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En cas d’accident nucléaire à Pierrelatte, l’Etat met en place un Plan Particulier d’intervention (PPI).

Voici ce qui est prévu :

  • à 2 km de la centrale : évacuation
  • à 10 km de la centrale : confinement (54 000 habitants)
  • à 100 km (zone Fukushima) : RIEN (2,6 M d’habitants)
  • à 300 km (zone Tchernobyl) : RIEN (28,4 M d’habitants)
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Aux States, au Japon, en Ukraine, en France, depuis 50 ans «ceux qui savent» nous expliquent que le risque nucléaire est calculé, maîtrisé et nous les croyons.

Enfin de moins en moins.

Voilà que nos installations françaises, hyper-surveillées, contrôlées, maîtrisées, auditées, font l’objet d’un nouvel audit sur la sécurité, audit rendu nécessaire par la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps : Fukushima qui continue 9 mois après l’explosion de déverser son magma radioactif dans la nappe phréatique et l’océan.

Navigation à vue

Est-il rassurant de constater que nos dirigeants naviguent à vue face au risque nucléaire (et économique) et ne réagissent que lorsqu’ils sont au pied du mur ?

Le risque nucléaire est un risque majeur, particulièrement dans notre région sud-est, l’une des plus nucléarisées de la planète. La récente action des militants de Greenpeace qui ont réussi à se glisser dans la centrale de Nogent/Seine démontre que les sites ne sont pas totalement sécurisés et sont vulnérables face à des attaques de terroristes déterminés. Sans parler d’évènements naturels majeurs comme les inondations ou les sécheresses qui peuvent mettre en péril le fonctionnement d’une centrale.

Les citoyens doivent s’emparer sereinement, objectivement, du débat sur la production électrique en France, sans a priori et sans tabous. C’est ce que nous avions proposé à M. le Maire lors du Conseil municipal du 10 octobre dernier.

Courage fuyons

Il a fui le débat comme il pourrait fuir Beaucaire si les installations de Marcoule, Tricastin ou Cruas étaient défaillantes.

Ayons conscience que «ceux qui savent» sont dépassés dès lors qu’un réacteur se met à fondre. La seule solution qu’ils nous proposeraient alors serait la fuite en abandonnant pour des décennies Beaucaire, comme c’est le cas actuellement autour de Fukushima pour plus d’un million de Japonais.

EDF et les centrales nucléaires par RPB

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Dans la plus pure tradition radicale, notre maire utilise tous les moyens pour esquiver le débat d’idées.

Parce que le danger du nucléaire est omniprésent dans nos têtes depuis Fukushima, nous avions demandé dès le 8 octobre un débat lors du conseil municipal du 10 novembre. Nous voulions, après en avoir débattu, émettre un avis sur les mesures de protection civiles prévues en cas d’accident nucléaire majeur dans notre région, l’une des plus nucléarisée de la planète. Peine perdue !

Un mois plus tard, la veille du conseil, un mail à l’entête du Pôle Culture, Patrimoine et Festivités nous indiquait qu’il existait bien un volet nucléaire dans le plan communal de sauvegarde, lequel prévoyait une dérisoire distribution de pastilles d’iode «antidote» aux rayonnements.

Le jour du conseil, le cabinet du maire tentait en vain de nous joindre par téléphone ; enfin, dernière tentative pour éviter le débat, à l’entrée du conseil, M. le Maire nous demandait de passer dans son bureau pour en discuter. On retrouve bien là la culture radicale où à grand renfort d’intrigues, d’alliances dans les couloirs, de pressions amicales, on évite les batailles idéologiques.

C’est en utilisant ces stratagèmes que M. Bourbousson a pu réunir autour de son nom des personnes de sensibilité de gauche et des sympathisants du FN qui cautionnent depuis maintenant trois ans les embrouilles du maire.

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12 août 2012, salle du conseil municipal de Beaucaire

Depuis quelques jours la fièvre monte, tous y pensent mais personne n’ose le dire, chacun s’arrange avec cette cruelle réalité : les stocks d’eau en bouteille sont épuisés, les navettes de camions depuis les zones non contaminées sont de plus en plus espacées, le réseau d’eau de la ville a été fermé hier par mesure de sécurité.

En campagne, les forages sont encore utilisés, à contre-coeur, pour nourrir les bêtes, la Compagnie Bas-Rhône Languedoc a cessé depuis deux semaines de puiser dans le Rhône, les cultures sur le plateau ne sont plus irriguées, les arbres fruitiers perdent leurs feuilles laissant apparaître les dernières pêches flétries.

L’ordre vient de la Préfecture et M. le Maire en donne lecture dans la salle du conseil bien trop petite pour accueillir la foule qui veut savoir :

Par arrêté n° 12082012, M. le Préfet du Gard ordonne à compter de demain matin 13 août 6 heures l’évacuation totale des communes de Villeneuve les Avignon, Aramon, Vallabrègues, Comps, Beaucaire, Fourques, Saint-Gilles, Nîmes.
Les populations concernées doivent envisager un éloignement pour une durée d’un mois au minimum, toutes informations utiles leur seront communiquées à leur adresse d’hébergement, adresse qu’ils doivent signaler au plus tôt au n° vert suivant : 00… MM. les Maires des communes concernées, les forces de police et de gendarmerie sont chargées de veiller à la bonne exécution du présent arrêté.

La stupeur cède rapidement la place à la colère, on n’est pas au Japon, les noms d’oiseaux fusent :

– Fumiers, salauds…

– Où je vais moi avec ma famille ?

– Partir ? Pour aller où ?

– Et mes chevaux ?

M. le Maire appelle au calme, en vain, le désespoir anéantit certains, rend fou les autres, les chaises volent, bousculade, échauffourées…, comment en est-on arrivé là ?

Deux années de sécheresse cumulées ont abaissé profondément le niveau des nappes phréatiques, l’absence de neige en hiver n’a pas permis de remplir les barrages, le peu d’eau lâchée dans les affluents du Rhône n’a pas suffi à stopper la prolifération des algues, celles-ci ont obstrué les pompes de refroidissement des réacteurs des centrales nucléaires de Cruas et de Tricastin, du combustible radioactif s’est échauffé en restant à l’air libre, il a fallu larguer dans le fleuve les dizaines de milliers de m3 d’eau, radioactive, utilisée pour refroidir les barres d’uranium. Le lit du Rhône est désormais radioactif, son eau ne peut plus être employée pour l’irrigation, la consommation humaine et animale, la toilette. Le sud de la vallée du Rhône, la Camargue sont désormais contaminés et ne pourront plus être habités par l’homme pendant des décennies.

Silence ! fission.

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Ah ces écolos et leurs idées farfelues ! Qu’ils retournent dans leurs Cévennes avec leurs chèvres et qu’ils s’éclairent à la bougie en fumant des pétards !

C’était avant Fukushima, depuis…

Mais comment se passer du nucléaire ?

Mise en place d’une politique volontariste en matière d’énergies renouvelables

Contrairement à une idée largement répandue selon laquelle l’Allemagne compterait sur le nucléaire français pour compenser la fermeture définitive de ses centrales nucléaires programmée en 2022, ce pays fournit à la France de l’électricité en période de grand froid.

Victime du lobby nucléaire, ayant un retard considérable, La France doit combler son retard dans les énergies renouvelables. Elle est au 14ème rang européen en éolien, produit 54 fois moins d’électricité photovoltaïque que nos voisins germaniques…

Contrairement au Danemark, à la Chine ou à l’Allemagne, la France ne dispose pas de filière industrielle dans les énergies renouvelables pourtant porteuses d’emploi. Au contraire, nombre d’entreprises du secteur ferment depuis la remise en cause des aides au photovoltaïque décidée par le gouvernement en 2010 .

Dans de nombreux pays, l’éclatement des lieux de production vers les lieux de consommation (petit hydraulique, méthanisation, géothermie, éolien…) est en cours, permettant à de nombreuses communes d’être auto-suffisantes. Cela permet en outre de réduire les « pertes en ligne » qui absorbent 7 % de la production française (électricité qui disparaît entre les lieux de production concentrés le long des fleuves et les lieux de consommation).

Une remise en cause du système français de production d’électricité qui s’inspirerait de ce que font nos voisins est nécessaire, elle répondrait au souhait d’une majorité de citoyens.

Lutte contre le gaspillage

20 % de l’électricité consommée pourrait être économisée grâce à une gestion plus fine des bâtiments et des espaces publics et privés (éclairage, chauffage, isolation). Le gaspillage de l’électricité en France est lié à l’abondance de la ressource due au nucléaire et par là à son faible coût très artificiel. En effet, celui-ci ne tient pas compte du coût du démantèlement des centrales nucléaires (Brennilis en Bretagne, arrêtée en 1985, n’est toujours pas démantelée), ni du coût du retraitement des déchets radioactifs stockés dans des conditions scandaleuses en Sibérie ou dans le sous-sol champenois en attendant de savoir le retraiter. Un beau cadeau pour les générations futures !

Peu à peu des initiatives sont prises pour inciter les citoyens et les entreprises à isoler leurs bâtiments (ex. thermo-photographie aérienne permettant de déceler les fuites thermiques). Ces initiatives devraient être encouragées par les pouvoirs publics, d’autant plus qu’elles sont aussi créatrices d’emploi dans le secteur de l’isolation.

Réorientation de la recherche

Si aujourd’hui une consultation nationale sur les choix énergétiques avait lieu, la recherche dans le domaine des énergies renouvelables serait plébiscitée, contrairement à ce qui fut fait dans les années 70, époque où le tout nucléaire fut choisi par quelques élites sous la présidence de Giscard.

Cette nécessaire réorientation de la recherche ouvrirait des perspectives dont on perçoit de plus en plus l’immense potentiel : les grands groupes industriels comme Total consacrent désormais 10 % de leur budget recherche aux énergies renouvelables, le journal Le Monde titrait « Le solaire s’impose comme l’énergie du futur», en Allemagne on ferme les centrales nucléaires, en Espagne les centrales thermiques solaires s’implantent… Les lignes bougent, mais la pression des lobbies des industries nucléaires et fossiles sur les politiques est énorme.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra modifier la donne.