Lettre d’information de juin 2011

Quand le PLU ne plaît plus

Le plan local d’urbanisme, appelé PLU, organise l’occupation des sols de la commune : telle zone peut être urbanisée, telle autre est réservée à l’industrie, une autre à l’agriculture… Il fixe un règlement pour chacune de ces zones et fixe le cap à travers un plan d’aménagement et de développement durable (PADD). Il est consultable par le public. Il peut être soit révisé entièrement, soit modifié, ou bien encore faire l’objet d’une révision simplifiée, la modification et la révision simplifiée ne doivent pas porter atteinte à l’économie générale du PADD et ne doivent pas comporter de graves risques de nuisances.

A Beaucaire, une révision générale a été lancée par la municipalité. Dans le même temps 5 révisions simplifiées sont en cours : Bieudon, Gaudon, La Tapie, Garrigues Planes ouest, un projet photovoltaïque, soit plus de 10 % du territoire communal. L’économie générale du PADD n’est-elle pas remise en cause ?

La 8ème révision simplifiée du PLU concerne 30 ha de terres agricoles qui seraient ouvertes à l’urbanisation au lieu dit La Tapie, à l’ouest de la nouvelle caserne des pompiers. Elle a été lancée par la majorité municipale lors du conseil municipal du 7 juin 2011. Les élus d’opposition, gauche et droite confondues, ont voté contre cette délibération, dénonçant au passage une supercherie : pour justifier de « l’intérêt général » de cette révision, un très improbable « programme Alzheimer » est sorti du chapeau. Le directeur de l’hôpital local n’a pas été consulté, l’Agence régionale de santé n’a rien demandé. Dans les hôpitaux de la région, les lits réservés aux malades atteints d’Alzheimer ne sont pas remplis, les familles préférant garder leurs proches auprès d’elles.

S’il s’avérait nécessaire de créer des lits pour ces malades souvent valides, l’aménagement de l’hôpital actuel éviterait leur ghettoïsation tout en créant de l’activité en ville. Incluse dans le projet, l’idée de créer une nouvelle zone commerciale n’est guère pertinente : Genestet est suréquipée, les derniers commerces du centre-ville ferment les uns après les autres. En réalité, il s’agit de maquiller un projet immobilier porté par la STATIM et ses dirigeants ceux-là mêmes qui ont massacré la colline des Caunelles.

Lors de précédents conseils municipaux, nous avions soulevé le fait que la nouvelle caserne des pompiers était la tête de pont d’une extension de l’urbanisation au-delà de la rocade. Le diamètre des tuyaux posés en 2010 était surdimensionné par rapport aux besoins de la seule caserne. Lors de la campagne pour les municipales en 2008, l’équipe de Bourbousson dénonçait l’étalement urbain vers l’ouest, l’urbanisation grignotant les terres agricoles, la gestion au coup-par-coup sans vision sur le long terme du tandem André-Cellier : une fois aux affaires, cette même équipe renie ses engagements de campagne et poursuit cette fuite en avant.

Il va de soi qu’RPB se mobilise contre cette révision simplifiée et participera à l’enquête publique. Nous vous invitons à en faire autant !

Plus 50 % en 2008, moins 50 % en 2013 ?

Comme chaque année à la même époque, le conseil municipal devait se prononcer sur le rapport annuel du délégataire Veolia qui gère les réseaux d’eau potable et d’assainissement. Et comme chaque année depuis 2008, l’opposition de gauche a dénoncé avec force la gestion de cette entreprise qui ne fait pas son travail et méprise les élus en leur soumettant un rapport d’activités fantaisiste et mensongé. Sauf que cette année les arguments avancés par Claude Dubois ont titillé l’oreille du maire qui a retiré la délibération afin d’étudier plus sereinement le rapport qu’aucun élu de la majorité et de l’opposition de droite ne semble avoir lu. Christophe André a repris courageusement les arguments de son père pour rejeter la responsabilité d’une telle situation sur les administratifs qui auraient donné leur aval pour la reconduction du contrat en 2008. Mais était-il hors de portée des élus à la tête de la mairie à cette époque de se rendre compte que l’augmentation de près de 50 % de la part d’abonnement effective en 2008 pénaliserait les petits consommateurs ? C’est ce que semble sous-entendre M. André qui n’a pas été capable, pas plus que Mmes Cellier et Arèse, de calculer un simple pourcentage…

RPB réaffirme que la renégociation du contrat qui doit intervenir en 2013 doit permettre une baisse du prix de l’eau de 50 %. Pour celles et ceux en délicatesse avec les chiffres, il s’agit ni plus ni moins de diviser la facture d’eau de chaque Beaucairois par deux.

Fête des Libertés 2011

Calendrier : cette année encore RPB vous donne rendez-vous le 13 juillet à a base nautique pour sa traditionnelle fête des libertés (Réservations au 04.66.59.02.26).

Lettre d’information de mai 2011

Le nucléaire sur la brèche

Souvenez vous lors de l’avant dernier conseil municipal, M. le Maire a proposé une minute de silence en hommage aux victimes de la catastrophe de FUKUSHIMA. Les élus de gauche ont accepté sous réserve qu’un débat ait lieu au sein du Conseil Municipal à propos du nucléaire. Cette demande avait pour seul objet de rompre avec la confiscation du débat démocratique et transparent sur le sujet depuis des années par le gouvernement et les sociétés productrices d’électricité d’origine nucléaire. Tout le monde connaît le discours asséné depuis des années : «L’énergie nucléaire est sûre, propre et indispensable pour réduire la production de gaz à effet de serre». Donc circulez il n’y a rien à voir. A l’heure où la sécurisation de la centrale japonaise n’est toujours pas assurée et où l’on fête l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, nous aurions souhaité apporter un autre éclairage sur le sujet sur la base de données objectives et provoquer ainsi une réflexion commune. Malheureusement M. le Maire a préféré attendre que l’Assemblée Nationale débatte du sujet avant de permettre aux élus beaucairois de le faire. Il est vrai que le débat politique et démocratique n’est pas le fort de M. BOURBOUSSON.

Budget – Effets d’annonce

Le budget 2010 était ambitieux en matière d’investissement puisqu’il prévoyait d’effectuer des travaux à hauteur de 324€ par habitant ce qui nous approchait de la moyenne nationale des villes entre 10 et 20000 habitants qui est de 453€ pour 2009. Malheureusement le compte-administratif de 2010 a révélé que finalement, ce sont seulement 187€ par habitant qui ont été investis en 2010. Pour ne citer qu’un exemple, 140 000€ de travaux étaient prévus pour la « martyrisée » rue Nationale en 2010. Non seulement rien n’a été effectué mais la Mairie s’est engagée à démarrer les travaux de rénovation complète de la rue début 2012 alors qu’aucune prestation d’étude de conception (architecture , urbanisme, économie etc.) n’a été budgétée en 2011. Il y a donc fort à parier que les 445€ de dépenses d’investissement par habitant prévues au budget 2011 ne constituent une fois de plus qu’un effet d’annonce qui ne verra finalement qu’une faible réalisation.

Fusion des commissariats – Frais de déplacement

M. le Maire et son adjoint à la sécurité M. Sarrailh se sont rendus au Ministère de l’Intérieur le 6 mai dernier pour traiter du projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon. Lors du dernier Conseil Municipal M. le Maire a expliqué que la fusion était entérinée au niveau ministériel, que des patrouilles mixtes avec les personnels de Beaucaire et de Tarascon étaient effectuées et que l’objet de son déplacement était d’obtenir des garanties du gouvernement pour le maintien du commissariat dans sa configuration post-fusion c’est à dire avec douze personnes affectées. Bien qu’il s’en défende, M. le Maire considère depuis le début que le fait est accompli et il n’hésite pas à recourir au mensonge pour justifier ses positions. Ainsi les patrouilles mixtes qu’il évoque n’ont jamais eu lieu et la décision ministérielle n’a toujours pas été prise. Par ailleurs tous les policiers le savent, un commissariat de douze personnes n’est pas viable en raison des contraintes logistiques comme celles relatives au stockage des armes. Aussi accepter la configuration à douze agents revient à accepter la disparition du commissariat. C’est pour cela que RPB ne baisse pas les bras et a saisi les parlementaire gardois sur ce sujet (retrouvez la lettre au parlementaire en cliquant sur le lien suivant : lettre parlementaire).

RPB a participé au rassemblement des travailleurs du premier mai dernier à Beaucaire. Retrouvez l’allocution des dirigeants syndicaux en cliquant sur le lien suivant : discours 1er Mai.

Lettre d’information d’avril 2011

Mauvaise passe

Le Stade beaucairois, par l’intermédiaire de son nouveau président Georges Cornillon, a obtenu du conseil municipal une avance de la totalité de sa subvention pour l’année 2011-2012 pour permettre au club de terminer la saison en cours. Celui-ci a justifié cette demande en évoquant la situation financière du club qui à ce jour est au bord de la faillite. Cette avance sera ensuite remboursée sur une durée de 10 ans par reconnaissance de dette contractée auprès de la mairie.

Comment en est-on arrivé là ?

L’équipe première est la vitrine d’un club de football. Si elle est performante, elle permet d’attirer de nombreux jeunes qui viennent ensuite grossir les rangs du club. Toute la difficulté de la politique conduite par les dirigeants consiste à trouver un savant équilibre entre la part d’investissement consacrée à l’équipe première et celle accordée à l’encadrement des jeunes. Equilibre d’autant plus difficile à trouver que les exigences de rémunération de certains joueurs sont toujours plus élevées et que les piètres performances de l’équipe nationale au mondial 2010 ne suscitent pas les vocations de nos jeunes.

Les élus de gauche soutiennent l’initiative de Georges Cornillon dont l’intention est de sauver cette institution à laquelle sont attachés de nombreux Beaucairois. Les objectifs affichés sont plus modestes et plus conformes à la stature du club. Il recentrera son action vers les jeunes qui constituent un vivier suffisant sans avoir à s’attacher les services de joueurs prêts à se vendre au plus offrant.

Il la sent bien

« Pour 2012, je la sens bien » (Nicolas Sarkozy ; Œuvres choisies, Avril 2011)

L’a-t-il sentie, la colère des milliers de « petites mains » de Carrefour, dont des dizaines à Beaucaire, qui, l’autre samedi, ont fait grève parce qu’ils et elles en ont assez de l’existence en miettes, du travail à temps partiel imposé, de la vie qu’on perd à vouloir la gagner ? L’a-t-il senti le mal-être des chauffeurs de Decoux pressurés par la direction ? L’a-t-il bien sentie la grogne des salariés d’Axima, qui bossent par tous les temps, sur le Boulevard Foch comme sur des tas d’autres chantiers en France, et qui ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, quand, parce qu’ils et elles le valent bien, les 2.000 foyers les plus fortunés de France vont bénéficier des effets conjugués des derniers feux du « bouclier fiscal » et du rabotage de l’impôt de Solidarité sur la Fortune : 180.000 € de rabais supplémentaire (chacun !) sur leurs impôts ! Et ce n’est qu’une moyenne ! Il y ajoute la provocation d’une prime facultative, au montant incertain, qu’on touchera ou pas et qui servira d’alibi au grand patronat pour ne pas augmenter les salaires ! Les yeux rivés sur 2012 et sa réélection, le nez pincé, la sent-il bien l’odeur de la crotte sous laquelle il étouffe les petites gens ? La sent-il bien la puanteur que dégagent ses ministres et leurs propos dans leur course à la lepénisation des esprits, dont au bout du compte risque de sortir vainqueur le monstrueux original plutôt que la copie sinistre.

Eh bien, on va la lui faire sentir, et avant 2012, et sans se tromper ni de colère ni de cibles : ce ne sont pas aux pauvres bougres qu’on essaie de nous désigner comme coupables de payer, mais bien à ceux qui la sentent bien parce qu’ils croient qu’ils le valent bien et qui ont mis le pays en coupe réglée !

Crimes en direct

Dernièrement les médias ont fait leurs choux gras de faits divers dramatiques filmés par des caméras de vidéo-surveillance. Les télévisions ne manquent pas de diffuser des extraits d’agressions violentes, souvent gratuites. On tremble face à un tel déchaînement de violence mais on nous rassure en vantant les mérites de ces caméras qui permettent de retrouver rapidement les agresseurs. Ont-elles pour autant permis d’éviter les drames ? Non. Sont-elles efficaces pour prévenir ces violences ? Non. En revanche elles ont largement justifié l’abandon d’une police de proximité seule capable de conduire une action de prévention et de dialogue avec la population.

Lettre d’information de mars 2011

Parlons budget

Avec le printemps arrive le temps pour les élus d’examiner les finances locales en conseil municipal. Le compte administratif, en fait le relevé de toutes les factures émises ou encaissées par la commune au cours de l’année 2010, a été débattu lors du dernier conseil. Ce document, très épais, nous apprend ce qui s’est réellement passé avec nos impôts. Ainsi, nous avons pu voir que si la commune avait envisagé de réaliser pour 12 millions d’€ de travaux pour l’année 2010, elle n’en avait en fait réalisé que pour un montant de 4 millions.

Et alors où est le problème ?

La moyenne nationale de dépenses brutes d’équipement en France pour les villes de 10 000 à 20 000 habitants s’élève à 453 € par habitant. A Beaucaire elle était de 241 € par habitant en 2009 et chute à 187 € par habitant en 2010. De nombreux bâtiments communaux, terrains, chemins… nécessitent des frais de remise en état, de mise en conformité, d’améliorations : et bien tout ceci est renvoyé à l’année prochaine, ou bien à celle d’après, si bien que ce parc immobilier se dégrade peu à peu. Autre constat, le produit des 4 taxes (foncier bâti, non bâti, taxe d’habitation, taxe professionnelle) s’élève à 816 € par habitant à Beaucaire. La moyenne nationale, très inférieure, est de 484 € par habitant. Nous pouvons en conclure que Beaucaire est une ville riche, mais que la population est pauvre, car 53% des Beaucairois ne paient pas d’impôts sur le revenu. Comment se fait-il que cette manne ne soit pas mieux utilisée pour le bien être des Beaucairois ?

Pour illustrer la navigation à vue qui est la marque de fabrique de la municipalité actuelle, les dépenses de fonctionnement ont diminué de 1,5 millions d’€ et les recettes ont augmenté de 475 000 €, soit un total de près de 2 millions d’€.L’augmentation de 11% des impôts locaux en 2010 était-elle nécessaire ?

Enfin, une information sur la perte d’attractivité de notre ville apparaît lorsque l’on constate que le nombre de résidences secondaires est passé de 326 en 2009 à 192 en 2010.

Un chiffre qui devrait interpeller les élus de la majorité.

Planète bis

L’homo sapiens (l’homme sage) l’est-il encore ?

Grâce à la science, l’homme a pu réaliser un rêve : aller dans l’espace et marcher sur la lune.

De même il a pu descendre au fond des abysses .Pour pénétrer ces milieux hostiles qui l’entouraient, son génie lui a permis de contourner tous les obstacles.

Dans une sorte de processus inverse, en plongeant au cœur de la matière à la rencontre de l’atome, il s’est inventé un cauchemar.

Il a créé un milieu hostile qu’il ne peut pas pénétrer sauf à le payer au prix de sa santé, voire de sa vie, un milieu où le simple geste de brancher un tuyau d’eau afin de refroidir le monstre en fusion est une mission impossible.

La survie de notre espèce est menacée par cette science sans conscience.

Les leçons de Tchernobyl n’ont pas été tirées .Agissons pour que celles de Fukushima le soient.

Parce qu’il n’y a pas de planète bis, il faut sortir au plus tôt du nucléaire.


RPB organise le mercredi 13 avril à 18h30 une projection du dernier film de Coline Serreau « Solutions locales, désordre globale » au cinéma leREX de Tarascon. Elle sera suivie d’un débat sur l’agriculture.

Lettre d’information de février 2011

Ter répétita

C’est reparti pour un tour de piste à 100 000 €. Après avoir déclaré que cette fois-ci ils avaient compris, ils seraient raisonnables, les élus de la majorité ont changé d’avis. Cette attitude vertueuse n’aura duré que quelques mois, place au gaspi.

 Les corridas de l’été 2011 ne devaient coûter « que » 30 000 € aux Beaucairois, elles coûteront bien plus cher, à minima 150 000 € moins les entrées et la vente des carcasses d’animaux, soit, en étant optimiste, 100 000 € à la charge des contribuables.

Organiser une seule corrida ou une bonne novillada aurait été plus adapté à la situation financière de la ville et à son statut dans le mundillo, les aficionados locaux ne manquant pas d’occasions d’assouvir leur passion dans les arènes prestigieuses de Nîmes, Arles ou Béziers.

En estimant à 500 le nombre d’aficionados beaucairois, le coût pour ces deux corridas programmées est de 100 000€ : 500 = 200€/aficionado.

Ce chiffre est à mettre en perspective avec la subvention accordée par la mairie au stade beaucairois 30, soit 88 000 €. Avec cette somme et l’aide de quelques sponsors, les dirigeants du stade prennent en charge 400 licenciés et leurs éducateurs pendant toute une année.

Communauté de commune Beaucaire Terre d’Argence ou armée mexicaine en déroute ?

Plusieurs délibérations votées en conseil municipal ont élargi les compétences de la CCBTA : éclairage public, Château de Beaucaire, assainissement non collectif, Fisac, collecte des déchets,… Certaines de ces décisions peuvent se justifier par les économies d’échelle réalisées.

 Mais qu’en est-il de l’efficacité d’une telle structure et de sa réactivité face aux demandes des citoyens ?

Les deux exemples qui suivent permettent de répondre en partie à cette question :

  • le 14 décembre 2010, au cours de la réunion de quartier, initiée par l’ARCA, des habitants du centre-ville ont souligné l’absence d’éclairage à la tombée de la nuit rue de la République. Demande transmise par Mme Bourgues à la CCBTA qui n’a pas réagi. Nouvelle réclamation auprès de Mme Bourgues à l’issue du conseil municipal le 19 janvier dernier, sans effet.
  • le 25 janvier, M. Bourbousson appelait, en présence de deux élus de l’opposition de gauche, un responsable de la CCBTA afin de lui demander de laver quotidiennement la Montée du château, vespasienne pour certains locaux et venelle « accessoirement » empruntée par les touristes dès les premières vacances de février. On aurait pu croire que l’autorité naturelle et l’exemplarité de notre maire auraient suffi. On aurait pu le croire, mais à ce jour rien n’a été fait.

Pour compléter le tableau, deux membres de RPB se sont rendus au siège de la CCBTA jeudi 24 février afin de consulter les documents administratifs relatifs au marché du SPANC (assainissement non collectif) attribué à Veolia. Pas de chance, aucun cadre présent ce jour-là pour les renseigner : certains étant en vacances, d’autres en arrêt maladie, personne pour assurer la continuité du service.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent…

Stupeur et tremblements

Le 8 février dernier, le projet de loi « inique » d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) a été approuvé définitivement par le Sénat et l’Assemblée Nationale. Sans surprise, ce texte entérine des transferts de compétences massifs aux communes, alors qu’elles étaient jusque-là assumées par la Police nationale. Ainsi, pour ne citer que cet exemple, les directeurs de services de Police municipale pourront conduire des enquêtes du « quotidien » ce qui leur permettra de constater les crimes et les délits, de recueillir des renseignements sur l’auteur des infractions, voire de procéder à des perquisitions. La stratégie est évidente et est illustrée parfaitement avec le cas de Beaucaire : déploiement de la vidéosurveillance avec l’aide de l’Etat, recrutement dans la Police municipale, démantèlement de la Police nationale avec la fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon. Avec cette politique, la droite locale et nationale remet donc une nouvelle fois en cause l’égalité d’accès à un droit fondamental, à savoir, ici, celui à la sûreté. Ainsi, selon que vous vivrez dans une commune riche ou pauvre, la qualité des missions rendues par la Police municipale ne sera pas la même. Depuis la suppression par la droite de la police de proximité, les missions de la Police nationale n’étaient déjà plus remplies de façon satisfaisante. Qu’en sera-t-il demain à Beaucaire : le pire est à craindre. Ceci d’autant plus que la LOPPSI va permettre de déléguer le visionnage des images de la vidéosurveillance à des opérateurs privés. On voit poindre ici le troisième étage de la fusée gouvernementale, après le désengagement de l’Etat, le transfert aux communes, voici la privatisation. Alors M. le Maire peut bien nous réciter en conseil municipal une lettre sans faute de français, qu’il a envoyée aux préfets des départements du Gard et des Bouches du Rhône où il exprime son opposition à la fusion des commissariats. Tout ceci n’est qu’imposture. A quand une mobilisation massive des Beaucairois au nom du respect de leur dignité de citoyen ?

Les enfoirés sont à Beaucaire

Lundi 7 février 2011 l’antenne beaucairoise des restos du cœur était inaugurée en présence de M. le préfet du Gard.

Ambiance :

Parmi les soixante participants, une trentaine de bénévoles, féminines pour la plupart, les « autorités locales et départementales », masculines exclusivement, et la présence insolite des représentants du parti radical décidément de plus en plus présents sur Beaucaire et dont on se demande ce qu’ils font là, au resto du cœur.

Après la traversée rapide des réserves alimentaires (produits premier prix) de l’association, lait, pâtes, conserves, pommes de terres, pommes,… exposées sur des étagères, l’assemblée se dirige vers la salle de restaurant du foyer où un copieux buffet servi par un traiteur l’attend.

Avant les agapes, quelques-uns de ces messieurs costumés et cravatés ont discouru, faisant l’éloge de la fraternité, soulignant que manger c’est le premier des droits de l’homme, vantant les mérites de Coluche, énumérant les chiffres de la misère (1 milliard de repas servis, 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, 52 % des Beaucairois non soumis à l’impôt sur le revenu, 170 foyers déjà inscrits sur Beaucaire, 400 attendus…). Aucun ne s’est indigné des chiffres publiés le jour-même : ceux de l’industrie du luxe qui ne s’est jamais aussi bien porté, LVMH + 73% de chiffre d’affaires en 2010, Hermès + 13%. Etait-ce indécent ?

Sans aucun doute non, en revanche, comme l’a souligné un participant anonyme, qui a quitté la salle sitôt les discours terminés, il était indécent d’organiser un buffet à l’issue de cette inauguration.

Lettre d’information de janvier 2011

Fausse interview

Pour compléter l’interview que M. Boubourbousson a accordée à Radio Bleue Gard-Lozère et que vous pouvez entendre ici : http://www.beaucaire.fr/spip.php?article3507&var_recherche=interview, nous vous livrons en exclusivité celle qu’il a consenti à RPB et à laquelle vous auriez pu échappé si vous n’étiez pas un inconditionnel de notre site :

RPB : M. Bouboursson, vous êtes sur tous les fronts. Défenseur du commissariat, défenseur de l’agriculture , militant acharné qui oeuvre à ré-ouverture de l’écluse , VRP du projet d’EDF-EN, candidat à la députation, est-ce votre cercle énergétique qui vous permet d’être aussi affuté ?

J.B. : Parfaitement, grâce aux ondes positives que j’arrive à capter, je surfe sur une vague électro-magnétique.

RPB : Ces mêmes ondes sans doute qui font vibrer vos tripes lorsque vous regardez ce canal cul-de-sac près duquel vous avez grandi ?

J.B. : (tout bas) peut-être pas, (méfiant) , j’ai sans doute abusé de l’eau de mon captage que des fonctionnaires pointilleux avaient jugés non conforme…

RPB : Et ce fameux troisième pied qui permet de faire avancer Beaucaire ? Quel triptyque ! l’agriculture, l’industrie, et le tourisme. Un résumé parfait de votre carrière non ?

J.B. (modeste) : Oh vous savez, moi ça fait trente cinq ans que je travaille au service des autres. Alors ceux-qui-viennent-me-donner-des-leçons-je-leur-réponds-que-moi-j’agis-et-eux-qu’ont-ils fait-rien-alors-les-donneurs-de-leçons-vous-savez…

RPB : Magnifique.

M. Bourbousson nous quitte précipitamment, un coup de fil sur son portable l’appelle vers d’autres destinées.

Le préfet nous rend visite

Ambiance lourde samedi 8 Janvier au casino municipal pour l’explication de texte de la réforme de fusion des commissariats de Beaucaire et Tarascon. Chef d’orchestre de cette matinée très protocolaire, le préfet introduit son propos en affirmant avec force la primauté de la sécurité comme l’un des droits fondamentaux de l’homme, si ce n’est le premier. Nul doute qu’il aurait pu revisiter ce palmares des droits en inscrivant celui à s’éduquer au cours d’un débat sur l’école, celui de se nourrir correctement s’il avait animé une rencontre sur l’agriculture. Délicieuse langue de bois qui se recycle au gré des nécessités …

La devise républicaine qu’il est censé incarner évoque aussi la liberté, l’égalité de traitement des citoyens. Est-ce pour respecter ces grandes idées que le gouvernement met à la disposition des parisiens un policier pour plus de 172 habitants alors qu’à Beaucaire on devrait se contenter d’un agent pour plus de 1000 habitants ?

L’exposé très technique du directeur départemental des Bouches du Rhône n’a convaincu personne dans le public. Comment faire avaler aux Beaucairois qu’un commissariat subdivisionnaire dans lequel ne seraient affectés que 12 agents puisse faire face à la montée de la délinquance ? En récitant une leçon dictée de bien plus haut qui met en avant dans le désordre : une évolution nécessaire, une réorganisation rationnelle, une mutualisation des moyens forcément indispensable. Et quand dans le public on réclame des moyens supplémentaires, le préfet hausse les sourcils, plisse le front et balaye d’un revers de main cette demande en invoquant une réalité économique incontournable. Il lui aura certainement échappé que le PIB de la France a doublé en 20 ans…

Qu’ils étaient pathétiques tous ces élus et élues de droite se tirant la bourre au micro pour être sur la photo. L’un est scandalisé, l’autre s’étrangle d’indignation, celle-là invite à recentrer l’action des policiers qui ne font que contrôler les ceintures. Et tous de louer les vertus d’une police de proximité, d’un retour des patrouilles régulières dans la cité. Diversion, amnésie ? Personne n’oublie qu’ils ont soutenu en 2007 Sarkozy le fossoyeur de cette police de proximité.

Et l’on a senti le danger lorsque le préfet, à court d’argument, a évoqué l’indispensable investissement des citoyens dans leur sécurité par une vigilance accrue !! Certains l’ont bien compris dans le public puisque cette idée a été reprise par l’un des intervenants qui évoquait à demi-mot la création de milices. Discours nauséeux qui surfe sur une peur légitime entretenue par l’Etat qui abandonne ses administrés en supprimant des postes de fonctionnaires de police.

Et que dire de M. Bourbousson ? M. le Préfet pour évoquer sa forte implication dans ce dossier l’a comparé à un pitbull ne lachant jamais sa proie. Nous lui préférons la carpe tant celui ci fut économe de ses paroles. Il s’affiche au coté du préfet et dans le même temps organise une manifestation pour protester contre le projet. Comprenne qui pourra…

RPB réaffirme son opposition totale à cette réforme et demande un renforcement des effectifs de policiers sur le territoire Beaucairois pour endiguer le trafic de stupéfiants et les actes de délinquance. . Ce n’est pas à une municipalité d’assurer cette fonction régalienne, ce n’est pas de sa compétence. L’augmentation des effectifs de police municipale, celui du nombre de caméras de vidéo-surveillance ne sont qu’un leurre agité par le maire, un leurre coûteux puisque ce sont nos impôts locaux qui les financent.

Lettre d’information de décembre 2010

Sport et culture pour tous

A l’ordre du jour du dernier Conseil municipal figurait l’approbation de l’actualisation des tarifs 2011 des services publics communaux dont ceux du Conservatoire de musique à rayonnement communal et de la Base nautique. De part l’épanouissement physique et intellectuel qu’elles procurent, utiles au développement de l’enfant et de l’adolescent, les activités sportives et culturelles se doivent, selon nous, d’être accessibles au plus grand nombre. Elles font partie du socle républicain indispensable à tout citoyen en devenir au même titre qu’un enseignement public laïque de qualité. Alors nous avons demandé une fois de plus à ce que le quotient familial soit appliqué à ces activités. Nous avons essuyé une fois de plus une fin de non-recevoir au motif qu’il est déjà bien suffisant que les tarifs soient dégressifs pour les fratries. La majorité ne se lasse pas d’être hors-sujet…

Télépathie pathétique ou la nouvelle communication municipale

Alors que le nombre d’employés municipaux a explosé depuis deux ans, alors que la Mairie s’est dotée d’une société de distribution d’outils de communication (conseil municipal du 16 décembre), la communication ne passe plus, la preuve en quatre actes :

  1. Samedi 11 décembre, réunion de quartier de la Moulinelle. Une majorité des participants affirme ne pas avoir été informée par courrier et a appris par le bouche à oreille le lieu et la date de cette rencontre entre élus et habitants du quartier.
  2. Mardi 14 décembre, autre réunion de quartier (déclenchée par un courrier recommandé adressé au maire en octobre par une association du centre-ville) : là aussi, on nous affirme que l’information a circulé dans les boîtes à lettres, là encore, une partie de l’assemblée n’a jamais reçu cette missive ; par chance, l’événement a été relayé par le Midi Libre.
  3. Jeudi 16 décembre, au Conseil municipal, le premier adjoint au maire nous apprenait qu’une étude sur le «cadre de vie» avait été menée auprès des habitants du centre-ville et se réjouissait du bon score de réponses : «20% des 4800 destinataires du document de travail ont répondu» affirmait-t-il. Plus de 900 réponses donc. Sur la cinquantaine de personnes interrogées par quelques habitants curieux le lendemain du conseil municipal dans la rue et les commerces du centre-ville, une infime minorité a été en fait destinataire de ce document. Sous réserve que cet échantillon puisse être considéré comme représentatif, moins de 10% des habitants auraient reçu ainsi reçu ce questionnaire. Qu’à cela ne tienne, ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que la Mairie a plus de réponses que de questions.
  4. Vendredi 17 décembre, réunion concernant le CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) : l’assemblée aurait dû recevoir, par courrier électronique, le dossier de préparation à cette table ronde, or les boîtes à lettres virtuelles sont restées désertes. Là, on a incriminé le «serveur», puis ce fut «la faute à l’informatique»…

Pour les prochaines actions de «communication», comptons donc sur le «don» de notre maire (Midi Libre du 20 décembre «Bourbousson, un élu dans le secret» où le maire affirme «Je coupe le feu» en appliquant le pouce mouillé sur le patient et en faisant des croix) : le message se fera par télépathie… Que n’utilise-t-il pas son don pour empêcher les dépenses de la commune de flamber !

100 % politique

Comme Monsieur Jourdain (1), M. Bourbousson fait de la politique sans le savoir…

Notre maire répète sans cesse :

Je ne fais pas de politique… pas de politique….

Etrange affirmation…

En effet, le mot «politique» vient du grec (du mot «polis», la cité) et signifie très exactement «gestion, organisation de la Cité».

Donc, ce que font le Maire et ses Conseillers municipaux, chaque fois qu’ils s’occupent à gérer notre bonne cité de Beaucaire, c’est de la politique au sens propre. Les réunions des Commissions municipales, c’est de la politique. Le Conseil municipal, c’est de la politique.

Chaque fois qu’un citoyen s’intéresse à sa ville, c’est de la politique. Qu’il demande qu’on goudronne son tronçon de rue ou qu’il se plaigne de la hausse des impôts, c’est de la politique…

Alors, nous suggérerons à M. Bourbousson, si vraiment il ne fait pas de politique, qu’il s’y mette rapidement car c’est pour ça qu’il a été élu : pour travailler à la gestion de sa ville !

(1) Monsieur Jourdain est le personnage principal d’une pièce de Molière « Le Bourgeois Gentilhomme ». Il découvre avec ravissement ( et étonnement) qu’il s’exprime en prose, tous les jours de sa vie, depuis sa naissance, car la prose est la manière ordinaire de s’exprimer ( opposée à la poésie). En fait, le problème de M. Jourdain est un problème de vocabulaire…

Lettre d’information de novembre 2010

Con-Fusion

Concernant le projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon M. Bourbousson a tout d’abord été fuyant en déclinant notre demande d’inscription du sujet à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Puis on l’a trouvé plutôt optimiste quand il a délaré à la presse le 17 novembre « On pourra déposer plainte à Beaucaire et le service dans la ville et à la campagne restera ». Quelques jours plus tard il affichait en pleine page du Midi Libre son opposition farouche au projet. Enfin le 25 il faisait encore la une du journal et vantait ses mérites dans cette nouvelle cause défendue auprès de deux conseillers du cabinet du Ministre. M. le Maire a ainsi indiqué « On a été très écouté et très entendu. Toutes les mesures demandées ont été actées avec eux. Le ministère va réétudier le projet… » Ces propos peuvent selon nous s’analyser de deux manières différentes. Soit les engagements du Ministère sont fermes et l’on peut se demander dans ce cas pourquoi M. BOURBOUSSON a attendu que le projet soit finalisé à 90% pour se mobiliser. Soit il ne s’agit que d’effets d’annonce visant à apaiser temporairement la colère locale. Dans un cas comme dans l’autre, quoiqu’il en soit, il ne s’agira que d’un exemple de plus du déficit d’implication de M. le Maire dans les affaires de sa commune.

Saint-Félix/St-Roman : qui va payer ?

Le 18 novembre 2010, nous apprenons dans la presse locale que le conseil d’administration de l’Institut St-Roman (anciennement St-Félix + Notre-Dame) avait décidé de déclarer l’établissement scolaire en cessation de paiement.

Un an auparavant, le 10 juillet 2009, contre l’avis des élus de gauche et écologiste, la droite locale dans son ensemble, sa diversité et sa grande générosité, avait accordé une garantie solidaire d’emprunt à l’Ogec St-Roman, Jean-Marie André se faisant alors donneur de leçon, Claude Mourlot garant de la règle et Cédric Durand défenseur de la qualité de l’enseignement privé. Quant à M. le maire, le débat ne l’intéressant visiblement pas, il coupa court à toute discussion. Il est vrai que ce n’est pas son argent, mais celui des Beaucairois.

Le montant de l’emprunt, 225 000 €, ne les a pas fait trembler. En premier lieu ces élus auraient dû se préoccuper de l’état des finances de l’emprunteur avant d’accorder leur caution. Soit ils ne l’ont pas fait, soit ils l’ont fait et -dans les deux cas- cela signe leur incompétence.

Gageons que le Crédit Coopératif, organisme prêteur, saura se tourner vers nous, contribuables beaucairois, pour récupérer ses billes sans état d’âme.

Ogec : Organisme de gestion de St Roman

La politique n’est pas un métier, c’est une rente !

M. Bourbousson a-t-il le bras moins long après le dernier remaniement ministériel ? Membre du Parti Radical Valoisien, représenté au sommet de l’état avant le jeux de chaises musicales de haut vol, il ne dispose plus de l’appui de M. Borloo qui a quitté le gouvernement en claquant presque la porte. S’amorce alors une nouvelle période de tensions entre les différentes composantes de la majorité présidentielle que les Beaucairois connaissent bien puisque cet affrontement pour obtenir le leadership de la droite est incarné localement par le duel fratricide qui oppose M. André, Mme Cellier, Mme Arèse d’un coté et M. Bourbousson de l’autre.

Le registre sur lequel se battent nos édiles de droite est malheureusement sans limites : insultes, coups bas, attaques personnelles, effets d’annonce. Tout y passe. Un avant goût initiatique de ce qui risque de se produire au niveau national à l’approche des élections présidentielles… et des législatives auxquelles prétend concourir le déjà « cumulard » maire de Beaucaire.

Le parallèle ne s’arrête pas là : on peut observer à Beaucaire, comme au sommet de l’Etat, le désastre que constitue une politique à la petite semaine et à très court terme, l’absence de perspectives de développement au service de l’intérêt général pour notre pays et notre ville. D’un côté un chef de l’Etat qui n’est préoccupé que par sa réélection, de l’autre M. Bourbousson qui rêve de doubler ses émoluments d’élu en décrochant un mandat de député. L’un chasse les roms pour appâter l’électeur du front national, l’autre les artistes mondains pour renforcer son statut de défenseur des traditions régionales, etc …

En tout cas, s’il ne profite plus du soutien d’un ex-ministre, il pourra toujours demander l’appui confraternel d’un illustre gardois, membre du même parti que lui, à savoir le premier magistrat, pour encore peut-être quelque temps, de Pont Saint Esprit…

Lettre d’information d’octobre 2010

Dérive beaucairoise

Le 21 septembre 2010 le permis de construire permettant de créer un logement dans une remise agricole au mas Montplaisir était signé par l’adjoint en charge de l’urbanisme.

Comment ne pas être choqué quand on sait que ce logement fut aménagé dès avril 2008 et qu’il est occupé depuis par le fils de Monsieur le maire ?

Comment ce dernier peut-il affirmer à deux élus de l’opposition de gauche qu’un permis était affiché lors des travaux en avril 2008 alors qu’aucun permis de construire n’avait alors été déposé ?

Vérification faite, un permis a bien été déposé, mais en janvier 2009 , il a été refusé.

Une deuxième demande de permis a été déposée en juin 2010 soit 2 ans après les travaux . C’est cette deuxième demande qui a reçu un avis favorable alors même que l’analyse d’eau signale la non-conformité de l’échantillon analysé.

Ca n’est pas sérieux. La multiplication des constructions illicites sur la commune est depuis fort longtemps un véritable fléau. Elle génère de nombreux désordres tant au niveau de la sécurité que de l’égalité des citoyens devant la loi et devant l’impôt. La plus extrême rigueur devrait être de mise pour lutter contre cette dérive qui concerne selon M. le Maire 387 constructions à Beaucaire, encore faudrait-il que le premier magistrat de la ville montre l’exemple.

Une hausse solennelle

Y a-t-il une malédiction Bourbousson ? On peut légitimement se poser la question en épluchant avec un peu d’attention l’avis d’imposition des taxes foncières :

  • Part de la commune : +13,6 % (maire : J. Bourbousson)
  • Part du département : +1,06 % ;
  • Part de la région : +0,76 % ;
  • Taxe ordures ménagères : +3,99 % (président de la communauté : Jacques B.)

Etrange non ? Surtout si on se rappelle cette belle déclaration concluant les tracts qui présentaient le programme d’un certain JiBé :

Nous prenons solennellement l’engagement devant toutes les beaucairoises et tous les beaucairois que l’ensemble du programme que nous vous proposons pour construire notre ville autrement est financièrement réalisable et se fera sans aucune augmentation des impôts locaux dépendants de la commune.

Alors, que s’est-il passé ? Que sont devenus les millions sur lesquels s’était endormie l’autre droite ? Il est probable que Monsieur Bourbousson, à l’instar de l’illustre Jacques Chirac, répondrait qu’ils ont fait pschiiiittttttt !!!

On admettra sans peine qu’une telle augmentation est plus facilement acceptable lorsqu’on cumule une indemnité de maire et de président de la communauté de communes (6 000 € excusez du peu) que si on gagne, comme la moitié des Français, moins de 1 600 € par mois…

Que fait la police ?

Vous le savez déjà, RPB revendique, depuis sa création, le redéploiement d’une véritable police de proximité circulant à pied, notamment dans le centre-ville. Nous sommes en effet convaincus qu’il s’agit là d’un outil primordial pour la prévention de la délinquance grâce au lien humain qu’elle permet de maintenir entre les symboles de la justice républicaine et les habitants. Ceci contrairement à la vidéo-surveillance qui n’est qu’un moyen technique de dissuasion. Non seulement nos revendications n’ont jamais été entendues mais nos sources nous informent ces jours-ci que le projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon devrait voir le jour en 2011. Le commissariat de Beaucaire devrait ainsi disparaître au profit de celui de Tarascon. Comme tout bon projet gouvernemental de fusion il n’évitera pas non plus la restructuration. Les effectifs globaux qui sont actuellement de 110 devraient ainsi passer à 80. Il est inutile ici d’entrer dans le détail des conséquences déplorables qu’aura ce projet en matière de délinquance dans une ville pourtant déjà considérée comme «sensible». Il semble bien qu’une fois de plus, les connexions ministérielles dont se targue M. BOURBOUSSON soient plus utiles pour satisfaire ses ambitions de candidat à la députation que pour défendre l’accès aux services publics des Beaucairois. A l’instar des services publics de La Poste ou de l’eau potable, RPB restera donc vigilante et mobilisée.

Lettre d’information de juillet 2010

Des élus à la consigne

Une certaine confusion est apparue au moment du vote de la délibération portant sur le marché de fournitures pour la nouvelle crèche.

Celle-ci faisait référence au nouveau décret du 7 juin 2010 qui autorise les crèches à recevoir des enfants en surnombre certains jours de la semaine. Pour une structure de 45 places comme celle de Beaucaire, cela porte la capacité maximale d’accueil à 54 ( + 20 % ). En aucun cas, il ne s’agissait, comme l’a prétendu M. Corrias suivi de près par M. Bourbousson, d’augmenter la capacité d’accueil de la structure pour la porter à 54 enfants. Ce n’était pas l’objet de la délibération. A priori l’adjoint délégué à la petite enfance ne connaissait pas bien le dossier. Il a confondu l’agrément accordé par le conseil général et l’accueil d’enfants en surnombre.

Alors pourquoi la gauche a-t-elle voté contre cette délibération ? Tout simplement parce qu’elle s’appuie sur un décret dénoncé par l’ensemble des professionnels de la petite enfance. Le mouvement de contestation, joliment baptisé « Pas de bébé à la consigne », voulait alerter la population sur les dangers de ce texte qui réduit le nombre de personnels qualifiés auprès des enfants, réduit le taux d’encadrement d’adultes.

Une crèche n’est pas une garderie. C’est un lieu d’éveil, de découvertes, d’apprentissages, de socialisation que seuls des professionnels diplômés peuvent animer. Voilà l’objet de notre refus.

Nous n’avons pas de leçon à recevoir de M. le Maire qui nous invitait à expliquer notre choix auprès de la population. Nous saluons l’ouverture de la nouvelle crèche et nous réjouissons qu’elle aie pu obtenir du Conseil Général un agrément pour 54 enfants permanents au lieu de 45. Ce projet, initié par l’ancienne équipe, répond à une forte demande. Nous resterons toutefois vigilants sur les conditions d’accueil.

Emploi et clientélisme à la Beaucairoise

Pourquoi les élus de gauche au conseil municipal s’opposent-ils au recrutement par la mairie d’employés en contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE) ? Alors que le maire apporte toujours la même réponse empreinte de sentimentalisme et de calcul politicien, RPB souhaite modestement élever le niveau du débat afin de comprendre les enjeux de telles mesures.

Qu’on en juge :

En vingt ans, la part des salaires dans le PIB (produit intérieur brut, indicateur qui évalue la richesse d’un pays) a baissé de plus de 9 % en France. Cela représente pour les salariés une perte sèche d’au moins 100 milliards d’euros par an. Dans le même temps et par un effet de vases communicantes troublant, la bourse reste outrageusement rentable, malgré les crises successives, pour les grandes fortunes et les bénéfices se chiffrent en milliards d’euros (+100 Md € en 2007).

Voici ce que l’on trouve le site du ministère du Travail et de la Solidarité (sic) à propos du CAE :

Le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) est un contrat de travail à durée déterminée, destiné à faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d’accès à l’emploi.

On ne peut qu’être d’accord avec l’intention mais concrètement peut-on promettre au 42 personnes employés en CAE par la mairie depuis 2 ans une formation qualifiante et au bout un CDI correctement rémunéré ? Ou alors entretient-on une classe de travailleurs pauvres errant de missions d’intérim en contrats aidés ? Voilà les questions que nous posons au Maire et qui restent sans réponse à ce jour.

En définitive ces mesures ne remplaceront jamais une politique de l’emploi offensive et un rééquilibrage de la balance Travail-Capital. Au lieu de cela, le gouvernement y voit un moyen de faire baisser au frais du contribuable les statistiques du chômage et nos dirigeants locaux de cultiver une clientèle toujours fertile en période électorale.

Papa m’a dit (*)

Voici quelques mois le nouveau Maire de Beaucaire a accusé publiquement le fils du Maire sortant de ne pas payer d’impôts. Plus récemment Le Maire sortant a accusé le fils de l’actuel Maire d’avoir construit sans permis sur les terres de son père accessoirement situées en zone inondable. Ici point besoin de travailler plus pour gagner plus. On est dans l’univers impitoyable des « fils à papa » des notables beaucairois parmis lesquels on compte aussi un des fils de la première adjointe, recruté juste après les élections pour un modeste salaire de 2700€/mois alors qu’il ne disposait d’aucune expérience ou compétence particulière pour le travail en mairie. Merci papa, merci maman, tous les ans on voudrait que ça r’commence… Quel spectacle pathétique, voyez ces deux élus qui voudraient sois-disant jouer dans la cours des grands, se retrouver dans le bac à sable de la maternelle s’envoyant des invectives sur leur progéniture adorée. Il paraît qu’on a les élus qu’on mérite…

(*) Surnom donné au fils Mitterrand (Jean Christophe) lors de ses voyages d’affaires en Afrique

Brèves

Une idée pas trés lumineuse : au moment où les beaucairois commencent à réaliser, grâce à RPB, que la mainmise du privé sur le service de l’Eau est catastrophique en termes d’efficacité et de finances (publiques ou familiales), voici que la Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence, présidée par qui l’on sait, décide de privatiser le service de l’éclairage…public ! Profitez de l’été pour stocker chandelles et lampes tempête !

Voeu pour la rentrée scolaire : on ne peut que souhaiter que les cantines des écoles de la Ville soient gérées plus sérieusement que certaines bodegas des Estivales. Hum. Personne n’est visé…

Merci à tous ceux qui ont participés à la réussite de la fête des Libertés 2010 !

Retrouvez la vidéo de cette soirée ici.

Lettre d’information de juin 2010

Eau potable – Rapport du délégataire 2010

Une nouvelle fois, Veolia se moque du monde. Dans le dernier rapport du délégataire, les rédacteurs découvrent «qu’une politique de maintenance construite sur le long terme et mise en oeuvre avec rigueur au quotidien est un facteur clé de pérennisation du patrimoine de la collectivité». Ces experts de la rhétorique affirment, non sans cynisme, «que la conservation et la valorisation du patrimoine résultent de l’optimisation en permanence des actions de maintenance et de renouvellement». Se parant de la tunique de grand contributeur au développement durable, ils affirment péremptoirement que «le bon entretien du réseau et des équipements de distribution est un facteur essentiel à cet égard, ainsi que les campagnes de recherche de fuites menées à échéances régulières». Voilà un professionnel qui découvrent qu’en recherchant les fuites, on peut les trouver et qu’en plus c’est bon pour l’environnement.

Reconnaissons le : en changeant de stratégie, c’est à dire en assurant sa mission de délégataire, Veolia obtient des résultats spectaculaires : 21 fuites réparées sur canalisations, soit une progression de près de 91 % par rapport à l’année précédente pour un rendement de 60 % c’est à dire 10 points de plus qu’en 2008. Au passage ces chiffres vont au delà de ceux annoncés dans la proposition approuvée par Madame Cellier au moment du renouvellement du contrat en 2008 puisque l’entreprise tablait sur une progression moyenne de 5 % par an sur le rendement. Preuve s’il en est de la modestie des ambitions affichées à l’époque et de la crédulité des élus qui ont reconduits Veolia dans ses fonctions.

Mais le compte n’y est pas. En effet dans la suite du rapport, Veolia reconnaît que «de nombreuses canalisations sont vétustes» et révèle sa nouvelle méthode de travail pour les années à venir :

Seule une action combinée du délégataire en matière de recherche de fuites et de la commune pour le renouvellement des canalisations les plus vétustes permettra de faire des gains significatifs.

Nous y sommes : après n’avoir rien fait pendant près de 30 ans, en ne réalisant pas l’entretien nécessaire du réseau, en ne recherchant par les fuites, Véolia ne peut que constater que les canalisations sont vétustes. Et l’entreprise redécouvre les vertus d’une action entre elle et la collectivité, propriétaire du réseau, surtout lorsque le renouvellement est à la charge de la commune.

Nous le répétons depuis maintenant deux ans : Veolia doit rendre des comptes et de l’argent à la commune. La renégociation quinquennale du contrat (prévue pour 2013) doit se préparer dès maintenant.

M. le Maire, vous êtes en position de force et vous devez imposer au délégataire vos conditions, cela doit commencer par une baisse du prix de l’eau d’au moins 50 %. Nous serons vigilants et vous rappellerons à vos obligations et à vos responsabilités chaque fois que nous le jugerons nécessaire.

COR à COR (Comité d’Orientation des Retraites)

2 millions de personnes dans le rue pour s’opposer au projet de réforme du gouvernement sur les retraites et parmi elles, les fidèles militants de RPB. Cette réforme injuste et irresponsable n’est pas plus durable que les précédentes, Balladur en 1993 et Fillon en 2003. La résistance citoyenne doit s’organiser contre ce projet de société qui met en péril le principe acquis de haute lutte de solidarité entre les générations. Selon le COR il manque 30 milliards en 2010 et il en manquera 45 en 2025. Le projet du gouvernement prévoit de faire payer 85% du coût de la réforme aux salariés quand la contribution demandée aux hauts revenus, au capital et aux entreprises représente à peine 10% du besoin de financement. Pourtant en 2010 on compte : 30 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales, 70 milliards d’euros de niches fiscales, 24 milliards d’euros de baisses d’impôts depuis 2000, 83 milliards d’euros de dividendes net, perçus par les actionnaires. Beaucairois, vous ne faites pas partie pour l’essentiel des catégories sociales les plus aisées. Alors tenez vous prêts pour les grandes mobilisations de septembre !

Une élue maladroite

Permettre à Beaucaire de rayonner au delà des frontières de la commune. Redorer le blason de la ville. Pari gagné après le placement en garde à vue et la mise en examen de Mme Vidal troisième adjointe de la ville. L’affaire des «bodégas», titre que l’on croirait emprunté à une mauvaise série télé estivale, alimente les pages «Régions» du Midi Libre et entretient l’idée qu’à Beaucaire rien ne se passe comme ailleurs.

Les charges retenues par le procureur de la République contre Madame Vidal sont graves : faux et usage de faux, travail dissimulé. Bien sur la présomption d’innocence prévaut mais les arguments avancés par son avocat paraissent bien maigres : «maladresse administrative» pour justifier les 30 000 € déposés sur le compte personnel de Mme Vidal après les fêtes de la Madeleine. S’agit-il d’une étourderie, d’une négligence ? C’est à la justice de trancher mais cette perspective n’a rien de rassurant si on se souvient que cette élue a en charge l’enseignement et les affaires taurines et équestres. Il suffit de se rappeler avec quelle légèreté et quelle facilité des sommes considérables ont été dépensées pour l’organisation de corridas très controversées. Surement une maladresse administrative !

Cet événement sera probablement l’occasion d’une nouvelle passe d’armes stérile entre M. Bourbousson et l’opposition de droite. D’un coté des cris d’orfraie pour s’indigner et attirer l’attention des médias, de l’autre un maire qui distille les révélations et les insinuations sur la gestion des anciens locataires de son poste. Beau spectacle qui va surement permettre à notre ville de rayonner et de briller.

Quoi qu’il en soit, c’est une fois de plus la crédibilité de toute la majorité qui est engagée dans cette affaire. Madame Vidal fait partie du premier cercle de M. Bourbousson et elle est l’une des élues les plus influentes. L’embauche de son fils au cabinet du maire (maladresse administrative ou faute politique ?), les choix d’élevages de toros aussi prestigieux que coûteux en témoignent. Doit-elle démissionner en attendant le verdict de la justice ? Cette décision lui appartient, contrairement à son avenir politique qui semble des plus compromis…

Rendez-vous

Le 13 juillet : fête des libertés avec le groupe ADIOS AMOR à la base nautique

Lettre d’information de mai 2010

Réunion publique du 20 mai

De l’avis de tous les participants, la réunion publique ayant pour thème l’eau potable et l’assainissement non collectif a été une réussite. Une quarantaine de personnes s’était déplacée pour assister à cette première réunion publique, les questions ont été nombreuses et témoignent de l’intérêt croissant des Beaucairois pour ce dossier.

Depuis maintenant deux ans, Réagir Pour Beaucaire travaille sur ce dossier et a mis en évidence de graves dysfonctionnements dans la gestion de l’entreprise Veolia qui a en charge le service de l’eau et de l’assainissement à Beaucaire. L’intervention au cours de cette réunion de M. Paul Linossier, expert auprès de plusieurs associations de défense des consommateurs, a confirmé que la situation que vivent les Beaucairois depuis plus de trente ans est caricaturale et scandaleuse. Caricaturale car les indicateurs permettant d’évaluer la qualité du service sont dans le rouge et scandaleuse puisque dans le même temps Mme Cellier estimait en 2008 que «le niveau du service et les engagements pris sont satisfaisants» et que ceux-ci «répondent en tous points et de manière détaillée et précise aux attentes de la collectivité». Docte avis qui l’autorisait à renouveler le contrat pour une durée de 15 ans. Au pays des aveugles les borgnes sont rois… ou reines.

Que de regrets quand on constate aujourd’hui que pour des renouvellements de contrats du même type, les multinationales de l’eau concèdent des rabais de 40 % et même jusqu’à 65 % (consenti par le délégataire sortant, un certain Veolia) pour une ville de 11 000 habitants dans le Var.

Toutefois le contrat signé en 2008 comprend une clause de révision quinquénale permettant à la municipalité de renégocier les tarifs. C’est pourquoi Réagir Pour Beaucaire demande à l’actuelle majorité de profiter de cette clause pour forcer Veolia à baisser substantiellement le prix de l’eau. Un rabais de 50 % ne nous paraît pas exagéré.