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30 ans ça suffit !

Toute honte bue, ceux-là même qui portent la responsabilité de l’état actuel de Beaucaire, se représentent aujourd’hui devant les électeurs :

  • l’intrigant : déjà candidat au poste de maire en 1975, il a fini par y arriver en 2008 avec le soutien du FN sur lequel il fait semblant de cracher aujourd’hui,
  • l’héritier : avec son père il cumule 38 ans de mandat à la tête de la commune,
  • la baronne : avec son conjoint elle cumule 42 ans de mandat à Beaucaire,
  • le Parisien : à 30 ans, ce vagabond de la politique qui parle pointu ignore qu’à Beaucaire son parti a depuis trente ans mêlé ses voix à celles des élus en place.

Face à tous ces professionnels de la politique qui ont une lourde responsabilité dans l’état actuel de la ville, Claude Dubois et son équipe proposent une vraie rupture.

Claude Dubois a créé et pérennisé son exploitation agricole qu’il a su faire prospérer en bon gestionnaire.

Dans les années 1980, il fut à l’origine de la création d’Apisud et de Promiel, deux structures professionnelles apicoles qui ont laissé la place à l’Association de développement apicole du Languedoc-Roussillon qui regroupe plus de 200 professionnels de l’apiculture. Il en fut le trésorier à sa création.

A Beaucaire il a participé aux luttes couronnées de succès contre le projet de décharge départementale d’ordures porté par le groupe Bouygues à Cante Perdrix, ainsi qu’à la déroute de Poweo sur le plateau des Costières. Il a obtenu la réduction du massacre de la colline des Caunelles faisant passer le projet de 84 à 32 Ha, sauvant ainsi 52 ha de forêt.

A la tête de l’ADEB (Association de défense de l’environnement beaucairois) il a participé à une multitude de rencontres, actions, forums et autres réunions où il a toujours défendu avec passion et efficacité notre environnement commun.

Il a ainsi acquis une grande connaissance des dossiers beaucairois.

A l’écoute de tous, il a toujours répondu aux multiples sollicitations de ses concitoyens, que ce soit pour enlever un essaim d’abeilles ou protéger un environnement menacé par un projet municipal.

Elu pour la première fois en 2008 au Conseil municipal de Beaucaire, Claude Dubois a découvert le peu d’investissement dans les dossiers des élus en place depuis trente ans.

C’est pourquoi il a décidé avec ses amis de constituer une liste pour les élections municipales de 2014, liste composée de personnalités locales qui, comme lui, se sont investies dans la vie de la cité sans attendre d’autres retours que le bien-être commun.

30 ans ça suffit !

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Bourbousson et le FN

Jacques Bourbousson cultive l’ambivalence politique comme d’autres les navets.

Il s’affiche en 2012 aux côtés du Front National qui manifestait contre l’organisation d’un colloque à Nîmes par la Fédération Française du FLN.

Il boude les cérémonies du 19 mars célébrant le cessez-le-feu en Algérie signé en 1962 et mettant fin officiellement au conflit armé qui opposa la France à son ancienne colonie. Cette date, vivement contestée par le FN et par certains élus de la droite décomplexée comme MM. Estrosi et Ciotti, marque pourtant la reconnaissance par l’Etat français de la réalité d’une guerre atroce qui à l’époque ne disait pas son nom.

M. Bourbousson ne crachait pas sur le soutien officiel du FN en 2008 qui lui a permis de gagner la mairie et n’hésitait à se montrer aux côtés d’Antoine Boyer qui en était alors le représentant cantonal. Quels sont les gages idéologiques qu’il a donnés aux responsables de ce parti pour obtenir l’appui des instances départementales de l’extrême droite ? Peut-il nier aujourd’hui qu’il a dans son équipe des personnes qui partagent ces idées ? Ces mêmes personnes seront-elles sur la liste présentée par le FN comme le déclarait il y a peu l’ambitieux M. Sanchez ou le suivront-elles au regard de l’investissement médiatique de certain(es) adjoint(es) ? Jacques Bourbousson restera le facilitateur du FN, pas un barrage.

L’humanisme qu’il revendique s’arrête aux frontières de son électoralisme. Si hier il draguait en bon politicien de droite les voix du FN, il tente aujourd’hui de faire oublier ce passé compromettant tout en envoyant des signes d’allégeance à une partie de cet électorat. La ficelle est grosse, épaisse, mais conforme aux choix tactiques de notre homme.

Prétendre être le seul rempart face à une candidature FN en 2014 est une imposture dangereuse qui ne fait que conforter ceux qui n’accordent plus aucun crédit aux élus de la République.

Le Grand Mamamouchi

Qu’il est difficile de ne pas penser à ce personnage sorti tout droit de l’imagination de Molière lorsque l’on connaît la vie et l’œuvre de l’actuel maire de Beaucaire.

Sa dernière trouvaille : être le sauveur de la tauromachie, sous toutes ses formes, à travers une fondation.

L’idée n’est pas dénuée d’intérêt, mais quelle chance a-t-elle d’aboutir si elle n’est pas avant tout portée par les principaux acteurs des traditions taurines ?

Vendredi 15 mars au casino municipal, le grand Mamamouchi a profité de la présentation de la saison taurine pour dévoiler son projet : une arène de 1200 places, un internat pour 150 élèves, une carrière et des écuries pour les chevaux, des salles de cours, une chapelle, des professeurs issus du milieu taurin (qu’il faudra bien payer), … tout cela dans le cadre d’une section « sport étude ».

Et pour faire plus vrai, le grand Mamamouchi en fait des tonnes, n’hésitant pas à faire monter sur la scène -c’est ainsi qu’il qualifie dans un lapsus révélateur l’estrade posée en contrebas- tous les acteurs médiatisés du mundillo présents dans la salle. On n’en fait jamais assez.

Dans leurs interventions, certains, sentant le piège, restent très prudents, s’en tenant à la programmation de la temporada, d’autres s’y engouffrent espérant peut-être des retombées sonnantes et trébuchantes, d’autres encore font semblant de jouer le jeu.

Combien sont dupes ?

Où serait implanté ce vaste programme qui, soit dit en passant, ne figure pas dans le projet communal de Plan d’Aménagement et de Développement Durable présenté en présence du maire dans le même lieu un mois plus tôt ? Mystère.

Combien ça coûte, comment on finance ? Là encore, mystère, et puis, peu importe, tout ça n’est qu’un détail après tout.

L’essentiel est ailleurs pour Bourbousson : ce qui compte c’est l’effet d’annonce dans la perspective des prochaines élections municipales.

Il réussira bien à gratter quelques voix de plus avec ça.

Un homme attentionné

  • Obtenir un permis de construire pour son fils en zone inondable alors que la DDASS s’y est opposée
  • Obtenir 40 000 € pour sa sœur qui quitte la fonction publique pour créer son entreprise
  • Obtenir de Veolia qu’elle fasse passer un tuyau d’eau potable sur lequel il pourra se raccorder à 150 m de sa maison située en rase campagne

Qui pourra encore dire que Jacques Bourbousson n’a rien fait pendant son mandat ?

Quizz

Quel candidat aux élections municipales de 2014 a approuvé en mars 2003 une augmentation de 23,90 % de la taxe foncière à Beaucaire ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014 a approuvé en mars 2003 une augmentation de 13,19 % de la taxe d’habitation à Beaucaire ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014, déjà élu en 2002 sur la liste de son père, empochait 10 491 € par an au titre de « conseiller municipal délégué » ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014, déjà élu en 2002, observait, impuissant, les incivilités, les dégradations, le saccage du centre-ville de Beaucaire (voir Midi Libre des 3 avril 2004, 5 janvier 2005, …) ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014 a soutenu en 2007 le projet POWEO (centrale thermique à gaz très polluante) sur le territoire des Costières ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014 a approuvé en 2007 le renouvellement du contrat d’eau potable à Veolia alors que cette société a laissé se dégrader le réseau pendant des décennies ?

Quel candidat aux élections municipales de 2014 a approuvé en mars 2003 l’urbanisation de la colline des Caunelles pour la livrer à un promoteur qui l’a massacrée ?

Réponse : Christophe André qui, malgré ce lourd passif, essaye aujourd’hui de nous faire croire qu’il est un homme neuf en politique.

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Réunion publique

L’élaboration du PLU est une démarche étroitement partagée avec les Beaucairois. La concertation publique prendra une place particulière dans l’ensemble de la démarche d’élaboration du projet. Sollicités aux temps forts de la démarche, les idées que vous nous apporterez pourront aider élus et services municipaux à construire un projet partagé pour notre ville, adaptés aux besoins de chacun.

Extrait tiré du site internet dédié à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (http://www.plu-beaucaire.org/home). C’est pourquoi La majorité municipale organise en « toute discrétion » (un simple encart dans la presse…) une réunion publique pour présenter à la population le plan d’aménagement et de développement durable (PADD) lundi 4 février à 18h00 au Casino municipal. Il s’agit ni plus ni moins de définir les priorités urbanistiques et environnementales qui conditionneront le développement de notre ville pour les prochaines années.
Alors venez nombreux pour donner votre avis.

Les voeux : la vidéo

Toutes les composantes de la gauche beaucairoise et au-delà étaient réunies à l’occasion des vœux de l’association Réagir Pour Beaucaire en janvier dernier. Juan Martinez, responsable cantonal du Parti socialiste, conseiller général du canton et vice-président du Conseil général, Jean-François Milesi, responsable cantonal du Front de gauche, ont, à cette occasion, réaffirmé leur volonté de soutenir les membres de Réagir Pour Beaucaire afin d’offrir une réelle alternative après 30 ans de gestion hégémonique de la droite à Beaucaire.

La vidéo :

Dents creuses et idées creuses

Une illusion, très courante dans les municipalités de droite (mais pas seulement), est de s’imaginer rendre une ville plus vivante en multipliant les zones commerciales, ce qui revient à une équation bien illogique : plus il y a de misère, plus on met de vitrines. Croit-on que les habitants seront assez sots pour acheter deux fois plus avec trois fois moins ? Le peu d’emplois ainsi créés (et qui compensent à peine les emplois supprimés au centre ville) ne sont que des emplois précaires, sous-payés et souvent pénibles. C’est ainsi qu’à la fin des années 80, la municipalité André-Cellier a fait péricliter les commerces du centre de Beaucaire en installant un hypermarché à la périphérie. Rappelons-nous, par exemple, la rue Nationale en 1983 : elle offrait, au total, bien plus de commerces, et plus variés, que les nouvelles zones !

Autre illusion : celle que le nombre des habitants de la commune doive augmenter sans cesse. Ce qui donne un bon prétexte pour combler les moindres « dents creuses* » qui seront sacrifiées au dieu Commerce. Alors qu’il aurait été plus bénéfique aux habitants d’installer à ces endroits un espace de jeux pour les enfants ou une école. En effet, d’ici peu, le manque de structures scolaires va être problématique au vu du nombre élevé de naissances.

La dent creuse qui était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal se situe dans la ZAC de Genestet derrière le supermarché Leader Price. Les enseignes de cette ZAC ont du mal à trouver un équilibre financiers, certains locaux sont inoccupés depuis plusieurs années. Les commerçants de la galerie de carrefour ont eux aussi des difficultés économiques. Quant au commerce du centre-ville agonisant, il attend désespérément un projet global de redynamisation qui attire enfin des enseignes de moyen-haut de gamme à même de proposer une offre et une qualité de service absente des grandes surfaces beaucairoises.

Alors quel est le projet de la municipalité dans cette dent creuse ? Sert-il une politique visant à corriger ces déséquilibres qui s’accentuent avec les années à savoir la saturation de l’offre à la périphérie et la désertification commerciale du centre. Il faut croire que non car derrière Leader Price ce sont encore des commerces qui vont voir le jour. Le centre-ville va même y perdre son dernier opticien dans la bataille. La prochaine étape sera peut-être la concrétisation du projet de maison de santé à côté de la trésorerie qui verra cette fois le départ des médecins. Heureusement pour le moment, il reste encore une boutique de pompes funèbres sur le canal.

* Note = une dent creuse, en jargon urbanistique libéral, désigne un espace non construit dans une ville. Le terme est bien choisi, car il montre avec quel appétit les bétonneurs vont s’y engouffrer pour une juteuse opération immobilière…

Au sujet du SPANC (Service public d’assainissement non collectif)

Le SPANC contrôle le bon fonctionnement du traitement des eaux usées des habitations non reliées au tout-à-l’égout.

Ce service public relève de la compétence de la CCBTA depuis sa création en 2006. Le contrôle, effectué au départ par un agent de la CCBTA, a été confié à Veolia en 2009.

Pour financer ce service, M. Bataille, président de la CCBTA à l’époque, avait créé une redevance. Celle-ci, plus quelques subventions, devait couvrir le coût du service.

Il fût alors décidé d’évaluer ce coût, de le diviser par le nombre d’habitations équipées d’un système d’assainissement autonome, le résultat serait alors le montant de la redevance.

C’est ainsi que depuis plusieurs années des habitants reçoivent une facture de 38 € émise par le Trésor public alors même qu’ils n’ont jamais été contrôlés.

Cette démarche est pourtant illégale comme l’indiquait à l’Assemblée nationale Mme Alliot Marie, ministre de l’intérieur, en mars 2008 en réponse à une question de M. Jean Glavany (J.O. du 4/03/2008, p. 1868) « Les redevances constituent la contrepartie d’un service rendu ce qui signifie : elles ne peuvent être réclamées à l’usager qu’une fois la prestation réalisée…. ».

http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/financement-r58.html

Ainsi, en toute illégalité, plusieurs dizaines de milliers d’euros ont été prélevés dans la poche de nombreux habitants de la CCBTA.

Interpellé à ce sujet en conseil municipal par nos soins, M. Bourbousson, qui est aussi président de la CCBTA, a essayé d’expliquer « qu’il fallait s’estimer heureux, car à Beaucaire c’était moins cher qu’ailleurs » avant de reconnaître finalement qu’il y avait bien un problème avec le financement du service. Il entend l’examiner lors de la reconduction du contrat avec Veolia.

Certes ! Mais c’est, compte-tenu de la loi, insuffisant et surtout irresponsable : en effet, M. Bourbousson doit examiner les modalités d’une restitution des sommes indûment perçues par le SPANC depuis sa création.
« Nous entrerons dans la carrière… »

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus.
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus.

Voilà un quatrain de l’hymne national qui, jeu de mots aidant, mériterait d’être repris en chœur par les joyeux lurons de la majorité municipale et certains ténors de la Fédération Départementale du Syndicat des Exploitants Agricoles (FDSEA).

En effet, par un communiqué paru le 24 Janvier dans l’Hebdomadaire « Paysan du Midi » ce syndicat professionnel rappelle avoir évoqué, lors de l’Assemblée Générale des exploitants agricoles du canton de Beaucaire, le problème de l’extension des carrières sur le plateau des Costières (29/11/2012). « Après un vote à main levée où la salle s’est majoritairement prononcée contre ce projet, le syndicat des exploitants agricoles de Beaucaire a émis un avis défavorable… » poursuit avec détermination le communiqué…Détermination, ils vont en avoir besoin nos paysans locaux, puisque la majorité municipale conduite par un ancien agriculteur, ancien président de cave coopérative, ancien syndicaliste…agricole, a décidé de lancer une révision du Plan Local d’Urbanisme pour permettre une extension de la carrière GSM, en plein cœur de vignobles de qualité ! On n’est jamais si bien trahi que par les siens !

C’est qu’il a l’expérience, l’élu en question : n’avait-il pas, alors simple membre de la Chambre d’Agriculture, cadre de… la FDSEA et président de la Cave locale, demandé à ce que la centrale thermique POWEO s’installe sur le même malheureux plateau des Costières plutôt qu’en Zone Industrielle ? La tête vous tourne ?? Ce n’est pas fini !! Voilà –t’y pas que ce fameux maire, en ce mois de Janvier 2013, se représente aux élections de la Chambre d’Agriculture sous l’étiquette….FDSEA !!! Vous le voyez bien que la quadrature du cercle, c’est possible, ça existe, bande d’incrédules ! En tout cas, si par malheur les citoyen(ne)s le renvoyaient dans ses foyers à l’occasion des Municipales 2014, le grand homme pourrait sans problème retrouver un emploi dans un grand music hall parisien : transformiste, illusionniste, voire spécialiste du grand écart dans un french cancan endiablé !

Quant à la trace de ses vertus, quand beaucairoises et beaucairois l’auront sorti de sa carrière, il est fort à parier que la poussière aura tôt fait de la couvrir !

De son côté RPB réaffirme son opposition totale au projet du Maire et défend avec force la préservation des terres agricoles et le développement d’une agriculture de proximité.

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Jean de la Fontaine avait-il croisé la route de Jacques de Bourbougon avant d’écrire sa fable «La mouche du coche» ?

La question mérite d’être posée lorsque, quelques siècles plus tard, on observe l’actuel maire de Beaucaire. Laisser faire le travail aux autres, puis apparaître au dernier moment et s’approprier les lauriers de la victoire, telle est sa stratégie. Voici quelques exemples.

Agriculture

Les viticulteurs beaucairois travaillaient leurs vignes puis apportaient le fruit de leur dur labeur à la cave coopérative, lui déclare aujourd’hui :

J’ai fait vivre 200 familles !

A moins que ce ne soit l’inverse !

Décharge de Cante Perdrix

Les opposants se démenaient sur le terrain, engageaient des procédures au tribunal, obtenaient l’avis défavorable au projet lors de l’enquête publique, lui soutenait le projet en tant qu’adjoint de Jean-Marie André tout en prétendant s’y opposer quand il croisait un agriculteur.

Aujourd’hui il déclare sans vergogne qu’il a fait capoter ce projet grâce à ses mystérieuses relations en haut-lieu.

Poweo

Cette usine devait être implantée en zone industrielle. Face à la perspective de voir une ligne à très haute tension traverser la plaine, il proposa de la déplacer sur la Costière près du transformateur de Jonquières. Ensuite, face au tollé général il la vit à Aramon, puis retour en zone industrielle.

Les opposants mobilisaient, faisaient signer 50 000 personnes sur leur pétition, remplissaient 5 registres lors de l’enquête publique, manifestaient leur désaccord dans des dizaines de réunions, saisissaient les tribunaux…, lui préparait les élections municipales et, dans la dernière semaine de la campagne électorale, sentant le vent tourner, il se métamorphosa en opposant farouche.

Une fois élu, sous l’insistante pression du monde agricole, il dû retirer le projet.

Veolia

Dans le but d’obtenir une baisse importante du prix de l’eau, les élus de gauche au conseil municipal épluchent depuis quatre ans le contrat liant la commune à Veolia ainsi que les rapports annuels d’activité de cette entreprise.

Dans cette démarche, ils se heurtent à deux écueils : l’absence de certains documents et l’inertie des élus de la majorité quand il s’agit de demander des explications ou des documents à Veolia. Les élus de gauche ont quand même obtenu la réalisation d’un audit sur le contrat.

Cependant les élus de la majorité devraient, eux aussi, s’imprégner du dossier au lieu de se reposer sur les conclusions de l’auditeur, la confiance n’excluant pas le contrôle. Il n’en est rien.

Si grâce au travail acharné des élus de gauche la perspective d’obtenir une réduction du prix de l’eau se dessine, les élus de la majorité ne manqueront pas l’occasion de faire encore une fois la mouche du coche.

Bourbousson, mouche du coche ?

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En voilà une qui ne manque pas de figure !

Cellier-Poweo-BeaucaireFigurez-vous qu’après avoir voulu défigurer la Costière avec la centrale Poweo (photo), Mme Cellier est dérangée par les quelques traces de tags anti-Poweo qui figurent encore ça et là au bord des routes.

Comme on dit à Beaucaire «Ah figure va !»

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La taxe professionnelle (TP) a été créée en 1975 par un certain Jacques Chirac pour remplacer la patente. Depuis, la TP a été modifiée par 68 textes législatifs différents sans jamais trouver son équilibre. C’est ainsi qu’en 2004, le même Jacques Chirac, alors président de la République, a annoncé la suppression de la TP qui devait être remplacée par «un nouveau dispositif qui ne pénalise pas l’industrie etqui prenne mieux en compte la diversité des activités économiques».

Si le besoin de réformer la TP fait aujourd’hui largement consensus, sa remise en cause pure et simple telle qu’elle est débattue au Parlement pour une application en 2010 pose la question fondamentale de la survie des collectivités. Pourtant on sait le rôle majeur joué par ces dernières et encore plus dans le contexte de crise actuelle. Un chiffre : 73% des investissements publics proviennent des collectivités territoriales favorisant la constitution d’un patrimoine public qui profite à tous (stades, piscines, salles de spectacle, entretien des routes, des collèges, aides sociales, etc). Le Président Sarkosy ne s’y est d’ailleurs pas trompé et c’est ainsi que l’essentiel des investissements effectués dans le cadre du plan de relance est porté par les collectivités locales.

La suppression de la TP entraînera une baisse des recettes fiscales des collectivités locales, de l’ordre de 11 milliards d’euros. Le gouvernement promet que cette baisse sera compensée pour chaque collectivité à l’euro près en 2010 par l’Etat, mais après ? Et bien après elle sera essentiellement compensée par l’accroissement de la fiscalité des ménages ou par la diminution des missions de services publics. Autre point névralgique, la part fiscale liée à l’entreprise et à sa valeur ajoutée n’est plus affectée aux communes mais aux départements et régions. Ainsi une commune aura beaucoup moins d’ intérêt à faire venir de l’activité économique sur son sol.

Foire aux questions

Madame Cellier et Monsieur André, était-il raisonnable de justifier l’implantation de POWEO, usine la plus polluante de Languedoc- Roussillon à Beaucaire par le gain financier que pourrait en tirer la commune grâce à la TP ?

Monsieur Bourbousson, jusqu’à quand pourrez-vous continuer à soutenir la politique du gouvernement tout en vous portant garant du maintien, voire de l’amélioration, des services publics locaux ?

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Là où il y a une volonté il y a une voie

On connaissait la gestion à la petite semaine avec le tandem André/Cellier, on va aimer le développement durable.

Le 21 janvier 2008, dans la froideur hivernale, deux décisions sont venues réchauffer nos coeurs : l’abandon définitif du projet Poweo et l’interdiction de cultiver les OGM sur le territoire communal.

Dans le premier cas c’est l’aboutissement d’un combat de 2 ans et une grande satisfaction pour tous ceux qui n’ont jamais renoncé, une leçon à méditer pour tous les défaitistes qui disaient «C’est décidé en haut-lieu et s’ils veulent faire la centrale, ils la feront».

Le combat citoyen n’est pas un vain mot, cet exemple doit nous servir pour d’autres luttes.

La décision d’interdire la culture d’OGM sur la commune relève d’une demande de Réagir pour Beaucaire au conseil municipal. Elle témoigne de la volonté de laisser à nos enfants une terre sur laquelle ils pourront vivre.

Depuis l’après-guerre, l’industrie chimique a fait croire aux paysans que le salut viendrait de la chimie et ceux-ci, en toute confiance, ont largement utilisé les pesticides sur leurs terres. Certes, aujourd’hui l’agriculture mondiale peut nourrir deux fois la population mondiale, mais à quel prix ? Des agriculteurs ruinés, des savoir-faire agricoles ancestraux oubliés, des eaux et des sols chargés en nitrates, en pesticides, la disparition des insectes pollinisateurs, la présence de pesticides dans toutes les mers du monde, dans les graisses des ours polaires, dans les poissons de mer…

L’arrêt de cette fuite en avant passe par des décisions locales et nous saluons le courage politique de M. le maire qui a pris en compte notre souhait.

Désormais Beaucaire peut afficher aux entrées de la ville à l’instar d’autres communes : BEAUCAIRE, VILLE SANS OGM

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NO PASARAN !

Grâce à la mobilisation citoyenne, POWEO et les OGM ne passeront pas par Beaucaire.

N’est ce pas une belle victoire qui illustre qu’en ces temps de crise où les difficultés matérielles pourraient nous inciter au repli sur soi, les combats collectifs sont pleinement d’actualité.

Bien sur nous avons aussi connu des défaites comme la fermeture de LINPAC Tarascon par exemple .

L’expérience nous montre pour autant qu’une population informée, utilisant les technologies les plus modernes de fonctionnement en réseau, et animée par un esprit créatif est tout à fait capable de faire reculer les pouvoirs en place et d’inventer les systèmes politiques de demain.

La mise à sac du service public et le chômage de masse ne sont pas une fatalité mais le résultat de politiques n’ayant vocation que de servir une minorité dirigeante.

Alors, voyez comment une initiative locale comme celle que connaît la Guadeloupe a pu essaimer jusqu’en métropole. Voyez comment le mouvement interprofessionnel du 29 janvier a pu rassembler et celui du 19 mars rassemblera en nombre autour de valeurs communes dont l’essence est bel et bien la revendication de notre dignité de citoyen non seulement français mais aussi du monde.

Nos enfants nous condamnent à l’optimisme car il est impensable que nous leur laissions un monde irrespirable sans que nous ayions au préalable tenté l’impossible. SARKOZY n’avait il pas comme slogan de campagne «ensemble tout devient possible» ?

Montrons lui que sur ce point au moins, il avait raison.

Y a-til encore de la place pour l'écologie à Beaucaire ?

Les 3 Singes n°2 / mars 2009
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Notre fameux journal que vous avez peut-être eu la chance de trouver dans votre boîte aux lettres et que vous pouvez également consulter au format PDF !

Cliquez sur le lien pour voir le journal de mars 2009 : Les trois singes mars 2009

L’édito : NO PASARAN !

Grâce à la mobilisation citoyenne, POWEO et les OGM ne passerons pas par Beaucaire. N’est ce pas une belle victoire qui illustre qu’en ces temps de crise où les difficultés matérielles pourraient nous inciter au repli sur soit, les combats collectifs sont pleinement d’actualité. Bien sur nous avons aussi connu des défaites comme la fermeture de LINPAC Tarascon par exemple. L’expérience nous montre pour autant qu’une population informée, utilisant les technologies les plus modernes de fonctionnement en réseau, et animée par un esprit créatif est tout à fait capable de faire reculer les pouvoirs en places et d’inventer les systèmes politiques de demain. La mise à sac du service public et le chômage de masse ne sont pas une fatalité mais le résultat de politiques n’ayant vocation que de servir une minorité dirigeante. Alors, voyez comment une initiative locale comme celle que connaît la Guadeloupe a pu essaimer jusqu’en métropole. Voyez comment le mouvement interprofessionnel du 29 janvier a pu rassembler et celui du 19 mars rassemblera en nombre autour de valeurs communes dont l’essence est bel et bien la revendication de notre dignité de citoyen non seulement français mais aussi du monde. Nos enfants nous condamne à l’optimisme car il est impensable que nous leur laissions un monde irrespirable sans que nous ayons au préalable tenté l’impossible. SARKOZY n’avait il pas comme slogan de campagne « ensemble tout devient possible » ? Montrons lui que sur ce point au moins, il avait raison.

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Les 3 Singes n°1 / décembre 2008
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Notre fameux journal que vous avez peut-être eu la chance de trouver dans votre boîte aux lettres et que vous pouvez également consulter au format PDF !

Cliquez sur le lien pour voir le journal (collector !) de décembre 2008 : Les trois singes décembre 2008

les-trois-singes_decembre-2008_RPB

L’édito

L’actu c’est d’abord le projet POWEO qui fait le forcing pour s’implanter en zone industrielle histoire de donner une symétrie au soyeux panache blanc de l’usine TEMBEC. Pour une fois que l’on pourra dire que le Gard est au même niveau que les Bouches du Rhône… C’est aussi la fermeture probable à la fin de l’année de l’usine LINPAC de Tarascon avec 130 licenciements à la clé dont de nombreux Gardois. Vous allez me dire qu’est ce qu’on peut faire contre l’opacité de la gestion financière d’une multinationale qui ferme et ouvre des sites partout dans le monde comme bon lui semble ? Je vous répondrai qu’effectivement on ne peut pas faire grand-chose, mais ne pas dénoncer cette situation serait à mon sens être complice de ce genre de politique. Enfin l’actu c’est le rapport d’activités du délégataire du service de l’eau, à savoir VEOLIA qui nous apprend que lorsqu’il pompe 1000 litres d’eau dans la nappe phréatique, moins de 500 arrivent chez l’usager. Tout ça pourquoi me direz vous, parce que VEOLIA ne répare pas les fuites ! Pour une compagnie des eaux c’est tout de même navrant. Ne me demandez pas qui paie la facture car ça, bien sûr, vous le savez déjà. Concernant cette actu brûlante et parfois dramatique, je vous renvoie aux articles de fond de ce numéro, rédigés par mes brillants camarades.

Le (gros) mot du président

J’ai un gros problème existentiel, comment vaincre cette foutue angoisse de la page blanche ? C’est un moment historique, un premier édito, pour la première édition du journal de la première association de gauche de la première ville de la Région Languedoc en matière de rejet de monoxyde d’azote. Pour ceux qui n’avaient pas suivi, cette ville c’est Beaucaire. Donc, comme je le disais, j’ai un peu la pression et je me dis qu’à force de parler pour ne rien dire je vais bien finir par noircir ma page.

Tout d’abord savez vous ce qu’est Réagir pour Beaucaire (RPB pour les branchés) ? Une salle de fitness ? Un nouveau club taurin ? La réponse est non. Cherchez bien, je suis sûr que ce nom vous dit quelque chose. Un groupuscule d’auto-défense contre les invasions tarasconnaises ? Toujours pas. Une antenne locale du fan club de Michelle Torr ? Alors là, vous n’y êtes pas du tout. Je vais vous donner un indice : si je vous dis « Votez Georges Cornillon », ça vous rappelle quelque chose ? Bien entendu, les dernières municipales, la liste de gauche, le débat sur POWEO, le tandem André-Cellier pris dans une triangulaire etc. C’est bon, vous nous remettez ?

Eh bien figurez-vous que nous, les femmes et hommes issus de cette liste, venus de tous les horizons géographiques, Paris, province, Gard et même Beaucaire et de tous les courants politiques, socialos, cocos, écolos, tranquilos etc., n’avions pas envie d’attendre 6 ans pour nous revoir. Oh, bien sûr nous aurions pu créer un comité du souvenir et organiser des réunions durant lesquelles nous nous serions remémorés les grands moments de la campagne 2008, ses intrigues, ses coups-bas, ses héros, tout en sirotant un « La belle Pierre » rosé bien frais avec en fond sonore le dernier album d’Adamo. Mais vraiment ce n’était pas l’esprit de ce collectif, riche de sa diversité et durablement soudé. Et puis nous avions trois élus à soutenir au Conseil Municipal et une nouvelle majorité à mettre sous observation afin d’éviter, autant que faire se peut, des dérapages opportunistes et clientélistes du type de ceux connus durant l’ère André-Cellier.

Enfin l’expérience de la campagne nous a montré que nos convictions profondes, nos valeurs de solidarité, de fraternité, d’écologie, qui caractérisent la gauche en général et plus spécifiquement celles de notre collectif, n’avaient pas suffisamment été entendues par les Beaucairois. Si Beaucaire s’appelait Neuilly, le ghetto de riches préféré de notre cher président, où le taux de logement social est inférieur à 5%, on pourrait comprendre que les questions sociales et environnementales ne soient pas une préoccupation majeure de la population. Mais justement, Beaucaire n’est pas Neuilly. Nous avons donc abouti à la conclusion que si nous n’avons pas été entendus, c’est parce que nous n’avons pas été compris. Le « prime » de TF1, les têtes de gondoles de Carrefour, et les 25 ans incompressibles de Jean Marie-André ont eu raison de la conscience politique de gauche de nombreux Beaucairois. Notre souci à ce jour est donc, au-delà de notre implication dans les conseils municipaux, de mener un travail de fond auprès de la population.

L’objectif de ce travail est la sensibilisation aux problématiques locales relevant de l’intérêt général sur lesquelles l’échelon politique communal peut encore avoir une influence. Cette sensibilisation implique aussi une mise en perspectives de ces problématiques avec les phénomènes globaux qui font malheureusement l’actualité nationale et internationale quotidienne. Ouvrir l’esprit et le cœur des beaucairois, tel est donc notre ambitieux projet.

Bon, maintenant que vous savez qui nous sommes vous avez peut-être, pour ceux qui ont tenu le coup jusque là sans zapper sur « La nouvelle Star » ou le championnat de football, envie de savoir quelle est notre lecture de l’actu beaucairoise. Alors ne bougez plus nous avons ce qu’il vous faut, à savoir le journal que vous avez entre les mains que nous souhaitons trimestriel si nos moyens nous le permettent. Si vous voulez du moderne et de l’interactif il y a aussi le site internet où vous pourrez faire des commentaires sur nos articles jusqu’au bout de la nuit. Si d’aventure vous deveniez accro à notre ligne éditoriale croustillante et solidaire vous pourrez aussi nous transmettre votre adresse email via notre site internet afin de vous abonner à notre lettre d’information.

Enfin si par une nuit sans lune, alors que vous cherchez un raccourci que vous ne trouverez jamais, un spectre de lumière aux traits de Georges Cornillon éblouissait vos yeux incrédules, surtout pas de panique, il s’agit juste d’un message vous informant que vous êtes prêt psychologiquement et spirituellement à adhérer à Réagir pour Beaucaire pour la modique somme de 10 € par an.

Avec tout ça je n’ai toujours pas parlé d’actu. Enfin ce qui me console c’est que j’ ai fini mon édito, et oui j’ai droit à une page, et que je vais donc pouvoir aller me coucher. Ben oui je vous rappelle qu’à moins de bénéficier d’un emploi fictif, les activités politiques c’est en dehors des heures de travail.

Sur ce, bonne nuit à tous

Le Président

POWEO ? Il est passé par ici, il repassera par là…(air connu)
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Un projet enterré ?

En Terre d’Argence, depuis le mois de mars et les élections municipales et cantonales qui ont vu la défaite de 4 conseils municipaux et du conseiller général sortants, tous partisans de l’implantation de la centrale à gaz POWEO, un grand silence plane. Les nouveaux élus, opposants de longue date ou convertis récents, semblent tenir pour acquis que l’essentiel a été fait, que le pire a été écarté, que tout se serait réglé dans les urnes. Les promoteurs du projet restent muets, comme saisis de respect devant le verdict populaire ; les fonds de pension, les actionnaires renonçant aux profits espérés, touchés par la grâce environnementale !

Dormez, braves gens ! Ou circulez, y’a plus rien à voir !

Sauf qu’à y regarder de près, les eaux dormantes sont beaucoup plus troubles qu’il n’y paraît. Si l’opposition au projet a marqué des points, c’est en divulguant les faits et les chiffres, en argumentant, en agissant au grand jour, en organisant des réunions, en animant des débats, bref en faisant œuvre civique. Voilà pourquoi Poweo (émanation française d’un fonds de pension autrichien qui n’a rien à faire des besoins réels du pays en matière d’électricité) préfère désormais esquiver, faire le mort, jouer discret : la confrontation publique le rend vulnérable. D’autant que si le site de Saint Paul Valor, sur la Costières, paraît désormais compromis pour les pollueurs, il ne leur est pas encore totalement inaccessible : le permis de construire délivré par le préfet est toujours valide et si la commune de Beaucaire a retiré du périmètre menacé les parcelles qu’elle possède, quelques hectares appartenant à des particuliers restent disponibles.

Mais le risque majeur est ailleurs, le marchand de gaz a d’autres atouts : il semble prêt à monnayer un retour vers la zone industrielle de Beaucaire, à faire le forcing auprès des pouvoirs publics pour l’obtenir. Les Beaucairois qui auraient eu la tentation de s’endormir sur un premier succès risquent de connaître un réveil difficile ! Poweo a trop dépensé pour lâcher le morceau : il veut cette implantation, qui sera aussi nocive, où qu’elle se fasse !

Des risques sanitaires et environnementaux majeurs

Au moment où il est demandé aux citoyens de faire un effort, y compris financier, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, cette usine qui tournera à plein régime 333 jours par an ( et pas seulement pendant les pics de consommation, comme le font les centrales thermiques d’EDF), produira à elle seule 2 fois plus de CO2 (gaz à effet de serre) qu’Aramon et Calcia réunis (à elle seule 2,4 millions de tonnes de CO2 soit 2% de l’ensemble des émissions de l’industrie française). Pour ceux qui considèrent que le réchauffement climatique ne les concerne pas, qu’ils méditent simplement, pour eux-mêmes ou la santé de leurs enfants, surtout s’ils souffrent d’asthme, d’insuffisance respiratoire, de bronchiolites, que nos généreux bienfaiteurs déverseront annuellement dans nos poumons 1430 tonnes d’Oxyde d’Azote, une substance très irritante pour les poumons, suspectée de toxicité sur le système cardio-vasculaire, responsable des pluies acides qui détruisent les forêts de résineux. Ce délicieux cocktail s’ajoutera aux presque 3.000 tonnes déjà rejetées par Aramon, Tembec et Calcia . Parmi les autres joyeusetés promises, il y aussi l’ozone et d’importantes quantités de Monoxyde de Carbone (ce gaz qui tue quand les poêles sont défectueux) .En termes de poisons, la zone de Beaucaire, à elle seule, recevra plus qu’il n’est admissible pour la totalité de la Région Languedoc Roussillon, si l’on en croit les autorités sanitaires ! Beaucairois, n’oubliez pas de recharger vos cartes VITALE !

Un non sens économique, une insulte à l’avenir !

Le risque est d’autant plus pressant que tous les arguments vont être utilisés : au moment où 130 emplois sont menacés (dont de nombreux beaucairois), à LINPAC Tarascon, où l’économie mondiale paraît vaciller, la tentation du chantage à l’emploi, aux ressources fiscales, sera forte. Cela souligne, d’une part, la nécessité d’être aux côtés des salariés inquiets ou en lutte pour leur emploi ,de façon à repousser ce moyen de pression .D’autre part, Il convient de rappeler que le nombre d’emplois durables (et hautement qualifiés) sur le site, sera faible ; que la construction de l’usine sera assurée, pour l’essentiel, par des équipes spécialisées, venues d’ailleurs, appartenant aux géants industriels Siemens et Westinghouse ; que la production ne durera pas plus de 20 à 25 ans…Si tant est qu’elle dure aussi longtemps, car qui peut prédire à quels sommets de prix se hisseront pétrole et gaz naturel dans 5 ou 10 ans ? Ce qui risque fort de condamner très vite un tel équipement, avec son cortège de dégâts humains, de gâchis financiers, d’atteintes à l’environnement. Qui peut prédire aussi où en seront les réserves de cette énergie non renouvelable, qui se raréfie et dont il conviendrait de limiter l’utilisation aux seuls emplois pour lesquels elle est vraiment irremplaçable (industrie pharmaceutique, par exemple) ? Spéculer sur une ressource en voie de disparition est un non-sens économique et environnemental, un crime contre les générations futures pour lesquelles nous n’aurons pas voulu préparer des solutions ! Il est de notre devoir de développer une économie respectueuse des Hommes, des ressources et des territoires .

Tel élu qui, hier, clamait haut et fort, campagne électorale oblige, que la santé humaine n’a pas de prix et ne se négocie pas, se doit aujourd’hui, à l’heure des choix, de mettre en pratique cette noble et généreuse profession de foi ! Il peut compter sur nous pour l’y aider car, les Beaucairoises et les Beaucairois le savent, sur ce point, nous, nous n’avons pas varié, nous ne varierons jamais !

POWEO, NI ICI NI AILLEURS !

angelus, l'art vulgaire

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La Gauche continue à réagir

Lors des dernières élections municipales, la gauche était représentée par la liste « Réagir pour Beaucaire » conduite par Georges Cornillon. Cette liste, qui a bénéficié du soutien officiel à la fois du PS, du PC et des Verts était caractérisée tant par sa diversité que par la forte implication de la société civile. Les résultats obtenus par la liste ont montré d’une part le progrès sensible des valeurs de gauche dans la ville, et d’autre part la prise de conscience par la population des enjeux relatifs au projet POWEO. La liste Cornillon est en effet à l’origine de l’introduction du sujet dans le débat électoral.

Fort de la dynamique créée autour de son animateur, le collectif a souhaité poursuivre son action au quotidien sans attendre les prochaines échéances électorales. Cette volonté a pris la forme d’une association dont le nom reste celui adopté durant la campagne afin que l’identification soit la plus claire possible par les Beaucairois.

Georges Cornillon, président d’honneur de l’association a fait le choix de prendre une retraite politique bien méritée après des années de lutte. C’est pourquoi il a décidé de renoncer à la Présidence et, comme il aime à le dire, « laisser la place aux jeunes ».

L’objet de l’association est triple : soutenir et défendre les valeurs de gauche dans la commune et l’intercommunalité, appuyer les élus de gauche du Conseil Municipal, organiser des manifestations citoyennes.
La première assemblée générale s’est tenue le 16 mai 2008 et a permis d’élire le premier conseil d’administration dont les membres sont les suivants : Francis Foussard, Stéphane Linossier, Rose Marie Cardona, Gérard Abizanda, Claude Dubois, Paul Jallat, Jean François Milesi, André Piétri, Christiane Rott, Christian Bastet et Denise Jiollent.

Un journal local et un site Internet sont d’ores et déjà en cours d’élaboration.
Par ailleurs, l’association nous donne rendez-vous le 13 juillet en fin d’après-midi au « Pré » à Beaucaire pour un rassemblement convivial et citoyen intitulé « fête des libertés ».

Nous contacter : F. Foussard – 06.77.96.47.96 ou via notre formulaire de contact