Rose dehors, blanc dedans !

Dans la plus pure tradition radicale, notre maire utilise tous les moyens pour esquiver le débat d’idées.

Parce que le danger du nucléaire est omniprésent dans nos têtes depuis Fukushima, nous avions demandé dès le 8 octobre un débat lors du conseil municipal du 10 novembre. Nous voulions, après en avoir débattu, émettre un avis sur les mesures de protection civiles prévues en cas d’accident nucléaire majeur dans notre région, l’une des plus nucléarisée de la planète. Peine perdue !

Un mois plus tard, la veille du conseil, un mail à l’entête du Pôle Culture, Patrimoine et Festivités nous indiquait qu’il existait bien un volet nucléaire dans le plan communal de sauvegarde, lequel prévoyait une dérisoire distribution de pastilles d’iode «antidote» aux rayonnements.

Le jour du conseil, le cabinet du maire tentait en vain de nous joindre par téléphone ; enfin, dernière tentative pour éviter le débat, à l’entrée du conseil, M. le Maire nous demandait de passer dans son bureau pour en discuter. On retrouve bien là la culture radicale où à grand renfort d’intrigues, d’alliances dans les couloirs, de pressions amicales, on évite les batailles idéologiques.

C’est en utilisant ces stratagèmes que M. Bourbousson a pu réunir autour de son nom des personnes de sensibilité de gauche et des sympathisants du FN qui cautionnent depuis maintenant trois ans les embrouilles du maire.

Dette publique : à qui profite le crime ?

Nos dirigeants le disent, la France, étouffée par la dette publique, sacrifie ses générations futures en s’adonnant à des dépenses sociales inconsidérées. La cause de l’endettement de l’Etat serait due à l’irresponsabilité du modèle social français. Ainsi le 1er mars 2010 le regretté Raymond Barre disait :

Il faut bien faire comprendre aux Français qu’ils mènent une vie douce et douillette, mais que ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui auront à régler la dette. Ce n’est pas correct.

Alors vous ne le saviez peut-être pas mais vous avez la vie douce et vous êtes en plus les heureux détenteurs d’une dette publique qui s’élève à 26 000 € par habitant, enfants compris.

Tout est dit, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer. Si l’Etat s’est endetté, c’est pour vous garantir la douceur de vivre. Et oui parce que les salaires qui stagnent c’est doux, les suppressions de postes d’enseignants, d’infirmières, de policiers, c’est doux, les médicaments et les majorations d’honoraires de médecins déremboursés c’est doux, les plans sociaux c’est très doux, les stages et les CDD à répétition c’est très doux, les chômeurs en fin de droit c’est très très doux. Par contre les bénéfices des banques c’est dur, les bonus des traders c’est dur, les parachutes dorés c’est très dur, le doublement de la rémunération du président de la république c’est très très dur. Fini le laxisme, le gouvernement et les marchés financiers vous proposent le régime grec 100% amaigrissant. Vive la rigueur et l’austérité car ces 26 000 € il faut les payer.

Comment ne pas se sentir coupable face à un tel chiffre ? Pourtant vous payez vos impôts, n’est-ce pas? En moyenne pour 2010, l’impôt sur le revenu c’est 850 € par habitant et par an. Vous n’êtes pas comme cette Liliane Betancourt ou ces entreprises du CAC 40 qui peuvent se payer des conseillers fiscaux ou envoyer des mallettes en Suisse ou aux Iles Caïman. Et bien figurez-vous que les exonérations fiscales consenties par la droite depuis 10 ans associées à la fraude fiscale sont une perte pour l’Etat qui revient à 1700 € par habitant et par an. C’est-à-dire qu’avec sa politique de réduction d’impôts et de laxisme vis-à-vis des paradis fiscaux qui profite aux familles et aux entreprises les plus riches, le gouvernement se prive de l’équivalent de deux fois ce que vous payez en impôts sur le revenu.

Et ce n’est pas tout, car qui dit dette dit intérêts payables aux banques. Pourtant ce n’est qu’à partir de 1974 que l’Etat a pu emprunter auprès des banques commerciales. C’est même devenu carrément obligatoire depuis 1992 avec les accords de Maastricht. Alors qu’avant, l’Etat pouvait emprunter directement à la banque centrale à taux «zéro». C’est ce qu’on appelait à l’époque faire «marcher la planche à billets». Mais aujourd’hui ce sont l’équivalent de 700 € par habitant et par an qui sont payés aux banques en guise d’intérêts.

En résumé vous payez 850 € à l’Etat. L’Etat ne demande pas les 1700 € dus par les plus riches, et paie 700 € aux banques. Résultat : un déficit public qui au fil des ans augmente la fameuse dette publique. Alors si sachant ça vous vous sentez toujours coupable et résigné au sujet des 26 000 € vous pouvez tourner la page.

En revanche si vous commencez à douter, vous pouvez toujours signer la pétition pour un «Audit citoyen de la dette» sur le site http://www.audit-citoyen.org

Caricature de RPB

Collège Eugène Vigne : 20 ans, 20 millions d’euros !

Lors de l’inauguration récente du Collège Eugène Vigne, le Président du Conseil Général rappelait le coût de l’ouvrage pour le Département : 20 millions d’euros, au bas mot ! Sans aucun doute possible, le plus cher du Gard ! C’est parce qu’il le vaut bien, diront les optimistes. Certes, ce sont de magnifiques locaux, accompagnés d’un gymnase haut de gamme, qui ne peuvent que redorer une image bien ternie et battre, enfin, en brèche, les effets de la désectorisation voulue par Sarkozy.

Mais que de temps perdu, que d’élèves sacrifiés, que de millions dilapidés qui auraient pu être si utiles ailleurs, depuis ce 5 décembre 1991 où le Conseil d’Administration du Collège demandait pour la première fois la reconstruction d’un édifice bâti pour l’essentiel près d’un demisiècle plus tôt et qui avait bien mal vieilli.

Vingt ans ! Un délai démesuré et grotesque, à l’image de la haine vouée par Jean-Marie André au conseiller général de l’époque, le communiste Bernard Deschamps : il était hors de propos de permettre à ce dernier la réalisation d’un équipement de premier plan pour la ville et son avenir (rappelons que, depuis les lois de décentralisation de 1982, les collèges sont de la responsabilité du Conseil Général). Il y avait aussi des raisons encore plus mesquines : les lois de décentralisation avaient prévu que les mairies participeraient financièrement aux nouvelles constructions, mais de manière décroissante chaque année, pour atteindre 0 % en 2000. Il suffisait donc d’attendre cette date en utilisant tous les stratagèmes possibles pour retarder l’opération.

Mais Jean-Marie le Grand, ce Rhône de la pensée, voyait plus loin : il tenait avec le collège et ses élèves un otage de choix dont il entendait bien tirer rançon ! Il exigea donc, pour donner son accord, d’abord l’élargissement de la rue Henri Soulier (pourtant voie communale) aux frais du Conseil Général, puis le démontage, nettoyage et remontage de la chapelle à la vierge au bas de ladite voie, la reconstruction de l’école maternelle du Sizen, etc… Chantage chaque fois, hélas, réussi, sans que le dossier n’avance. Dans sa grande prévoyance, au lieu de geler les terrains nécessaires à la reconstruction sur place (en particulier ceux au-dessus de la station-service, aujourd’hui disparue, au bord de la route de Nîmes), il distribua allègrement des permis de construire, bloquant ainsi provisoirement toute solution in situ… Les emplacements proposés pour une reconstruction ailleurs étaient tous plus farfelus les uns que les autres : depuis le pied d’une falaise instable et dangereuse, dans une ancienne carrière (port du casque obligatoire !), non loin du Lycée professionnel, jusqu’à une zone inondable entre St-Joseph et la Croix Couverte (pilotis indispensables !). D’échec en échec, on en revint à la reconstruction sur place, avec vente par la Mairie, au prix du terrain à bâtir (!!!), de la zone occupée par l’école maternelle voisine. Rappelons qu’à la fin des années 70, la municipalité Boyer avait cédé pour le franc symbolique (!) les milliers de mètres carrés nécessaires à la construction du Collège Elsa Triolet. Autres temps autres moeurs ! Autres hommes aussi !

Donc, au début de ce siècle nouveau tout semble réglé, d’autant qu’un conseiller général UMP (M. Bataille) est élu : mais le potentat beaucairois voit en lui un rival potentiel dans son pré carré ; personne ne doit lui faire d’ombre ! Opportunément, alors que les engins commencent à rugir, que des préfabriqués sont installés pour accueillir les élèves pendant les travaux, un recours en justice fait tout capoter pour des litiges portant sur quelques centimètres concernant la dimension des bâtiments prévus ! Tout est à refaire ! Concours d’architectes, appels d’offres…

Quelques années et quelques centaines de milliers d’euros perdus plus tard, la construction commence : elle coïncide avec la chute de la maison André/Cellier au sein de laquelle travaillèrent au fil des mandats des élus aussi candides et politiquement vierges qu’André fils, Bourbousson Jacques ou Arèse Valérie…

La ténacité des parents d’élèves, des enseignants a fini par payer, eux qui ont porté cette lutte à bout de bras (tracts, grèves, délégations, barrages de routes…), mais que de pots cassés, que de gâchis humains ! RPB souhaite bonne route à ce beau vaisseau et à ses occupants !

L’Ecole est une chance, jamais un coût, n’en déplaise à ceux qui se demandent encore pourquoi ils ont été évincés de la Mairie en 2008 !

Antennes relais

Les antennes relais de téléphonie mobile sont-elles dangereuses pour la santé ? Oui pour les parents d’élèves d’enfants fréquentant le gymnase de la Moulinelle près duquel un projet d’implantation était programmé. Face au tollé, la Mairie refuse le projet au nom du principe de précaution et déplace le lieu d’installation sur… le toit d’une résidence HLM !!! A leur tour, les habitants se mobilisent, pétitionnent et sont superbement ignorés et méprisés par les élus en responsabilité et le bailleur Habitat du Gard.

Alors, deux poids deux mesures face à l’incertitude qui pèse sur l’innocuité des antennes relais ?

Au-delà de cette problématique locale, nous devons nous interroger sur l’utilisation que nous faisons du téléphone portable. Avons-nous besoin de surfer sur Internet, de regarder la télévision à chaque coin de rue, des services que les opérateurs proposeront à l’avenir ? Dans l’affirmative, il faudra accepter de voir les acteurs du marché (Bouygues, Orange, SFR et bientôt Free) multiplier l’installation d’antennes relais au-dessus de nos têtes pour satisfaire la demande.

Editorial des 3 singes n°7 (2e semestre 2011)

Le bilan de mi-mandat semble être un exercice obligé des droites beaucairoises.

D’un côté une majorité municipale qui imprime, au frais du contribuable, un livret dans lequel on cherche avec difficulté la mise en oeuvre des nombreuses promesses de M. Bourbousson faites en 2008, de l’autre un tract pitoyable à l’initiative du GEM où ne figure aucune proposition concrète.

La critique est aisée mais l’art est difficile, qu’ont-ils fait de Beaucaire, ceux du GEM, pendant les 25 ans où ils étaient aux affaires ?

Nous avions, au début du mandat de M. Bourbousson, salué et approuvé quelques décisions qui semblaient aller dans le bon sens : recrutement d’ATSEM pour les écoles maternelles, interdiction des OGM (à notre initiative) sur le territoire, instauration d’un climat plus serein dans la commune… Ce qui a, semble-t-il, alimenté la paranoïa du clan André-Cellier-Arèse qui pense toujours que nous sommes responsables de leur défaite en 2008. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois et reines…

Aujourd’hui RPB garde le cap et inscrit sa démarche dans l’idée de vous offrir une vraie alternative en 2014. Nous critiquons, certes, mais nous sommes capables de faire des propositions concrètes dont la mairie aurait d’ores et déjà dû s’emparer si elle était vraiment animée par le souci de l’intérêt général : baisse du prix de l’eau par un meilleur contrôle du délégataire Veolia, révision globale du plan local d’urbanisme qui, si nous étions écoutés, permettrait d’éviter les erreurs du passé en matière d’étalement urbain et d’asseoir les projets de la commune en matière d’équipements publics, etc. Et ce n’est pas fini ! Notre travail de fond se poursuit. Ainsi notre enquête en cours sur la collecte et le traitement des déchets auprès des acteurs locaux de la filière débouche une fois encore sur des propositions concrètes figurant dans le journal version PDF pages 6 et 7.

A l’heure où de grandes incertitudes pèsent sur l’avenir, vous ne devez pas douter de notre détermination à aller jusqu’au bout de notre démarche citoyenne qui doit nous conduire jusqu’aux élections municipales 2014.

Bonnes fêtes à tous !

Lettre d’information de novembre 2011

Un maire en action

L’autre soir, je dis à mon épouse : « Allons au Conseil municipal. Tout citoyen doit soutenir, sinon surveiller, ses élus. Même si l’animateur a une belle voix sédative… ». Elle me répond : « Oui, d’autant qu’il n’y en a pas si souvent ».

Pendant un long moment, le Maire essaie de réveiller ou d’intéresser ses quelques colistiers, occupés avec leurs voisins ou leur téléphone portable, en faisant voter des décisions ou des crédits déjà entérinés entre eux depuis longtemps et, en outre, périmés.

Heureusement qu’il y a les oppositions.

Il y a celle de droite. On dit « de droite » non pour la distinguer de la majorité municipale, c’est la même origine politique, mais parce qu’elle s’oppose à celle de gauche. Dans ce groupe, il y avait un brillant absent, Christophe André ; toujours prêt à affronter le danger, mais à distance. En effet, il devait craindre une avoinée de la part de Georges Cornillon, venu tout exprès pour causer du tract pondu peu auparavant par M. André, tract pitoyable et mensonger, diffamant en particulier le « Stade beaucairois ». Il a été très bien, Georges : non seulement il a remis les pendules à l’heure, mais il a également fait fuir Mme Cellier qui nous a fait un joli numéro de (fausse) vertu outragée, étant elle aussi, bien sûr, à l’origine du tract.

Le principal intérêt de la soirée a résidé dans les interventions de nos élus de gauche : Christiane Rott, Rose-Marie Cardona et Claude Dubois.

Ce dernier a d’abord donné de la voix pour la défense des emplois de Moncigale, ce qui nous a offert, en réponse, une de ces belles pages lyriques dont M. le Maire a le secret et dont nous sommes si friands. En effet, dans le but d’intervenir dans le C.A. de cette entreprise, il a acheté des actions de cette société. Devinez combien ? 2 !, Quel courage ! Quelle volonté ! Cette ambition « démesurée » tiendra-t-elle encore après les élections législatives de 2012 ?

Par la suite, le débat sur le risque nucléaire a atteint des sommets. Les neutrons lents de la majorité municipale se sont un peu accélérés. Tout d’abord, ce fut M. Beltran qui s’offusqua, jouant la comédie du chef de service outragé par une « critique » de Claude Dubois qui avait osé s’étonner de recevoir une réponse du service Festivités à sa question sur le nucléaire, comme si ce n’était pas tout naturel ! Pourquoi, dans ce cas, ne pas s’adresser au rayon lingerie pour une réclamation concernant un frigo ?!! Tout s’expliqua par une omission : on avait oublié de préciser que la personne qui avait répondu portait deux casquettes, dont celle de responsable du Plan Communal de Sauvegarde.

Par ailleurs, on peut s’étonner du manque de réactivité de M. Bourbousson face à ce problème : aux interrogations des citoyens, quand il ne fait pas répondre ses administratifs à sa place, il répond systématiquement à côté ou, comme à son habitude, ses réponses sont toujours très primaires, à la limite de l’impolitesse, et il ironise sur la vie privée de ses interlocuteurs : les abeilles de M. Dubois, le chien de Mme Rott, etc… Triste spectacle, digne d’une cour d’école, et qui se renouvelle à chaque Conseil municipal.

Notre Maire a-t-il au moins une opinion sur la politique énergétique de son pays ? Et dire qu’il a des prétentions législatives !

Enquête publique ferme photovoltaïque

Voici l’intégralité de l’avis joint au registre de l’enquête publique à propos de la 9ème révision simplifiée du PLU.

La procédure citée en objet doit permettre d’adopter une réglementation spécifique sur la zone de la plaine où sera implanté le projet de ferme photovoltaïque. Cette zone est en effet actuellement classée en zone agricole et il s’agit donc d’y autoriser l’implantation d’une activité industrielle de production d’électricité d’origine solaire pour une durée déterminée à savoir 25 ans.

En premier lieu il convient de rappeler que l’emprise du projet est de 700 hectares ce qui représente près de 10% du territoire communal. Il nous semble que changer l’affectation d’une telle surface constitue un changement substantiel de l’économie du PLU. De fait la procédure à laquelle vous avez recours ne nous apparaît pas adaptée d’autant plus que d’autres projets conséquents sont actuellement en cours d’élaboration sur la commune. Par ailleurs l’article L 123-13 al 5 du code de l’urbanisme précise que la procédure de révision simplifiée peut être mise en œuvre lorsque la révision a pour seul objet la réalisation d’une construction ou une opération, à caractère public ou privé, présentant un intérêt général notamment pour la commune ou pour toute autre collectivité. Or que ce soient les propriétaires des terrains concernés ou le porteur du projet il s’agit en tout état de cause de personnes privées. De plus il convient de rappeler que l’électricité produite n’aura pas pour vocation à satisfaire la demande locale mais plutôt à être réinjectée dans le réseau global dont les flux sont régis par les lois de l’offre et de la demande du marché international de l’énergie. Il en résulte que le caractère d’intérêt général pour la commune ou toute autre collectivité n’apparait pas de manière évidente. Une procédure de révision, donnant lieu à l’établissement d’un nouveau diagnostic global du territoire communal et à une participation active de la population serait donc à nos yeux plus légitimes voire plus réglementaire.

Concernant le paragraphe 2.3.1 « Articulation avec les objectifs du SCOT Sud-Gard » il est indiqué que le projet est en conformité avec le SCOT dans la mesure où il permet le maintien des activités agricoles. Il nous semble que l’affirmation de la conformité du projet aux objectifs SCOT en matière agricole mériterait d’être étayée notamment en partant du rappel de ces objectifs. A notre connaissance, le document d’orientation générale (DOG) du SCOT, opposable au PLU indique en effet que le projet se situe dans une zone de paysage et d’agriculture de terre humide à préserver. L’implantation d’une ferme photovoltaïque au sol avec culture de fourrage ou mise en pâture des terres n’apparait donc pas de manière évidente comme un projet préservant une agriculture de terres humides.

La justification de l’impact du projet sur la dynamique agricole locale nous semble d’autant plus importante que la circulaire du 18 décembre 2009 de M. le Ministre BORLOO relative au développement et au contrôle des centrales photovoltaïques au sol précise que :

l’installation d’une centrale solaire sur un terrain situé dans une zone agricole, dites zone A du PLU, est généralement inadaptée compte-tenu de la nécessité de conserver la vocation agricole des terrains concernés.

Il manque par ailleurs, au delà des engagements pris par le porteur du projet vis à vis de la Chambre d’Agriculture dont les aspects financiers ne sont pas rappelés dans le dossier, une analyse de l’impact que pourrait avoir l’effet « jurisprudence » du projet sur la dynamique agricole départementale. En effet on sait que la valeur à la vente des terres agricoles concernées peut être estimée à environ 10 000€ / ha tandis que le loyer qui sera perçu par les propriétaires au titre de la location des terres par EDF-EN sera d’environ 3000€/an/ha soit bien plus que ce que rapportent actuellement les cultures. Les revenus des bénéficiaires se trouveront ainsi sécurisés et ce sans rien faire pendant 25 ans. Ils vont ainsi passer du statut d’agriculteur à celui de « rentiers ». N’est ce pas contre-productif en termes d’image vis-à-vis d’une agriculture que l’on souhaite dynamique et réorientée vers les productions locales et le circuit court ? Face à une agriculture en crise, ne sera-t-il pas difficile de refuser des projets du même type, ou de taille plus réduite dans d’autres secteurs du département après avoir accepté celui de Beaucaire ? Pourra-t-on considérer comme irrecevable les demandes d’autres agriculteurs souhaitant sécuriser leur revenu pendant 25 ans au nom de la préservation des terres agricoles quand une implantation aura été acceptée sur les terres parmi les plus fertiles du département ?

Communiqué de presse : guerre des ego

Anosodiaphorie* ?

En 2014, ce n’est pas un bilan sur 3 ans mais sur 30 (trente) ans que les Beaucairois seront appelés à tirer. Trois décennies au cours desquelles les André père et fils, Cellier, Arèse, Cambi, Bourbousson, ont occupé l’espace politique local, les uns étant alternativement les adjoints des autres, 30 ans où la gestion des ego de ces vieux routards de la politique beaucairoise a pris le pas sur une saine gestion de la ville avec des conséquences gravissimes pour notre cité.

Faire du neuf avec du vieux est un art difficile, gageons que les Beaucairois lassés par ceux-là aspireront à un profond changement du paysage politique local.

(*) terme médical pour désigner l’indifférence d’un individu à sa propre maladie.

Lettre d’information d’octobre 2011

Grand oral

Le Maire annonçait en août dernier son entrée au conseil d’administration de BELVEDERE, groupe détenant MONCIGALE (ex-CHAIS BEAUCAIROIS) qui vient d’établir son siège social à Beaucaire. Face au déclin de MONCIGALE (depuis la prise de contrôle par BELVEDERE les effectifs sont passés de 354 à 250 personnes et les résultats de 2,6 M € de bénéfices à 7 M € de pertes), le Maire affirmait « il vaut mieux être dedans que dehors pour savoir ce qui se passe ».

Il nous a ensuite gratifiés d’une prestation orale sur ce sujet lors d’un entretien accordé à la station de radio RAJE début octobre. Ceci aura permis aux auditeurs d’apprécier sa connaissance du dossier, illustration évidente de son implication dans la défense de l’outil de travail beaucairois. Morceaux choisis : « La marque SOBRESKI la vodka, c’est 10 milliards d’euros, la dette de l’entreprise c’est 375 M d’euros ».

Après vérification, ces propos se doivent d’être rectifiés :

« SOBRESKI » : dommage, en fait le nom de la marque est SOBIESKI,

« 10 milliards d’euros » : raté, l’estimation de la valeur du groupe BELVEDERE qui détient la marque SOBIESKI ne dépasse pas 1 milliard d’euros,

« la dette de l’entreprise c’est 375 M € » : encore raté, elle approche plutôt des 600 M € d’après la dernière publication des comptes.

Communiquer de telles inexactitudes témoigne d’une profonde ignorance du dossier et de fait d’une réelle indifférence vis-à-vis des menaces qui pèsent à court terme sur les salariés de MONCIGALE. On en arriverait presque à se demander si cette désinvolture n’est pas la cause de la suspension de l’entrée de M. BOURBOUSSON au conseil d’administration de BELVEDERE. Sujet que M. TRYLINSKI, PDG du groupe, refusait étonnamment de commenter dans son entretien accordé au Midi Libre du 12 octobre.

Nos poubelles valent de l’or

Le détail des comptes de la gestion des ordures ménagères et autres déchets est-il passé à la lessiveuse géante d’Ecoval ? En tout cas pas de trace de cette synthèse dans le dernier rapport d’activités de la CCBTA, collectivité en charge de ce service, alors que la loi l’impose depuis le décret du 11 mai 2000. Dans le même temps, la taxe d’ordures ménagères a augmenté cette année de plus de 4 % à Beaucaire.

Si des agents de la CCBTA assurent le ramassage de nos poubelles (ordures ménagères et sacs jaunes), garantissent la propreté de notre ville, gèrent les déchetteries sur la communauté, c’est le syndicat mixte Sud Rhône Environnement qui a la responsabilité du traitement de nos poubelles à Beaucaire depuis 2000. Il le fait en confiant les rebuts de notre société consumériste à la très odorante usine Ecoval qui absorbe aussi les déchets de toutes les communes adhérentes aux syndicats : Uzès, Les Baux de Provence, Tarascon, etc…, alors que Fourques, Vallabrègues et Bellegarde se délestent de leurs poubelles en faisant appel au SITOM Sud Gard qui les brûle dans l’incinérateur de Nîmes. Vaste écheveau qu’il convient de démêler pour espérer comprendre tous les arcanes financiers de ce marché très juteux.

Point noir de la collecte des ordures sur le territoire de la commuté de communes : le centre-ville de Beaucaire. Malgré un passage quotidien des camions, il reste des citoyens indisciplinés qui sortent leurs poubelles à n’importe quelle heure, méprisant le travail des agents. Ce sont souvent les mêmes qui se vantent d’avoir fait sauter le procès-verbal rédigé par la Police municipale après constatation de l’infraction.

Lorsqu’en Conseil municipal, Claude Dubois évoque les immondices qui s’accumulent au coin des rues, il ne vise pas les agents de la CCBTA, mais les responsables politiques qui n’agissent pas efficacement pour circonscrire l’incivisme.

Nous invitons M. Bourbousson à plus de fermeté face à ceux qui ne respectent rien, tout en lui suggérant qu’un PV qui saute renforce l’impunité, discrédite l’action de la Police municipale, augmente la charge de travail des agents, contribue à l’augmentation de nos impôts et contrarie un très grand nombre d’électeurs…

Poubelles, rue Emile Jamais à Beaucaire

Lettre d’information de septembre 2011

Poker Menteur

Samedi 2 septembre au matin, les salariés de MONCIGALE nous ont fait part de leurs soucis, de leurs souffrance. Ils ont pu ainsi exprimer, crier leur colère, en constatant l’absence de projets et la dégradation de leurs conditions de travail.

Petit retour en arrière, en 2006, les CHAIS BEAUCAIROIS est une entreprise qui emploient 354 personnes et génèrent 2,6M€ de profits. En 2007 le groupe BELVEDERE (BVD) rachète le groupe MARIE BRIZARD, détenteur des CHAIS BEAUCAIROIS et le rebaptise MONCIGALE pour faire plus « noble », dixit le PDG. De 2007 à nos jours, les pertes cumulées s’élèvent à 14M€, 114 personnes ont quitté l’entreprise tandis que MONCIGALE sert de réserve de « cash », comme bien d’autres filiales, pour éponger les dettes abyssales de la « holding » BVD. Qu’à cela ne tienne, cela n’empêche pas M. ROUVROY, PDG de BVD, de déclarer dans la presse en février 2011 :

Nous avons stoppé l’hémorragie […] nous sommes ambitieux pour MONCIGALE […] nous avons sauvé l’emploi de centaines de salariés dans le Gard.

Avec l’installation du siège social de BVD sur Beaucaire c’est donc la communauté locale des « décideurs-menteurs » qui devrait gagner au moins une recrue. De fait il n’y a donc rien de surprenant à voir M. BOURBOUSSON s’inviter au conseil d’administration de BVD. Ainsi, malgré les 375M€ de dette de BVD, malgré une absence de publication des comptes depuis 3 ans, malgré la condamnation de M. ROUVROY par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) pour manipulation des cours de l’action BVD, malgré l’annulation du plan de sauvegarde pour non respect du plan de désendettement, « dormez tranquille salariés et beaucairois , une nouvelle usine ultra-moderne sera bientôt construite en zone industrielle et d’ici là surtout, n’oubliez pas de voter J. BOURBOUSSON à chaque fois que vous en aurez l’occasion ».

Cette fuite en avant est suicidaire.

Il serait plus judicieux que M le Maire s’emploie à sortir MONCIGALE du giron de BVD et à lui trouver un repreneur parmi les groupes vinicoles régionaux. L’entreprise n’a en effet pas besoin de spéculateurs qui ne visent que les taux de profits à 15% à cours terme que permet de dégager le grand casino des marchés financiers au prix de la casse de l’outil industriel.

Patron de droit divin ?

Comment qualifier les méthodes employées par l’Enseignement catholique dans la solution trouvée pour « sauver St Roman » ? (cf Midi Libre des 2 et 7 septembre 2011)

Pendant des années la Direction diocésaine et l’Union Départementale des Organismes de Gestion de l’Enseignement Catholique gèrent de façon catastrophique la fusion prévue entre les deux établissements beaucairois. Et leur incompétence entraîne la mise en péril de toute la nouvelle structure. Or, l’enseignement privé scolarise en Primaire 350 enfants que la Mairie serait bien en peine d’accueillir en urgence dans de bonnes conditions : pas de locaux, pas de places en cantine… Donc d’Alzon, avec sa réputation d’efficience, est accueilli en sauveur. Qu’importe que 6 licenciements « seulement » aient été prévus, c’est 15 lettres qui sont envoyées pendant les vacances, ce sont 15 personnes qui sont traitées en parias devant les grilles de leur école. Et celles qui restent ou viennent de Nîmes, du Grau du Roi ou de Vestric et Candiac, devront savoir, au nom de Dieu, donner de leur temps pour assurer les tâches non compressibles…