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La vidéosurveillance ne sert presque à rien
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La vidéosurveillance ne sert presque à rien

10 mai 2018 Par Michel Deléan – Mediapart.fr

Le sociologue Laurent Mucchielli vient de publier une étude qui ramène l’efficacité de la vidéosurveillance à des proportions très modestes. L’apport de cette technologie, par ailleurs extrêmement coûteuse, est assez négligeable dans les enquêtes judiciaires.

Chaque jour ou presque, des petites villes, voire des villages, cèdent à la mode de la vidéosurveillance, censée leur amener un “plus” indiscutable en termes de sécurité. Les élus font campagne sur ce thème, les pouvoirs publics encouragent les communes à s’équiper et un lobby industriel très actif en tire des confortables bénéfices.

À la suite de la Grande-Bretagne (qui en est depuis largement revenue), et surtout à partir de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la France s’est progressivement entichée de cette technologie coûteuse, qui devait à la fois prévenir la délinquance, faciliter sa répression et lutter contre le terrorisme. Mais qu’en est-il dans les faits ?

 

Le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’université d’Aix-Marseille, vient de publier une étude qui ramène l’efficacité de la vidéosurveillance à des proportions très modestes (Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, Armand Colin). L’apport de cette technologie dans les enquêtes judiciaires ne serait en effet que de 1 % à 3 %, démontre l’auteur, chiffres à l’appui. Jusqu’ici, pourtant, seules les chambres régionales des comptes ont épinglé le coût excessif de ces équipements (à Saint-Étienne, Lyon et Nice notamment).

 

Pour cet ouvrage, Laurent Mucchielli a conduit trois enquêtes de terrain sur plusieurs mois, dans le cadre de « diagnostics locaux de sécurité ». Trois villes totalement différentes ont été auscultées : une petite, une moyenne et une grande, dont les noms ne sont pas rendus publics.

Dans la petite ville, un gros village devenu une petite ville-dortoir de 8 000 habitants, l’essentiel des actes de délinquance est constitué de cambriolages, de vols de voiture et sur les voitures. En 2008, le sous-préfet a écrit aux élus pour les encourager à s’équiper en vidéosurveillance et la commune a fini par le faire, en se dotant de 24 caméras. Une fois décomptées les aides de l’État et du département, l’installation a coûté 67 000 € à la commune, pour des frais de maintenance annuels estimés à 3 000 €.Sur deux ans, 470 infractions de délinquance de voie publique y ont été constatées, mais seulement 22 recherches d’images des caméras ont été fructueuses, soit un taux d’efficacité de 4,5 %. Encore s’agit-il pour une bonne partie de vols de voiture, l’efficacité dans les cambriolages n’étant que de 1,3 %. Malgré cela, les petites incivilités et le fameux « sentiment d’insécurité » amènent la commune à développer la vidéosurveillance.

La ville moyenne, elle, compte 18 500 habitants (70 000 pour l’agglomération). Pauvreté et problèmes sociaux sont assez élevés, et la délinquance une réalité : cambriolages, vols de voiture (et sur les voitures), vols de deux-roues et dégradations pour l’essentiel. 22 caméras dernier cri (rotatives à 360 degrés et dotées d’un zoom) ont été installées dans la commune, avec en outre un centre de supervision urbaine (CSU) qui emploie quatre personnes à temps plein six jours sur sept et un chef de service à mi-temps.

Le dispositif coûte plus de 300 000 € par an à la commune (investissement et fonctionnement). Mais les opérateurs s’ennuient devant leurs écrans. En moyenne, sur une semaine de six jours, un agent traitera quatre petits incidents (problèmes de circulation, de stationnement, d’encombrants…). Et seuls 6 % des 800 incidents constatés dans l’année relèvent de la délinquance. La vidéosurveillance n’a contribué à l’élucidation d’enquêtes policières que dans 2 % des cas. Seul effet notable des caméras : la délinquance s’est déplacée ailleurs.

La grande ville, enfin, est facile à identifier. 860 000 habitants, plus grand port français, ville commerçante et cosmopolite, sur la Méditerranée, elle « fait l’objet d’un imaginaire puissant et de constructions politico-médiatiques intenses, notamment en matière de criminalité », écrit l’auteur. En 2011, la médiatisation des règlements de comptes à la kalachnikov ont amené la mairie à doubler les effectifs de la police municipale en deux ans, et à lancer un plan d’équipement de 1 000 caméras de surveillance.

Un centre de supervision urbaine (CSU) a été créé, qui emploie 47 policiers municipaux et deux techniciens sept jours sur sept. Dans les faits, les images du CSU servent surtout à la vidéoverbalisation des véhicules. Elles n’ont permis d’élucider que de 1 % à 5,5 % des enquêtes policières. L’auteur estime le coût annuel total de la vidéoprotection à 7 millions d’euros pour la ville.

« Au regard des énormes problèmes socio-économiques de la ville, mais aussi de toutes les lacunes en matière de prévention de la délinquance (…) et même des lacunes en termes policiers (absence d’une police municipale de proximité capable de couvrir l’ensemble de la ville par ses patrouilles) ne devrait-on pas plutôt y voir un exemple assez édifiant de gaspillage d’argent public ? », demande l’auteur.

Selon lui, la « démagogie politique pollue gravement le débat sur la sécurité ». Il en veut notamment pour preuve les exemples de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et Nice (Alpes-Maritimes), villes pionnières en matière de vidéosurveillance, où les rodomontades de Patrick Balkany et Christian Estrosi n’ont pas empêché que des attentats soient commis, le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais et le 9 août 2017 devant le siège de la DGSI et de la SDAT. Localement et nationalement, le thème de l’insécurité reste une « ressource électorale pour certains élus », déplore Laurent Mucchielli. Selon le mot d’un de ses collègues sociologues (Luc Van Campenhoudt), « l’insécurité est moins un problème qu’une solution ».

 

Nouveaux passages piétons : handicapés s'abstenir !
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En octobre 2016 la ville décide d’investir beaucoup d’argent pour mettre aux normes pour personnes handicapées l’ensemble des passages piétons du quai Général de Gaulle.

Dès le début des travaux, la ville  n’hésitait pas à remettre vertement à sa place une personne se plaignant des passages piétons existants et affirmait qu’elle allait enfin corriger les problèmes d’accessibilité et de sécurité sur le quai Général de Gaulle dans le respect des deniers publics :

Pourtant, début janvier 2017, les travaux sont achevés et les Beaucairois découvrent avec surprise que plusieurs  passages piétons mis aux normes pour personnes handicapées, pour une somme de 189 500€, débouchent sur des escaliers…

Ainsi, coté ouest, il faut franchir 3 marches

(suite…)

Beaucaire bilan 2014-2016 : sécurité et prévention de la délinquance
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SÉCURITE ET PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE

BILAN DE LA MUNICIPALITÉ FN À 30 MOIS

1.1 Sociologie 1 Rappel du contexte beaucairois

Avec ses 15894 habitants dont 5010 vivant dans le quartier prioritaire du centre-ville et 1623 dans celui du quartier de la Moulinelle, la commune de Beaucaire n’échappe pas a cette règle. Ainsi la population de la ville est-elle une des plus pauvre du département, lui même le plus pauvre de l’ancienne Région Languedoc-Roussillon, elle-même une des plus pauvres du territoire métropolitain.

En matière d’emploi la ville est essentiellement constituée d’ouvriers et employés avec une part importante de main-d’oeuvre saisonnière dédiée à l’agriculture dont l’origine géographique, traditionnellement nord–africaine, a été supplantée voici quelques années par une main-d’oeuvre d’origine latino-américaine dont les mouvements sont orchestrés pour l’essentiel par une entreprise d’intérim espagnole. (suite…)

Après deux ans de mandat FN, où en est la sécurité à Beaucaire ?
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Après deux ans de mandat FN, où en est la sécurité à Beaucaire ?

Davantage de caméras et de policiers municipaux. Mais les mêmes incivilités (voitures brûlées, rues envahies de poubelles …) et les mêmes délinquances : dealers vendant au vu et au su de tout le monde,

commerce

et récemment tir sur des jeunes dans la rue.

Le maire lance son anathème sur certains commerçants, mais, rappelant ses anciens arrêtés municipaux, il confond sciemment les rues et les lieux. En effet , seules les rues Nationale et Ledru Rollin situées à l’ouest de la ville étaient visées par les arrêtés de juin 2015. La rue Eugène Vigne, située à l’est, n’était pas alors concernée. (suite…)

Projet SUD CANAL: dossier amiante
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Projet immobilier « Sud  Canal » : le Maire FN de Beaucaire se prend les pieds dans le tapis avant même le  premier coup de pioche.

Coût supplémentaire pour les Beaucairois:

environ 200 000 € (mis à jour le 26 février 2017)

Ce devait être la réalisation phare du premier mandat de Julien Sanchez, une vitrine destinée à prouver à tous que le FN sait gérer une ville et cela commence par un retentissant  fiasco sur fond de graves atteintes au code du travail, au code de l’environnement et la mise en danger d’employés municipaux lors du chantier de démolition des cabanons des anciens jardins familiaux de la ville.

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Un cabanon épargné sur parcelle AH 65

Lorsque le 12 février 2016, la ville résilie les contrats qui la lient aux utilisateurs des jardins familiaux situés au lieu-dit « La ville », il s’agit de reprendre la main sur les terrains qui doivent accueillir son grand projet  immobilier  « Sud Canal » et faire place nette  avant le démarrage du projet de construction de nouveaux logements de « qualité » destinés à attirer  une  population plus aisée à Beaucaire.

Sur le terrain se dresse une trentaine de cabanons, faits de bric et de broc, construits au fil du temps par les usagers des jardins.

Détruire ces cabanons, souvent recouverts par des tôles d’amiante-ciment, ne devait pas poser de problèmes particuliers  mais la ville décide de se passer des services, normalement obligatoires,  d’une société spécialisée dans le désamiantage et lance, le 24 mars 2016,  les engins de chantiers  à l’assaut des cabanons de la parcelle AH 12… et de leurs tôles d’amiante-ciment.

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Un élu irresponsable
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Julien Sanchez, Maire Front National, est au pouvoir à Beaucaire depuis 22 mois et on pourrait penser qu’il assume son rôle de gestionnaire.

Hélas, on ne peut que rester stupéfaits de le voir fuir régulièrement ses responsabilités et essayer de masquer son manque d’ambitions pour la ville par de puérils : « Ce n’est pas de mon ressort! Adressez-vous à… ! »

On pourrait  aussi penser, au vu des arguments qu’il avance, qu’il n’a effectivement pas le pouvoir de prendre certaines décisions. Une analyse de quelques cas emblématiques  démontre que  Julien Sanchez  choisit délibérément de ne pas s’exposer personnellement  sur des dossiers importants pour les  Beaucairois.

Ces dérobades répétées présentent l’avantage  politique évident (suite…)

Chronique d'un drame annoncé
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En matière d’inondation, la priorité première de l’État est de préserver les vies humaines en interdisant les nouvelles constructions et extensions d’urbanisation dans les zones d’aléa (risques d’inondation) les plus forts.

Une autre priorité de l’État est de préserver les champs d’expansion de crue de toute nouvelle extension d’urbanisation, quelle que soit la hauteur d’eau de ces terrains inondables non urbanisés.

Au vu de ces objectifs,  la polémique sur la création du « chemin de Saint-Félix » (articles du Midi Libre des 5 et 11 septembre 2014) masque de façon dramatique la question de fond : le Plan de prévention des risques inondation (PPRi), approuvé le 13 juillet 2012, interdit formellement d’augmenter les risques pour la population, et surtout la population vulnérable. Ici près de 1 000 enfants si l’extension  demandée par M. Lachaud se faisait !

(suite…)

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Sécurité : état des lieux et propositions

Nous mettons à votre disposition le diaporama diffusé lors de notre réunion publique sur la sécurité et la tranquillités publiques. Un travail qui dresse un état des lieux de la situation à Beaucaire et liste nos propositions. Cliquez sur l’image pour le consulter :

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Réunion publique sur la sécurité
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Nous vous donnons rendez-vous le MARDI 25 FÉVRIER à 18h30 dans notre local de campagne,
au 12 rue de l’hôtel de ville, pour notre réunion publique sur le thème de la sécurité et la tranquillité publiques.

Venez nombreux !

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Tract n°6 : sécurité et tranquillité publiques à Beaucaire
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Réagir Pour Beaucaire vous présente son 6e tract sur le thème de la sécurité et la tranquillité publiques à Beaucaire, une priorité de notre liste pour les prochaines élections municipales de Beaucaire.
A ce titre, une réunion publique se tiendra le mardi 25 février à 18h30, au local de campagne, 12 rue de l’Hôtel de Ville. Venez nombreux !

Consultez notre tract n°6 en cliquant sur ce lien : lire le tract n°6

tract-securite_reagir-pour-beaucaire

Lettre d'information de septembre 2013
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De la drogue à Beaucaire

Si des petits caïds jouent parfois des coudes pour s’approprier des espaces de vente de stupéfiants en centre-ville, c’est en campagne que vient d’être découvert une vaste plantation de cannabis dans une des plaines les plus fertiles du Gard. La nouvelle a été largement commentée en ville et sur internet où les forums d’articles consacrés au sujet ont été pris d’assaut par les apprentis politologues, les nouveaux apôtres de la présomption d’innocence, les farfelus… et les lucides.

Les apprentis politologues sont nombreux car nous sommes en France et ici plus qu’ailleurs la politique n’est jamais très loin.

Les nouveaux apôtres de la présomption d’innocence rappellent avec éloquence l’un des principes d’équité de notre nation, même si dans un passé récent ils pouvaient dénoncer avec la même ardeur une partie de la population forcément coupable.

Les farfelus sont là pour révéler une fumeuse théorie du complot qui vise à casser l’un des candidats aux élections, car, argumentent-ils, « six mois avant les élections, c’est pas innocent ».

Les lucides prennent un peu de recul et se rappellent qu’en France il y a plusieurs millions de consommateurs de cannabis. Ils constatent que les dealers de rue, les plus exposés et les plus vus dans la chaîne du réseau, ne peuvent rivaliser avec les grossistes qui valsent avec les millions d’euros. Les premiers flambent leur bénéfice au volant de grosses berlines et finissent souvent en prison, les seconds comptent leurs liasses au fin fond d’une vaste propriété en savourant un grand cru millésimé.
Puis finissent parfois en prison.

C’est une réalité qui discrédite tous les discours sécuritaires tenus depuis près de 30 ans à Beaucaire. Elle disqualifie les propos simplistes sur le lien supposé entre criminalité et immigration et rappelle toute la complexité d’un problème qui s’affranchit des clivages sociaux.

Conseil municipal

Vendredi 27 septembre se tiendra le prochain Conseil Municipal. Venez y assister ! Rendez-vous à la Mairie, salle du Conseil à 18h00.

Lettre d'information de juillet 2013
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Au nom des 6 000 foyers beaucairois oubliés par le PLU de M. Bourbousson

La révision du PLU, lancée le 27 juin 2008, n’avance pas et deux semaines de plus ou de moins après cinq ans d’attente ne changent rien à l’affaire.

Contrairement à ce qu’affirme M. le maire, le report de 13 jours du vote du projet de PLU ne va pas pénaliser les Beaucairois, mais plutôt mettre en lumière l’extrême fragilité de la majorité municipale et son manque d’implication dans ce dossier.

En effet, le 18 juillet 2013, M. Bourbousson a été incapable de réunir sa majorité pour voter son projet de Plan Local d’Urbanisme, acte majeur de la vie d’une commune et d’une mandature.

M. le Maire perd son sang-froid et fait de la politique, de la mauvaise politique, de la politique politicienne et de l’électoralisme en nous accusant de «lâcheté, de prise d’otage, de fins bassement électoralistes».

Avec ses élus de la majorité qui ne sont jamais venus au conseil municipal, ceux qui ne viennent plus et ne donnent pas leur procuration, ceux qui ne peuvent pas voter car intéressés financièrement par la révision du PLU, M. le maire est bien mal placé pour donner des leçons de civisme et de citoyenneté à l’opposition (article ‘Riposte’ du 21/07/2013 dans la presse locale).

M. Bourbousson croit que gérer l’urbanisme d’une ville se limite à définir les nouveaux terrains constructibles. Pourtant, réviser un Plan Local d’Urbanisme consiste aussi à prévoir les emplacements réservés aux ouvrages publics, aux installations d’intérêt général. Comment peut-on prévoir d’ajouter de futurs logements sans prévoir les écoles (voire un lycée d’Enseignement Général), les salles de réunion, les équipements sportifs et de loisirs,… nécessaires ?

Ainsi, il est tout à fait possible de densifier l’urbanisation du quartier de Garrigues Planes-ouest, encore faut-il aussi prévoir comment les habitants vont pouvoir vivre dans ce quartier (accès, services de proximité, commerces et bureaux… ).

En évaluant à quelques centaines le nombre de Beaucairois concernés par le report de vote de 13 jours, M. Bourbousson révèle son ignorance sur l’impact réel d’un PLU : en effet, ce sont les 6200 foyers beaucairois qui sont impactés par la révision du PLU et non les seuls Beaucairois qui vont voir leur terrain passer en zone constructible.

Nous avons une pensée particulière pour les professionnels du tourisme : dans les POS et PLU précédents, cette activité était qualifiée de pilier de l’économie beaucairoise avec l’agriculture et l’industrie, ce qui vaut à Beaucaire le titre de station touristique et pour M. le Maire une indemnité annuelle de 7295,46 € et de 3086,55 € pour chacun de ses adjoints (CM du 02/04/2008 page 17).

Or, à aucun moment dans le document de synthèse, le mot tourisme n’apparaît, ce qui donne la mesure du manque d’investissement des élus dans ce projet de PLU.

En déclarant que le report du vote du PLU concernait «plusieurs centaines de familles», M. le Maire se tire une balle dans le pied, sabordant son Plan local d’urbanisme. Au lieu de défendre les intérêts de l’ensemble des Beaucairois (plus de 6 000 foyers donc), ce plan a été conçu pour servir les seuls intérêts de ceux qui espèrent voir leur terrain devenir constructible.

Nous rappelons ici, sans la développer, l’incapacité de M. le Maire à faire appliquer les dispositions de l’actuel PLU sur sa commune : la cabanisation de la campagne beaucairoise et les propositions «dans l’air du temps écologique» (lutte contre l’étalement urbain, création de voies douces, arrêt de la bétonisation des terres agricoles et de l’imperméabilisation des sols,… ) qui ne sont pas suivies par la municipalité actuelle.

C’est pourquoi, au nom des 6000 foyers beaucairois oubliés par ce projet, nous nous abstenons et attendons avec impatience le retour de la consultation des services publics associés.

Sécurité : des commerçants témoignent

Pourquoi tant d’obstination à dépenser de l’argent pour étendre le réseau de caméras de vidéo-surveillance ? 30 000 € supplémentaires débloqués au dernier conseil, pour quels résultats ? Car «le coeur du problème est l’installation dans tous les quartiers du centre-ville de guetteurs et de dealers qui vendent toutes sortes de drogues à toute heure de la journée et de la nuit sous les caméras de vidéo-surveillance». Non, ce n’est pas une déclaration politique, mais l’appel à l’aide lancé par 11 commerçants du centre-ville en 2011 aux députés Lachaud et Mourrut après «avoir essayé d’alerter les autorités locales».

Ils constatent avec amertume que les «commerces ferment les uns après les autres» et expriment leur désespoir face à une situation qu’ils jugent dramatique. Le sentiment d’insécurité contre lequel M. Bourbousson prétend lutter avec ardeur, ne cesse de gagner les esprits. Et dans la population progresse l’idée qu’une solution radicale, un grand coup de «kärcher» suffira à résoudre le problème.

L’article consacré à la sécurité dans notre dernier journal (cliquer pour ouvrir le journal dans un nouvel onglet) pointe les difficultés et la complexité du dossier de la sécurité. Reconquérir le terrain abandonné aux trafiquants dans le centre ancien relève avant tout d’une volonté politique. Il ne suffit pas d’ouvrir aux heures de bureau une annexe de la Police municipale sur la place Vieille si celle-ci est désertée par les forces de l’ordre dès le rideau fermé. Le soir de la proclamation de l’ouverture des fêtes de la Madeleine, vers 20 h, sur cette même place, de jeunes gens se sont affrontés à coups de marteau et de barre de fer sous les caméras de vidéo-surveillance, obligeant un cafetier à fermer.

Volonté de redéployer sur le terrain la Police municipale (aujourd’hui 12 agents sont affectés à la surveillance des images filmées par les caméras), soutenue par des élus investis et présents. Volonté de prévenir très en amont la délinquance en renforçant les mesures visant à lutter contre l’échec scolaire, en travaillant très étroitement avec les directeurs d’écoles, chefs d’établissements des collèges et lycée.

Voilà pourquoi les élus de gauche ont voté contre cette délibération. Quant aux élus de droite, demandez-leur ce qu’ils en pensent…

Encore et toujours de la politique M. le Maire.

Entretien des routes communales

Le maire de Beaucaire, Jacques Bourbousson, bien connu pour ses projets pharaoniques d’e centre de la tauromachie pour quelques 10 millions d’’euros, est incapable d’assurer la sécurité de ses administrés. Après la crue du Rhône où il a failli en ne prévenant pas les propriétaires des véhicules stationnés au pré, il n’a toujours pas fait nettoyer le bord des routes communales malgré la sécheresse et les risques d’’incendie. Nous sommes pourtant fin juillet. Est-ce qu’il attend qu’il y ait un drame ?

Etat des routes communales à Beaucaire

route-communale-2

Fête nationale

Quel sens donner à la dépose d’une gerbe au pied du Monument aux Morts par notre Maire le 14 juillet dernier ? Que voulait-il commémorer ? Ce geste prend tout son sens le 8 mai ou le 11 novembre lorsqu’il s’agit de commémorer la fin d’une guerre mais aucune bataille historique n’est répertoriée à la date du 14 juillet.

Sommes-nous témoins de l’instauration d’une nouvelle Tradition ? Connaîtrons-nous, un jour, les arcanes de la Pensée bourboussonienne ?

En attendant de les déchiffrer, RPB 2014 vous propose un rappel historique de cette journée de mémoire républicaine : lire la suite de l’article.