont dû délester, sur la vigilance orange qui n’a pas été activée et sur la nuit qui complique les choses…

Le summum a été atteint quand Monsieur le Maire a indiqué vouloir faire passer l’évènement en catastrophe naturelle. Mazette, pour une crue de 7000 m³ !!!

Quand on sait que, le samedi 18 mai, Vigicrues annonçait dès 21h45 que la crue atteindrait certainement dans la nuit la même ampleur que la crue de mars 2001 durant laquelle le pré avait été inondé, qu’un grand nombre de riverains ou sinistrés assure ne pas avoir été contacté, bien que présent à Beaucaire ou joignable, que les panneaux placés à l’entrée du Pré et censés prévenir les riverains de l’arrivée de la crue affichent 365 jours par an «Crue annoncée. Stationnement interdit» et que la Mairie, quand on lui demande une copie du Plan de Sauvegarde, répond que ce n’est pas possible car il est en révision (depuis 2011 semble-t-il), on ne peut que rester stupéfaits pas les déclarations du Maire.

En fin de séance de conseil Municipal, M. Bourbousson a annoncé que les sinistrés pouvaient aller le voir et qu’il s’occuperait d’eux, mais cela a-t-il été rendu public ? Une cellule d’accueil et d’information a-t-elle été mise en place ? Les sinistrés ont-ils été invités à déclarer leurs dégâts dans les temps ? Qu’a-t-il dit à ceux qui sont déjà venus le voir ? De se tourner vers leur assurance ?

Encore faut-il être assuré pour ce risque. Et que fait-il de la franchise à la charge de l’assuré ?

Décidément : Monsieur le Maire ne se refait pas.

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Le Conseil municipal de Beaucaire tend de plus en plus à devenir une chambre d’enregistrement de décisions déjà appliquées. Et si le vote avait été majoritairement contre ?

Quelques exemples : on autorise la municipalité à embaucher du personnel qui travaille déjà depuis quelque temps…

On autorise des propriétaires privés à fermer un passage public (passage de l’Evêché), mais les grilles fermant le passage et la pancarte «Propriété privée, défense d’entrer» sont déjà installées…

On vote au mois de mai l’autorisation de dépenses effectuées aux mois de mars et avril…

M. le Maire ne se mouille pas…
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Dans la nuit du 18 au 19 mai 2013, près de deux cents voitures, stationnées sur le parking du Casino de Beaucaire, se sont retrouvées dans l’eau, plus ou moins immergées dans un bain de boue. Comment cela a-t-il pu se produire dans une ville où la montée du Rhône est surveillée et où toute une série de précautions réglementaires est prévue au Plan Communal de Sauvegarde ?

Les portes de la digue ont bien été fermées mais pas d’alerte dans la ville, pas d’annonce par téléphone…

Lors du Conseil municipal du 22 mai, la municipalité, au lieu de reconnaître les faits et le dysfonctionnement de ses services, s’est d’abord abritée derrière le bouc émissaire des services de la Préfecture qui ne les aurait pas avertis à temps. Mais la Préfecture est à 25 kilomètres du Rhône alors que les caméras de vidéo-surveillance donnaient, en direct, des images de la montée des eaux : à quoi servent-elles donc ?

On a ensuite affirmé qu’il n’était pas opportun de réveiller les gens en pleine nuit puis, de manière contradictoire, que tous les propriétaires avaient été prévenus mais qu’ils n’avaient pas pris la peine de se déranger !!!

Pourtant, les propriétaires que nous avons interrogés contredisent cette version des faits : ceux qui ont bougé leur voiture ont été prévenus par des amis, pas par la municipalité, et les autres n’ont reçu aucun appel.

Plus grave : l’occupant d’un camping-car a bien aperçu, dans la soirée, la Police municipale qui faisait sa ronde mais, comme on ne lui a rien dit, il n’a pas bougé et il s’est réveillé dans l’eau…

Une autre solution aurait pu être de faire évacuer les véhicules les plus exposés par la fourrière…

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Après l’andouillette AAAAA, l’élu BBBBB

Mardi 5 mars 2013, a eu lieu un conseil municipal aussi long qu’un conclave au Vatican. A la fin, on aurait pu dire «Habemus Bourboussam» mais il manquait de quoi faire de la fumée blanche. On aurait pu allumer le fagot avec les 2 actions Moncigale de Monsieur le Maire, mais il y tenait : il n’en a que deux et elles lui servent à accéder au Paradis du Conseil d’Administration où il va siéger à la droite du Père…

A la perspective d’un ordre du jour démoniaquement copieux, au moins dix des élus de la majorité s’étaient envolés vers d’autres cieux… !

Nos élus R.P.B., après avoir dû étudier les 700 pages des dossiers fournis dans le délai anormalement court de deux jours !!!, ont fait face avec courage et énergie à la densité et la longueur du Conseil : 4 heures, sans même l’apéro !

Dans l’opposition de droite, la Mère Denis se rêvait déjà à nouveau Calife à la place du Calife, en 2014, toute émoustillée à l’idée de couper le ruban inaugural de la Maison Gothique enfin restaurée : on a les plaisirs qu’on peut.

La Pythie, Madame «je vous avais dit»…, nous a surpris à dire une fois «nous» !, une seule fois il est vrai, mais cela nous plonge dans de profondes conjectures…

Enfin, n’oublions pas le sémillant Barabas. ( Barabas, de l’Araméen : «fils du père») : sa seule préoccupation est d’être le dernier à parler, quitte à se contenter de répéter, en moins bien, ce qui vient d’être dit…

Que retenir de cette soirée ?

Le débat démocratique aurait gagné en qualité d’écoute et en concentration si le conseil avait été scindé en deux soirées : comment discuter encore efficacement du Développement Durable (P.A.D.D.) après quatre heures d’étalages de chiffres concernant les différents budgets de la ville. Pourtant, ce sujet méritait d’être traité plus minutieusement.

A noter, parmi les projets lourds de menace, celui de confier à Veolia la mise en œuvre d’une conduite d’eau dans la plaine qui, après avoir arrosé quelques notables beaucairois, desservirait également la ville de Fourques. Ce projet permettrait à Veolia d’étendre ses tentacules un peu plus loin et plus longtemps…

Les textes d’autosatisfaction (sans fondement) du Maire à propos de Moncigale ont fait un flop et ont permis à nos duettistes comiques de nous détendre un peu. En tous cas, le «sauveur de Moncigale» nous a fait découvrir un nouveau label : Bourbousson, le Beau, le Bon, le Brillant Beaucairois. Nous nous arrêterons, pour le moment, à 5 B, comme pour les andouillettes 5A, mais nul doute que les prochains évènements nous amèneront d’autres B, à moins que l’on passe aux C…

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Nous publions la lettre envoyée aux représentants locaux du Parti Socialiste, du Parti Communiste et du Front de Gauche pour engager le débat sur la constitution d’une liste de Gauche unique pour les élections municipales de 2014.

L’ambition affichée par l’association Réagir Pour Beaucaire n’est pas utopique. Après 30 ans de gestion de la ville par une droite décomplexée avant l’heure, après la fausse alternance qu’a connue la ville en 2008 avec l’élection de M. Bourbousson et de sa majorité hétéroclite, il est probable que les Beaucairoises et les Beaucairois envisagent avec impatience le retour de la gauche aux commandes de la ville.

Depuis quatre ans, conformément à ses statuts, Réagir Pour Beaucaire affiche son volontarisme aux côtés de ses trois élus au conseil municipal. L’étude approfondie de l’ordre du jour de chaque conseil municipal, l’organisation de débats citoyens sur des dossiers dont la gestion incombe directement à la ville ou à la communauté de communes renforcent notre légitimité à gauche.

La publication de notre journal semestriel rendant compte de notre travail et la rédaction d’une lettre mensuelle numérique traitant d’une actualité plus immédiate nous permettent d’exister sur le terrain médiatique et ainsi d’être reconnus au sein de la population.

Notre travail d’enquête sur le terrain nous a conduits à élaborer des propositions qui constituent de vraies alternatives et qui doivent former le socle d’un authentique programme de gauche à mettre en œuvre tant au niveau communal que communautaire.

Forts de la diversité de nos membres, citoyens engagés dans le monde associatif, sympathisants et membres des grands partis de gauche, c’est fraternellement que nous vous invitons à venir débattre avec les membres du conseil d’administration de Réagir Pour Beaucaire en vue de la constitution d’un programme et d’une liste qui fédéreraient l’ensemble des forces de la gauche beaucairoise.

Cette réflexion indispensable ne s’improvise pas, c’est pourquoi il nous apparaît opportun d’engager les discussions dès à présent afin qu’une vision partagée de notre action future, tant au niveau communal, intercommunal que cantonal, émerge pour rendre la victoire possible à partir de 2014.

Sans le rassemblement de tous les Partis de gauche et sans le dynamisme de toutes et tous, la victoire de la Gauche ne peut se concevoir.

Bien solidairement,

Le Président

Stéphane LINOSSIER

Copie : Midi-Libre

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Appontement pour paquebot : la mairie de Beaucaire en rade

Du 31 octobre au 30 novembre 2011, une enquête publique a eu lieu dans la plus grande discrétion sur la commune de Beaucaire.

A titre d’exemple celle-ci ne figurait pas sur le site internet de la commune.

Ceci s’est traduit par le fait que seulement deux observations ont été enregistrées sur le registre d’enquête publique dont l’une concernait la ferme photovoltaïque.

Les élus de Beaucaire n’ont pas été consultés, la commune n’a pas donné d’avis sur ce dossier. C’est d’autant plus regrettable que des intérêts pour la commune sont en jeu dans ce projet impactant le territoire communal sans que nous en tirions le moindre bénéfice.

Le 25 janvier 2012, un arrêté interdépartemental autorisait la réalisation d’un appontement pour paquebots à passagers sur la seule commune de Tarascon.

Cette commune n’a aucun accès direct au fleuve si ce n’est au droit de son château dont le mur ouest jouxte le Rhône.

En effet, le territoire de la commune de Beaucaire s’étend sur la rive gauche du fleuve jusqu’à la limite des plus hautes eaux soit environ une vingtaine de mètres au droit des travaux en cours.

Ceci est attesté par les documents graphiques officiels tel que cadastre et PLU (section AE de la commune de Beaucaire) et apparaît nettement au travers d’outils modernes de travail tels Google earth, Google maps.

Dans la presse locale, le 4 mars 2012, nous apprenions que ce projet « mûrit » depuis 2007 de l’autre côté du Rhône, au sein de la mairie de Tarascon. La moindre des convenances aurait été d’associer dès le départ la commune de Beaucaire à cette longue maturation sauf à vouloir bénéficier de l’exclusivité des retombées économiques de cet appontement (tourisme, taxes, indemnités compensatrices…).

Depuis environ un mois, deux énormes pelles mécaniques creusent le territoire de la commune de Beaucaire en rive gauche du Rhône sans autorisation puisque seule la commune de Tarascon est citée dans l’arrêté préfectoral n°53-2011 EA du 25 janvier 2012.

Dans l’intérêt de la commune de Beaucaire et des Beaucairois, nous vous demandons de saisir au plus tôt le Tribunal administratif afin de demander l’annulation de l’arrêté préfectoral précité. Les délais sont très courts.

Dans un deuxième temps nous vous demandons de tout mettre en œuvre pour que les retombées touristiques et financières de cet appontement soient partagées entre les deux communes.

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Intervention des élus de gauche au conseil municipal de Beaucaire du 16 décembre 2010

Une grave menace pèse sur Beaucaire : la fermeture du commissariat.

Après le départ de la Gendarmerie pour Bellegarde, Beaucaire ne devrait plus avoir de commissariat de la Police nationale. C’est un projet que nous désapprouvons totalement et qui illustre bien la nocivité du gouvernement conduit par les mentors nationaux de Mmes Cellier et Arèse, MM. Bourbousson et André, gouvernement mis en place par M. Sarkozy qui poursuit son programme de casse de tous les services publics.

Nous, élus de gauche, n’avons jamais eu le culte d’une police omniprésente, notamment de la police répressive utilisée trop souvent pour réprimer les étudiants, les travailleurs, voire les pompiers comme ce fut le cas récemment lorsqu’ils expriment leur mécontentement, mais nous estimons que la Police est nécessaire pour protéger la sécurité des personnes dans notre pays. Cette mission doit être exercée par la Police et la Gendarmerie nationale car ces deux corps sont les seuls à en avoir les compétences et le pouvoir.

Or dans notre ville, qui compte aujourd’hui plus de 15 000 habitants, où sévit une très forte délinquance, où le trafic de drogue est en augmentation constante et s’étale au grand jour, trafic qui pourrit la vie des habitants, que fait l’Etat ? Il décide de supprimer le commissariat et regrouper, en les diminuant fortement, les forces de police à Tarascon.

Face à cette catastrophe, que fait le maire ?

Dans un premier temps, rien, puisque dès octobre c’est Réagir pour Beaucaire, puis la presse qui ont appris la nouvelle à la population. Dans un deuxième temps M. Bourbousson a approuvé implicitement le projet (Midi Libre du 15/11) en assurant que « les services de base demeureront ». Puis, en retard comme d’habitude et sentant monter le mécontentement de la population, il déclare aux journaux le 21/11 qu’il est contre le projet de fusion. Le 22/11 il rencontre enfin le cabinet du ministre de l’intérieur puis tente de rassurer la population sans rien apporter de concret. Enfin, ayant appris le 3/12 qu’une pétition contre le projet circulait en ville, la mairie, courant toujours après l’événement, décide d’en faire circuler une seconde.

Devant une telle impéritie, que peut-on penser ? Simplement que les Beaucairois ont beaucoup de soucis à se faire quant à l’avenir du commissariat.

L’autre composante de la droite demande une réunion extraordinaire du conseil municipal, on peut se demander pourquoi. En effet, outre le fait qu’ils sont d’indéfectibles soutiens au pouvoir des démolisseurs en place, ils semblent oublier que lorsque, dans les années 80, les élus de gauche les invitaient à réagir contre le projet de départ de la Gendarmerie pour Bellegarde, M. André leur conseillait de s’occuper de leurs affaires et déclarait que la Gendarmerie ne quitterait pas Beaucaire. Quelques mois plus tard, la Gendarmerie était à Bellegarde.

Lors de la précédente tentative de suppression du commissariat, M. André a refusé de participer à la manifestation qui a eu lieu sur le pont entre Beaucaire et Tarascon.

Ces élus semblent donc totalement disqualifiés pour intervenir sur ce grave problème.

Mmes Cellier, Arèse, MM. André et Bourbousson paraissent les uns plus préoccupés de bien joué leur rôle de valets du pouvoir en place et l’autre de ne pas compromettre son investiture par l’UMP lors des prochaines élections, que par la sécurité des Beaucairois.

Leurs seules actions dans ce domaine ont été de mettre en place une Police municipale pléthorique, mais malheureusement sans grands pouvoirs, et des caméras au fonctionnement aussi aléatoire que coûteux dont l’efficacité est fortement contestée par de nombreux spécialistes mais aussi par les Beaucairois qui l’expérimentent depuis 15 ans.

Sur ce point, nous souhaiterions qu’un bilan de la lutte contre l’insécurité au niveau de la commune soit réalisé et publié.

En conclusion, nous, élus de gauche, demandons que soit organisée dans les meilleurs délais, car il est déjà bien tard, une réunion à laquelle seraient invités les représentants syndicaux de la Police ainsi que la population afin de déterminer les actions les plus à même de faire avorter ce projet néfaste.

Vidéosurveillance ou vidéo protection

Installé à Beaucaire depuis 15 ans, cet outil devait à l’origine surveiller les délinquants. Aujourd’hui, selon sa nouvelle appellation, il est censé protéger les citoyens.

Les Beaucairois qui servent de cobayes depuis 15 ans savent au quotidien que ni la surveillance des délinquants, ni la protection des citoyens ne sont assurées de manière satisfaisante par ces caméras.

La vidéosurveillance n’enraye pas la vente de drogue sous les caméras à deux pas de la mairie, pas plus qu’elle ne gêne les cambrioleurs qui cambriolent sous les caméras Place Vieille, pas plus qu’elle n’empêche les voyous de se canarder à deux reprises rue Nationale sous les caméras, devant les locaux de la Police municipale.

De même, les caméras sont totalement inefficaces face aux agressions verbales, à l’intimidation dont sont victimes les personnes qui s’aventurent sur le territoire des petites frappes beaucairoises.

De plus, comme l’a rappelé le capitaine Rodriguez mardi soir ici-même, le centre-ville de Beaucaire avec ses ruelles est très difficile à surveiller. Cet outil n’est pas adapté à la configuration de notre cité. Peut-être faudrait-il en informer M. le Préfet qui, face à la montée de la délinquance et des incivilités, n’a qu’un mot à la bouche : caméra, caméra, caméra.

Un grand coup-de-pied dans la fourmilière est nécessaire pour remettre de l’ordre dans ce centre-ville qui se dégrade de jour en jour comme en ont témoigné les habitants, excédés par l’immobilisme de la mairie, lors de la réunion de quartier de mardi dernier.

Depuis plusieurs années, nous réclamons le retour de la police de proximité supprimée par Sarkozy. Seules des patrouilles de police, à pied, nombreuses, à heures irrégulières (alors que M. le Maire affirme que « La Police municipale patrouille à pied tous les soirs à 19 h »), seraient en mesure de sécuriser le centre-ville et mettraient fin aux trafics en tous genre.

D’autres mesures, telle l’interdiction de la circulation aux voitures aux heures « de pointe » du marché de drogue doivent être envisagées.

La lutte contre ce commerce est paraît-il du domaine de la police antidrogue dont les enquêtes sont longues, compliquées, fragiles, et ne doivent pas être perturbées par des actions intempestives de la police locale. Peut-être, mais ce que veulent les Beaucairois, ce ne sont pas des actions coup de poing renouvelées tous les deux ans, c’est l’éradication définitive de ce mauvais remake de l’Hydre de Lerne qui empoisonne notre vieille ville.

Ce ne sont pas quelques caméras subventionnées à grands frais par nos impôts qui ont permis de contrer ces dérives, bien au contraire elles ont servi de prétexte pour ne rien faire d’autre et ont ainsi contribué au développement exponentiel de la délinquance.

Il n’y a plus de place au pseudo-discours sécuritaire à Beaucaire, ni à « l’idéologie technologique », il faut de l’efficacité, des moyens humains en police et en éducateurs et vite !

Rose Marie Cardona, Claude Dubois, Christiane Rott élus de gauche au conseil municipal de Beaucaire.

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Observations délibération D3 et D4 Conseil Municipal du 25 septembre 2008

Intervention de Claude Dubois à propos du 7ieme et 8ieme révision simplifiées du PLU

1er point

Le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) de l’actuel PLU ne prévoit pas d’urbanisation au delà de la rocade. En ouvrant à l’urbanisation 240 Ha du territoire communal classé en zone agricole et en zone naturelle l’économie générale du PLU est remise en cause. Un nouveau PADD doit à notre sens définir les nouvelles orientations générales d’aménagement et d’urbanisme retenues pour l’ensemble de la commune. Cela ne peut être fait que dans le cadre d’une révision du Plu.

2e point

Deux outils très utiles pour élaborer le futur PLU de Beaucaire vont être portés à la connaissance du public d’ici quelques mois : le recensement et le plan de prévention des risques d’inondation.
La sagesse voudrait que l’on attende ces deux documents avant d’ouvrir de nouveaux secteurs à l’urbanisation.
Nous rappelons que par excès de précipitation le tandem André Cellier dès qu’il fut élu a facilité l’urbanisation du bas de la route de Comps jusqu’alors peu construit avec les conséquences que l’on sait (Crue en 1994, digue de margailliers, crues en 2002 et 2003).

3e point

Nous pensions nous aussi dès 2001 que si une extention de la commune devait se faire ce devait être dans la zone déjà très mitée située à garrigues planes ouest. Nous l’avions d’ailleurs proposé lors de l’enquête publique du PLU en lieu et place de la colline des Caunelle massacrée depuis.
Dans la zone concernée par la 7ième révision simplifiée du Plu nous tenons à signaler qu’une partie non négligeable des terrains est située en zone inondable pouvant être recouverte par plusieurs mètres d’eau car à une altitude inférieure à 5m.
D’autre part l’activité agricole étant encore très présente sur certains secteurs la volonté de l’actuelle majorité de protéger les terres agricoles s’en trouve écornée.

4e point

L’ouverture à l’urbanisation de 240 Ha implique une multitude de conséquences dont voici une liste brève et sans doute incomplète :

  • 5 000 à 10 000 habitants supplémentaires donc création de crèches, écoles, collège, terrains de sports espaces de loisirs, espaces publics, culturels …
  • Un plan de circulation à mettre en place pour des milliers de véhicules qui devront chaque jours, plusieurs fois par jours couper la rocade.
  • Des réseaux d’eaux potables et d’assainissement avec stations de relevage à créer et à entretenir (quand on voit l’état des réseaux existants tels que les ont laissés vos prédécesseurs on peut penser qu’il y a d’autres priorités)
  • Des services publics à rendre de plus en plus excentrés (collecte des ordures …)
  • Une cohabitation difficile avec les agriculteurs (atomiseurs, tracteurs remorques agricoles …)
  • Les coûts induits par cette urbanisation pèseraient lourdement sur les finances communales.

C’est un investissement important pour la commune qui doit être quantifié avec précision.

5e point

Toutes ces questions méritent d’être étudiées nous semble-t-il dans le cadre de la 4iéme révision du PLU.
Un travail en profondeur avec des professionnels indépendants nous semble indispensable.

6e point

Pourquoi ces 2 sujets n’ont ils pas été évoqués lors de la réunion de la commission d’urbanisme du 4 septembre 2008 ? Pourquoi cet emballement ?

7e point

Une commission s’est elle réunie pour décider des 2 révisions simplifiées envisagées ? Si oui qu’elle ont été les observations des participants et qui étaient ils ?

Vous écriviez dans votre programme électoral :

Beaucaire souffre de l’absence d’une politique d’urbanisme d’ensemble conçue sur le long terme. L’urbanisation est revue au coup par coup, au gré des demandes et des opportunités, ce qui ne reflète pas une gestion responsable.

Nous vous demandons au vu de ce qui précède de retirer les 2 délibérations concernées.

Merci