Paru dans le Midi Libre, article de Paul CARCENAC
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Le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), appelé aussi Pacte Budgétaire européen, est dans le droit fil du Traité de Maastricht, adopté dans la douleur voici 20 ans. Tout comme lui, il met l’accent sur des objectifs économiques et financiers qui laissent sur le bord de la route les préoccupations démocratiques et sociales des peuples.
Il a été concocté par Mme Merkel et M. Sarkozy, en collaboration avec Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, qui fut précédemment un des hauts responsables de Goldmann Sachs, la banque à l’origine de l’explosion de la bulle financière de 2008, plus spécialement chargé en ces temps-là de conseiller le gouvernement grec et dont on peut juger aujourd’hui de l’excellence des remèdes ! Il prévoit, entre autres dispositions liberticides, des amendes en cas de non-respect des nouvelles règles budgétaires (0,1% du PIB soit 2 milliards pour la France) et, en cas de récidive, la mise sous tutelle du Budget de l’Etat fautif, sous la haute autorité de la Commission de Bruxelles et de la Banque Centrale Européenne épaulée par le Fonds Monétaire International : ce serait la légalisation et la généralisation des coups d’Etat financiers qui ont conduit voici peu à l’éviction de M. Papandréou en Grèce et de Berlusconi en Italie, sans que les peuples grecs et italiens n’aient eu le moindre mot à dire !
En chassant Nicolas Sarkozy, bien des citoyens, en mai et juin derniers, pensaient aussi avoir chassé le Pacte Budgétaire, d’autant plus que François Hollande s’était engagé à le renégocier. Pas un mot, pas une ligne n’a bougé ! Et sur les 120 milliards de mesures dites de « croissance » qui accompagnent le texte, 110 avaient déjà été actées ! On aurait pu espérer un grand débat pédagogique, à la hauteur des enjeux : il n’en sera rien ! Le silence a régné sur le document ; bien des Français ignorent jusqu’à son existence : pourtant, il sera présenté aux députés dans la 1ere semaine d’octobre, pour devenir (s’il est adopté) une loi organique, c’est-à-dire une loi supérieure aux autres lois de la République, considérée comme une forme d’annexe à la Constitution mais qui ne nécessite pas la convocation du Parlement (Sénat et Assemblée siégeant ensemble), ni un referendum populaire.
Mais rien n’est joué, pour peu que les citoyens s’en mêlent, les promesses peuvent ne pas être oubliées, et l’austérité n’est pas inéluctable. Il est grand temps de construire une véritable Europe des solidarités !!!! Aussi nous vous invitons à vous rendre au plus vite sur le site ci-après afin de signer la pétition unitaire contre l’austérité.
http://www.stopausterite.org/ ?p=104
Affligeants, consternants, désolants, pitoyables : comment qualifier les propos de M. le Maire de Beaucaire lorsque l’on constate sa méconnaissance des dossiers qu’il soumet à l’avis du Conseil municipal ?
Dernier exemple en date, sa gestion du dossier Veolia : il reproche à un élu de l’opposition de gauche son mutisme lors d’une commission qui se serait tenue en présence des représentants de Veolia. D’une part, lors de ladite commission, ce n’étaient pas les représentants de Veolia qui étaient présents, mais l’expert du cabinet d’étude mandaté par la mairie pour étudier le contrat liant la commune à Veolia. D’autre part, M. le Maire assistait à cette commission et, si mutisme il y avait, c’était bien le sien. En fait, il était venu à la pêche aux infos, comme il le fait souvent, espérant piocher dans les observations des uns et des autres quelques éléments pour les intégrer ensuite dans un de ces discours confus et inaudibles fait d’approximations et d’amalgames dont il a le secret.
Pendant ce temps, Veolia boit du petit-lait, face à des élus dont on se demande désormais s’ils défendent les intérêts des Beaucairois ou ceux de Veolia. Le réseau d’eau en ville, réalisé en fonte cassante dans les années soixante, fuit comme un panier. Les quelques menus travaux réalisés pour colmater les fuites ne permettent pas à Veolia d’échapper aux pénalités prévues au contrat en cas d’objectifs de rendement du réseau non atteints. Reste à Veolia à trouver, à travers ses bilans tronqués, la possibilité d’atteindre sur le papier les objectifs de rendement jamais atteints sur le terrain. Tous les moyens sont bons : année de 342 jours, volume de service estimé depuis des années de façon constante à 65 000 m3, pompes qui consomment plus d’électricité quand elles sont au repos que lorsqu’elles fonctionnent… Et le tandem Ledur-Bourbousson qui gobe tout !
Nous ne lâcherons pas l’affaire. Veolia justifiant ses errements par des défaillances techniques, nous allons exiger qu’elle en apporte la preuve à travers les factures de réparations, les relevés de compteurs… Toutes choses qu’aurait dû faire la majorité municipale si elle avait vraiment la volonté de défendre les intérêts des Beaucairois !
2013 sera l’année où le contrat liant la commune à Veolia sera révisé. En approuvant les rapports d’activité du délégataire, malgré les défaillances que nous avons pointées du doigt, la majorité municipale s’est mise en position de faiblesse. Veolia aura beau jeu de dire qu’en approuvant chaque année la qualité de son travail, la municipalité ne peut exiger une révision à la baisse du prix de l’eau et dans cette affaire les grands perdants ce seront les Beaucairois.
Le site de la Ville de Beaucaire affirme :
À Beaucaire, la vie associative est très développée. L’occasion de rencontrer d’autres personnes partageant vos passions ou engagements.
RPB est d’accord : nous partageons ce point de vue et confirmons que la vie associative est indispensable à la cohésion sociale d’une commune car la vie de chacun ne peut être guidée exclusivement par des activités lucratives.
Le forum des associations est un temps fort de la vie associative. Il permet aux associations de se rencontrer et aux Beaucairois de découvrir l’offre associative sur la commune au fil des conversations ou des démonstrations, le tout dans une ambiance conviviale et bon enfant. Eh bien cela fait deux ans que la commune n’organise plus de forum des associations sous prétexte que la date prévue est la même que celle du forum de Tarascon. Si la justification frise l’absurde, le résultat n’en est pas moins navrant. Cette attitude traduit, selon nous, le peu de considération qu’accorde la majorité à tous les bénévoles qui se mobilisent sur notre commune.
Pour 2014, nous nous engageons à travailler main dans la main avec les associations et notre premier objectif à ce sujet sera la construction d’un véritable projet partagé de maison des associations au cœur de notre cité et qui soit le centre de gravité de toutes les activités citoyennes de la ville.
Le thème de la sécurité n’est pas de droite. Réagir Pour Beaucaire n’a pas attendu les sorties récentes de Christophe André pour alerter les Beaucairois sur la menace de fermeture du commissariat dès le printemps 2010 dans son journal. Nous mesurons chaque jour les dégâts de la politique du chiffre conduite par l’UMP pendant dix ans : abandon de la police de proximité, recours massif à la vidéo-surveillance. Méthodes appliquées ici à Beaucaire jusqu’à l’aveuglement pendant 20 ans par Jean-Marie André, Mireille Cellier et maintenant Jacques Bourbousson. Pour quels résultats ?
Les élus de gauche ne fuient pas le débat, au contraire. Nous appelons l’ensemble de nos concitoyens à se mobiliser sur ce thème pour réclamer le redéploiement des forces de police sur le territoire tout en redéfinissant le rôle très contesté de la vidéo-surveillance. Au lieu des petits mots du Conseil, les droites locales feraient bien mieux de s’investir dans l’organisation d’un véritable débat citoyen autour du bilan du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.
Nous publions la lettre envoyée aux représentants locaux du Parti Socialiste, du Parti Communiste et du Front de Gauche pour engager le débat sur la constitution d’une liste de Gauche unique pour les élections municipales de 2014.
L’ambition affichée par l’association Réagir Pour Beaucaire n’est pas utopique. Après 30 ans de gestion de la ville par une droite décomplexée avant l’heure, après la fausse alternance qu’a connue la ville en 2008 avec l’élection de M. Bourbousson et de sa majorité hétéroclite, il est probable que les Beaucairoises et les Beaucairois envisagent avec impatience le retour de la gauche aux commandes de la ville.
Depuis quatre ans, conformément à ses statuts, Réagir Pour Beaucaire affiche son volontarisme aux côtés de ses trois élus au conseil municipal. L’étude approfondie de l’ordre du jour de chaque conseil municipal, l’organisation de débats citoyens sur des dossiers dont la gestion incombe directement à la ville ou à la communauté de communes renforcent notre légitimité à gauche.
La publication de notre journal semestriel rendant compte de notre travail et la rédaction d’une lettre mensuelle numérique traitant d’une actualité plus immédiate nous permettent d’exister sur le terrain médiatique et ainsi d’être reconnus au sein de la population.
Notre travail d’enquête sur le terrain nous a conduits à élaborer des propositions qui constituent de vraies alternatives et qui doivent former le socle d’un authentique programme de gauche à mettre en œuvre tant au niveau communal que communautaire.
Forts de la diversité de nos membres, citoyens engagés dans le monde associatif, sympathisants et membres des grands partis de gauche, c’est fraternellement que nous vous invitons à venir débattre avec les membres du conseil d’administration de Réagir Pour Beaucaire en vue de la constitution d’un programme et d’une liste qui fédéreraient l’ensemble des forces de la gauche beaucairoise.
Cette réflexion indispensable ne s’improvise pas, c’est pourquoi il nous apparaît opportun d’engager les discussions dès à présent afin qu’une vision partagée de notre action future, tant au niveau communal, intercommunal que cantonal, émerge pour rendre la victoire possible à partir de 2014.
Sans le rassemblement de tous les Partis de gauche et sans le dynamisme de toutes et tous, la victoire de la Gauche ne peut se concevoir.
Bien solidairement,
Le Président
Stéphane LINOSSIER
Copie : Midi-Libre
Le conseil municipal du 3 juillet n’a pas tenu toutes ses promesses. Pourtant, l’ordre du jour était séduisant avec plusieurs rapports d’activités (CCBTA, élimination des ordures ménagères, Veolia, GrDF, GSM ) soumis à la sagacité de nos élus et du premier d’entre eux en particulier. L’occasion était excellente pour débattre des actions et compétences de la communauté de communes, de mettre à plat les dysfonctionnements de la filière de collecte et de traitement des ordures ménagères, de critiquer l’activité des délégataires Veolia et GrDF. Mais elle intervenait sûrement trop tôt après l’indigestion électorale de M. Bourbousson qui n’a répondu à aucune question. Trop tôt aussi pour une opposition de droite toujours divisée et qui n’avait manifestement pas très bien préparé ce conseil.
Deux décisions que nous jugeons positives ont cependant retenu notre attention : la déclaration du maire annonçant que ses services avaient enfin sollicité l’aide de la préfecture pour résoudre le problème des constructions sans permis. Et la création d’un café des parents proposée par l’adjointe à l’éducation Mme Navarro (rare élue de la majorité qui semble connaître les dossiers dont elle a la responsabilité) qui s’inscrit dans une réflexion indispensable à Beaucaire sur la parentalité.
Pour le reste, à vous de juger.
L’examen du rapport annuel de Veolia (p.j.) fait apparaître des incohérences lui permettant d’afficher un taux de rendement du réseau d’eau potable conforme aux objectifs fixés dans le contrat de délégation de service public et d’échapper ainsi aux pénalités prévues.
Lors du conseil municipal, nous avons pointé et explicité ces incohérences, ce qui a poussé M. le maire à reporter l’adoption du rapport du délégataire, … qu’il a ensuite soumis au vote dans un grand élan d’étourderie !!!
Très surprenante aussi l’attitude de plusieurs adjoints de la majorité qui ont essayé à travers toutes sortes d’arguments spécieux de tenter de sauver le soldat Veolia : alors que nous parlions de Kwh, l’un nous répondait «variation saisonnière des coûts», un autre évoquait «les compteurs de la station de relevage oubliés» (le rapport de Veolia précise pourtant clairement qu’il s’agit de la station de production). Bizarre, bizarre… Ne sont-ils pas là pour défendre les intérêts des Beaucairois ?
Quelques éléments de réflexion tirés du rapport de Veolia pour l’année 2011 sur la commune de Beaucaire :
N’ayant aucune confiance vis-à-vis des élus en place pour éclaircir cette situation et en tirer toutes les conséquences dans l’intérêt des Beaucairois lors de la renégociation quinquennale du contrat prévue en 2013, nous adressons un courrier à l’Agence de l’eau, partie prenante dans cette affaire, en espérant que celle-ci fera toute la lumière sur ces incohérences.
Ci-dessous les extraits des pages 27 et 39 du rapport du délégataire Véolia que nous remettons en cause


Qui doit-on croire lorsqu’est évoquée la situation de la filière du traitement des ordures ménagères ? Hélène Deydier qui déclare dans le Midi Libre du 27 juin 2012 que le syndicat qu’elle préside n’est pas indifférent à la situation d’Ecoval 30, menacée par un dépôt de bilan ? Ou le premier adjoint de la commune de Beaucaire qui évoque (en le sortant de son chapeau) au cours du conseil municipal du 3 juillet la création d’une régie temporaire pour reprendre l’activité de l’usine défaillante ?
Une chose est sûre : la taxe d’enlèvement des ordures ménagères va augmenter comme nous l’avions écrit en décembre 2011 dans notre journal : cette prévision a été confirmée par M. Ledur en conseil municipal.
On est prié de croire sur parole les propos rassurants de ce dernier lorsqu’il évoque un plan B pour pallier le retrait de Théolia, l’actionnaire majoritaire d’Ecoval 30. Sans s’étonner du mutisme nerveux d’Hélène Deydier, pourtant responsable de ce dossier en tant que présidente du syndicat mixte Sud Rhône Environnement !
Nous resterons vigilants et attentifs à la situation des salariés, aux conditions de reprise de l’usine si un dépôt de bilan était prononcé dans les mois à venir et à la sincérité de l’action des élus responsables de ce service public.
L’examen du rapport annuel d’activité de la CCBTA en conseil municipal est le seul moment où la démocratie directe peut s’exercer à propos de l’intercommunalité.
Ce 3 juillet 2012, nous avons questionné son président multicartes M.Bourbousson.
Parmi les compétences obligatoires de la CCBTA figurent :
Sur tous ces points et bien d’autres encore M. Bourbousson est resté muet, s’en remettant aux réponses évasives du directeur général des Services de la CCBTA appelé en renfort sous l’orage.
Quant à l’investissement des élus dans leur délégation, jugez par vous-même :
Au moment même où une délégation de l’Office de tourisme participait aux salons du tourisme de Bruxelles et de Berlin, se tenait à Beaucaire une enquête publique pour aménager sur le territoire beaucairois un ponton au seul profit de la commune de Tarascon. M Fabre, maire de Tarascon, en attend 100 000 visiteurs par an livrés à domicile.
Aucun élu de Beaucaire n’a émis un avis sur le registre d’enquête publique, enquête menée dans la plus grande discrétion, le conseil municipal de Beaucaire n’a pas été informé de ce projet et ne s’est donc pas prononcé.
L’extension de la carrière GSM au-delà de l’emprise de la carrière Calcia sur des terrains agricoles classés AOC Costières de Nîmes était également à l’ordre du jour du conseil municipal du 3 juillet.
Interrogé sur le fait de savoir si les agriculteurs avaient été consultés en amont, M. Bourbousson fut pris de court : lui, l’ex-syndicaliste agricole, n’y a même pas pensé !
L’agriculture locale avait consenti un gros effort à la fin des années 80 en acceptant de laisser 200 ha de terres agricoles aux carriers en échange des terrains situés au nord de la commune vers St-Roman. Cette transaction était à l’époque consentie «pour solde de tout compte».
Quelque 20 ans plus tard, les carriers reviennent à la charge et veulent 45 ha de plus, prétextant «fournir des produits locaux de qualité reconnue, limiter les distances de transports».
A l’AOC ‘graviers des costières’ en circuit court nous préférons notre vin AOC Costières de Nîmes, c’est pourquoi nous avons voté contre cette délibération.
Comme chaque année l’association Réagir Pour Beaucaire organise sa « fête des libertés » le vendredi 13 juillet à 19h à l’espace Daudet. Cette année Cuba est l’honneur puisque c’est un concert de SON, musique traditionnelle cubaine avec le groupe CONJUNTO JALEO et un congri, plat national cubain qui vous est proposé. La participation aux frais est de 13€ pour les adultes et 6€ pour les enfants entre 6 et 12 ans. A part le repas, une buvette sera aussi à la disposition des convives.
Les demandes de réservations ou de préventes peuvent être effectuées en nous écrivant directement sur notre site ou par téléphone au 06.34.43.07.61.
Les électeurs beaucairois sont des ingrats. Ils ne sont que 840 à avoir reconnu le génie politique de M. Bourbousson qui s’emploie depuis maintenant quatre ans à «ne pas faire de politique» mais qui, en revanche, pratique allègrement la valse politicienne.
Le dernier pas de danse de notre chef de ballet l’a conduit à dépêcher deux de ses adjoints -Mme Deydier et M. Corrias- à la permanence de Françoise Dumas, la candidate socialiste, au soir du deuxième tour des élections législatives afin d’y célébrer sa victoire. Du grand art, quand on sait qu’un tract anonyme (hum hum…) dénonçait les palinodies de son concurrent à droite dans une feuille finement intitulée «La droite oui, Lachaud non». Préfiguration de la prochaine bataille municipale au cours de laquelle les Beaucairois devront supporter les boules puantes que ne manqueront de se lancer les multiples listes de droite ?
Certains grattent les fonds de tiroir pour arrondir leurs fins de mois, M. Bourbousson racle les fonds d’urne. Homme public sans parti, sans vision et sans projet, au centre d’un jeu qui le dépasse, il ne lui reste plus qu’à invoquer des forces surnaturelles pour espérer rebondir après ce cuisant échec en essayant de persuader les naïfs qu’il pèse encore quelque chose à Beaucaire.
Faire de la politique à Beaucaire, c’est défendre les intérêts de ses habitants. C’est, par exemple, agir pour le pouvoir d’achat en réclamant régulièrement une baisse du prix de l’eau car le délégataire historique Veolia doit rendre des comptes et de l’argent. C’est aussi réfléchir à une autre politique sécuritaire en insistant sur le principe de redéploiement des policiers municipaux sur le terrain car les caméras sont inefficaces pour prévenir l’incivisme et la délinquance. C’est encore faire de la politique que de demander une compensation à la ville de Tarascon qui construit un port sur notre territoire.
C’est surtout défendre l’emploi quand celui-ci est menacé : c’est le cas pour les vingt-trois salariés d’Ecoval et c’est dans ce sens que nous avons écrit à tous les partenaires du syndicat mixte Sud Rhône Environnement : la lettre.
Dans sa réponse confuse à un article du Midi Libre consacré au sujet, Hélène Deydier s’interroge sur les motivations de notre action et nous place du côté des actionnaires de Theolia. Voilà une affirmation qui risque de déstabiliser nos plus virulents adversaires à droite qui voient en nous d’indécrottables gauchistes !
Faites de la politique !
Les fidèles lecteurs de notre journal Les Trois Singes ne trouveront pas leur semestriel dans leur boîte aux lettres au mois de juin. La raison en est simple : après une très longue campagne présidentielle suivie de près par celle des législatives, nous avons souhaité marquer une pause afin de permettre aux citoyens de reprendre leur souffle.
Pas d’inquiétude cependant pour les mois à venir puisqu’un numéro est d’ores et déjà programmé pour la fin de l’année 2012.
A bientôt !
N’oubliez pas la Fête des Libertés !
Voici la lettre que nous avons adressée aux collectivités et communes qui sont les partenaires du syndicat mixte Sud Rhone Environnement pour le traitement des ordures ménagères. (SICTOMU, Communauté d’Agglomération de Nîmes, CCBTA, Mairie de Tarascon, Mairie de Saint Etienne du Grès, Mairie de Boulbon, Mairie de Mas Blanc les Alpilles, Mairie de Saint Pierre de Mézoargues, Mairie d’Aureille, Mairie des Baux de Provence, Mairie de Maussane les Alpilles, Mairie de Mouries, Mairie de Fontvieille, Mairie du Paradou).
Nous souhaitons alerter les responsables politiques sur la situation de l’entreprise Ecoval chroniquement déficitaire et dont le dépôt de bilan n’est plus à exclure dans les mois à venir. Les conséquences sont inquiétantes : vingt trois emplois sont menacés et la fermeture de l’usine entrainerait inévitablement une hausse substantielle de la taxe d’enlèvement d’ordures ménagères.
Objet : Contrat entre le syndicat mixte Sud Rhône Environnement et Ecoval
Votre collectivité travaille en partenariat avec le syndicat mixte Sud Rhone Environnement pour la prise en charge du traitement des déchets d’ordures ménagères. Celui-ci sous-traite le tri et la valorisation à la société Ecoval 30 basée à Beaucaire.
Cette entreprise inaugurée en 2007 n’a jamais dégagé de bénéfices et enregistre des pertes annuelles de l’ordre du million d’euros depuis son entrée en activité. L’actionnaire principal d’Ecoval 30, le groupe THEOLIA, a lancé une action en référé auprès du tribunal administratif afin que les termes du contrat de délégation de service public liant l’entreprise au syndicat mixte soient expertisés Il espère un avis favorable du tribunal qui concernerait la ré-évaluation du prix de la tonne facturée par le syndicat, mesure qui pourrait permettre de rentabiliser l’installation.
THEOLIA pourra-t-elle supporter plus longtemps d’assumer les pertes d’une filiale dans un contexte de crise économique impactant son chiffre d’affaire et son cours en bourse ?
Si une négociation n’intervient pas rapidement entre le syndicat SRE et Ecoval 30, le dépôt de bilan de l’entreprise est une perspective qu’il ne faut pas écarter. Vingt-trois emplois sont menacés et la période de transition entre la fermeture de l’usine et le reprise éventuelle de l’activité par un acheteur risque de coûter très cher à tous les partenaires de SRE.
Ne doutant pas que Madame Deydier, comme elle s’y est engagée au cours de la réunion du conseil syndical du 22 septembre 2011, vous tienne informée des suites de ce dossier, nous restons à votre disposition si vous jugez utile de nous contacter.