Le 30 octobre 2012, les élus de gauche ont voté contre la délibération visant à créer une route dans un espace boisé classé afin de permettre l’extension in situ de l’institut privé d’Alzon Saint-Félix. Pourquoi ?

Beaucaire a reçu les directives du Plan de Prévention des Risques inondations. Saint-Félix se trouve en Zone Non Urbanisée, et situé soit en alea fort, soit en alea modéré. Dans les deux cas, il y a interdiction de toute construction nouvelle. Et interdiction d’augmenter la vulnérabilité des biens et des personnes.

Reprenons les arguments de la commission d’enquête

Saint-Félix est situé en zone inondable par une crue de type 1856, et se trouve géographiquement isolé et directement exposé aux crues.

Notre commentaire : quand le petit séminaire s’est installé en 1823, tout Beaucaire était soumis aux crues du Rhône. C’est dans les mêmes temps qu’ont été construite la digue pour protéger la ville et creusée la colline du Sizen pour surélever les bâtiments de Saint-Félix. Cependant il y existe toujours des caves qui se remplissent de vase et d’eau et qui maintiennent l’humidité des locaux. Et si le logement du gardien a été inondé lors des inondations de 2003, le rez-de-chaussée d’autres bâtiments, situés au même niveau, l’a forcément été aussi. Ceci pour un débit estimé de 11 500 m³/s, alors que celui de référence est 12 500 m³/s.

L’implantation d’un millier d’élèves dans ce secteur ne peut que générer des difficultés de gestion de crise.

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La concertation du PPRi a abordé ce dossier à plusieurs reprises, conduisant les interlocuteurs à constater le risque du site et à refuser toute augmentation de vulnérabilité.

Notre commentaire : le danger est reconnu par la commune, la Préfecture… On peut ajouter que le parc, soumis à une «petite» inondation, se retrouve envahi de vase et inutilisable durant un temps plus ou moins long. Comment 1000 élèves pourront-ils se retrouver dans les petites cours de récréation ?

L’invocation du patrimoine architectural ne peut être un argument pour exposer les personnes à un risque majeur.

La concertation n’a pas mis en évidence un soutien de la mairie sur cet accueil supplémentaire d’élèves, d’autant que le mairie a proposé des solutions foncières alternatives hors zone inondable à l’institut.

Notre commentaire : le 23 février 2012, le conseil municipal approuve sans réserve le PPRi.

M. Bourbousson, sur son blog du 24 février, donne ses arguments pour ne pas augmenter les effectifs de d’Alzon Saint-Félix au-delà des 20 % autorisés, puis il les reprend dans le bulletin municipal Vivre à Beaucaire du 2ème trimestre 2012. Le 24 avril, avec les représentants de la commission d’enquête, il cherche une solution pour l’établissement «dans le respect des règles dictées par le PPRi».

Or les responsables de l’établissement privé affirment lors de l’enquête publique que la commune s’est engagée à réaliser un chemin de sortie hors d’eau. Et ils refusent la solution proposée de terrains sécurisés loin du Rhône. Ce n’est pas le rôle de la commune de financer ni une étude, ni la construction d’une route pour une entreprise privée qui maintient sa volonté de passer outre une législation qui s’impose à tous les Beaucairois, comme à tous les riverains du Rhône.

Et cela, en «explosant» une partie de la colline du Sizen, espace boisé classé !

Que M. Bourbousson soit logique avec lui-même et nous reprenons ici sa conclusion dans Vivre à Beaucaire :

La vraie responsabilité, c’est de ne pas s’entendre dire plus tard « On ne savait pas » !

De 300 à 900 enfants dans le lit majeur du Rhône… LÀ, ON SAIT !!!