A Beaucaire, on construit la salle de bain avant d’avoir les plans de la maison.

Question urbanisme, à Beaucaire,  on fait de plus en plus fort:

Hier, des lotissements sans aucuns commerces et services public de proximité, un Plan Local d’Urbanisme abandonné pour défauts majeurs après six ans d’études…et aujourd’hui, l’annonce d’un projet d’aménagement du sud du canal, alors qu’aucun projet global d’urbanisme n’a été élaboré pour la commune !

Claude Dubois a bien essayé d’expliquer à la majorité municipale la nécessité d’une stratégie de développement cohérente pour notre ville mais aucun argument n’a été entendu!

Mr le Maire et les élus qui reconnaissent  pourtant les compétences de Mr Dubois  en matière d’urbanisme et d’aménagement urbain sont, cette fois-ci,  restés sourds au moindre argument et ont campé obstinément sur leur ‘savoir-faire’.

Continuer la lecture

Quand Julien nous fait du Jean-Marie…

M. « Saintchez », défenseur de l’occident chrétien depuis sa croisade du 15 août, nous montre sa conception de l’humanisme quand il parle des « élèves allophones » de Beaucaire. C’est du F-Haine lourdingue qu’il nous assène mais, au fond, ce n’est ni surprenant ni nouveau : Jean-Marie André, il y a une vingtaine d’années, tenait ce genre de propos.

Il est vrai qu’il y a des élections sénatoriales dans l’air et toutes les manipulations sont alors possibles. Continuer la lecture

100 jours!

100 jours après son élection à la mairie de Beaucaire, Julien Sanchez, après sa campagne électorale dominée par des thèmes nationalistes et sécuritaires, tient bien serrées les rênes d’une ville qu’il promettait de gérer « en bon père de famille » (sic).

La campagne terminée, il a immédiatement cessé ses déclarations alarmistes sur l’état de siège dans lequel semblait selon lui se trouver Beaucaire et ne brandit plus devant les caméras des images de voitures brûlées, ne dénonce plus les commerces communautaires ouverts tard dans la nuit. Julien Sanchez lisse son image en utilisant des raccourcis simplistes :  “je ne suis pas raciste, car je mange des kebabs”,  mais se lâche sur des tweets impulsifs qui révèlent sa vraie nature.

Il n’oublie pas d’adresser des signes à la frange la plus radicale de son électorat en supprimant le drapeau européen au fronton de la mairie, en interdisant la musique traditionnelle marocaine sur la place de la mairie et en entonnant la Marseillaise à la moindre occasion. Est-ce suffisant pour calmer l’ardeur des plus impatients de ses supporters ?

Continuer la lecture

Retour sur les propos du candidat FN

Du « racialisme » en général, du racisme en particulier

Il n’a pas fallu longtemps pour que la peau de mouton se dérobe, laissant apparaître la peau de loup du candidat Front National à la mairie de Beaucaire.

En des termes que l’on a plutôt l’habitude d’entendre dans la bouche de la « racaille », il déclarait voici quelques jours vouloir « se battre comme un chien » (Objectif Gard) lors de cette campagne électorale, mais n’est ce pas du retour du loup dont il s’agit ici ?

Lors de l’émission « la voie est libre » sur France 3, Claude Dubois évoquait le temps où Beaucaire savait intégrer dans son tissu social ses pauvres, souvent issus de l’immigration, grâce à la mobilisation des moyens éducatifs de toute nature (construction d’écoles, encadrement des jeunes, …).

Le candidat FN a rétorqué en parlant de vision raciale, de « racialisme » !!

Outre le fait que ce mot n’existe pas dans la langue française, quel est le rapport ?

Un peu plus tard dans la même émission, Claude Dubois faisait remarquer à travers une référence historique métaphorique (la croisade des albigeois) le fait que M. Sanchez était plus intéressé par la « Prise de Beaucaire » comme trophée que par le quotidien des beaucairois dont il ignore tout.

Le conquistador évoque alors l’immigration clandestine et l’immigration extra européenne !!

Cachez le naturel il revient au galop, le sarrasin reste sa cible.

Ce croisé du Nord ne chasse pas le cathare, quoique, il chasse le sarrasin.

Notre réaction sur le rapport de la Chambre régionale des comptes

L’article paru dans Midi Libre ce dimanche 26 janvier (cliquer ici pour lire l’article), relatif au rapport de la Chambre régionale des comptes critiquant sévèrement la gestion de la ville, appelle quelques commentaires de notre part.

Le personnel communal est passé de 150 agents pour 13000 habitants en 1983, à l’arrivée de la droite aux affaires, à 327 agents en 2013, soit 177 agents de plus pour seulement 3000 habitants supplémentaires auxquels il faut ajouter les dizaines d’emplois transférés à la CCBTA et les multiples délégations de services publics au privé.

Depuis notre arrivée au conseil municipal en 2008 nous n’avons cessé de mettre en garde les élus de la majorité, soulignant leur naïveté face aux banquiers, leur dérive en matière d’embauche, le gaspillage de l’argent des Beaucairois, l’explosion des charges de fonctionnement : nous nous sommes heurtés à un mur.

Quelle que soit la majorité sortie des urnes en mars prochain, redresser le navire représentera un réel défi.

Claude DUBOIS

Réagir pour Beaucaire

Père, gardez-vous

« Père, gardez-vous à droite… ! Père, gardez-vous à gauche… !!! »

Non, cette phrase n’a pas été prononcée récemment dans l’entourage de notre insubmersible* Maire.
Elle est sortie du fond du cœur de Philippe-le-Hardi à son père Jean-le-Bon, roi de France, lors de la pitoyable bataille de Poitiers en 1356.
Ce pauvre et inconséquent souverain voulait bouter de vilains étrangers, des Anglais en l’occurrence, qui piétinaient ses terres d’élection.
Ne sachant avec qui s’associer, voulant jouer au rempart contre un prétendu ennemi (Edouard III d’Angleterre) qui était pourtant de sa famille (petit-cousin), Jean le Bon sombra dans un des plus fameux désastres de l’Histoire de France : il sera fait prisonnier et mourra, en 1364, à Londres, personne n’ayant voulu payer la rançon.
C’est à cette époque, cela ne s’invente pas, qu’ont commencé les Jacqueries, véritables émeutes paysannes.

Notre édile, Jacques-le-B…on, est tout aussi déraisonnable que ce pitoyable roi Jean.
Il se prend pour un rempart contre ses alliés naturels qui ont contribué pourtant à le placer sur le trône en 2008.
Véritable girouette politique, au point qu’il pourra se recycler en éolienne, il essaie de protéger son flanc gauche en récupérant une bande d’aventuriers autoproclamés « socialistes », la plupart d’entre eux n’ayant pas leur carte.
Pauvre Jaurès !
Pourtant, il a toujours été un homme de droite, adversaire de la municipalité de gauche avant 1983, ami puis colistier des municipalités André-Cellier, soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy en 2007, formant une équipe municipale comportant nombre de personnalités sympathisantes de la droite extrême.
Comment alors comprendre que des citoyens prétendant se situer à gauche sur l’échiquier politique, puissent apporter leurs suffrages à ce personnage ?
Il est vrai que le clientélisme ou le népotisme passent, aux yeux de certains de nos concitoyens, pour un exemple de la vertu des Princes qui nous gouvernent.

* adjectif contenant un humour uniquement compréhensible des initiés des bords du Rhône… !
« immarcescible » conviendrait bien aussi…

Lettre d’information de juin 2013

Que d’eau ! Que d’eau !

C’est la phrase que prononça le Maréchal-Président Mac-Mahon devant la crue de la Garonne en 1875.

C’est aussi la pensée qui animait les heureux spectateurs du Conseil municipal du 26 juin.

Cela nous a bien changé des Conseils plus ou moins alcoolisés au cours desquels notre Maire, Mac-Bourbouhon, en bi-actionnaire moncigalien, sauvait les Chais Beaucairois, bâtiment et matelots compris.

Non, cette fois-ci, il était question de naufrages avec victimes passées ou à venir.

Curieusement, la municipalité ne se sent pas responsable alors qu’une centaine de véhicules a pris la tasse le 18 mai près du Casino. Pourtant nous faisions remarquer que Vigicrues (service de surveillance des cours d’eau) avait annoncé, dès 21 h 44, un risque de crue ! Le Maire ne veut pas écoper, avance des explications «vaseuses» et tire des bordées sur les services préfectoraux. «C’est pas ma faute…».

Ensuite, c’est du «Maréchal-Nous Veolia !».

Nous avons eu l’impression que les élus de la majorité, comme de l’opposition de droite, attendaient, avec un respect notable, l’intervention de Claude Dubois : ils n’ont pas dû être déçus car il a été convaincant, pugnace et efficace au point de laisser dans l’embarras le représentant de la célèbre société et quasiment de le mettre en «fuite», mais ça, Veolia sait faire !

En revanche -et c’était prévisible- la majorité municipale, aussi muette sur ce dossier que son capitaine, et malgré les preuves de la malhonnêteté de Veolia, a tout de même voté l’embarquement au long cours avec cette société !!!
Le plus important n’est pas tant le choix de la galère sur laquelle vont ramer les Beaucairois, mais la facture plus ou moins salée qu’ils vont devoir continuer d’acquitter !

Quant au projet de l’aqueduc alimentant la ville de Fourques, il semble être tombé à l’eau !

D’autres sujets, moins aqueux mais parfois en eaux troubles, ont été abordés : un immeuble va être alloué à la Ligue de l’Enseignement en vue de la création d’un centre socio-culturel et cette association est chargée d’étudier la faisabilité du projet. Ici nos élus firent remarquer que cette association était à la fois juge et partie, mais cela ne sembla pas gêner M. Bourbousson.

Autre curieux dossier : presque 240.000 € versés à la société Biancone pour le gardiennage de véhicules en fourrière, suite à l’incurie des dernières municipalités. Nous laissons à l’appréciation des membres de l’ancienne majorité, si prompts à donner des leçons de bonne gestion, le soin de faire leur mea-culpa sur la façon dont ils géraient l’argent public.

Réagir pour Beaucaire, par la voix de ses élus, a, encore une fois, montré son sérieux et sa compétence dans le traitement des dossiers municipaux. Notre bateau a un excellent capitaine, un équipage hors-pair, et est prêt à voguer en pleine mer !!!

Extrême-droite et droite extrême : 30 ans ça suffit

La présence d’une liste d’extrême-droite à Beaucaire n’est pas un événement.

Depuis 30 ans, les 5 municipalités de droite et le FN n’ont jamais cessé de se faire la cour.

Jean-Marie André déclare dans les années 1990: «Ce n’est pas moi qui prends les idées du FN, c’est le FN qui reprend mes idées».

Dès 1983 figuraient sur sa liste des personnalités qui plus tard allaient se présenter aux élections locales sous la bannière FN.

En 1995, Mireille Cellier fut la première élue RPR (ancêtre de l’UMP) à trouver normal de se tourner vers le FN pour permettre à Jacques Blanc de garder la présidence du Conseil régional.

Peu avant les élections municipales de 2002, l’adjointe à l’agriculture de la municipalité André demandait par courrier au responsable local du FN de l’aider à battre la gauche.

Cette adjointe avait en Conseil municipal la procuration du FN jusqu’à ce que Georges Cornillon s’en émeuve. Christophe André et Valérie Arèse, déjà élus à l’époque, acceptaient cela sans broncher.

En 2008, les mouches changent d’ânes et c’est sur la liste de l’actuel maire de Beaucaire que se portent les faveurs du FN.

Pendant toute la campagne des municipales, le responsable cantonal de ce parti a eu droit à toutes les attentions de la part de Jacques Bourbousson, ce dernier l’invitant à tenir la buvette lors de ses réunions publiques, à partager la galette des rois…

Dans les jours qui ont précédé le premier tour de scrutin, un tract signé par les responsables cantonal et départemental du FN appelait à voter et faire voter pour le maire actuel.

L’état actuel de Beaucaire démontre chaque jour que la droite locale et son allié FN n’ont pas été à la hauteur des défis qu’ils ont eu à affronter.

La Nouvelle Star

Dans le cadre de la programmation culturelle des Estivales, M. BOURBOUSSON vous propose Jean-Luc Lahaye, Nicole Croisille, Gilbert Montagné et Chantal Goya. C’est donc sans ambiguïté un festival des jeunes talents dont nous gratifie encore une fois la Mairie. Curieusement, ces artistes-là sont semblables à nos dirigeants municipaux, depuis trente qu’on les connaît, on ne les a pas vu vieillir.

Fête des Libertés

Cette année RPB n’organisera pas sa fameuse Fête des Libertés pour cause de campagne électorale et de surcharge de travail.

Le FN aux affaires

«Tous pourris» ?

Le slogan pourrait reprendre de la vigueur, à l’occasion des «affaires» symétriques et presque simultanées : Cahuzac et Sarkozy (dont rien ne prouve pour ce dernier qu’il soit coupable).

A Beaucaire, n’en doutons pas, il sera claironné à l’envi par un jeune ambitieux, candidat parachuté dans le Gard aux dernières législatives et qui ne se prive pas d’entonner l’hymne bien connu « FN, tête haute, mains propres », misant sur l’amnésie collective qui conduit certain(e)s à ressasser qu’ « il faudrait essayer » ceux qui n’auraient jamais eu le pouvoir.

Sauf que dans la course à la pourriture, il y en a qui ont une bonne longueur d’avance et qui ne sont pas forcément ceux que l’on croit : dans notre bonne ville, faut-il rappeler qu’Antoine Boyer, élu municipal d’Extrême-Droite sous l’ère André, donnait régulièrement procuration à l’un ou l’autre membre de la majorité en place ? Que le FN a, ensuite, changé de monture, mais pas de bord politique, en soutenant la candidature Bourbousson en 2008, comme l’a amplement démontré RPB ?

Mais, surtout, l’exercice du pouvoir, le FN connaît ! Et même très bien ! Des dizaines de milliers d’habitants, nos voisins, de Vitrolles, Marignane ou Toulon peuvent en témoigner ! En fait de mains propres, c’est plutôt le parti de la mémoire courte, très très courte ! Nous ne parlerons pas des lieux de culture fermés, des dizaines d’employés pourchassés pour délit d’opinion ou de la réhabilitation des terroristes de l’OAS.

Simplement ceci :

  • Jean-Marie Le Chevallier, maire FN de Toulon de 1995 à 2001, est condamné par la Justice française (avec son épouse et complice Cendrine), le 19/01/2001 à un an de prison avec sursis, à l’inéligibilité et à une forte amende pour détournements de fonds publics, complicité d’abus de confiance et création d’emplois fictifs (le tout en faveur de ses parents et amis) ; 3 mois plus tard une nouvelle condamnation pour subornation et intimidation de témoins. N’oublions pas qu’en 1998, son élection à l’Assemblée Nationale est invalidée pour une triple infraction aux règles de financement des campagnes électorales. Depuis, les contribuables toulonnais ont dû payer, sur 10 ans, une ardoise de 3 millions d’euros engloutis par le couple dans une association bidon : « La Jeunesse Toulonnaise ».
  • Bruno Mégret (n°2 du FN en 1995) est déclaré en 1995 inéligible pour des irrégularités graves dans le financement de sa campagne pour conquérir Vitrolles. C’est donc Catherine, son épouse, qui est élue maire en 1997 lors d’une partielle. Battue en 2001, elle est condamnée, en 2006, avec son mari pour un détournement de fonds public de 75000 euros (les Vitrollais, par leurs impôts, ont payé des dizaines de milliers de lettres expédiées aux 6 coins de l’Hexagone par Monsieur, candidat aux présidentielles de 2002).
  • Daniel Simonpieri, maire et conseiller général FN de Marignane de 1995 à 2001 (et encore de 2001 à 2008 sous les étiquettes MNR, puis UMP, ouf !), est condamné en 2011 pour favoritisme et fausses factures.

«Tous pourris», voilà qui serait assurément la devise idéale de l’Association des Ex-Maires FN de grandes villes (à créer !) ; de sacrés experts ! De la «caillera» comme on n’en fait plus, qui pourrait donner de sacrées leçons de filouterie aux caïds de banlieue et qui pourrait en remontrer à bien des politiciens en place… Même s’ils étaient coupables, Sarko et Cahuzac ne leur arriveraient pas à la cheville !

Non, la politique n’est pas une affaire de «pourris» et elle ne renaîtra pas à la «pureté» du fait d’un homme ou d’une femme providentiel(le) : il suffit que les hommes et les femmes décident, en toute conscience et en toute liberté, de s’impliquer quotidiennement dans les choix qui font leur vie, leur destinée, sans renoncer à aucun de leurs droits citoyens au profit de «professionnels» qui font carrière en décidant du sort d’autrui.

C’est le pari de Réagir Pour Beaucaire !

Lettre d’information de février 2013

Puis viendra le déluge…

Perché sur une estrade dominant le public, M. le maire tentait de prendre de la hauteur pour présenter à un maigre public ce lundi 4 février 2013 le plan d’aménagement durable de la commune de Beaucaire (PADD).

Il introduisit la réunion ainsi :

Aujourd’hui c’est le PADD, puis viendra le PLU.

C’est la première approximation de la soirée, car tout élu impliqué dans les affaires de sa commune est censé savoir que le PADD est l’une des composantes majeures du plan local d’urbanisme (PLU).

Cela commençait bien !

Il avait pris soin de s’entourer de son premier adjoint, du responsable de l’urbanisme à la mairie -qui ne pipèrent mot-, et surtout de la représentante du bureau d’étude qui a planché sur le dossier.

Elle présenta donc le projet où l’on découvrit tout et son contraire. Jugez-en vous-mêmes : « Limiter l’étalement urbain, protéger des terres agricoles » tout en urbanisant au-delà de la rocade, dans le secteur de la Tapie, tout en projetant d’étendre la carrière GSM, sur 45 ha de terres agricoles. Les objectifs du SCOT (schéma de cohérence territoriale) sont aveuglément suivis quand il s’agit d’augmentation de la population : il prévoit une agglomération de 20 000 habitants à l’horizon 2020-2025. Ils le sont beaucoup moins quand ce dernier préconise la limitation de la consommation des terres agricoles.

« Où caser ces nouveaux arrivants » semble être la seule thématique abordée par le PADD. Ainsi 2000 logements devraient sortir de terre dans les 15 ans qui viennent, quelques-uns entre le canal et la voie ferrée, d’autres à Gaudon ou à Saint-Joseph, à Garrigues Planes Est, enfin 500 constructions seraient projetées au-delà de la rocade dans le cadre d’une densification justifiée à nos yeux à Garrigues Planes Ouest, mais totalement injustifiée à La Tapie.

Le gisement que constitue le parc de logements vacants, estimé à 10 % du parc total, soit 700 sur la commune, a été occulté. Celui-ci ne nécessite aucun investissement communal, les réseaux et la voirie étant déjà en place.

Les programmes structurants furent à peine évoqués avec le projet mal engagé de parc photovoltaïque. Les équipements publics (écoles, centre social, petite enfance, lycée, équipements sportifs, …), les modes de déplacements, les liens entre les différents quartiers, … furent tout simplement oubliés.

Les nombreuses confusions sur les lieux-dits et la toponymie n’ont pas sorti le maire et son adjoint de leur léthargie, rien de bien passionnant, la ville est au point mort, Jacques Bourbousson élude les questions et donne rendez-vous aux calendes grecques pour la prochaine étape.

Si dans le public, Réagir pour Beaucaire s’est largement exprimée, contestant l’urbanisation de la Tapie, l’extension de la carrière GSM, l’absence de réflexion sur les liens inter-quartiers, la non prise en compte du parc de logements vacants, le peu d’intérêt pour la voie verte, l’absence de véritable projet de mixité sociale en centre-ville…, l’opposition de droite ne s’est pas manifestée ou était absente.

Il est certes plus facile de gesticuler sur le thème de la sécurité que d’opposer des arguments justifiés sur un projet majeur pour l’avenir de la commune.

L’expert, l’élu et le lampiste

La commission consultative des services publics locaux, qui s’est déroulée le 25 janvier 2013, avait pour objet la renégociation du contrat liant la commune à Veolia. L’enjeu est d’importance pour les Beaucairois puisqu’il s’agit, comme le précise le contrat, de réviser les tarifs à travers une modification de la formule du calcul du prix de l’eau.

Etaient réunis autour d’une table MM. Alain Ledur, premier adjoint, Jérôme Nouzaret responsable des services techniques, Christian Ferrand, auditeur en charge de l’expertise du rapport, Mme Nadine Braud, présidente du club de handball, et Claude Dubois, conseiller municipal.

La confiance aveugle accordée à Veolia par l’ancienne municipalité, dirigée par le couple Cellier/André qui a reconduit le contrat en 2007 pour 15 ans, est toujours de mise : aucun représentant de l’opposition de droite ne s’est déplacé pour assister aux débats qui ont animé cette commission.

Les diverses révélations des élus de gauche portées sur la place publique n’ont ébranlé ni M. Ledur, ni l’expert mandaté par la commune dans leurs certitudes. Ils s’accordent tous deux pour convenir des efforts de Veolia depuis quelques années dans la recherche des fuites : depuis cinq ans, précisément, et les premiers articles de Réagir Pour Beaucaire qui démontraient clairement les carences de Veolia et des élus de l’époque qui se satisfaisaient d’un rendement de réseau dépassant péniblement 50 % pour un nombre de fuites réparées ridiculement bas compte-tenu de l’importance du réseau.

Plus grave encore, les incohérences du dernier rapport 2011 d’activité du délégataire (cf. lettre d’information juillet 2012) ont échappé à notre expert. Il justifie aujourd’hui la surconsommation électrique par une panne de l’une des pompes de la station. Or, celle-ci n’est jamais mentionnée dans le rapport d’activité comme le prévoient les articles 51, 52 et 53 du contrat liant la commune à Veolia.

Un expert qui aligne en réunion les poncifs lui permettant de justifier ses émoluments payés par nos impôts, un premier adjoint qui botte en touche en reportant la responsabilité des nombreuses zones d’ombre de ce dossier sur le chef de secteur de Veolia qui devrait se préparer à endosser le costume du parfait lampiste : vous l’aurez compris, il n’y a rien à espérer de la majorité municipale.

Nous répéterons inlassablement que la commune est en position de force pour imposer une baisse conséquente du prix de l’eau. Rien n’explique la complaisance M. Ledur face à une entreprise qui produit des faux documents et se moque de lui, rien ne justifie les propos approximatifs et lacunaires de M. Ferrand qui doit rédiger un audit qui servira de base de discussion pour la renégociation.

Bienvenue chez Cro-Magnon

Assister à un conseil communautaire est une expérience singulière, elle pourrait intéresser un ethno-paléontologue ou un sociologue.

Dans cette assemblée de mâles, le mâle dominant, Alpha, doit désigner un(e) secrétaire de séance.

Après avoir cherché autour de lui un(e) élu(e), pour assurer ce rôle subalterne qui ne peut échoir dans son esprit qu’à une représentante du sexe dit communément «faible», il désigne avec un peu de gêne la seule femme présente.

Celle-ci accepte, sans y voir malice, sans percevoir que, ce faisant, elle contribue à perpétuer la dévalorisation du rôle de la femme dans la société.

La pire ennemie de la femme, c’est la femme,

me glisse souvent une amie féministe.

Bien entendu, aucun des autres mâles n’y trouve à redire et pour cause : si l’un d’entre eux venait à être désigné secrétaire de séance par le mâle Alpha, il y perdrait un peu de sa masculinité aux yeux des autres et se retrouverait dans la position de la femme soumise visée plus haut. Ouf, l’honneur est sauf : il y avait une femme dans l’assemblée !

La réunion se poursuit, le débat démocratique est totalement absent, les élus présents, censés être de tout bord politique, entérinent les délibérations les unes après les autres.

La chambre d’enregistrement fonctionne à plein régime, les décisions sont prises dans les alcôves, dans la plus totale opacité pour le public et la presse dont on se demande ce qu’elle vient encore faire là : il lui suffit de lire l’ordre du jour et de téléphoner au directeur général des services le lendemain pour savoir si l’encéphalogramme de la démocratie est toujours aussi plat.

Face à l’archaïsme de ce mode de fonctionnement, le législateur envisage de faire désigner les élu(e)s communautaires au suffrage universel direct.

La démocratie et le féminisme y gagneront certainement.

Note : pour le mâle dominant, Bêta eut été plus approprié, mais l’usage veut que ce soit Alpha.

Lettre d’information de septembre 2012

Les démocraties en danger

Le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), appelé aussi Pacte Budgétaire européen, est dans le droit fil du Traité de Maastricht, adopté dans la douleur voici 20 ans. Tout comme lui, il met l’accent sur des objectifs économiques et financiers qui laissent sur le bord de la route les préoccupations démocratiques et sociales des peuples.

Il a été concocté par Mme Merkel et M. Sarkozy, en collaboration avec Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, qui fut précédemment un des hauts responsables de Goldmann Sachs, la banque à l’origine de l’explosion de la bulle financière de 2008, plus spécialement chargé en ces temps-là de conseiller le gouvernement grec et dont on peut juger aujourd’hui de l’excellence des remèdes ! Il prévoit, entre autres dispositions liberticides, des amendes en cas de non-respect des nouvelles règles budgétaires (0,1% du PIB soit 2 milliards pour la France) et, en cas de récidive, la mise sous tutelle du Budget de l’Etat fautif, sous la haute autorité de la Commission de Bruxelles et de la Banque Centrale Européenne épaulée par le Fonds Monétaire International : ce serait la légalisation et la généralisation des coups d’Etat financiers qui ont conduit voici peu à l’éviction de M. Papandréou en Grèce et de Berlusconi en Italie, sans que les peuples grecs et italiens n’aient eu le moindre mot à dire !

En chassant Nicolas Sarkozy, bien des citoyens, en mai et juin derniers, pensaient aussi avoir chassé le Pacte Budgétaire, d’autant plus que François Hollande s’était engagé à le renégocier. Pas un mot, pas une ligne n’a bougé ! Et sur les 120 milliards de mesures dites de « croissance » qui accompagnent le texte, 110 avaient déjà été actées ! On aurait pu espérer un grand débat pédagogique, à la hauteur des enjeux : il n’en sera rien ! Le silence a régné sur le document ; bien des Français ignorent jusqu’à son existence : pourtant, il sera présenté aux députés dans la 1ere semaine d’octobre, pour devenir (s’il est adopté) une loi organique, c’est-à-dire une loi supérieure aux autres lois de la République, considérée comme une forme d’annexe à la Constitution mais qui ne nécessite pas la convocation du Parlement (Sénat et Assemblée siégeant ensemble), ni un referendum populaire.

Mais rien n’est joué, pour peu que les citoyens s’en mêlent, les promesses peuvent ne pas être oubliées, et l’austérité n’est pas inéluctable. Il est grand temps de construire une véritable Europe des solidarités !!!! Aussi nous vous invitons à vous rendre au plus vite sur le site ci-après afin de signer la pétition unitaire contre l’austérité.

http://www.stopausterite.org/ ?p=104

Bourbousson et Ledur couvrent Veolia

Affligeants, consternants, désolants, pitoyables : comment qualifier les propos de M. le Maire de Beaucaire lorsque l’on constate sa méconnaissance des dossiers qu’il soumet à l’avis du Conseil municipal ?

Dernier exemple en date, sa gestion du dossier Veolia : il reproche à un élu de l’opposition de gauche son mutisme lors d’une commission qui se serait tenue en présence des représentants de Veolia. D’une part, lors de ladite commission, ce n’étaient pas les représentants de Veolia qui étaient présents, mais l’expert du cabinet d’étude mandaté par la mairie pour étudier le contrat liant la commune à Veolia. D’autre part, M. le Maire assistait à cette commission et, si mutisme il y avait, c’était bien le sien. En fait, il était venu à la pêche aux infos, comme il le fait souvent, espérant piocher dans les observations des uns et des autres quelques éléments pour les intégrer ensuite dans un de ces discours confus et inaudibles fait d’approximations et d’amalgames dont il a le secret.

Pendant ce temps, Veolia boit du petit-lait, face à des élus dont on se demande désormais s’ils défendent les intérêts des Beaucairois ou ceux de Veolia. Le réseau d’eau en ville, réalisé en fonte cassante dans les années soixante, fuit comme un panier. Les quelques menus travaux réalisés pour colmater les fuites ne permettent pas à Veolia d’échapper aux pénalités prévues au contrat en cas d’objectifs de rendement du réseau non atteints. Reste à Veolia à trouver, à travers ses bilans tronqués, la possibilité d’atteindre sur le papier les objectifs de rendement jamais atteints sur le terrain. Tous les moyens sont bons : année de 342 jours, volume de service estimé depuis des années de façon constante à 65 000 m3, pompes qui consomment plus d’électricité quand elles sont au repos que lorsqu’elles fonctionnent… Et le tandem Ledur-Bourbousson qui gobe tout !

Nous ne lâcherons pas l’affaire. Veolia justifiant ses errements par des défaillances techniques, nous allons exiger qu’elle en apporte la preuve à travers les factures de réparations, les relevés de compteurs… Toutes choses qu’aurait dû faire la majorité municipale si elle avait vraiment la volonté de défendre les intérêts des Beaucairois !

2013 sera l’année où le contrat liant la commune à Veolia sera révisé. En approuvant les rapports d’activité du délégataire, malgré les défaillances que nous avons pointées du doigt, la majorité municipale s’est mise en position de faiblesse. Veolia aura beau jeu de dire qu’en approuvant chaque année la qualité de son travail, la municipalité ne peut exiger une révision à la baisse du prix de l’eau et dans cette affaire les grands perdants ce seront les Beaucairois.

(Sur) vie associative

Le site de la Ville de Beaucaire affirme :

À Beaucaire, la vie associative est très développée. L’occasion de rencontrer d’autres personnes partageant vos passions ou engagements.

RPB est d’accord : nous partageons ce point de vue et confirmons que la vie associative est indispensable à la cohésion sociale d’une commune car la vie de chacun ne peut être guidée exclusivement par des activités lucratives.

Le forum des associations est un temps fort de la vie associative. Il permet aux associations de se rencontrer et aux Beaucairois de découvrir l’offre associative sur la commune au fil des conversations ou des démonstrations, le tout dans une ambiance conviviale et bon enfant. Eh bien cela fait deux ans que la commune n’organise plus de forum des associations sous prétexte que la date prévue est la même que celle du forum de Tarascon. Si la justification frise l’absurde, le résultat n’en est pas moins navrant. Cette attitude traduit, selon nous, le peu de considération qu’accorde la majorité à tous les bénévoles qui se mobilisent sur notre commune.

Pour 2014, nous nous engageons à travailler main dans la main avec les associations et notre premier objectif à ce sujet sera la construction d’un véritable projet partagé de maison des associations au cœur de notre cité et qui soit le centre de gravité de toutes les activités citoyennes de la ville.

Lettre d’information de mai 2012

Une situation troublante

Le dernier conseil municipal a été l’occasion d’une violente passe d’armes entre M. Bourbousson et l’opposition de droite. L’affrontement avait pour objet une somme de 300.000 € provisionnée par la STATIM, société immobilière qui a piloté la construction du lotissement des Caunelles, et que cette dernière aurait oublié de reverser à la commune…

Dans une intervention émaillée de sous-entendus, M. Ledur avait qualifié cette situation de très troublante.

M. André a répliqué sur le même registre en mettant en cause l’impartialité de la majorité qui n’hésiterait pas à s’engager avec la même société sur un projet d’urbanisation au-delà de la rocade (lieu-dit La Tapie). Et d’affirmer que le surcoût des travaux d’adduction d’eau pour l’alimentation de la nouvelle caserne des pompiers était en lien avec le projet d’extension de la ville derrière la caserne.

Petit rappel. Voilà ce que nous écrivions dans la lettre d’information de janvier 2010 :

Dernier avatar en cours de l’héritage André Cellier, le coût de la viabilisation de la future caserne des pompiers : 1.062.766,80 € ! Cette dépense aurait pu être évitée si la caserne des pompiers s’était implantée dans la Zac de Genestet, déjà viabilisée, lorsque le 18 juin 2007 la municipalité Cellier André a décidé d’implanter la caserne au-delà de la rocade. « Pas d’urbanisation au-delà de la rocade » telle était pourtant la doctrine de la DDE et du PLU de Beaucaire. On ne peut s’empêcher dès lors de s’interroger sur les motivations réelles de cette très coûteuse décision. Lors du dernier conseil municipal certains propos ont éveillé notre attention : une mystérieuse lettre signée par l’ancien maire, un promoteur déjà très actif sur ce secteur, un agriculteur dont les terres jouxtent la caserne… Et si l’implantation de la caserne à cet endroit résultait d’une volonté cachée d’urbaniser le secteur de Saint-Roman après avoir massacré la colline des Caunelles ?

Bonnet blanc, blanc bonnet ?

Braquages dans la ville

Ne dites plus caméras de vidéo-surveillance mais caméras de vidéo-protection. Car protéger le citoyen est la nouvelle mission de cet outil. Avec l’efficacité que l’on sait : trois commerces ont été braqués en quelques jours à Beaucaire au mois de mai…

Réagir Pour Beaucaire le dit depuis sa création : arrêtons de jeter l’argent par les fenêtres (près d’un million d’euros par an pour la maintenance et le personnel mobilisé) et redéployons les forces de police sur le terrain. C’est urgent.

Pour ou contre les Arabes ?

Plus du quart des Beaucairois a voté pour l’extrême-droite au premier tour des présidentielles. Loin des interventions télévisées policées où Marine Le Pen tentait de nous faire croire qu’elle représentait le parti du peuple, qu’en est-il des propos du Beaucairois justifiant son adhésion aux thèses du front national ? Sans vouloir tomber dans la caricature, notre expérience de terrain nous a confrontés régulièrement à ces personnes et nous permet de proposer certains éléments de réponse. Ainsi, le propos frontiste local se résume souvent à la tirade suivante :

La gauche est pour les Arabes, Marine Le Pen est contre, et les Arabes, y’en a marre !

Le débat politique se trouve ainsi réduit à un positionnement en faveur ou en défaveur d’une catégorie à caractère ethnique de la population. Le propos nous révolte naturellement et nous renvoie de fait à une autre révolution, celle de 1789 dont le premier article de son texte fondateur stipule « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Ainsi, la rue beaucairoise est-elle capable, plus de deux siècles après la révolution française, de tenir un discours en complète contradiction avec son texte le plus républicain. Considérer que des personnes qui travaillent en France, qui paient leurs impôts en France, qui éduquent leurs enfants en France et dont certains parents ont parfois même donné leur vie pour la France (ex : contingents « indigènes » des première et seconde guerres mondiales) ne devraient pas être égales devant la Loi aux autres citoyens et ce, de par leur origine ethnique, c’est s’opposer aux fondements de la République.

Alors que ceux qui posent la question « pour ou contre les Arabes » sachent qu’en bafouant la déclaration des droits de l’Homme ils s’opposent à la patrie. Quant à nous, notre seule réponse est « Vive la République et vive la France ».

Stratégie politicienne

Un Parisien, permanent du FN ici, parachuté pour la course à la députation, s’en prend ces jours-ci à M. le maire de Beaucaire dans les colonnes de la presse régionale.

Peut-être serait-il utile au nom du devoir de mémoire, de rappeler que le FN, par la voix de son délégué départemental M. Ruty et de son responsable cantonal M. Boyer, a appelé à voter pour la liste Beaucaire Espoir conduite par M. Bourbousson en 2008, appui qui a sans doute contribué à son succès (voir document ci-dessous).

Ainsi, depuis 2008, des membres ou sympathisants du Front national sont aux manettes à Beaucaire avec l’inefficacité que l’on sait.

Manger à tous les râteliers pour assurer sa survie politique, telle est la stratégie de M. Bourbousson.

Ainsi, après avoir fait les yeux doux au FN avant les municipales, après avoir soutenu Georges Frêche aux régionales, après avoir fait des pieds et des mains pour être photographié aux côtés de Sarkozy en meeting à Montpellier avant les présidentielles, après s’être déclaré proche de Jean-Louis Borloo, nous ne serions pas étonnés de le voir faire encore une fois le grand écart en soutenant au deuxième tour des législatives la candidate du parti socialiste si celle-ci parvient à franchir le premier tour. Sans arrière-pensées évidemment…

Dernière minute : Le suspens, savamment entretenu par M. Bourbousson, est enfin levé. Dans son blog, il évoquait sa suppléante aux élections législatives sans la nommer. Désormais nous savons qu’elle se prénomme… Gérard. Du grand professionnalisme !

FN Vote Municipales 2008

Fête des Libertés 2012

Cette année RPB vous donne rendez-vous le 13 juillet à l’espace Daudet pour sa traditionnelle Fête des libertés.

Au programme, le groupe de SON cubain Conjunto Jaleo ainsi qu’un repas cubain : congris con pollo.

Lettre d’information de janvier 2012

Sarkozy adepte de la suppression des notes

TVA sociale, reconnaissance du génocide arménien, taxation des marchés financiers, mariage des homosexuels et puis patatras : déclassement de la France qui abandonne son triple A pour un énigmatique AA+. Et là on se pose et on réfléchit un peu.

La France est officiellement en récession, son économie s’essouffle, le chômage explose et le coût du crédit devrait augmenter. Dix ans de politique conduite par la droite n’ont pas convaincu les agences de notation, dix ans de libéralisation à marche forcée n’auront pas suffi. Ils en veulent toujours plus. Alors on est reparti pour un petit tour de manège démagogique dans les semaines à venir, orchestré par l’inclassable et imprévisible Sarkozy.

Soyons nombreux à ne pas nous laisser entraîner dans cette farandole et gardons l’index pointé vers la direction qui lui indique la sortie ainsi qu’à toutes celles et ceux qui se réclament de la droite et de l’extrême droite.

Réfection des rues Nationale et Ledru-Rollin

Il semble que, relativement à ce projet en tout cas, la Mairie ait enfin compris -il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis- qu’elle ne pouvait travailler dans son coin et n’impliquer la population que pour une ultime validation comme elle l’a fait pour la rénovation des « Fontêtes ». Ainsi, au dernier conseil municipal était à l’ordre du jour une délibération fixant les modalités de la concertation publique.

Ne boudons pas notre plaisir, on ne peut que se satisfaire de constater que l’équipe de conception comprend un urbaniste et un paysagiste et que la mission qui lui est confiée inclut une approche environnementale et commerciale. La mobilisation citoyenne des riverains n’aura donc pas été vaine et souhaitons qu’on leur donne l’occasion de travailler sereinement avec les concepteurs.

On peut toutefois s’interroger sur la pertinence d’une réflexion à une échelle aussi réduite que les rues Nationale et Ledru-Rollin. Ainsi pour ne citer que cet exemple, la projection d’une piétonisation ne devrait pas faire l’économie d’une réflexion globale sur les déplacements et le stationnement à l’échelle de la commune à établir dans le cadre d’un Plan de Déplacement Urbain (PDU) lui-même à rattacher à la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Ferme photovoltaïque au sol en zone agricole – Avis défavorable

Nous ne sommes pas résolument opposés au projet de parc photovoltaïque géant dans la plaine de Beaucaire porté par EDF-EN car le développement des énergies —renouvelables est une nécessité si l’on veut un jour s’affranchir de la menace nucléaire et du péril climatique.

Nous étions toutefois réservés notamment de par l’absence d’évaluation de l’impact que pourrait avoir l’effet « jurisprudence » du projet sur la dynamique agricole départementale.

En effet on sait que la valeur à la vente des terres agricoles concernées peut être estimée à environ 10 000€/ha tandis que le loyer qui serait perçu par les propriétaires au titre de la location des terres par EDF-EN serait d’environ 3000€/an/ha, soit bien plus que ce que rapportent actuellement les cultures. Les revenus des bénéficiaires se trouveraient ainsi sécurisés et ce sans rien faire pendant 25 ans. Ils passeraient ainsi du statut d’agriculteur à celui de « rentiers ». N’est-ce pas contre-productif en termes d’image vis-à-vis d’une agriculture que l’on souhaite dynamique et réorientée vers les productions locales et le circuit court ? Face à une agriculture en crise, ne sera-t-il pas difficile par la suite de refuser des projets du même type, ou de taille plus réduite, dans d’autres secteurs du département après avoir accepté celui de Beaucaire ? Pourra-t-on considérer comme irrecevables les demandes d’autres agriculteurs souhaitant sécuriser leur revenu pendant 25 ans au nom de la préservation des terres agricoles quand une implantation aura été acceptée sur les terres parmi les plus fertiles du département ?

Il semble que les commissaires enquêteurs aient partagé nos craintes puisqu’ils ont rendu un avis défavorable pour la demande de permis de construire du projet au motif notamment de son impact sur l’agriculture.

Les deux sens du mot « élu » à Beaucaire

Élu :
1. personne que le cœur choisit
2. désigné par élection

Rose-Marie Cardona, Christiane Rott et Claude Dubois ont été « élus » comme conseillers municipaux de Beaucaire, le 16 mars 2008 : cela signifie qu’à l’issue d’élections républicaines et démocratiques, ils ont été choisis par 1477 citoyens de notre commune pour les représenter au Conseil municipal.

Et pourtant, ils sont considérés par le maire de Beaucaire comme quantité négligeable (et non respectable ?) puisqu’ils ne sont pas invités à des cérémonies officielles comme l’inauguration du nouveau Collège Vigne ou le repas offert par la Municipalité à l’occasion de la nouvelle année, pour ne citer que les deux dernières occasions où ils furent laissés à la porte.

Serait-ce abuser de rappeler qu’il s’agit ici d’un manque de respect, non seulement pour ces trois membres du Conseil municipal, mais aussi pour tous les citoyens — beaucairois qui les ont « élus » c’est-à-dire choisis pour les représenter ? Ce sont donc 1477 citoyens beaucairois au nez de qui M. Bourbousson vient de claquer la porte !

Serait-ce abuser également de rappeler que ces cérémonies sont organisées aux frais du contribuable et donc des Beaucairois et pas seulement de ceux qui ont élu les représentants de la majorité municipale ? Si ce n’est pas le cas et/ou qu’il faille être « élu » au sens de préféré pour être invité aux célébrations officielles de notre commune, la moindre des choses serait de le dire haut et for

Que nos trois élus n’aient pas été choisis par le cœur de M. le Maire est une évidence mais ils ont été désignés par élection et ont donc les mêmes droits que les autres élus, et notamment le droit au respect ! A moins que 1477 citoyens de cette ville n’aient pas le droit d’être représentés par leurs élus aux cérémonies qu’ils paient comme les autres !