La bourboussole s’affole

bourboussoleQuels sont les enjeux du premier tour des élections municipales de mars 2014 ?

Affaibli par son bilan catastrophique (la ville n’est plus « tenue »), M. le Maire, espérant ainsi sauver sa tête, abat son ultime carte, quitte à ouvrir un boulevard au FN qui n’en demandait pas tant : tenter de jeter la confusion au sein de l’électorat socialiste beaucairois.

Sans attendre le vote de la section locale du PS qui ne leur était pas favorable, trois encartés socialistes et quatre sympathisants ont négocié leur place sur la future liste du maire sortant, élu grâce au soutien officiel du FN en 2008 (voir courrier joint).

MM. Doljac, Ouhdouch, Reboul confortent le concept UMPS, sempiternel élément de langage du FN.

Nous les invitons à rencontrer Antoine Boyer, responsable historique local de ce parti, pour connaître la valeur des promesses du maire sortant.

Voir Roger Doljac, Saïd Ouhdouch et Michel Reboul prendre le relais d’Antoine Boyer pour tenir la buvette du candidat Bourbousson lors de ses réunions publiques ne manque pas de sel !

Les périodes pré-électorales sont génératrices de ces mesquineries et autre retournement de veste où la défense de sa boutique tient lieu d’idéal politique, rien de nouveau jusque-là.

La nouveauté serait pour les électeurs de Gauche d’avoir à choisir au deuxième tour entre les deux derniers candidats soutenus par le FN à Beaucaire : J. Bourbousson, son poulain de 2008, J. Sanchez en 2014.

Pour éviter ce scénario nauséabond, le vote pour notre liste dès le premier tour s’impose.

Réagir pour Beaucaire 2014, liste citoyenne, a par ailleurs le soutien officiel du Front de gauche, du PS et de Juan Martinez, conseiller général du canton.

Retrouvez en cliquant sur le lien suivant la lettre de soutien du FN à Jacques Bourbousson lors des élections municipales de 2008 : lire la lettre.

Le coeur de ville une fois encore oublié

En finir avec l’absence d’une politique d’urbanisme d’ensemble, […] engager la reconquête qualitative du centre-ville, […] un village de marques rue Nationale.

Voici quelques promesses du maire sortant durant la campagne de 2008 auxquelles on ne peut que souscrire. Presque un mandat plus tard, la municipalité accouche enfin de son projet de révision générale du Plan Local d’urbanisme (PLU) qui n’ambitionne que d’étendre l’urbanisation à l’ouest pour augmenter la population de la ville. S’agissant du centre-ville, on se limitera aux « incantations standard » : un patrimoine exceptionnel et une redynamisation nécessaire réalisée grâce au « poussiéreux » Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Patrimoine (PSMV) vieux de 15 ans.

Pourtant, cette révision eut été l’occasion, en créant les conditions de la concertation avec les résidents, de dresser un vrai bilan partagé du PSMV, et d’en engager la révision en même temps que celle du PLU. Cette dynamique aurait pu permettre d’aboutir à des propositions concrètes comme par exemple la délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité.

Au lieu de cela, l’hémorragie des commerces se poursuit, bientôt suivie par celle des médecins qui délaisseront prochainement le centre-ville pour la future maison de santé prévue sur un ancien terrain communal à côté de la trésorerie. Il ne manquera plus que la pharmacie dont le départ ne sera effectif qu’à la suite des élections municipales afin de ne pas trop ternir le bilan du Maire sortant.

La population du centre-ville représente près du tiers de la commune. Or une enquête de l’agence d’urbanisme de Nîmes concernant la satisfaction de l’espace de vie du quartier révèle que : 47,2% des personnes interrogées n’aiment pas vivre dans le centre ancien, 44% ont une opinion positive sur le sujet et 8,8% ne se prononcent pas.

Un tel niveau de malaise est insupportable. Aussi, remettre le centre-ville au coeur de la géographie communale doit être considéré comme une priorité et cela ne pourra se faire que par une mobilisation de la population résidente qui fort heureusement est largement représentée à RPB.

Fin des permanences MSA à Beaucaire ?

La Mutualité Sociale Agricole parait décidée à mettre un terme à ses permanences administratives et sociales à Beaucaire, rue Pasteur. Le bail, qui s’achève en décembre, n’a pas été renouvelé. Histoire de faire des économies sur la location du local et les remboursements des déplacements de ses agents. Des dizaines d’exploitants agricoles, des centaines de salariés, actifs ou retraités, de Beaucaire ou du canton vont ainsi être durement pénalisés. D’autres villes pourraient être affectées et les syndicats de la Fédération MSA du Languedoc sont en alerte.

RPB n’ose imaginer que Monsieur le Maire, ancien exploitant agricole, ex-président de Cave Coopérative, ex-dirigeant de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, ex-vice-président de la Chambre d’Agriculture du Gard et, comme chacun le sait, grand défenseur de la Ruralité, se tienne coi face à une telle atteinte aux droits des assurés sociaux agricoles.

Conseil municipal

Jeudi 14 novembre se tiendra le prochain Conseil Municipal. Venez y assister ! Rendez-vous à la Mairie, salle du Conseil à 18h00.