La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat doit être très confortable pour M. Sanchez car il s’assoit dessus et même, disons-le franchement, se vautre dedans avec une délectation qui confine à l’épectase : en effet, en ce mois de décembre 2019, il récidive dans la provocation antilaïque.
Car c’est un grand bâtisseur mais bâtisseur de projets illusoires, M. le Maire : en près de six années de mandat, il n’aura pas réussi à construire la nouvelle école dont la ville a tant besoin mais il a « construit » 6 crèches catholiques dans la ville. Quel bilan !
Malheureusement, ces «constructions » dans la cour de la mairie ont été condamnées par le Tribunal Administratif, le 16 mars 2018.
Le Tribunal a confirmé que la décision d’installer une crèche de la nativité dans le hall de l’hôtel de ville de Beaucaire est illégale car il s’agit bel et bien d’une violation de la loi de 1905 qui assure la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes, et s’opposent donc, de fait, à l’installation par celles-ci, dans un bâtiment de la République, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse.
Mais cette condamnation ne gêne pas M. Sanchez, il récidive : bel exemple pour la jeunesse !
De plus, il cherche à duper les citoyens en baptisant du nom d’exposition cette crèche. Pitoyable et ridicule tromperie qui n’a pas abusé le tribunal. Si un panneau fait d’une crèche catholique une exposition, comment qualifier le bâtiment environnant ? Une épicerie ? Une pétaudière ?
De plus, cette fantaisie de M. Sanchez finit par coûter cher aux contribuables beaucairois car ce sont eux qui paient les frais de justice, le maire ne jouant jamais avec sa bourse personnelle. En effet, il a eu besoin d’avocats, toujours coûteux, pour défendre cette aventure au but plus que douteux.
Surtout, il s’agit d’un manque de respect évident non seulement pour la Loi mais aussi pour la liberté de conscience de ses administrés qui ne sont
pas forcément croyants.

Rappelons que, chaque année, les contribuables financent pour plusieurs centaines de millions d’euros l’entretien de 45000 églises et autant de chapelles et que les crèches peuvent y trouver leur place.
La Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 est une des plus belles créations de la République : elle garantit la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle ne doit pas être transformée en instrument de combat contre une religion en particulier ni ouvrir la place à un système concordataire, comme l’envisage le gouvernement actuel.
En violant la loi de 1905 de façon répétée, le maire de Beaucaire ouvre la boîte de Pandore et prend le risque de briser la paix sociale. Sa responsabilité sera totale en cas de troubles dans la ville.
Nous attendons toujours une injonction préfectorale envers la mairie de Beaucaire afin qu’elle respecte la légalité mais les préfectures semblent épargner les municipalités R. N. En effet, il faut ménager ce parti politique qui pourra rendre un grand service, en servant de repoussoir, lors des prochaines élections présidentielles.

M.F.F.L