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Sécurité : état des lieux et propositions

Nous mettons à votre disposition le diaporama diffusé lors de notre réunion publique sur la sécurité et la tranquillités publiques. Un travail qui dresse un état des lieux de la situation à Beaucaire et liste nos propositions. Cliquez sur l’image pour le consulter :

Réunion-sécurité_Réagir-pour-Beaucaire

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Espaces publics en centre-ville

Le retour à la confiance passe d’abord par une occupation physique et lisible du terrain, et par le maintien de services et de bâtiments publics exemplaires

La principale préoccupation en matière de sécurité concerne les réseaux de la drogue. Ces réseaux, bien que ne représentant que quelques dizaines de personnes, comprennent : les consommateurs locaux, les guetteurs (parfois de jeunes beaucairois âgés de moins de douze ans !), les dealers de rue, les commerces de couverture, les importateurs, les grossistes, etc.

Or, pour la prospérité de leur activité, ils ont besoin d’espaces publics peu fréquentés par la population et négligés par les autorités. De fait, les incivilités et les atteintes à la tranquillité publique qu’ils commettent ne sont pas gratuites. Il s’agit plutôt d’une stratégie visant à « occuper » la rue et à faire le « vide » autour d’eux. À ce titre, leur progression est indéniable dans le centre-ville.

La limitation des missions de la Police nationale s’est illustrée récemment à Beaucaire par une suppression du commissariat cautionnée par M. Bourbousson.

Or, face au désengagement de l’Etat, les réponses des droites locales restent les mêmes : davantage de policiers municipaux, l’armement de ces derniers, davantage de caméras, etc.

Le budget de fonctionnement de la Police municipale a ainsi augmenté de 56 % en 5 ans et d’autres concurrents à droite proposent déjà d’augmenter les effectifs de policiers municipaux de 75 %. Les enchères sont ouvertes ! Mais pour quels résultats et quel coût pour les Beaucairois ?

Ce que les droites locales ont oublié, c’est que le retour à la confiance passe d’abord par une occupation physique et lisible du terrain, et par le maintien de services et de bâtiments publics exemplaires. Or, l’on constate l’absence notoire des patrouilles pédestres, le départ progressif des services publics du centre-ville et la vétusté des façades de bâtiments communaux.

La formation d’une vraie Police municipale de proximité « à pied », la reconquête des lieux et des investissements conséquents dans le centre-ville sont des éléments du programme de RPB que nous développerons dans nos prochaines communications.

Pour en savoir plus

Consultez nos articles publiés depuis 2008 sur notre site internet sur le thème de la sécurité, et notamment ceux parus dans notre journal semestriel les 3 Singes.

La tribune de RPB dans le bulletin municipal (nov 2012)
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Heureux lectrices et lecteurs de notre site, voici la version intégrale de la tribune que nous devions publier dans le dernier bulletin municipal. C’était avant que les services de communication du Maire ne nous invite à réduire notre texte pour le limiter à 180 mots. Dites le autour de vous…

Aucune posture aux côtés de tel ex-ministre, aucune promesse improvisée ne permettra à M. Bourbousson de se soustraire aux débats que nous engageons à chaque conseil municipal.

Combien de temps pourra-t-il encore justifier son manque d’autorité vis-à-vis de Veolia ? Comment peut-il expliquer le vote d’un rapport d’activités lors du conseil du 4 juillet dernier alors que les élus de gauche ont pointé des incohérences évidentes ?

Qu’attend-il pour agir en tant que responsable du service public de collecte et d’élimination des déchets ? N’a-t-il pas constaté que la collecte en centre-ville et en campagne ne donne pas satisfaction ? Se rend-il compte du niveau de désorganisation de cette filière, du mécontentement des agents qui subissent sa propre incurie ?

Pourquoi le maire ne défend-il pas avec acharnement les intérêts des Beaucairois lorsque la commune de Tarascon construit un appontement sur notre territoire ? Fait-il preuve de fermeté face à son homologue pour faire valoir les droits de ses administrés lorsque notre voisine se prépare pour accueillir 100 000 touristes par an ? Non, lui préfère aller chercher d’hypothétiques pèlerins en Pologne et promet une étude sur un projet similaire.

M. Bourbousson n’échappera pas à son bilan en 2014. Les travaux nécessaires engagés pour la réfection de grandes artères ne masquent pas son absence de vision politique. Tous les dossiers sont traités au coup par coup, sans concertation, sans idées directrices et avec la confiance aveugle de l’apprenti sorcier. Que faut-il penser de l’extension de la ville au-delà de la rocade à la grande joie de quelques propriétaires fonciers alors que de nombreux logements sont vacants en centre-ville ?

Il est urgent de rétablir l’autorité de l’action publique, d’engager une politique ambitieuse dirigée en priorité vers les Beaucairois et la défense de leurs intérêts. Fermeté face à Veolia qui, si nous sommes élus, rendra des comptes. Fermeté face à l’incivisme généralisé en centre-ville et à la petite délinquance en rétablissant l’autorité de la police municipale largement discréditée. Fermeté face aux différents acteurs de la filière de collecte et de traitement des ordures ménagères qui doivent collaborer pour optimiser ce service afin de contenir la hausse de la taxe des ordures ménagères. Fermeté face aux abus des constructions sans permis qui gangrènent des terres agricoles fertiles, déstabilisent le développement de la ville et augmente le coût des services publics.

L’autorité du Maire passe aussi par le respect de toutes les tendances religieuses de ses administrés en ne participant pas, en tant que premier magistrat, à des processions religieuses et ainsi rester le garant de la laïcité due à son mandat. D’une façon générale, aucune action d’un responsable politique ne doit laisser penser qu’il privilégie une religion plutôt qu’une autre. Que l’on soit catholique, musulman, protestant ou athée, on est avant tout citoyen de la République.

L’humanisme revendiqué régulièrement par M. Bourbousson au nom de valeurs universelles colle mal avec la présence d’élus sympathisants du FN dans sa majorité. De quel côté va-t-il se tourner aux prochaines élections pour garder sa place ? Se montrera-t-il suffisamment persuasif après sa débâcle aux élections législatives pour rallier des gens que tout oppose ?

Beaucaire a besoin d’élus solides dans leurs convictions républicaines et exemplaires dans leurs actions.

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Le thème de la sécurité n’est pas de droite. Réagir Pour Beaucaire n’a pas attendu les sorties récentes de Christophe André pour alerter les Beaucairois sur la menace de fermeture du commissariat dès le printemps 2010 dans son journal. Nous mesurons chaque jour les dégâts de la politique du chiffre conduite par l’UMP pendant dix ans : abandon de la police de proximité, recours massif à la vidéo-surveillance. Méthodes appliquées ici à Beaucaire jusqu’à l’aveuglement pendant 20 ans par Jean-Marie André, Mireille Cellier et maintenant Jacques Bourbousson. Pour quels résultats ?

Les élus de gauche ne fuient pas le débat, au contraire. Nous appelons l’ensemble de nos concitoyens à se mobiliser sur ce thème pour réclamer le redéploiement des forces de police sur le territoire tout en redéfinissant le rôle très contesté de la vidéo-surveillance. Au lieu des petits mots du Conseil, les droites locales feraient bien mieux de s’investir dans l’organisation d’un véritable débat citoyen autour du bilan du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.

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Fusion des commissariats – Le Maire jette l’éponge

Depuis le 1er juillet Beaucaire a intégré la Circonscription Interdépartementale de Sécurité Publique (CISP) Gard-Bouches du Rhône. En clair la fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon est effective. M. le Maire s’est donc plié docilement à la volonté du Gouvernement en essayant de limiter les «dégâts». Résultat il ne restera à Beaucaire qu’un commissariat subdivisionnaire composé d’un effectif de douze personnes. Un commissariat en sursis car tous les policiers le savent, un commissariat de douze personnes n’est pas viable en raison des contraintes logistiques comme celles relatives au stockage des armes.

Hasard du calendrier, à l’heure où nous écrivons ces lignes, la Cour des Comptes présente un rapport intitulé «L’organisation et la gestion des forces de sécurité publique». Ce rapport indique que sur sur la période 2002-2010, l’Etat a «consacré des moyens croissants budgétaires, technologiques et humains» à la politique de sécurité publique. Or la Cour des Comptes constate « des moyens en diminution» depuis 2009 et critique la gestion des services de police, qui «se fait par objectifs en fonction des statistiques».

Le rapport met aussi en évidence le «rôle grandissant des polices municipales», le manque de policiers sur le terrain, les hausses de violences faites aux personnes, l’efficacité contestable de la vidéosurveillance, ou encore baisse drastique des moyens des forces de sécurité. Il semble que l’enquête de la Cour des Comptes ait été effectuée à Beaucaire…

Mais rassurez vous, comme l’avait dit le Préfet, nous pourrons compter sur les renforts d’Arles voire de Marseille pour des interventions encore plus rapides et efficaces.

Alors croyez-le, les trafiquants n’ont qu’à bien se tenir !

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RPB : Alors M. XL, il semblerait que l’insécurité refasse parler d’elle à Beaucaire ?

XL : Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. RPB : Des coups de feu rue Nationale, devant la Police municipale. On ne parle que de ça en centre-ville.

XL : Oh, vous savez ce n’est pas la première fois que cela arrive. En fait ce n’est qu’une manifestation parmi d’autres du folklore beaucairois. Toutefois il est vrai que cet événement est survenu après plusieurs mois de dégradation d’une situation déjà précaire et s’est produit devant le bâtiment de l’autorité qui devait, d’après le programme de M. BOURBOUSSON, rétablir la sécurité. Rappelez-vous les écrits de ce dernier lors de la campagne 2008 :

Nombre de Beaucairois se plaignent d’un manque évident de présence policière sur la commune. Nos propositions : donner à la Police municipale les moyens de retrouver pleinement son rôle….

RPB : Je crois me souvenir qu’en ce qui vous concerne, vous jugez que la Police municipale n’est pas compétente en matière de lutte contre la délinquance et le trafic de stupéfiant.

XL : En fait il conviendrait de nuancer les propos de notre dernière entrevue. En effet l’article 73 du code de procédure pénale stipule ceci :

Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche.

La Police municipale, sous réserve d’une réelle volonté politique de son donneur d’ordre, est donc tout à fait compétente pour assurer, en partenariat avec la Police nationale, des missions de prévention et de répression de la délinquance et du trafic de stupéfiants. D’ailleurs M. BOURBOUSSON ne s’était pas trompé dans son programme en proposant de «développer le travail en réseau avec les différents partenaires […] : Police municipale, Police nationale, Gendarmerie et Douanes».

RPB : Oui, enfin il avait juste oublié les travailleurs sociaux.

XL : Certes, mais le principe était pertinent en tout cas.

RPB : Au moins autant que les résultats !!! Quand M. BOURBOUSSON disait «Notre objectif est de faire rapidement de Beaucaire une ville plus sûre», à votre avis il raisonnait sur combien de mandats ?

XL : Vous savez M. Le maire pourrait vous répondre que les statistiques de la délinquance sont restées stables durant les deux premières années de son mandat.

RPB : Mauvaise foi, langue de bois, tout est possible. Mais enfin tout le monde sait que la majorité des violences et des incivilités du centre-ville est transparente aux statistiques car elles ne font que rarement l’objet d’un dépôt de plainte. Les coups de feu c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le ressenti de la population n’est pas mesurable avec des chiffres.

XL : Vous avez raison, mais n’oubliez pas que la Police municipale n’est pas seule en cause. Compte-tenu des moyens mis à la disposition de la brigade des STUP au niveau national, la priorité dans notre région ce sont des grandes villes comme Nîmes ou Marseille. Même si au demeurant tout le monde sait que Beaucaire est une plaque tournante.

RPB : A vous entendre la situation est grave…

XL : Non, ça risque d’être pire lorsque les commissariats de Beaucaire et de Tarascon auront fusionné et je ne parle pas de la perspective de passer à terme Beaucaire sous le contrôle de la Gendarmerie nationale.

RPB : Mais alors qu’est ce qu’on peut faire ?

XL : Je ne sais pas moi, créer une association, publier un journal, organiser des manifestations citoyennes…

Beaucaire-caméras-surveillance

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Réagir pour Beaucaire a rencontré pour vous un certain Monsieur XL. Son dossier ne relevant pas du secret défense, nous vous livrons ici ses révélations sur la sécurité à Beaucaire.

RPB : Alors dites-moi Monsieur XL, pourquoi un dossier sur Beaucaire?

XL : Parce que son image m’a intéressé. Au niveau national c’est une petite ville de province où le FN est toujours très présent (plus de 20% aux dernières élections européennes). Localement Beaucaire a l’image d’une ville sale et peu sûre qu’il convient d’éviter. Cette image est d’ailleurs véhiculée par de nombreux beaucairois. Pourtant ce qui surprend lorsque l’on arrive dans cette ville ce n’est ni le bruit ni l’odeur mais plutôt la richesse de son architecture et la diversité de ses paysages.

RPB : Mettons de côté l’aspect environnemental pour le moment voulez-vous. Selon vous quelle est la réalité de l’insécurité à Beaucaire ?

XL : En fait je pense qu’il faudrait plutôt parler de sentiment d’insécurité car les statistiques en matière de délinquance ne sont pas pires qu’ailleurs. En revanche la peur de l’autre est très prégnante et a été savamment entretenue par une partie de la droite locale pendant des années pour des motifs évidemment électoralistes. A force de dire que le centre-ville est infréquentable on finit par y croire…

RPB : Pourtant on a coutume de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu ?

XL : A moins qu’il ne s’agisse d’un écran de fumée destiné à masquer la réalité. Il suffit de questionner la Police Nationale sur les chiffres relatifs aux agressions en centre-ville. Si vous interrogez des habitants du centre-ville la majorité vous répondra qu’il s’agit plus d’incivilités que d’insécurité : stationnement gênant, tapage nocturne et diurne, dépôt d’ordures en dehors des heures autorisées, rejets de détritus en pleine rue etc. Toutes ces petites choses qui ne sont pas vraiment des délits mais qui ont tendance à user votre quotidien.

trafic-stupéfiants-beaucaire

RPB : Les gens parlent tout de même du ghetto du centre-ville…

XL : Et ils n’ont pas tort. La population du centre ville est souvent très pauvre avec une forte composante d’origine maghrébine. Il faut dire que les grands propriétaires beaucairois ont profité de cette population vulnérable pour louer ou vendre des logements du vieux Beaucaire souvent vétustes voire insalubres. Ainsi la ghettoïsation s’est opérée avec la complicité, peut-être pas toujours consciente d’ailleurs, des possédants et des politiques beaucairois. Or c’est souvent dans la bouche de ces derniers que l’on retrouve aujourd’hui le discours le plus xénophobe.

RPB : Comment se fait il que l’intégration ait échoué dans le centre-ville plus qu’ailleurs ?

XL : C’est, il me semble, assez simple. Lorsque dans une classe de primaire ou de maternelle on compte plus de 80% d’élèves d’origine étrangère ainsi que de nombreuses familles vivant dans la grande précarité, malgré toute la bonne volonté des équipes pédagogiques et des associations de parents d’élèves, l’école laïque républicaine est fréquemment mise en échec. Un peu comme si le centre ville n’avait pas constitué, comme en ce qui concerne l’architecture, un secteur «sauvegardé», mais plutôt d’un secteur sacrifié. Si on ajoute à cela le désengagement de l’Etat dans une police de proximité dont l’efficacité a pourtant été démontrée dans des zones aussi denses et sinueuses que le centre de Beaucaire, on aboutit à des zones de quasi nondroit où les trafics illicites peuvent prospérer et bénéficier d’une main d’oeuvre en nombre.

RPB : Précisément, concernant ces trafics, vous ne pouvez pas me dire qu’ils ne sont pas synonymes d’insécurité ?

XL : En fait oui et non. Tout d’abord Beaucaire est spécialisée dans la résine de cannabis d’Afrique du Nord. Or le cannabis n’est pas une substance dont l’addiction entraîne des violences notoires chez les consommateurs. On

ne parle pas ici d’héroïne ou de crack. De plus Beaucaire est plus une plate-forme de distribution pour toute la région qu’un lieu de forte consommation.

RPB : Drogue en grande quantité, transactions financières importantes, tout cela se passe sans impacter la sécurité des habitants ?

XL : Bien entendu des règlements de compte surviennent. Toutefois les trafiquants ont tout intérêt à ce que les choses se passent dans le plus grand calme afin de limiter au maximum les intrusions de la police dans le quartier.

RPB : Et les habitants ferment les yeux ?

XL : Il y a les habitants qui font bon gré mal gré partie de la même communauté que les mandataires du trafic. Ces habitants, qu’ils le veuillent ou non, sont sous l’emprise des trafiquants qui de par leurs moyens financiers constituent des individus très influents au sein de la communauté. On comprend bien que ces habitants auront donc du mal à se mobiliser pour aller à l’encontre du trafic.

RPB : Et les autres ?

XL : Les autres ont de plus en plus tendance à fuir un quartier dans lequel ils se sentent dorénavant minoritaires à la fois culturellement et économiquement. La disparition de la mixité dans le centre-ville fait bien entendu le bonheur des trafiquants qui ont de fait les mains encore plus libres pour agir.

RPB : Enfin si cet engrenage inexorable est connu de tous, j’ai envie de dire «Mais que fait la police ?»

XL : C’est la Police Nationale qui est compétente dans ce domaine. Or ses moyens, comme ceux de nombreuses autres administrations, sont de plus en plus limités. Sur Beaucaire les effectifs permettent de faire fonctionner une équipe d’intervention et une équipe d’investigation pour un territoire très étendu et une population de 15000 habitants. On comprend donc que si l’équipe d’intervention est mobilisée pour la sécurité routière ou pour une patrouille à l’autre bout de la ville, elle n’est pas présente dans le centre et que même en cas d’urgence il lui faudra un certain temps pour se rendre sur place.

RPB : Mais cette équipe d’investigation que vous mentionnez n’est-elle pas à même de mener le travail de fond nécessaire à l’éradication du trafic ?

XL : En fait les effectifs qui la constituent lui permettent difficilement d’aller au-delà des tâches courantes même si des affaires significatives ont pu être menées à bien ces dernières années. Le travail de fond que vous mentionnez nécessiterait des moyens sensiblement accrus.

RPB : Bon et la Police Municipale dans tout ça, quand on voit l’augmentation de ses effectifs on se dit qu’elle doit bien avoir une utilité ?

XL : La délinquance et le trafic de stupéfiants ne figurent pas parmi ses prérogatives. Le Maire doit donc déposer plainte officiellement auprès de la Police Nationale pour que suite soit donnée à des faits répréhensibles constatés par la Police Municipale. Or il est fréquent que les Maires ne fassent pas la démarche du dépôt de plainte afin de ne pas voir les statistiques de la délinquance augmenter durant leur mandat.
De fait la Police Municipale est donc peu légitime et peu respectée en centre-ville où elle doit souvent affronter insultes et quolibets sans pouvoir réagir. Sa présence se résume donc souvent à quelques passages en voiture dans les rues principales. Les transactions illicites peuvent donc perdurer sans risque dans les ruelles adjacentes.

RPB : Et le fameux réseau de caméras de vidéo-surveillance que la Mairie n’a de cesse d’agrandir ?

XL : Elles peuvent avoir une forme d’utilité dans la mesure où elles sont connectées au commissariat de police en cas de besoin. Toutefois il faut rappeler que c’est du personnel communal rarement expert en criminologie qui est derrière les écrans. Or il n’est pas suffisant d’avoir accès à une image, encore faut-il pouvoir la décrypter afin de déclencher l’intervention au moment opportun. Par ailleurs elles ne permettent pas de couvrir et heureusement, toutes les ruelles étroites du centre-ville. Leurs présences ne font donc que déplacer le problème.

RPB : Si je comprends bien, par rapport au problème qui nous préoccupe à savoir le trafic et la ghettoïsation en centre-ville, caméras et police municipale sont des moyens plus démagogiques qu’efficaces.

XL : C’est exactement mon point de vue. Il convient toutefois d’ajouter que cette démarche n’est pas spécifique à Beaucaire. Elle répond en effet à une volonté nationale, portée par l’actuel gouvernement, qui consiste à inciter réglementairement et financièrement les communes à développer à la fois leur police municipale et leur dispositif de vidéo surveillance. L’objectif non avoué à ce jour est de transférer petit à petit la partie la moins «noble» des compétences de la police nationale vers la police municipale (stationnement, circulation, sécurité routière etc.).

RPB : Dans quel but ?

XL : Toujours le même, réduire le budget de l’Etat et transférer les charges vers les communes.

RPB : Ca sent l’idéologie votre réponse. Et pourquoi pas la fermeture du commissariat de Beaucaire après celle du bureau de Poste ?

XL : Vous ne croyez pas si bien dire. Les discussions actuelles portent, dans le cadre de la création d’une Police d’Agglomération du Grand Marseille, d’un possible transfert des compétences de la Police d’Arles à la Gendarmerie Nationale et donc on peut envisager une couverture des villes de Beaucaire et de Tarascon par les mêmes Gendarmes.

RPB : Et ça changerait quoi ?

XL : La police a un périmètre d’intervention communal tandis que celui de la gendarmerie est plus étendu. De plus, plusieurs exemples de transfert de compétences montrent qu’un Gendarme remplace facilement quatre Policiers. Il en résulterait donc une présence sur le terrain encore diminuée.

RPB : Donc si on est un militant de gauche, maintenant on doit aussi défendre le service public de la Police Nationale ?

XL : Affirmatif.

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