Terrorisme religieux contre terrorisme néo-colonial

Depuis une vingtaine d’années, la grande Presse nous donne le sentiment que la France et l’Europe sont comme une citadelle assiégée, une sorte de Fort Alamo. Pourquoi cette évolution ? Les média audiovisuels, financés en grande partie par les grandes multinationales, et en particulier par les marchands d’armes, se gardent bien de nous donner les causes de ce désordre mondial.

Le terrorisme religieux actuel plonge ses racines dans la désorganisation des relations internationales entre l’Occident et les pays pauvres en surface mais riches en sous-sol. Rappelons-nous que la Guerre d’Algérie ne s’est pas faite au nom d’Allah, les Imams existaient pourtant à cette époque.

Pourquoi, depuis 35 ans, époque de l’arrivée de Khomeyni en Iran, un tel changement ?

Le néo-colonialisme a succédé à la vague d’indépendance des années 60-70 et les entreprises occidentales (USA, France, Angleterre, Allemagne, Russie) ont continué le pillage des ressources agricoles et minières du Proche-Orient et de l’Afrique en plaçant des potentats «salariés» par ces pays.

Depuis 9 siècles, le Proche-Orient est le terrain de jeux de l’Europe occidentale.

Les populations de ces pays appauvris par le pillage de leurs ressources et exploités par des dirigeants corrompus qui les maintiennent dans un sous-développement culturel pour mieux les soumettre n’ont pas beaucoup de choix : émigrer et/ou s’en remettre à des sortes de directeurs de conscience.

C’était mieux avant diront certains. Cela dépend d’où on se place.

Ah Les «trente glorieuses» ! Parlons-en ! Nous avons l’impression, pour ceux qui ont connu cette époque, qu’elle était belle mais elle venait après l’horreur de la guerre mondiale et pendant cette soi-disant belle période, de nombreux conflits ravageaient la planète : Algérie, Madagascar, Indochine, Hongrie, Grèce, Corée, Indonésie, Viet Nam, Tchécoslovaquie, Ethiopie, Philippines…, faisant entre 20 et 30 millions de morts. Ce qui assurait, grâce à l’argent des ventes d’armes, de bons revenus pour le bonheur des pays occidentaux !

Il faut, bien sûr, lutter contre les terroristes de tous poils, mais si on ne met pas en place un système équitable d’échanges commerciaux, la situation perdurera.

Par le manque de fraternité et de respect des choix de mode de pensée, nous préparons un monde de chaos mais, rassurez-vous, ce chaos sera parfait pour les actionnaires de Thalès ou de Total.

Ce seront de nouvelles lois de « sécurité » qui s’ajouteront aux nombreuses lois liberticides votées depuis une quinzaine d’années et qui sont sans grande efficacité.

Ce sera aussi pain-bénit pour les mouvements de droite-extrême qui emploient leur temps à soulever des problèmes sans avoir de solution sérieuse.

La chasse à l’enfant

Décidément, Monsieur le Maire de Beaucaire a un problème avec les enfants de sa commune : début septembre, il juge que ceux dont la langue maternelle n’est pas le français constituent un handicap pour leurs petits camarades de classe et un coût exorbitant pour la collectivité ; heureusement qu’au siècle dernier, tous ceux dont le patronyme se terminait par –i, -o, -a, -ez, ou autres consonances allogènes n’avaient pas à subir pareil ostracisme, sans quoi notre beau pays aurait été privé de bien des talents, à commencer par celui du premier magistrat de notre commune.

Fin janvier, il récidive : finie la cantine pour les écoliers dont les parents, négligents ou en trop grande difficulté sociale pour réagir, ne sont pas en règle : ta cantine (ou ta commune, ou ton pays, rayez la mention inutile) tu l’aimes -c’est-à-dire tu la paies- ou tu la quittes.

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Et voilà que les jeunes beaucairois vont être privés du Festival du Film Scolaire qui se déroule à Tarascon : plus de subvention municipale pour les transports, pour cause d’incompatibilité d’humeur entre « notre » maire et le président de cette manifestation. Alors que, après les tueries de Janvier, l’unanimité semblait faite autour de la nécessité de l’éducation à l’image, qu’elle soit de presse (coucou Charb, Cabu et Wolinski), publicitaire ou cinématographique.

En enfermant la jeunesse beaucairoise dans un désert culturel et un insupportable ghetto social, Monsieur le Maire rêve-t-il d’importer sur notre territoire le modèle Lunellois afin de justifier la future croisade à laquelle il semble aspirer?  A force d’exacerber les tensions et d’aviver les plaies …

Réagir Pour Beaucaire travaille à faire de notre ville ce qu’elle n’a jamais cessé d’être depuis la grande foire médiévale : un lieu de rencontres, d’échanges et de paix !

Mais où est passé Charlie?

 Dimanche 11 janvier 2013 15 h à Beaucaire.

Sur la place de la mairie quelque 700 personnes attendent, passives. Quelques cris « Je suis Charlie » meurent dans l’indifférence générale. Quelqu’un (employée municipale ?) distribue largement les affiches officielles, répliques des bannières ornant la façade de la mairie. Celles avec les mots « terrorisme islamiste » écrits trois fois plus gros que « Je suis Charlie ».

Devant la mairie une mêlée que tout le monde fixe. Une nuée de caméras entoure un espace d’où émergent quelques crânes rasés.

 

Star

Le temps passe, les uns guettent la mêlée qui tangue dans la foule. « Elle est là ! » : les groupies sont venues de loin pour voir leur star et la ville est cernée de voitures immatriculées dans les départements voisins. D’autres se demandent ce qu’ils font là : ils croyaient participer à un rassemblement en mémoire des victimes des attentats ! Continuer la lecture

Rassemblement républicain

Texte lu par Jean François Milesi lors du  rassemblement républicain à Beaucaire le Jeudi janvier 2014.

Merci d’être là aujourd’hui, pour les 12 et pour toutes les autres victimes.

Ainsi donc, hier, l’innommable a eu lieu et nous ne nommerons pas ceux qui ont choisi de s’exclure de la communauté Humaine.

Nous nous retrouvons tous orphelins, orphelins et mutilés, dans nos corps, nos cœurs et nos esprits. Ils ont cru, en tuant 12 hommes et femme, tuer un journal, fusiller la République, assassiner la Démocratie. Ils s’en sont pris à ce qu’ils redoutent le plus : la pensée, l’intelligence, l’impertinence, l’esprit critique, la joie de rire même des choses graves. La vérité est qu’ils ont peur, la peur est dans leur camp : la violence est l’arme des lâches, des poltrons et des faibles. Ce n’est pas à nous d’être dans la crainte.

Au contraire, protégeons, cultivons, développons ce qu’ils craignent le plus : la liberté de penser, la liberté de parler, la liberté d’écrire, la liberté de critiquer ou de caricaturer, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté d’aimer, la liberté tout simplement de vivre ensemble malgré ou plutôt grâce à nos différences. Ce sont nos armes et tant que nous les utiliserons, Charlie Hebdo vivra et la Démocratie et tout ce qui fait notre Humanité.

Ainsi ne nous abaissons pas à leurs méthodes : répondre à la Barbarie par la Barbarie leur serait une nouvelle victoire, nous abaisserait à l’inhumanité, à la bestialité qui est la leur. Ils souhaiteraient que nous en arrivions à des amalgames simplistes pour nous entraîner dans la spirale mortifère de la Haine, des divisions et des discordes civiles. Refusons d’entendre les voix qui tôt ou tard voudront nous entraîner sur ces chemins : ce sont en définitive les meilleurs alliés de ceux qu’ils prétendent combattre et ils se nourrissent l’un l’autre.

Car défendre les libertés fondamentales doit nous devenir un réflexe, une seconde nature : chaque année, des dizaines de journalistes sont, à travers le monde, assassinés, torturés, emprisonnés ; mais c’est sur le pas de notre porte que peut commencer l’inacceptable quand, comme à Beaucaire, un journal et ses collaborateurs sont pris à partie parce qu’ils se refusent d’être les simples porte-paroles d’un élu local. Même s’il n’y a aucune commune mesure avec l’horreur d’hier.

De même, si l’intelligence, la culture, l’esprit critique sont les meilleurs remparts contre l’intolérable, alors veillons à ce que l’Ecole de la République fournisse ces outils-là à tous les enfants de la République, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. C’est ce principe fondamental, ce Droit universel de tout enfant à l’Education et à l’Ecole qu’il nous revient aussi de défendre et de vivifier, partout, et plus particulièrement ici, à Beaucaire, où cette liberté essentielle a été remise en cause, en septembre, quand il fut question de trier les élèves en fonction de leur langue maternelle.

Du crime d’hier, nous devons ressortir plus forts : nous allons continuer à penser, à parler, à lire, à écrire, à croire ou à ne pas croire, à aimer, à rire ou à chanter, parce que nous sommes l’Humanité, parce que cela leur fait peur, parce que nous n’avons pas peur d’eux.

C’est notre force ! C’est leur faiblesse ! CHARLIE HEBDO vit et vivra ! Ils ne passeront pas !

Nous pourrions observer un petit moment de silence en hommage aux victimes, avant de nous séparer et, peut-être, de nous retrouver pour d’autres mobilisations, notamment Dimanche à Nîmes pour la marche républicaine qui débutera à 15 heures place des martyres de la résistance (vers le lycée Hemingway). Le parcours sera le suivant : av. J.Jaures, rue de la République et parvis des arènes..

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Charlie Hebdo

Charlie Hebdo, journal satirique, figure de proue de la lutte contre tous les extrémismes, tous les fanatismes religieux ou politiques, a été la cible d’un attentat.

Nous présentons nos sincères condoléances aux familles, aux amis, aux proches des 12 victimes : Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Bernard Maris alias «Oncle Bernard», Honoré, Elsa Cayat, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Frédéric Boisseau. Nous partageons leur tristesse.

 Nous restons lucides. A Paris, mais aussi à Beaucaire, la liberté de la presse, la liberté d’expression sont attaquées par l’intolérance, l’extrémisme, l’aveuglement de quelques fanatiques.

Nous condamnons par avance le cynisme dont pourraient faire preuve les vautours, les charognards qui voudraient se repaître des cadavres encore chauds de nos amis de Charlie Hebdo pour cuisiner leur pitoyable soupe raciste, soupe xénophobe, soupe islamophobe que le Charlie Hebdo a toujours combattu.

Toute l’équipe de Réagir pour Beaucaire

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Réseaux a-sociaux

Début 2013, Julien Sanchez était condamné à 4.000 euros d’amende pour le contenu de son compte Facebook où certains de ses supporters nîmois se laissaient aller à des considérations très peu charitables sur la compagne d’un élu (UMP) de la ville préfecture, dont le seul crime est de porter un prénom trop provincial, tendance auvergnate à connotation provençalo-béarnaise : Leïla.

Aujourd’hui c’est Valérie Laupies, son alter ego côté rive gauche du Rhône, qui lui emboite le pas : elle déverse billevesées, âneries et contre vérités sur une association culturelle (« Têtes à clap »), dédiée au cinéma et à l’éducation  culturelle populaire, qu’elle mêle indûment à des critiques émises sur la présence d’une crèche en mairie de Beaucaire. (http://laupies-valerie.fr/2014/12/22/)

Nouvelle Sainte Marthe, terrassant de dragon, elle livre en pâture à la vindicte du bon peuple les noms des coupables. Surenchérissant sur les propos de la madone, certains commentateurs sur son réseau asocial se laissent aller à quelques bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves voici un peu plus de 70 ans : dénonciation, délation, injures, appel au meurtre. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes frontistes ! Maréchal, nous revoilà !

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Le tout sur fond d’appel au boycott du principal journal local, dans le magazine Municipal de Beaucaire, dont la journaliste a eu le front (!!!) de ne pas se faire la louangeuse porteuse de la Bonne Parole du Maître de la Ville.

Et dire que ce dernier vient d’embaucher un orfèvre en matière de communication : le spécialiste es-propagande du groupuscule « Génération Identitaire ». Aux frais des contribuables beaucairois !

 

Idées noires pour matin brun.

Les médias d’aujourd’hui, contrairement à ceux d’il y a 30 ans, sont de plus en plus complaisants avec les idées du Front National. C’est au point que, dès que la Marine s’enrhume, les radios et télévisions viennent s’enquérir de sa santé.

Ce parti a fait, il est vrai, un important toilettage en plaçant une femme à sa tête et en recrutant quelques petits jeunes bien formatés. Il prétend aussi ne plus être une simple force d’opposition mais un parti respectable, capable d’assurer le pouvoir. En façade, il tente donc de supprimer son ancienne image de mouvement raciste, antisémite pour ne montrer qu’une orientation souverainiste, antimondialiste, anti-euro… Il surfe sur les concepts, réactivés depuis peu, de genre, d’identité, de nation, de traditions et de culture. C’est une version à peine modernisée des idées fascistes de Mussolini. Continuer la lecture

L’opposition ne sera pas muselée !

“L’opposition ne sera pas muselée”…*

Le lendemain de son élection, le nouveau maire de Beaucaire déclarait aussi : “Je compte mettre en place une vraie démocratie locale”.

Des commissions ont été créées et les élus de l’opposition sont conviés aux réunions. Or, au lieu de débattre collectivement des problèmes de la ville et de réfléchir aux solutions, l’objet de ces réunions consiste à énoncer les décisions prises par le maire et son cabinet. Au moment où se tiennent les commissions, les décisions ne peuvent plus être révisées ou modifiées car elles sont déjà actées et envoyées à tous les élus avec la convocation au prochain conseil municipal.

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Après 8 mois de mandat sans réalisations ni résultats significatifs, il semble que la parole des élus de l’opposition gêne le maire de Beaucaire qui  s’efforce maintenant de  limiter leur droit d’expression dans le bulletin municipal : détournant l’esprit de la loi, il s’octroie 70 %  de l’espace réservé à la communication des conseillers de l’opposition, alors qu’il dispose de la totalité du bulletin municipal pour asseoir sa communication.

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Monsieur le maire tord le cou à la démocratie…

Monsieur le maire tord le cou à la démocratie…

ou l’art de dévoyer les débats du conseil municipal en 10 leçons

1/  Choisir un souffre-douleur et l’attaquer sur sa santé mentale ou son caractère

« Cà relève de la psychiatrie », «Vous n’avez pas assez d’affirmation de caractère»… Cela ne présente  aucun intérêt pour l’assemblée, mais permet d’éviter d’aborder l’essentiel.

2/  Culpabiliser une personne et l’offrir à la vindicte populaire

C’est à la fois une autre manière de parler de l’accessoire au lieu de l’essentiel et une façon d’exprimer sa hargne contre quelqu’un à qui on ne peut rien reprocher en fait : « Vous avez demandé le vote à bulletins secrets et ça va faire perdre du temps à tout le monde. C’est à cause de vous que tout le monde va sortir tard… ».

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Préférence nationale

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On attribue à Jean-Marie Le Pen ces propos : « Je préfère ma fille à mes amis, mes amis à mes voisins, mes voisins à mes compatriotes, mes compatriotes aux Européens« .

Imaginons un instant qu’un élu de la République applique cette maxime à la gestion d’une ville : quoi de plus naturel alors que notre élu privilégie son conjoint sur un des postes les mieux payés de la ville, une place de direction de cabinet par exemple !

Il pourrait aussi recruter comme chef de cabinet, sans se poser de question sur ses compétences réelles, l’ancienne assistante de son collègue député : être cadre du parti de notre élu serait la seule “qualité” requise. (Lien vers article Mediapart)

Quant au choix des prestataires travaillant pour la ville, notre élu pourrait, par exemple,  coopter un membre de son parti qui avait  préparé les candidats frontistes avant les élections. Si on applique la logique de la préférence, ce serait tout naturel de penser à lui et à sa société, créée opportunément entre les deux tours de l’élection municipale, pour une mission d’audit financier : pourquoi gaspiller son temps à mettre d’autres sociétés en concurrence ? (Lien vers article Mediapart)

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A Beaucaire, on construit la salle de bain avant d’avoir les plans de la maison.

Question urbanisme, à Beaucaire,  on fait de plus en plus fort:

Hier, des lotissements sans aucuns commerces et services public de proximité, un Plan Local d’Urbanisme abandonné pour défauts majeurs après six ans d’études…et aujourd’hui, l’annonce d’un projet d’aménagement du sud du canal, alors qu’aucun projet global d’urbanisme n’a été élaboré pour la commune !

Claude Dubois a bien essayé d’expliquer à la majorité municipale la nécessité d’une stratégie de développement cohérente pour notre ville mais aucun argument n’a été entendu!

Mr le Maire et les élus qui reconnaissent  pourtant les compétences de Mr Dubois  en matière d’urbanisme et d’aménagement urbain sont, cette fois-ci,  restés sourds au moindre argument et ont campé obstinément sur leur ‘savoir-faire’.

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