Lettre d’information d’avril 2010

Et 11 qui font 14

Nous l’avons évoqué dans notre lettre du mois dernier, Monsieur le Mairie annonçait lors du débat d’orientation budgétaire une augmentation prévisionnelle de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti pour 2010 de 11%. En fait, suite au dernier Conseil Municipal qui a donné lieu au vote du budget 2010, il faudra plutôt compter sur une augmentation globale de 14,7% en ce qui concerne le foncier bâti. En effet si le taux d’imposition, voté par la commune augmente effectivement de 11%, la base, décidée par l’Etat, augmente quant à elle de plus de 3%. Comme chacun sait, cette taxe n’est pas indexée sur les revenus. Elle touchera donc de plein-fouet les propriétaires modestes nombreux à Beaucaire tandis que les nantis seront protégés, une fois n’est pas coutume, par le bouclier fiscal cher à M. Sarkozy. Et je ne parle pas de ceux qui payent 100€ de taxe foncière pour un hôtel particulier en centre-ville… Et tout cela pourquoi ? Pour investir ? Certainement pas, le montant des dépenses d’investissement par habitant est de 28% inférieur à celui de la moyenne nationale des communes de même taille. Les explications sont plus à rechercher bien entendu dans les dépenses somptueuses de ces deux dernières années, mais aussi dans l’inflation irresponsable des frais de personnel dont le montant est quant à lui est supérieur de 14% à celui de la moyenne nationale (source : Ministère de l’Intérieure – Direction Générale des collectivités.

Concours d’injures

Dans le cadre de sa vocation culturelle, RPB vous propose un petit jeu concours. Répondez à la question ci-après directement sur notre site. Les trois premières bonnes réponses reçues gagneront une bouteille de vin BIO. Alors à vos souris !!! Donc de quelle célèbre œuvre littéraire est issu l’extrait truculent suivant ?

Tu es un salaud !!!
Tu es laid de l’intérieur !!!

Réponse 1 : La guerre des boutons

Réponse 2 : Le petit Nicolas

Réponse 3 : Le procès-verbal du dernier Conseil Municipal de la Ville de Beaucaire

La belle beaucairoise ou la belle arlésienne ?

Depuis 2 ans la municipalité, par la voix de Françoise Vidal, parle de déplacer les écoles Maternelle du Château et Primaire Nationale dans un bâtiment au-delà du canal. Outre le fait que ces écoles du centre ville sont vétustes, inadaptées (voir les toilettes de la rue Nationale, les bords de fenêtre qui se délitent, les locaux à volumes désuets…), la ville qui se développe a besoin de salles de classe, d’équipements permettant les exercices physiques ou l’utilisation des technologies actuelles de l’information et de la communication. Aux équipes éducatives volontaires et impliquées qui soulignent leurs besoins actuels, l’adjointe à l’enseignement demande de patienter, leur dit que le dossier avance… Quelle que puisse être sa bonne volonté, et malgré l’article du Midi Libre faisant la liste ô combien exhaustive des projets urbanistiques de la majorité Bourbousson, nous ne voyons rien venir. Au budget 2010 rien n’est prévu, pas la plus petite étude préliminaire. Quand on sait qu’entre la décision politique de lancer ce genre de projet et l’inauguration il s’écoule en général cinq ans, on mesure les dimensions du fossé qui sépare les effets d’annonce des élus et la réalité vécue par les élèves du centre ville. Alors ce temps « long » sera-t-il mis a profit pour consulter toutes les parties prenantes (enseignants, parents d’élèves etc.) afin de concevoir un projet au plus près des besoins réels ? Nous en doutons…

Rendez-vous

Le 20 mai : débat public sur les délégations des services publics d’eau potable, d’assainissement collectif et individuel à Beaucaire

Le 13 juillet : fête des libertés avec le groupe ADIOS AMORES à la base nautique.

Lettre d’information : mars 2010

-85% !!!

Ce pourcentage correspond à l’écart entre l’offre de Véolia pour amener l’eau potable dans la plaine et celle des ses concurrents. Par un effet d’annonce qui ne lui coûte que sa crédibilité, M. Bourbousson a dévoilé fièrement dans le midi libre du 18 mars dernier que cette entreprise proposait de réaliser les travaux pour un montant de 3,383 M€ alors que l’ordre de grandeur retenu jusque là était plus proche de 20M€. M. Ledur, premier adjoint de M. Bourbousson, a salué au cours du conseil municipale du 24 mars le travail accompli par Réagir Pour Beaucaire qui dénonce depuis maintenant 2 ans l’attitude de Véolia à Beaucaire. Notre action pourrait expliquer, d’après M. Ledur, la « souplesse » de l’offre de la multinationale qui « lâche » 17 M€ sans contrepartie apparente.

RPB se réjouit d’avoir participé à l’obtention de cette « ristourne » mais s’interroge sur les coulisses des négociations entre Véolia et la municipalité. Depuis plus de 30 ans, cette entreprise exploite et gère le réseau d’eau de Beaucaire. Nous avons démontré en lisant attentivement les rapports du délégataire qui rendent compte de l’activité de cette société que celle-ci ne fait rien d’autre qu’éditer des factures (triplement du prix de l’eau entre 1992 et 2002) et rechercher quelques fuites (9 fuites trouvées en 2007, chiffre dérisoire compte tenu de l’étendu du réseau). Les sommes provisionnées par la Générale des Eaux puis par VEOLIA au titre du renouvellement n’ont jamais été dépensées, le rendement de 50 % du réseau le prouve. Alors que représentent ces sommes par rapport à la ristourne évoquées plus haut ? A notre avis quantité négligeable. Et l’on peut s’interroger sur le marché de dupe(s) auquel on est en train d’assister et qui pourrait se résumer de la façon suivante : je te fais un prix pour amener l’eau dans la plaine (et tenir enfin une de tes promesses) et tu fermes les yeux sur le passé.

Au lieu de ce montage fantaisiste, il nous semblerait bien plus judicieux de consacrer cette somme à la rénovation du réseau existant qui en a bien besoin. Ou encore de réduire le prix de l’eau en introduisant par exemple la gratuité des premiers mètres cubes afin de favoriser l’accès à l’eau des plus démunis.

+11% !!!

Non ce n’est pas la hausse du SMIC ou des pensions de retraites pour 2010. Non ce n’est pas la hausse du prix de la tonne de CO2 de la mort-née Taxe Carbone. Non ce n’est pas l’augmentation du budget municipal consacré à l’éducation. C’est tout bonnement, l’augmentation prévisionnelle de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti pour 2010 annoncée par M. BOURBOUSSON lors du dernier Conseil Municipal et ce malgré son engagement de campagne de ne pas toucher aux impôts loaux pendant toute la durée de son mandat. M. BOURBOUSSON a déclaré qu’il manquerait en 2010, 800 000€ pour équilibrer le budget principal de la Mairie. Alors on repense aux mises en garde que nous avions adressées à la Municipalité il y a un an au moment du vote du budget 2009. A l’époque nous jugions ses projections déraisonnables dans un contexte de crise économique et de suppression de la taxe professionnelle. L’augmentation des subventions aux budgets festivités et culture équestre et taurine, notamment, d’ un montant de 700 000€ nous paraissait indécente. Finalement peu de beaucairois auront vu des corridas ou Patrick Bruel chanter dans les arènes. Mais aujourd’hui, tous vont payer la « facture ». D’autant que de nombreux beaucairois, victimes de la crise sans y avoir, eux, la moindre responsabilité, viennent d’apprendre en même temps que leurs tarifs de gaz allaient exploser de 9,7%. Comme disait l’autre, l’important c’est de participer.

RPB_veolia

Tonnerre mécanique

La Mairie vous présente sa dernière trouvaille en matière d’urbanisme et d’environnement : alors qu’elle vient de délibérer Favorablement pour intégrer le périmètre du SAGE (Shéma d’Aménagement et de Gestion des Eau) Rhône-Camargue Gardoise dont l’un des objets est la protection des rivières et de leurs berges, alors que les espaces verts et de détentes sont rares dans et à proximité du centre-ville, alors que les riverains se plaignent déjà des nuisances sonores causées par les jet-ski, la Mairie étudie la possibilité de l’implantation d’une piste réservée aux mini-quads au nord de la base nautique entre la banquette et le fleuve. Par ailleurs le montage envisagé est une fois de plus fantaisiste. En effet le porteur du projet est président de l’association « jet ski club de Beaucaire » et chef d’entreprise B7SPORT à Beaucaire, concessionnaire de Jet ski, Quad, moto. Ainsi nous sommes donc dans un cas de figure où le domaine public est occupé à titre gracieux par des organismes dont le dirigeant possède la double casquette de président d’Association et de chef d’entreprise liée à l’activité de l’association. Préoccupée par ce projet, votre association préférée avait demandé à mettre à l’ordre du jour du dernier Conseil Municipal une question écrite à ce sujet. Il nous a été répondu en séance que la vocation du projet était avant tout pédagogique puisque la maîtrise de ces engins est bonne pour le développement de l’enfant et de l’adolescent. Par ailleurs l’implication des services de la prévention routière devrait permettre d’inculquer aux jeunes beaucairois les valeurs fondamentales du civisme routier. Enfin les tarifs pratiqués ; 15 euros les 10 minutes, 10 euros pour les moins de 10 ans permettront certainement un accès au plus grand nombre. Ces informations ont, vous vous en doutez ont achevé de confirmer nos inquiétudes quant au caractère d’intérêt général du projet.

Lettre d’information de février 2010

Les Fontêtes : ils n’en font qu’à leurs têtes !

Le 2 février Alain Ledur, en tant que 1er adjoint, a présenté à la population beaucairoise le projet des travaux sur le Boulevard Foch. Si RPB salue la volonté de la majorité municipale de faire avancer la remise en état de cette voie essentielle de la ville, et est satisfaite que de l’espace soit rendu aux piétons, l’association soulève des questions. Il est anormal qu’il n’y ait eu aucune concertation, que ce soit au niveau des élus siégeant au sein de la Commission urbanisme, ou au niveau de la population. On nous a présenté un plan, un projet technique en phase finale où les choix essentiels sont déjà faits : les travaux doivent commencer en septembre 2010 ! Mais existe-t-il un projet d’ensemble, une vision globale de la ville ? et quels sont-ils ? Y a-t-il une cohérence avec la volonté de faire entrer les touristes par la Maison Gothique, les faire circuler dans le centre, aménager la circulation, rendre la ville attirante et accueillante ? Y a-t- il volonté de prendre en compte les demandes des beaucairois : adultes, enfants, retraités, handicapés, élèves, consommateurs, lecteurs, promeneurs… citoyens. Une vraie démocratie de proximité devrait permettre à chacun de s’investir dans son lieu de vie afin que tous s’y sentent bien.

SOLDES : jusqu’à 90 % sur l’emploi à la mairie de Beaucaire !!

Depuis septembre 2009, la Mairie a recruté une vingtaine de travailleurs en contrat aidé, à temps partiel (20 ou 26 heures/semaine à 6,96 € nets l’heure), renouvelable tous les six mois pour une durée maximale de deux ans, avec donc la menace sous-jacente de fin de contrat à l’issue de 24 semaines, sans aucune garantie d’embauche définitive.

Cette forme de contrat s’adresse à une population déjà précaire et désormais exploitée sans scrupules : «En tout état de cause, si vous étiez sans travail et qu’on vous proposait un CAE, je pense que vous le prendriez» martèle M. Bourbousson en Conseil municipal, alors que les élus de gauche s’insurgent contre cette institutionnalisation du précariat, et Mme Vidal de renchérir en objectant que ces personnes touchent un complément par le RSA, soulignant par là-même que les salaires actuels ne suffisent plus pour vivre.

Parallèlement, ces contrats s’adressant prioritairement aux femmes, est-il utile de rappeler qu’on cultive là le terrain des futures retraitées pauvres ? En revanche, nul besoin de complément de revenu pour la nouvelle recrue de la Police municipale : alors que le chômage a encore subi une forte hausse en janvier (avec un premier prix pour le Languedoc-Roussillon), on engage un militaire à la retraite ! La mairie s’offre des travailleurs à bas coût pour faire des économies ? Non, ces contrats sont subventionnés, donc mutualisés et payés par la collectivité (jusqu’à 90 % de prise en charge par l’Etat, c’est à dire nous).

Anecdote ? En séance du Conseil municipal, soutenant J. Bourbousson, M. André se souvient du recrutement de « 200 TUC, puis 200 CES et encore derrière 200 emplois jeunes » sous son mandat et celui de Mme Cellier. Tous deux se souviennent nommément d’une seule personne dont le contrat CES a abouti à un emploi durable !!!

Deux candidats membres de RPB aux prochaines régionales

Chantal Milesi, militante associative, 2 fois candidate aux cantonales en Terre d’Argence, se retrouve en 13ème place sur la liste «A Gauche Maintenant» ; Claude Dubois, conseiller municipal Verts de Beaucaire, figure en 14ème position sur la liste gardoise Verts / Europe Ecologie Languedoc Roussillon. Aucune contradiction dans cette dualité : RPB se veut la force de réflexion, de propositions et d’action de la Gauche beaucairoise rassemblée dans sa diversité ! Ils sont, tous les deux, les seuls candidats issus du canton de Beaucaire : aucune autre liste n’en propose ; bel exemple de vitalité de notre association ! Contrairement à d’autres, ils n’ont pas exigé de place éligible pour défendre leurs idées et leurs convictions : bel exemple de civisme et de désintéressement citoyen !

Et quoi qu’il en soit, tous les deux se retrouveront ensemble dans la campagne du second tour pour faire gagner les vraies valeurs de Gauche autour d’une liste unique, qui défendra les urgences sociales, écologiques et démocratiques indispensables à notre région .

Lettre d’information de janvier 2010

Economies d’échelle (de pompier)

Dernier avatar en cours de l’héritage André Cellier, le coût de la viabilisation de la future caserne des pompiers :
1 062 766,80 Euros ! Cette dépense aurait pu être évitée si la caserne des pompiers s’était implantée dans la Zac de Genestet déjà viabilisée lorsque le 18 juin 2007 la municipalité Cellier André a décidé d’implanter la caserne au delà de la rocade. « Pas d’urbanisation au delà de la rocade » telle était pourtant la doctrine de la DDE et du PLU de Beaucaire. On ne peut s’empêcher dès lors de s’interroger sur les motivations réelles de cette très coûteuse décision. Lors du dernier conseil municipal certains propos ont éveillé notre attention : une mystérieuse lettre signée par l’ancien maire, un promoteur déjà très actif sur ce secteur, un agriculteur dont les terres jouxtent la caserne… Et si l’implantation de la caserne à cet endroit résultait d’une volonté cachée d’urbaniser le secteur de Saint Roman après avoir massacré la colline des Caunelles ?

Faites la fête !!!!!

A l’ordre du jour du dernier Conseil Municipal figuraient deux délibérations portant sur des décisions modificatives des budgets cultures équestre et taurine d’une part et festivités d’autre part. L’objet de ces délibérations était de permettre de transférer, une fois n’est pas coutume, plus de 220 000€ du budget de la commune vers ces budgets annexes afin d’en « éponger » les déficits. Quelles sont les causes de ces déficits, difficile de le savoir pour le moment puisque aucun bilan détaillé des Estivales n’a ce jour été présenté. Parmi les explications possibles figurent, une faible fréquentation des arènes ou bien un manque d’entrées payantes au profit des invitations. Quoiqu’il en soit, en ces temps de crise économique où tout le monde se serre la ceinture, certains continuent à vivre au dessus de leurs moyens. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous c’est avec l’argent du contribuable.

RPB fête souhaite ses voeux 2010

Le vendredi 22 janvier à 19h, RPB a fêté ses vœux auprès de ses adhérents dans la salle Saint Pierre de Rives agrémentée pour l’occasion d’une exposition des œuvres de notre caricaturiste préféré, j’ai nommé ZIBA. Après un discours du Président et un débat animé autour de la politique de l’actuelle municipalité et de la stratégie à déployer dans la perspective des prochaines élections municipales, l’assemblée s’est retrouvée autour du verre de l’amitié.

Lettre d’information de décembre 2009

Justice durable

Si le climat avait été une banque, on l’aurait déjà sauvé ! Promis, juré, on allait s’en occuper comme on devait « réformer » le capitalisme : c’est Forgeard et ses 16 potes d’EADS (Airbus) qui rigolent ! Après avoir rapiné plusieurs dizaines de millions grâce à leurs stock-options et leurs infos privilégiées, quelques jours avant que l’action Airbus ne s’effondre, les voilà blanchis par l’Autorité des Marchés Financiers ! Blanchis ! De quoi être verts de rage et rouges de colère !!

Par contre, l’Etat sarkoziste a débusqué 6 redoutables malfrats, six maires gardois (communistes, en plus) qui avaient eu l’outrecuidance d’organiser dans les locaux de leur mairie (Saint Jean du Pin, Domessargues, Les Mages, Cendras, …) la votation citoyenne du 3 octobre dernier contre la privatisation rampante de La Poste ! Il les a assignés devant le Tribunal Administratif ; c’est que le magot de la Banque Postale, pas question de le laisser dans le Public, c’est que des malpropres ! Forgeard et ses amis pourraient s’en occuper, non ? Respirez, honnêtes gens, le CAC 40 veille sur vous !

Le Merle Rouge

Le monde selon Jean-Marie André

Dans l’esprit de notre héraut décomplexé, le monde se divise en deux catégories : les personnes qui pensent comme lui et les autres. A son échelle, le monde est toujours bipolaire : d’un côté le bien représenté par le capitalisme, l’occident vertueux et… lui-même, de l’autre le mal incarné par le communisme, le terrorisme et un certain opposant de gauche. Qui va contre lui et son discours en conseil municipal est forcément avec Jacques Bourbousson, son frère ennemi.

Cette stratégie de déni de l’opposition de gauche ne vise qu’à faire croire aux Beaucairois qu’il est le seul à incarner cette opposition. Lui le chantre de l’équilibre budgétaire, l’apôtre de la rigueur, lui qui, lorsqu’il s’est fait virer de la mairie en 2008, a laissé un pactole de plusieurs millions. Une ritournelle qu’il récite à chaque réunion du conseil et qui lui a valu d’être qualifié par le Midi Libre de superstar. Superstar peut-être, mais d’une société du spectacle et de l’esbroufe.

Il fustige les dérives budgétaires de l’actuelle municipalité. Oui nous aussi, mais nous lui rappelons que lui-même a participé à des choix pour le moins discutables : pendant 25 ans les contribuables beaucairois ont payé un employé municipal pour qu’il ne travaille pas du fait des caprices et de l’antisyndicalisme primaire de JMA, hausse spectaculaire des impôts locaux en 2003, situation financière de la commune largement déficitaire cette même année compensée par une dilapidation du patrimoine immobilier et foncier de la collectivité.

Il joue les vierges effarouchées après la mise en examen du maire et la condamnation pour diffamation du premier adjoint M. Ledur. Nous rafraîchissons sa mémoire en évoquant sa condamnation pour les mêmes raisons en 1983.

Non, l’opposition de gauche ne soutient pas la municipalité de droite de M. Bourbousson. Elle propose, critique, approuve parfois, mais n’est pas inféodée au maire. Elle garde sa liberté de parole et la gardera jusqu’aux prochaines élections municipales.

Débat sur l’avenir de la poste à Tarascon

2,3 millions de Français ont voté contre la privatisation de La Poste

Le « Collectif contre la privatisation de La Poste »de Tarascon vous invite à un ciné-débat autour du film

La Poste, un drôle de pli

Vendredi 18 décembre à 18h30 à la salle Richelieu de Tarascon (boulevard Victor Hugo, proche du Super U), entrée libre

Venez débattre avec des syndicalistes et des usagers de la poste

La Poste a entrepris depuis le début des années 1990 des modifications de structure et une mutation commerciale: l’usager est devenu un client ; le « guichetier » doit promouvoir les produits maison, les services financiers de la Poste se sont transformés en Banque postale.

La problématique pour la Poste est le passage d’une mission de service public en situation de monopole à une culture d’entreprise concurrentielle.

Comment les dirigeants, les salariés et les clients entrevoient-ils cette évolution ?

La Poste dont l’identité est marquée par la proximité avec le public mène une opération de rationalisation à grande échelle de ses prestations, avec des conséquences économiques, politiques et surtout sociales.

Tauromachie : petit bilan de la temporada 2009 à Beaucaire

L’ensemble de la temporada de Beaucaire s’est soldé par un total de 7 courses comptant pour le trophée taurin.

Mais parlons de ce qui fait la renommée de nos arènes depuis des lustres : La Palme d’Or.

1ère journée, le dimanche 12 juillet

L’essentiel de cette journée est marquée par 2 grosses pointures : Rodin des Baumelles, excellent cocardier et Mathis de Lautier, spectaculaire qui recevra le prix du meilleur taureau de la journée par l’AT Camarina. Chez les hommes en blanc, la compétition exacerbée entre les as du crochet du moment Allouani et Villard, n’incline pas toujours à la qualité en piste et génère même des querelles dont on se passerait bien.

2ème journée, le dimanche 19 juillet

Une course marquée par la compétition aux points car côté taureaux, si la déception fut grande avec un «Andalou» méconnaissable, le reste du bétail fut très abordable.

3ème journée, finale du lundi 27 juillet

A égalité de points en fin de compétition, Allouani l’emporte devant Villard au bénéfice des cocardes enlevées (6 Allouani pour 5 Villard). Belle bataille, propre, avec le suspens jusqu’au dernier taureau, voilà ce que le public attendait. Coté taureaux, Jéricho de Chauvet remporte la Palme 2009 avec panache. Une valeur confirmée, puisqu’il recevra le prix de la finale des As à Arles au mois d’octobre.

Et puis, hors palme d’or, pendant les fêtes de la foire, une nouvelle compétition initiée par la FFCC et développée grâce au soutien du Conseil Régional et des communes organisatrices, les «Masters».

Le 23 juillet à Beaucaire, cette finale tiendra les promesses des deux courses précédentes à Vauvert et Lunel. Une nouvelle forme de compétition est née mettant en valeur le travail appliqué des acteurs en piste. En résumé un bilan globalement positif de cette temporada camarguaise.

Le SPANC (Service public d’assainissement non collectif)

Issu de la loi sur l’eau de 1992, ce service public a pour vocation de protéger la ressource en eau en veillant au bon fonctionnement des installations individuelles de traitement des eaux usées (fosses septiques, drains… ).

Si des rejets directs dans le milieu naturel, l’absence de dispositifs de traitement ou la proximité d’un captage d’eau potable présentent un risque fort de pollution facilement contrôlable, il est plus difficile de définir l’impact sanitaire d’une installation voire la présence d’une pollution avérée. Ainsi l’objectif initial du Spanc ne peut être atteint par un simple contrôle de l’installation d’assainissement tel qu’il est réalisé actuellement.

Les élus des communes du canton ont décidé le principe d’une redevance, 1200 foyers sont concernés sur la communoté de commune, quel sera l’impact réel de ces contrôles sur l’environnement?

Des contrôles ont eu lieu, des rapports de visite ont été rédigés, des redevances encaissées, malgré un grand flou sur les pouvoirs, les droits, le rôle des différents acteurs : Quel texte définit les modalités de réalisation et l’objectif des contrôles, quelle est la grille de notation des installations, par qui est elle définie, quelle est la compétence du contrôleur, quelles sont les aides financières pour améliorer si nécessaire les installations défaillantes, pourquoi des disparités de prix en France entre différentes collectivités pour un même service … ?

Il est utile de rappeler quelques principes :

Le contrôleur ne peut pas entrer sur votre propriété sans votre accord . En cas de refus, il avertit le maire. Son rôle s’arrête là. Le maire ne peut agir que si la salubrité publique est remise en cause par l’installation.

Le contrôleur après visite peut vous conseiller mais il ne peut pas prescrire des travaux à réaliser.

La redevance ne peut être exigée qu’une fois le service rendu.

Les propriétaires souhaitant réaliser des travaux sur leur installation peuvent bénéficier de l’éco-prêt à taux 0, ainsi que d’une subvention de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat).

Les communes elles-mêmes peuvent obtenir des subventions et financer les travaux de réhabilitation des installations d’assainissement non collectif.

Enfin certaines collectivités prennent en charge le coût des contrôles qu’elles font réaliser par un employé communal.

Vous pouvez consulter le site de la Coordination nationale des Associations de Consommateurs d’Eau (CACE) ainsi que celui de la CLCV (Association Nationale de défense des Consommateurs et usagers).