Beaucaire : l’envers du décor

Beaucaire : l’envers du décor

Article de La Marseillaise du 10/12/2016

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La grand rue un vendredi après-midi sous un grand soleil. Elle est vide et 60% des commerces sont fermés malgré les inaugurations incessantes du maire. Photos ANNIE MENRAS

Des déclarations fracassantes mais une grande partie de la ville à l’abandon, c’est ce que dénonce l’association Réagir pour Beaucaire. Julien Sanchez (FN), avait promis de gérer « en bon père de famille ». Il y a bien des failles dans sa gestion qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Robert Ménard à Béziers.

De Julien Sanchez, le jeune maire de Beaucaire, élu en gros par un tiers des habitants en âge de voter il y a presque trois ans, on connaît les frasques idéologiques, les affaires judiciaires retentissantes – il se flatterait d’être au centre de 27 procès – les coupes sombres dans la politique sociale. Centre social, Café des parents, relais jeunes, animateurs de rue… tout a disparu. Certains disent cependant qu’il est « gentil » qu’on le voit « partout ». De fait, il est sur toutes les photos.

 

L’association de gauche Réagir pour Beaucaire montre le revers de la médaille. Et présente un dossier accablant de sa gestion. Un dossier qui ressemble à s’y méprendre à celui de Robert Ménard, élu avec le soutien du FN.

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Comme à Béziers, c’est la valse des directeurs de cabinet, les chefs de service s’en vont, les primes au personnel diminuent comme peau de chagrin. « Sur 9 chefs de pôle, 4 sont partis », relève un ancien élu. En dehors d’une communication très aboutie mais qualifiée par beaucoup « d’insupportable », l’association estime que la gestion de la commune est « une coquille vide » et Julien Sanchez « un homme seul » au service de son idéologie d’extrême droite.

8 000 hectares à l’abandon

Un tour dans la campagne beaucairoise donne une idée des abandons municipaux. « Beaucaire fait 8 500 hectares et on ne parle que de 500 », déplore un membre de l’association. Comme partout, le FN ne se soucie que du centre-ville, la vitrine de cette commune de 16 000 habitants. A Beaucaire, il se trouve aussi que « le maire habite Nîmes, son premier adjoint Vallabrègues et l’adjoint à l’agriculture et l’environnement à Bernis ». La méconnaissance du territoire s’ajoute à l’idéologie. « Ce sont des élus hors sol. »

Ici on déplore une cabanisation qui ne cesse d’augmenter faisant fi de la salubrité ; un mitage de maisons sans permis de construire. Les innombrables décharges sauvages s’expliquent par les tensions entretenues avec la communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence dont il n’a pu obtenir la présidence. Julien Sanchez a refusé d’adhérer au dispositif intercommunal de lutte contre les incivilités. Il n’avait pourtant que ça à la bouche avant de se faire élire. « Au centre-ville on montre ses muscles, pour ça il ne fait rien », constate Luc Perrin.

60% de commerces fermés

Les effectifs de police municipale ont augmenté de 45% mais « les patrouilles se font en voiture alors qu’il faudrait de la proximité », insiste le Beaucairois. En outre, ajoute Stéphane Linossier, président de l’association, « les dealers n’ont absolument pas disparu ». « Les travaux du conseil local de prévention de la délinquance ont été interrompus définitivement », ajoute même Francis Foussard.

Tous les sinistres ne sont pas du fait du maire évidemment. Par exemple, l’incroyable vacance des commerces du centre-ville n’a pas débuté en 2014 dans cette ville qui pourtant était connue dès le XVIIIe pour une foire très courue.

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Rose-Marie Cardonat, la seule élue actuelle de gauche pense pourtant que Julien Sanchez s’y prend mal. « Il préempte les magasins qu’il loue très peu cher à n’importe qui qui en fait la demande, sans lien avec les besoins des habitants. » Résultat : la plupart mettent la clé sous la porte dans les six mois. Elle a calculé que dans la « Grand rue » autrefois extrêmement commerçante et la rue de l’hôtel de ville, 60% des commerces sont fermés. Un record !

Pour cacher la misère, on plaque des posters sur les devantures, des magasins sont transformés en habitation, le reste est désespérément fermé.

Endettement : + 37% en un an

Et puis il y a la gestion pure. Là encore Julien Sanchez avait des leitmotivs : baisser les impôts et les charges. 30 mois plus tard, il a réalisé une économie de 20 000 euros sur un budget de 22,5 millions et une baisse symbolique des taux des taxes locales, « qu’il fait passer pour des victoires extraordinaires », analyse Luc Perrin. Au contraire, dit-il, « le FN ne réduit pas les charges de gestion de la ville et malgré des recettes fiscales croissantes et des dotations d’Etat en hausse, il endette fortement ses habitants en s’engageant dans un projet urbanistique aventureux. »

Tout l’argent pour Sud Canal

Ce projet c’est Sud Canal au centre-ville – à terme 500 logements pour « la classe moyenne » – pour lequel il mobilise la plus grande partie des ressources financières de la commune. Le maire a ainsi fait passer l’endettement par habitant à 933 euros fin 2016, soit une augmentation de 37% en un an.

En revanche, la mairie a refusé la proposition de la communauté de communes de rénover le centre commercial de La Moulinelle, un quartier prioritaire de Beaucaire. Un choix politique qui indigne l’association. « On est en souffrance », confie une dame qui n’a pas encore digéré la signature par Julien Sanchez de la charte « Ma commune sans migrants ». Une suite logique aux « bouffées anti-immigration entremêlées de relents colonialistes et xénophobes ».

Un copier-coller de la méthode Ménard.

Annie Menras

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La Mairie, la CCBTA et le quartier de la Moulinelle

A la suite de la récente réunion publique de la CCBTA à laquelle Rose-Marie Cardona a assisté, comme elle le fait régulièrement depuis 2008, Réagir pour Beaucaire prend position :

Lors du dernier bureau délibératif de la CCBTA, Julien Sanchez et Jean-Pierre Fuster ont refusé de voter la définition des zones d’activité de la communauté de communes.

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Une de leurs demandes est d’en exclure le Centre Commercial de la Moulinelle, alors que les Milliaires et la zone Domitia en font partie. Or la CCBTA qui avait prévu de prendre à sa charge la rénovation de ce centre pour une somme estimée entre 500 et 800 000€ s’est empressée de prendre acte du refus du maire de Beaucaire et a renoncé à l’opération. Les crédits destinés à l’origine à Beaucaire iront à d’autres communes plus soucieuses du bien-être de leurs habitants, de TOUS leurs habitants !

La Moulinelle fait partie des Quartiers Prioritaires de la Ville. Rien n’a été fait pour ces quartiers de la part de la mairie : pas de mise en place des Conseils Citoyens pour savoir ce que les habitants proposent, destruction des structures existantes (Relais Jeunes, Café des Parents, foyer socio-culturel…), pas de réhabilitation de l’habitat. Continuer la lecture

Vive la crèche traditionnelle !

Depuis 2005,  la municipalité de Beaucaire présente à la population une magnifique crèche dans le cadre des Santonales qui durent plus d’un mois et débutent en décembre. Le château, la mairie, la place Vieille, Notre-Dame des Pommiers… y sont l’écrin de nombreux santons : marchandes, joueurs de boules, mères promenant leurs enfants, papets lisant leur journal, mamets tricotant, manades avec gardians et toros,  bateliers sur le Rhône… Toute la Provence et la Camargue sont là. Ainsi que Joseph, Marie et l’enfant Jésus, les Rois Mages en avance, les moutons et chameaux.

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Nul besoin donc de placer, ainsi que le fait l’actuelle municipalité depuis deux ans, une autre crèche  dans un lieu laïque par excellence : la mairie. Cette installation ne résulte d’aucun usage local. Aucun élément ne marque l’installation de cette crèche dans un environnement artistique culturel, ou festif. Elle ne correspond pas aux critères du Conseil d’Etat, d’après sa décision contentieuse du 9 novembre 2016. Et n’a pas être installée.

Rendez-vous au 27 quai Général de Gaulle aux Santonales !

Poste : le service public doit être maintenu !

Rose-Marie Cardona, conseillère municipale du groupe Réagir pour Beaucaire, à la direction de la Poste de Beaucaire.

Madame, Monsieur,

Lors de son Assemblée Générale, le 13 novembre dernier, Réagir Pour Beaucaire a pris connaissance des projets de réorganisation de la Poste qui, s’ils étaient appliqués, dégraderaient le service rendu aux habitants de notre ville, puisque les horaires d’ouverture du bureau seraient réduits d’une heure et demie hebdomadaire, alors que les files d’attente aux guichets sont déjà longues et fréquentes et que la population de notre commune ne cesse de croître.

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RPB  comprend le mécontentement des postiers et demande instamment à la Poste de renoncer à un projet contraire aux intérêts des usagers, qu’elle doit toujours plus et mieux servir.

Avec mes remerciements pour l’attention portée à cette demande.

Rose Marie Cardona

 

Traditions méditerranéennes

Oriflamme jeanne

Il est un maire, en ce sud rhodanien, qui se présente comme le porte-oriflamme de l’Occident chrétien et de ses racines gréco-latines ; c’est ce qu’il a encore revendiqué haut et fort lors du Conseil Municipal du 22 juillet dernier, reprenant et amplifiant l’intervention de l’un de ses conseillers qui s’est cru obligé de se lancer dans une diatribe où la violence le disputait à la haine et à l’ignoble.

Pour appuyer ce qui se voulait être une démonstration de ce que tous les maux de la Terre sont le fait d’une partie de l’Humanité (les Arabes donc, et plus largement les Musulmans), cet élu a utilisé une prétendue citation de Charles de Gaulle, dont celui-ci n’a pas écrit un seul mot, qui est apparue un quart de siècle après la mort du Général et dont les torchons d’Extrême Droite usent et abusent depuis.

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Mais ou sont passés les enfants ?

Les Rencontres équestres se terminent.

Une réussite : ciel bleu, petit vent sous les platanes, chevaux magnifiques…

Mais réussite pour qui ? Les éleveurs qui trouvent le cadre enchanteur ? Les organisateurs du concours des chevaux lusitaniens et ibériques ? Le public de connaisseurs triés sur le volet ? Certes ils auraient mauvaise grâce de se plaindre d’une ville qui grève son budget  de 80 000 € pour les recevoir.

Mais qu’en est-il des retombées pour Beaucaire ? Pas de bilan malgré la promesse de Julien Sanchez en conseil municipal. Et qu’en est-il surtout de l’apport culturel pour les petits beaucairois de Quartiers Prioritaires de la Ville pour lesquels le maire a demandé l’aide de la Région ?

Délib subventions rencontres equestres enfants

En 2015 alors qu’aucune subvention de la Région n’a été attribuée, les écoliers sont venus suivre des ateliers le vendredi, premier jour des Rencontres.

Cette année, malgré les 25 000 € tombés dans l’escarcelle de la ville, rien !

Voilà comment le FN joue sur la corde sensible des parents beaucairois, se victimise dans les médias, et traite la population des quartiers défavorisés pour qui il dit réclamer la signature du Contrat de Ville 2015-2020 par la Région.

 

Tu enfanteras dans la Couleur

Les écoles de notre ville sont en pitoyable état, depuis longtemps. Des travaux divers et urgents, tant en électricité, plomberie, plâtre qu’en maçonnerie sont nécessaires.

Pour y remédier, l’embauche de personnel qualifié suffirait en grande partie mais ce n’est pas prévu : pour le moment, un seul menuisier et deux électriciens pour toute la ville…

En outre, les travaux traînent en longueur car, par manque de confiance envers ses adjoints ou son personnel, notre édile veut tout contrôler, vérifier par lui-même. Cette suspicion permanente ne peut que détériorer le climat de travail parmi le personnel communal mais également nuire aux administrés par le rallongement catastrophique des démarches et traitements des dossiers attendant, parfois en vain, la signature suprême.

Combien d’opportunités perdues pour une date limite dépassée.

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Par contre, alors qu’il manque de temps pour faire face à l’Urgent, Il a décidé qu’Il s’occuperait personnellement de choisir les couleurs des murs des classes. Et, comme Il aime le blanc…, l’école de la Moulinelle sera blanche, avec des portes rouges. Il n’a pas précisé si les tableaux seraient bleu marine !

Les enseignants protestent ? Ce sera blanc quand même mais l’enfant caché de M. Propre et de la mère Denis, du haut de sa Grandeur, octroie une faveur : les enseignants auront le droit de choisir la couleur d’un mur sur quatre !!!

 

Ce n’est pas lui l’usager pourtant, pas lui qui va travailler dans ces lieux.

Pour justifier sa décision, Il s’affirme « propriétaire » des lieux ! Nuance : il n’est que simple locataire d’un fauteuil municipal. Les propriétaires, ce sont les citoyens beaucairois.

Dans cette affaire, il manque de classe.

Nom d’une pipe, ce petit combat, même très bas en l’occurrence, va finir par tourner en peinture-lutte.

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Arrêt comique sur un village Volque

Nous sommes au 1er siècle après J-C (Jacques Chirac ), la Gaule  a été envahie par des hordes de «Socialus Tristus».

Aux portes de la Camargua, l’invasion se répand sous la conduite d’une femme, la belle Delgadix, jeune, jolie mais rusée et perfide.carte volques

Toute la Gaule sera-t-elle occupée ? Non ! Un petit village, peuplé de Volques Arécomiques, résiste vaillamment sous l’autorité de son chef, un druide nommé Parano-mix. Il a évincé le vieux, corrompu et décadent Bourboussonix et pris sa place sur le bouclier, symbole du pouvoir, porté à bout de bras par des hommes de son clan : les Brassus Cassus.

La vie est devenue pénible à Ugernum car Delgadix, selon le druide, veut assécher les marais, les puits et les finances du village. Pour lutter et repousser les envahisseurs, Paranomix prône un retour aux traditions et une alliance avec des Barbares de l’est, récemment passés sous la domination des Lepenix.

Mais les méthodes de Paranomix sont quelque peu incompréhensibles et, lors des conseils des Anciens, l’opposition ferraille dans le camp retranché. La douce Bonnemine-Cardonnix, succédant à Claudius Silvius, ne manque aucune occasion de montrer combien le retour au passé ne peut qu’apporter misère et désolation. Le barde Assurandréix essaie bien, par ses chants peu mélodieux, de contrer les vociférations de Paranomix mais ce dernier le menace de le bâillonner et de l’attacher dans un arbre.

On reproche aussi à ce chef sa façon d’enterrer les dossiers, d’user de mesures de coercition envers son entourage qu’il accuse de manquer de la fibre et de l’âme nationaliste. Mais, comme lui, la fibre aussi ment ! Et l’âme y hante, enterrée dans les jardins puis transportée on ne sait où. Par qui et pour qui ?

C’est pour cette raison que notre druide, en manque de potion magique, tente de redonner un peu de vigueur gauloise au nom des rues de son camp retranché. Baptiser et débaptiser lui donne l’impression de faire un peu quelque chose et tant pis s’il ne tient pas compte des propositions des usagers de ces lieux. Mais pourquoi rue des «Volques» sans plus de précision ? C’est qu’il ignore que «volque» signifie «peuple» en gaulois et que le véritable nom traditionnel du volque d’Ugernum est «Arécomique». C’est lui dont l’Art est Comique ! Finalement, il aurait mieux fait de sauter 2000 ans et l’appeler rue du 19 mars !

Nom d’un petit bonhomme, ça va cartooner : « That’s all Volques ! »

 

Au cabaret municipal, Julien fait son crooner

Pour se changer d’air et les idées, poussons la Sanchonnette.

Enfin honnête, honnête, faut peut-être pas exagérer.

Beaucoup d’air, pour ne pas dire de vent, lors de cet extraordinaire conseil municipal du 19 avril. Oui, de cet air que l’on nous pompe, de celui que l’on respire et de celui que nos oreilles entendent…

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Après l’intro rituelle du « Chant de guerre pour l’armée du Rhin »,offerte par les chœurs de l’armée brune, nous avons eu le droit à une longue plainte, plutôt des complaintes, passant de « Si toi aussi tu m’abandonnes » à « O Carole » de Chuck Berry, sans oublier le célèbre « Prends garde à toi…».

Nous avons entendu également, a capella, « Ma France » , hélas, pas celle de Jean Ferrat , mais une version des années 40, façon « Maréchal, nous voilà. »

Alors, pour changer d’air, méditons l’impartial message de notre bon Georges Brassens :

Entre-nous, plus de controverse,

Fronts caducs ou fronts débutants,

Petits fronts d’ la dernière averse,

Vieux fronts des neiges d’antan

Quand on est Front, on est Front !

L’opposition beaucairoise refuse le dépôt de plainte contre la présidente de Région.

Beaucaire, le 19 avril 2016.

Nous, conseillers municipaux des trois groupes d’opposition de la Ville de Beaucaire  refusons qu’un conseil municipal puisse être convoqué pour être le lieu d’un règlement de compte bassement politicien : demande de dépôt de plainte contre la présidente de Région. Qui plus est à 9 heures du matin !

Nous voulons qu’à Beaucaire le débat démocratique reste sur le fond et en dehors des invectives provocatrices que vous voulez imposer pour attirer l’attention des média sur votre  personne.

En effet, depuis de nombreux mois vous multipliez les courriers agressifs et les propos outranciers en direction d’élus de la République. Tenter de transformer un fait d’une grande banalité en une affaire d’état est la marque de votre incapacité à vous inscrire dans les règles du débat démocratique.

De plus, nous ne pouvons  oublier les obstacles que vous-même avez dressés pendant plus d’un an pour empêcher la concrétisation des partenariats qui accompagnent ce contrat de ville. De même, il faut noter que vous n’avez toujours pas créé les  conseils citoyens, préalables indispensables au contrat de ville.

Nous tenons à rappeler à l’assemblée que :

– le 20/02/2015, en réunion du Conseil régional, vous avez  voté contre le budget de 24 millions d’euros qui doit financer les contrats de ville et que vous traitiez alors de « prime à la voiture volée » les subventions à des  « associations politisées » qui consistent « à envoyer des gamins en voyage en Espagne »,

– le 07/09/2015, en conseil communautaire, votre groupe quitta la séance empêchant le vote du contrat de ville par absence de quorum. Dans une lettre que vous vouliez y annexer, vous stigmatisiez le contrat de ville en stipulant que « ce contrat peut être assimilé à un mauvais livre. Remplissages, longueurs, autocongratulation, autoflagellation, discours éloignés des réalités du terrain, presque rien de concret »,

– le 14/09/2015, le contrat de ville sera tout de même signé par la CCBTA avec 19 voix pour et 11 voix contre, celles du Front National,

– en conseil municipal, le 4/11/ 20125, vous le qualifiez de « grosse opération de propagande politique pour zozos en pleine campagne électorale » qui apporterait d’ « hypothétiques avantages » à la ville,

– le 8/02/2016 vous ne l’aviez toujours pas signé.

Tous ces faits démontrent  votre hostilité au contrat de ville et votre mauvaise foi actuelle.

Si aujourd’hui, au-delà de nos divergences, nous prenons l’initiative de nous regrouper et de faire une déclaration commune, c’est d’abord et avant tout, M. le Maire, pour protéger Beaucaire et les Beaucairois de vos errements politiciens qui, à terme, vont priver la Ville de tout soutien institutionnel.

Au lieu d’entamer des combats perdus d’avance sur des dossiers utopiques en cette période de crise, nous préférerions que la majorité municipale coopère activement avec tous les partenaires (Etat, Région, Département, Intercommunalité…) sur les sujets essentiels pour Beaucaire : l’économie, l’éducation et la sécurité notamment.

Nous, conseillers municipaux des trois groupes d’opposition de la Ville de Beaucaire, refuserons de voter pour le premier point de l’ordre du jour du Conseil municipal 2016 : demande de dépôt de plainte pour discrimination contre la présidente de Région.  

Les 10 élus des 3 groupes d’opposition du conseil municipal et représentants de 60% des électeurs Beaucairois lors des élections municipales de 2014.

Beaucaire outragée, Beaucaire brisée, Beaucaire martyrisée…

Beaucaire outragée, Beaucaire brisée, Beaucaire martyrisée…

Donc Beaucaire libérée ? Non !

 Libérée de quoi ? Mais de la communication frontiste sur les réseaux sociaux, relayée par la presse de plus en plus complaisante.

Tout d’abord, il y a overdoseoverdose en terme de quantité, au point que l’on pense que cette municipalité ne fait que surveiller ces réseaux et répondre dans l’instant, ce qui fait qu’ils n’ont plus de temps pour la gestion de la ville.

Et leur projet serait que tous les administrés soient joignables par internet. Bonjour l’intox ! Le seul point positif à cela est que l’on évite de ravager des hectares de forêts pour le papier pour faire ces tracts quoiqu’on pouvait toujours parcourir ces derniers d’un derrière distrait, ce qui pouvait avoir un petit avantage.

Faute de ne faire confiance à aucun membre de leur administration, les dossiers en attente de signatures s’accumulent et prennent des retards importants.

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De même, d’autres n’ont pas eu le temps de lire le projet de la déplorable nouvelle carte scolaire du collège de Bellegarde mais le votent quand même, à l’insu de leur plein gré. Pourtant, ils ont quand même eu le temps de poser sur la photo à côté des parents d’élèves en colère !

En outre, le contenu de ces messages n’est ni de qualité ni indispensable !

Le maire a mis des mois pour signer le contrat de ville. Alors, exiger de Mme Delga de régler en moins d’un mois une demande du maire, c’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Que veulent ces élus ? Que Mme Delga vienne à Beaucaire comme à Canossa et s’aplatisse aux pieds du trône municipal ?

Quant au contenu plein de jérémiades du genre « allo maman, bobo et je veux un bonbon » tout en dénonçant un éventuel refus, nous sommes dans un délire quasi parano.

Autre délire : en appeler aux différents ministres, au président… ! Et à qui encore ? A l’ONU ? Obama ? Le pape ?

En fait, le seul qui peut l’aider, c’est le père Noël car, après le Lycée, le Palais des Congrès, l’écluse, il faudra bientôt un aéroport international, un métro et, s’il te plaît, père Noël, dans ta hotte, n’oublie pas des tonnes de prozac ou un hôpital psychiatrique. Les Beaucairois en auront bien besoin pour tenir le coup (le coût ?) car dans quel état retrouveront-ils leur ville en 2020, une fois dissipés les fumées et les flonflons de la fête permanente et virtuelle que nous infligent les municipalités FN ?

Toutes ces gesticulations sentent la campagne électorale de 2017 un an à l’avance.

le bateleur

Alors que la ville a besoin d’un maire qui s’occupe de ses problèmes quotidiens et non d’un bateleur de foire qui se balade partout pour être sur les photos, dans les journaux, au point de faire exploser le budget communication et déplacements-représentations de la commune.