Lettre d’information de février 2012

La politique comme on ne l’aime pas

En période électorale, les élus font toujours preuve d’une capacité d’écoute et d’action qui force le respect. Pour ne pas fâcher les parents d’élèves fréquentant l’institut d’Alzon et après le refus d’extension de ses bâtiments pour des raisons évidentes liées au risque d’inondation, la Mairie s’est empressée de racheter un terrain de 1,5 ha à côté de la nouvelle crèche qu’elle envisage de vendre à l’entreprise catholique dirigée par M. Lachaud. La belle affaire : ce dernier va acquérir un terrain au prix des domaines alors que ça lui aurait coûté quatre fois plus pour un terrain privé ! Une fois encore ce sont nos impôts qui subventionnent le privé. Il devrait en profiter pour y construire, entre autres, une… crèche. Drôle de politique de gestion du territoire où deux établissements concurrents d’accueil de jeunes enfants ne seront séparés que par quelques mètres.

Paix des braves entre deux candidats au poste de député de la première circonscription du Gard ou simple arrangement entre faux amis ? En tout cas, la bataille fait rage entre l’UMP et le Nouveau Centre qui se disputent les investitures pour les élections législatives dans le département. A Beaucaire, les représentants du parti présidentiel, Mmes Cellier et Arèse et M. André junior soutiennent le candidat du Nouveau Centre ; à Nîmes c’est l’inverse puisque des représentants de l’UMP ont assisté à l’inauguration de la permanence de M. Bourbousson.

Mais qu’adviendra-t-il du maire de Beaucaire si les deux composantes principales de la majorité présidentielle trouvent un terrain d’entente en se partageant le fromage législatif ? Il aura alors rempli son rôle de pion inoffensif sur l’échiquier politique local que certains auront instrumentalisé pour mieux le sacrifier. Beaucaire vaut mieux que cela.

Ils l’ont approuvé !

L’avait-il seulement lu, M. le Maire, le plan de prévention du risque inondation (PPRI) initié par la Préfecture et approuvé par la majorité municipale et une partie de l’opposition de droite (Mmes Cellier, Hugounenq, MM. André, Durand) ? Les deux ans de négociations Mairie / Etat n’ont-elles pas suffi à M. Bourbousson pour qu’il se rende compte qu’il vient de tirer une balle dans le pied de ses anciens collègues agriculteurs ?

En effet ce plan interdit toute construction de bâtiments agricoles dans la plaine ainsi que toute implantation de châssis et serres d’une hauteur supérieure à 1,80 m. Or la présence multiséculaire de nombreux mas témoigne du fait que dans la plaine de Beaucaire l’homme a su cohabiter avec un fleuve capricieux. Le Rhône est qualifié de fleuve à cinétique lente par les services de l’Etat, ce qui laisse la possibilité d’évacuer le matériel sur les hauteurs de la commune (ce fut le cas en 2003) y compris en cas de crue exceptionnelle.

En revanche l’implantation de ferme photovoltaïque au sol est possible partout en zone inondable. Alors là pour le coup on en est sur, M. Bourbousson était au courant et c’est certainement lui qui a négocié en personne cette dérogation. Pour notre part, nous pensons que dans le document de PPRi soumis à l’avis de la commune, les prescriptions relatives à l’activité agricole en zone inondable évoquées plus haut sont trop contraignantes pour en assurer la pérennité. C’est pourquoi nous avons voté contre.

Gens du voyage

Fraternité et humanisme, éthique individuelle, volonté de rassembler ce qui est épars, (…) former le cercle de l’union (…), sans distinction d’origine, de race ou de religion

sont les valeurs exprimées par notre Maire dans son discours de candidat à la députation.

Eviter de tomber dans le piège des discours manichéens, lesquels poussent à la démagogie ou à la pensée unique, ne pas rajouter de la polémique à la polémique au risque de paraître diffamatoire ou bien de se couper de la réalité des choses.

« Sauf pour les gens du voyage » pourrait-il rajouter, lui qui argumente en ces termes en conseil municipal:

… On le voit, dès qu’ils sont là, il y a recrudescence des vols.

Pourtant son adjoint à la sécurité témoignait hors conseil municipal du fait qu’un groupe de nomades installé en bas du pont était parti la veille après avoir nettoyé le terrain et être passé à la Mairie pour proposer de déposer une somme d’argent en compensation.

La création d’une aire d’accueil des nomades à Beaucaire est prévue dans le plan départemental élaboré par le Préfet et le Conseil général dans la cadre de la loi Besson.

Beaucaire est sollicitée pour créer 20 emplacements, ce qui correspond aux besoins identifiés. Ceux-ci sont liés à des visites relevant d’impératifs familiaux, culturels ou religieux.

Cela ne fera pas venir plus de caravanes, mais un emplacement clairement identifié éviterait les stationnements sauvages (parking du cimetière des Melettes, le Pré, zone industrielle) et la gêne procurée aux utilisateurs habituels.

L’expérience de Nîmes démontre qu’en individualisant au maximum les équipements et les aménagements, on favorise la prise en charge par chacun de son emplacement pour lequel est effectué un état des lieux à l’arrivée et au départ. Les responsabilités de chacun sont alors bien déterminées, ce qui facilite l’appropriation de l’espace par les ménages et réduit les risques de litiges et de conflits.

La droite beaucairoise, toutes tendances confondues, réunie pour une fois, a opposé un niet catégorique à ce projet. Ces élus, parfois issus d’une immigration récente, ignorent sans doute que ceux qui ont choisi de garder leur mode de vie nomade sont Français depuis bien plus longtemps que bon nombre de Beaucairois, mais sont aussi des enfants de la République.

Maison médicale

La majorité municipale ainsi que l’opposition de droite ont approuvé la vente d’une parcelle communale de 2537 m² au lieu-dit Puech Cabrier Est (à proximité de la trésorerie) pour un montant de 120 000 € soit 47 € le m², ce qui correspond à peu près au quart du prix du marché. L’acquéreur est un groupement de professions libérales (médecins généralistes, kinésithérapeutes, infirmières) qui désire y construire une maison médicale afin de regrouper leurs activités. Ils espèrent par ailleurs, en disposant de cette infrastructure, faciliter l’installation de jeunes médecins sur Beaucaire car la moyenne d’âge tend à s’élever de façon préoccupante. Si ce projet voit le jour, la principale conséquence pour le centre-ville sera que la grande majorité des médecins y exerçant fermeront leur cabinet au profit de la maison médicale.

Il en résultera un service au public de moins en centre-ville et donc une raison de plus pour ceux qui n’y résident pas de ne pas s’y rendre et pour les résidents d’aller chercher ailleurs ce qu’ils n’y trouvent plus. Sans être contre la création d’une maison médicale à Beaucaire, nous avons fait part en séance du conseil municipal de notre préoccupation relative au choix du site.
La réponse du Maire a été simple, voire simpliste :

Les médecins ne veulent pas d’une maison de santé en centre-ville.

Il a regretté à deux reprises par ailleurs qu’il n’ait pu obtenir de permanence médicale le week-end dans la future maison médicale.
La Mairie permet à un groupement d’intérêts privés d’économiser plusieurs centaines de milliers d’euros et qu’obtient-elle en retour pour l’intérêt du plus grand nombre ? Rien ! On ne pourra que se féliciter une fois encore de sa détermination et de son sens de l’intérêt général !

Nous sommes convaincus que ce projet constitue une voie d’eau supplémentaire dans le naufrage du centre-ville. De fait il est déplorable que la municipalité ne se soit pas saisie de ce dossier afin de faciliter à la fois la rénovation d’un des nombreux bâtiments inoccupés du centre-ville et son accessibilité. L’accueil d’une maison médicale exemplaire dans le centre aurait certainement permis de contribuer à changer l’image de ce dernier.

Surprise !

Un petit atelier bricolage qui vous permet de réaliser vous même votre disque de stationnement. A vos ciseaux !

Cliquez ici pour télécharger le disque de stationnement de RPB !

 

Disque de stationnement RPB Disque de stationnement RPB 2

Conseil municipal du 23 Février 2012

Diffamation

Quelle mouche a donc piqué M. Bourbousson , déjà condamné pour escroquerie , lorsqu’il a prétendu en conseil municipal « payer au noir » un de ses anciens fournisseurs ?

Sa mémoire défaillante l’a conduit à me désigner comme son complice .

Si j’ai bien fourni des abeilles au début des années 1990 pour polliniser ses abricotiers comme je le fais depuis 33 ans auprès de dizaines d’agriculteurs de la région ,j’ai toujours rédigé des factures et transmis dans le cadre des déclarations TVA ces factures à l’administration fiscale.

J’ai gardé ces documents comptables et fiscaux dans lesquels la ligne concernant la facturation à M Bourbousson apparaît chaque année .

M. Bourbousson a visiblement intérêt à me nuire .

Aurait il peur de moi dans la perspective des prochaines élections municipales ?

Claude Dubois

Communiqué de presse

La majorité municipale organise des réunions de quartier, rend compte de son activité et se veut à l’écoute de ses administrés. Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette démarche démocratique qui permet aux citoyens d’interpeller les élus sur la gestion de notre commune.

A cette occasion, l’adjoint à la sécurité nous propose la mise en place d’une organisation dénommée « voisins vigilants ». Rappelons que ce concept est facultatif, et n’est pas imposé par la loi contrairement à ce qu’affirme le Maire M. Bourbousson : c’est une démarche politique et idéologique qui répond à la demande insistante du Ministre de l’intérieur relayée au niveau local par le Préfet. De là à en conclure que ce dispositif doit pallier la baisse des effectifs (encore 3000 policiers et gendarmes en moins en 2012) voulue par le gouvernement dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) il n’y a qu’un pas.

Pour nous « Réagir pour Beaucaire », postulant pour la gestion future de la cité, les problèmes de sécurité doivent être appréhendés en premier lieu par une présence systématique sur le terrain des forces de police afin de prévenir tout acte délictueux. L’approche sécuritaire du gouvernement et des édiles locaux ne peut engendrer que des tensions ayant pour corollaire la suspicion et la peur des citoyens entre eux. Le « vivre ensemble » implique l’écoute, l’entraide ; la participation de tous à la vie locale et doit permettre de dépasser les clivages ethniques et religieux que veulent nous imposer les appels à la haine des pourfendeurs du « Vivre Ensemble ».

La vigilance est une posture inquiétante quand elle est encouragée par un pouvoir aux abois, elle est une vertu quand elle s’applique à la surveillance que devrait exercer chaque citoyen sur la gestion des affaires publiques.

Lettre d’information de janvier 2012

Sarkozy adepte de la suppression des notes

TVA sociale, reconnaissance du génocide arménien, taxation des marchés financiers, mariage des homosexuels et puis patatras : déclassement de la France qui abandonne son triple A pour un énigmatique AA+. Et là on se pose et on réfléchit un peu.

La France est officiellement en récession, son économie s’essouffle, le chômage explose et le coût du crédit devrait augmenter. Dix ans de politique conduite par la droite n’ont pas convaincu les agences de notation, dix ans de libéralisation à marche forcée n’auront pas suffi. Ils en veulent toujours plus. Alors on est reparti pour un petit tour de manège démagogique dans les semaines à venir, orchestré par l’inclassable et imprévisible Sarkozy.

Soyons nombreux à ne pas nous laisser entraîner dans cette farandole et gardons l’index pointé vers la direction qui lui indique la sortie ainsi qu’à toutes celles et ceux qui se réclament de la droite et de l’extrême droite.

Réfection des rues Nationale et Ledru-Rollin

Il semble que, relativement à ce projet en tout cas, la Mairie ait enfin compris -il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis- qu’elle ne pouvait travailler dans son coin et n’impliquer la population que pour une ultime validation comme elle l’a fait pour la rénovation des « Fontêtes ». Ainsi, au dernier conseil municipal était à l’ordre du jour une délibération fixant les modalités de la concertation publique.

Ne boudons pas notre plaisir, on ne peut que se satisfaire de constater que l’équipe de conception comprend un urbaniste et un paysagiste et que la mission qui lui est confiée inclut une approche environnementale et commerciale. La mobilisation citoyenne des riverains n’aura donc pas été vaine et souhaitons qu’on leur donne l’occasion de travailler sereinement avec les concepteurs.

On peut toutefois s’interroger sur la pertinence d’une réflexion à une échelle aussi réduite que les rues Nationale et Ledru-Rollin. Ainsi pour ne citer que cet exemple, la projection d’une piétonisation ne devrait pas faire l’économie d’une réflexion globale sur les déplacements et le stationnement à l’échelle de la commune à établir dans le cadre d’un Plan de Déplacement Urbain (PDU) lui-même à rattacher à la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Ferme photovoltaïque au sol en zone agricole – Avis défavorable

Nous ne sommes pas résolument opposés au projet de parc photovoltaïque géant dans la plaine de Beaucaire porté par EDF-EN car le développement des énergies —renouvelables est une nécessité si l’on veut un jour s’affranchir de la menace nucléaire et du péril climatique.

Nous étions toutefois réservés notamment de par l’absence d’évaluation de l’impact que pourrait avoir l’effet « jurisprudence » du projet sur la dynamique agricole départementale.

En effet on sait que la valeur à la vente des terres agricoles concernées peut être estimée à environ 10 000€/ha tandis que le loyer qui serait perçu par les propriétaires au titre de la location des terres par EDF-EN serait d’environ 3000€/an/ha, soit bien plus que ce que rapportent actuellement les cultures. Les revenus des bénéficiaires se trouveraient ainsi sécurisés et ce sans rien faire pendant 25 ans. Ils passeraient ainsi du statut d’agriculteur à celui de « rentiers ». N’est-ce pas contre-productif en termes d’image vis-à-vis d’une agriculture que l’on souhaite dynamique et réorientée vers les productions locales et le circuit court ? Face à une agriculture en crise, ne sera-t-il pas difficile par la suite de refuser des projets du même type, ou de taille plus réduite, dans d’autres secteurs du département après avoir accepté celui de Beaucaire ? Pourra-t-on considérer comme irrecevables les demandes d’autres agriculteurs souhaitant sécuriser leur revenu pendant 25 ans au nom de la préservation des terres agricoles quand une implantation aura été acceptée sur les terres parmi les plus fertiles du département ?

Il semble que les commissaires enquêteurs aient partagé nos craintes puisqu’ils ont rendu un avis défavorable pour la demande de permis de construire du projet au motif notamment de son impact sur l’agriculture.

Les deux sens du mot « élu » à Beaucaire

Élu :
1. personne que le cœur choisit
2. désigné par élection

Rose-Marie Cardona, Christiane Rott et Claude Dubois ont été « élus » comme conseillers municipaux de Beaucaire, le 16 mars 2008 : cela signifie qu’à l’issue d’élections républicaines et démocratiques, ils ont été choisis par 1477 citoyens de notre commune pour les représenter au Conseil municipal.

Et pourtant, ils sont considérés par le maire de Beaucaire comme quantité négligeable (et non respectable ?) puisqu’ils ne sont pas invités à des cérémonies officielles comme l’inauguration du nouveau Collège Vigne ou le repas offert par la Municipalité à l’occasion de la nouvelle année, pour ne citer que les deux dernières occasions où ils furent laissés à la porte.

Serait-ce abuser de rappeler qu’il s’agit ici d’un manque de respect, non seulement pour ces trois membres du Conseil municipal, mais aussi pour tous les citoyens — beaucairois qui les ont « élus » c’est-à-dire choisis pour les représenter ? Ce sont donc 1477 citoyens beaucairois au nez de qui M. Bourbousson vient de claquer la porte !

Serait-ce abuser également de rappeler que ces cérémonies sont organisées aux frais du contribuable et donc des Beaucairois et pas seulement de ceux qui ont élu les représentants de la majorité municipale ? Si ce n’est pas le cas et/ou qu’il faille être « élu » au sens de préféré pour être invité aux célébrations officielles de notre commune, la moindre des choses serait de le dire haut et for

Que nos trois élus n’aient pas été choisis par le cœur de M. le Maire est une évidence mais ils ont été désignés par élection et ont donc les mêmes droits que les autres élus, et notamment le droit au respect ! A moins que 1477 citoyens de cette ville n’aient pas le droit d’être représentés par leurs élus aux cérémonies qu’ils paient comme les autres !

Voeux 2012

Cette nouvelle année qui débute s’annonce riche en évènements. Et puisque l’engagement politique des membres de RPB ne fait plus aucun doute, il paraît naturel que notre collectif s’intéresse de près aux futures élections présidentielle et législative. Sans perdre de vue, bien sûr, que notre priorité reste et restera le suivi et l’analyse des affaires de la commune afin de pouvoir offrir une vraie alternative aux Beaucairoises et Beaucairois en 2014.

L’élection présidentielle en France constitue le pivot de notre démocratie. Spectacle savamment mis en scène depuis les conférences de presse du Général de Gaulle aux incursions guerrières d’un Nicolas Sarkozy dans une cité pour dénoncer les racailles et préconiser un lavage à grande eau, je veux dire au carsher. La campagne qui précède les deux scrutins se résume souvent à une bataille d’images, de petites phrases, de promesses aussi vite oubliées que promptes à être adressées.

Dommage car le peuple Français est avide de discussions, de débats, d’échanges, comme l’a montré celui autour de la demande d’adoption du traité Européen en 2005. Vote bafoué, faut-il le rappeler, par un autre traité re-bricolé et adopté par voix parlementaire et dont les peuples européens paient aujourd’hui les conséquences : crises financières à répétition, chômage de masse et austérité budgétaire.

Alors puisque la parole nous est offerte à l’occasion de cette élection, nous invitons tout le monde à :

  •  lire les programmes des différents candidats,
  • se souvenir du passé de chacun afin de déterminer la sincérité et la cohérence de la démarche proposée,
  • ne pas être aveuglé par le barnum médiatique perpétuel défilant dans les petites lucarnes où un buzz sur internet chasse un emballement médiatique après un sordide fait-divers.

Souvenons- nous du débat initié par l’association ATTAC autour de la taxe Tobin dont la mise en œuvre permettrait le prélèvement d’un impôt sur les transactions financières. Qui aurait pu croire il y a encore quelques mois que celle-ci figurerait dans le programme du très libéral Sarkozy ? L’idée a fait son chemin, portée par des militants et des citoyens engagés, et a rencontré l’oreille d’un président qui moquait cette idée il y a encore peu de temps. Difficile dans ces conditions d’accorder beaucoup de crédit au futur candidat mais l’idée est sur la table et doit maintenant être débattue par tous les électeurs.

Le monde capitaliste est en crise. Preuve est faite depuis 2008 que le libre échange n’est pas un système en capacité de se réguler sans le cadre souverain et légitime de la loi. L’ultralibéralisme n’a plus le vent en poupe et ses anciens apôtres, M. Sarkosy en tête, tentent de faire oublier un passé qui ne passe pas.

Même le Front National opère un virage à 180° en abandonnant sur le bas coté son programme économique inspiré par la révolution libérale de Reagan. Il cache ce passé où il vitupérait contre l’Etat, contre les fonctionnaires trop nombreux, contre l’impôt sur le revenu et pour la privatisation de l’école et du système de santé, contre la retraite à 60 ans. Aujourd’hui le FN se présente comme le parti des travailleurs et des sans-grades. Etait-il présent pour autant dans les manifestations contre la réforme des retraites ou les politiques d’austérité ? Non. Aujourd’hui son discours séduit, il s’adapte à l’air du temps mais il n’oublie pas ses fondamentaux puisque son fond de commerce est le rejet de l’autre.

Alors nous non plus nous n’oublions pas ses fondamentaux. Nous n’oublions pas que le FN c’est d’abord une petite entreprise familiale grâce à laquelle les LE PEN ont fait fortune (avec nos impôts notamment). Nous n’oublions que le FN compte parmi ses cadres et ses idéologues des révisionnistes, des adeptes du IIIème Reich, mais aussi des sympathisants de régimes totalitaires antisémites comme ceux de Syrie ou d’Iran. L’idéologie du Front National doit donc être combattue sans relâche. Elle est dangereuse pour la démocratie, dangereuse pour notre ville où les différentes communautés vivent entremêlées.

Le Front National ne sert qu’à faire peur et ne propose aucune solution crédible aux problèmes auxquels nous devons faire face. A l’échelle nationale c’est un empilement de mesures populistes et opportunistes (seul parti à proposer l’amnistie pour les PV de circulation routière). A l’échelle locale le FN a soutenu en 2008 l’élection de M. Bourbousson après avoir soutenu le clan André/Cellier/Arèse pendant des années. Voilà le vrai rôle du FN à Beaucaire, contribuer à faire et défaire les petits potentats de la droite locale. Son utilité publique est à l’image de sa connaissance des affaires communale ; elle est nulle.

Notre engagement depuis la création de l’association en 2008 ne faiblit pas. Notre ancrage dans le paysage politique local ne fait aucun doute. La publication de notre journal Les Trois Singes deux fois par an ainsi que la lettre d’information mensuelle mise en ligne sur notre site témoignent du dynamisme et de la détermination des membres de notre collectif.

La Fête des Libertés programmée le 13 juillet chaque année est un temps fort de la vie de notre association. Son succès ne se dément pas et le caractère populaire de cette manifestation est indéniable. Il ne tient qu’à nous de la faire vivre et de l’amplifier.

Notre voix est parfois entendue par les élus à la commande. Un audit sur le contrat liant la commune à Véolia va enfin être réalisé par un organisme spécialisé. Ne boudons pas notre plaisir, mais que de temps perdu entre les premières révélations de RPB et aujourd’hui. Une décision consentie après de multiples interventions en réunion publique, en conseil municipal où le conseiller Claude Dubois démontait seul les arguments de deux cadres de Véolia et au cours de laquelle les élus de la majorité approuvait docilement le rapport du délégataire, se positionnant ainsi en situation de faiblesse face au délégataire dans le cadre de la re-négociation quinquennale à venir.

Notre action de fond, par une connaissance approfondie des dossiers que nous étudions, nous permet de faire des propositions qui peu à peu dessinent notre programme électoral pour 2014.

A l’immobilisme et à la gestion au coup par coup du territoire actuelle, nous opposerons une réflexion globale dans le cadre d’une Révision Générale du Plan Local d’Urbanisme dès le début du mandat et avec un vrai souci de participation de la population à son élaboration. Car nous sommes convaincus par exemple que la réfection de la seule rue Nationale dont les travaux doivent débuter en 2013 devrait s’inscrire dans un projet d ‘ensemble visant à traiter toutes les problématiques de la vieille ville : sociale, architecturale, commerciale, culturelle, touristique…

Le re-déploiement des efforts en matière d’urbanisme sur le bâti existant signera l’arrêt de l’étalement urbain à l’ouest (10% du parc logements est vacant actuellement) et par la même le grignotage des terres agricoles encore plus fragilisées aujourd’hui avec les projets photovoltaïques.

Un ambitieux projet de jardins familiaux sera proposé aux beaucairois leur permettant à la fois de produire leurs propres fruits et légumes mais aussi de recréer du lien social, de renouer une proximité avec la nature, et d’envisager une approche plus saine de l’alimentation.

Nous exercerons une surveillance sans faille sur les sociétés ayant obtenu des délégations de services publics afin de faire baisser les coûts de ces services (Veolia).

Nous soutiendrons sans démagogie toute initiative visant à re-localiser l’économie et à maintenir l’emploi ici y compris dans l’agriculture vivrière de proximité.

D’une façon plus générale, une meilleure connaissance des dossiers et une plus grande rigueur dans la gestion des finances communales, permettront de dégager les fonds nécessaires à la mise en œuvre de notre politique qui vise à « ouvrir les fenêtres, à aérer Beaucaire » qui après trente ans de gestion de la clique André- Cellier, Bourbousson, Arèse et compagnie commence à sentir le rance.

Sur ce nous vous souhaitons à toutes et à tous une très bonne et heureuse année 2012. Cette année sera encore une fois une année de lutte et de combat dont le premier d’entre eux sera celui contre la résignation et le défaitisme.

Lettre d’information de décembre 2011

Le maire pas compétent

La question que souhaitaient poser les élus de gauche au conseil municipal sur l’installation d’une antenne relais à Beaucaire a été écartée pour des raisons de délai dépassé. Pour conclure son courrier daté du 12 décembre 2011, M. Bourbousson rappelait malicieusement un arrêt du Conseil d’Etat fixant les responsabilités de chacun et dédouanant les communes en les déclarant juridiquement incompétentes sur les dossiers de l’installation des antennes relais sur leur territoire.

Incompétence à géométrie variable quand elle est appliquée au cas de notre maire : en effet il a su trouver des arguments à opposer à l’entreprise Orange pour refuser l’implantation sur le gymnase de la Moulinelle mais se trouve tout à coup sans voix lorsqu’il s’agit de défendre les résidents d’une cité HLM concernés par le nouveau projet. Pour décrypter la pensée Bouboussonienne (ou son absence), il faut être capable d’analyser et d’expliquer une telle contradiction. A ce jour, nous n’avons pas percé le mystère.

Chronique d’un conseil ordinaire

Pouvait-on espérer une trêve des confiseurs à l’occasion du dernier conseil municipal de l’année 2011 ? Oui mais c’était sans compter la hargne, l’esprit vindicatif du Dauphin (comprendre Christophe André) pour qui la salle du conseil est et restera une arène qui doit célébrer celui qui parle le plus fort. Après les déclarations de candidature de Valérie Arèse et de notre matador de salon aux prochaines élections municipales, ces deux là s’affrontent à distance dans un combat sous-cape qui peut s’achever par une mise à mort politique. Voilà l’enjeu des deux années à venir pour les représentants de l’opposition de droite : tuer l’autre sans donner l’image d’un groupuscule désuni. On comprendra qu’avec de telles préoccupations l’avenir de Beaucaire ne constitue pas une priorité.

Et tout est bon pour se démarquer : les difficultés financières du Stade Beaucairois et l’avance versée par la mairie, la part communale consacrée à chaque enfant scolarisé, l’école de musique etc…

Christophe André n’a pas digéré le droit de réponse accordé à Georges Cornillon en conseil municipal, il s’indigne dans une déclaration où il se met en scène avec un port de micro presque parfait.

La baisse de la somme allouée par la mairie à chaque enfant scolarisé le fait hurler, qu’importe que ce monsieur soit adhérent à l’UMP et cautionne depuis plus de 4 ans les coupes dans les effectifs de l’Education Nationale (80 000 postes d’enseignants supprimés en 5 ans).

Cependant, toute la droite se retrouve lorsque l’opposition de gauche suggère une application du quotient familial pour le calcul des cotisations à l’école de musique. Tout y est passé : M. Durand parle de jeux vidéos coûtant aussi chers qu’un trimestre de cotisations, Mme Arèse d’une école accessible à tous pour peu qu’on s’en donne les moyens. Traduction : si les pauvres veulent faire de la musique, qu’ils arrêtent d’acheter des cochonneries à leurs enfants et qu’ils sortent de leur mentalité d’assistés. Les leçons gouvernementales ont été retenues.

Pendant ce temps le maire sollicite toujours ses administratifs pour répondre aux questions qui lui sont posées. Il sort de sa torpeur d’après banquet lorsqu’on parle agriculture. Un projet de ferme photo-voltaïque couvrant 700 ha de terres agricoles ? Pas de problème, il dégaine son analyse savante et parfois, il faut le dire, ésotérique. Il arriverait presque à nous faire oublier qu’il a présidé pendant de nombreuses années le très influent syndicat agricole FDSEA. Grand promoteur d’une agriculture intensive massivement subventionnée par l’Europe dont on mesure aujourd’hui les effets désastreux dans une des plaines les plus fertiles du Gard : friches, cabanisation, arrachage de vignes etc. M. Bourbousson se fâche lorsqu’on évoque cet héritage et s’en prend aux abeilles de M. Dubois. Et clos le conseil en nous souhaitant à tous de bonnes fêtes.

Belle chute non ?

Douce nuit

Après des années d’effets d’annonce une réunion publique a enfin eu lieu en décembre afin de présenter le bureau d’étude retenu pour la conception du projet de réfection des rues Nationale et Ledru-Rollin.

Il s’agit de SOGREAH (Société grenobloise d’études et d’applications hydrauliques), cabinet d’ingénierie spécialisé dans les aménagements hydrauliques. Avec une telle compétence, la Mairie ambitionne sans doute « d’endiguer » le déclin économique du centre-ville à moins qu’il ne s’agisse de faire « barrage » à la délinquance.

Quoiqu’il en soit la municipalité a indiqué qu’elle souhaitait construire le projet en concertation avec les usagers, commerçants et habitants notamment. Pensant donner du crédit à son propos, M. le Maire a fait distribuer aux participants ce qu’il a appelé un « questionnaire » mais qui n’était en fait probablement qu’un « pense-bête » permettant de faciliter la conduite de la réunion par les élus (voir document ci-dessous). Personne n’a ensuite été capable de dire : à qui serait diffusé le document, pour quelle date il fallait le retourner ni comment les décisions seraient prises à partir des réponses obtenues qui ne seront certainement pas toute convergentes. On pourra citer à titre d’exemples les questions de la piétonnisation ou du type de revêtement. Impossible non plus de savoir précisément quand ni comment le diagnostic, l’avant-projet et le projet seraient soumis à l’approbation des usagers.

En revanche l’objectif de démarrage des travaux début 2013 est dorénavant officiel. D’ici là M. Bourbousson a indiqué qu’il « avait un contact pour faire venir 15 nouveaux commerçants dans la rue ». Ces propos aussi irréalistes que fantaisistes n’auront trompé personne et nombreux sont ceux qui savent dorénavant que l’avènement d’un projet conforme aux attentes des usagers ne se fera pas sans la vigilance et la détermination de ces derniers.

Voici le document sur lequel la Mairie souhaite que les usagers du quartier de la rue Nationale s’expriment pour élaborer le projet de réfection :

Questionnaire rue Nationale

Remerciements

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Certainement des pas de géant pour les personnes les plus démunies qui voient arriver une foule de pères Noël tous plus salvateurs les uns que les autres.

S’il en est un certainement plus authentique, c’est bien le père Noël vert (pas l’écolo, celui du Secours populaire !). Jean-Pierre Mirales vient de laisser la place à son successeur.

Nous tenons à le remercier ici pour son dévouement et pour toute l’énergie qu’il a apportés durant ces années passées auprès des plus démunis.

Notre souhait le plus cher serait, bien sûr, que le Secours populaire comme toutes autres organisations du genre n’aient plus de raison d’être.

Urbanisme : n’en jetez « PLU »…

En finir avec l’urbanisation au coup par coup (…), définir un plan d’urbanisme directeur pour maîtriser la politique d’urbanisation à long terme

tels était les mots de M. Bourbousson pendant la campagne électorale. La révision générale du Plan Local d’Urbanisme (PLU) devait donc être une priorité du mandat. Car c’est vrai, l’élaboration ou la révision générale du PLU est un acte politique majeur de la commune. Il permet de partager un diagnostic avec la population et de bâtir un projet urbanistique à long terme qui assoit la vision politique de la majorité municipale. Il est vrai que l’exercice est difficile. Il faut suffisamment de clairvoyance pour comprendre les enjeux du développement local et suffisamment de courage politique pour mener à bien un projet qui au nom de l’intérêt général ne pourra pas satisfaire à tous les intérêts particuliers. A Beaucaire, après trois ans et demi de mandat, point de révision générale à l’ordre du jour, l’enquête publique pour la 9ème révision simplifiée vient même de s’achever.

Si nous sommes élus en 2014, la révision du PLU sera une priorité.

Brève : comités de vigilance

Le maire applique avec ferveur les idées de Sarkozy et du FN en créant des comités de vigilance dans les quartiers résidentiels de la ville. Main dans la main, M. Bourbousson et le préfet ont pourtant justifié la fusion des commissariats par une meilleure efficacité des services de police sur le territoire. Sauf dans les quartiers résidentiels apparemment…

Les nouveaux déserteurs

Mon arrière-grand-oncle, ayant fui la misère, exilé au Canada, revint en France en 1914 pour mourir sur le front.

S’il n’était pas revenu, il aurait été considéré comme déserteur. Il n’aurait alors plus pu revenir sur le sol natal sauf à risquer au mieux la prison, au pire le peloton d’exécution.

Aujourd’hui, alors que la patrie semble en danger face à la crise financière, une nouvelle catégorie de déserteurs a fait son apparition : ceux qui, à l’instar du MEDEF, menacent de quitter le territoire et de s’installer dans les pays voisins si l’Etat venait à les taxer plus lourdement.

Certains artistes, sportifs ou grands patrons l’ont fait depuis longtemps pour échapper au fisc. Non seulement ils peuvent revenir sur le territoire national mais en plus ils sont parfois décorés de la légion d’honneur, voire promus par le chef de l’Etat au rang d’ambassadeur de la France lors de grandes manifestations internationales comme la Foire universelle de Shanghai. Serait-on déserteur uniquement si l’on est pauvre ?

La menace d’interdiction du territoire national, de déchéance de la nationalité française et de saisie des avoirs en France suffiraient à en dissuader plus d’un de déserter.

Les déserteurs par RPB