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NO PASARAN !

Grâce à la mobilisation citoyenne, POWEO et les OGM ne passeront pas par Beaucaire.

N’est ce pas une belle victoire qui illustre qu’en ces temps de crise où les difficultés matérielles pourraient nous inciter au repli sur soi, les combats collectifs sont pleinement d’actualité.

Bien sur nous avons aussi connu des défaites comme la fermeture de LINPAC Tarascon par exemple .

L’expérience nous montre pour autant qu’une population informée, utilisant les technologies les plus modernes de fonctionnement en réseau, et animée par un esprit créatif est tout à fait capable de faire reculer les pouvoirs en place et d’inventer les systèmes politiques de demain.

La mise à sac du service public et le chômage de masse ne sont pas une fatalité mais le résultat de politiques n’ayant vocation que de servir une minorité dirigeante.

Alors, voyez comment une initiative locale comme celle que connaît la Guadeloupe a pu essaimer jusqu’en métropole. Voyez comment le mouvement interprofessionnel du 29 janvier a pu rassembler et celui du 19 mars rassemblera en nombre autour de valeurs communes dont l’essence est bel et bien la revendication de notre dignité de citoyen non seulement français mais aussi du monde.

Nos enfants nous condamnent à l’optimisme car il est impensable que nous leur laissions un monde irrespirable sans que nous ayions au préalable tenté l’impossible. SARKOZY n’avait il pas comme slogan de campagne «ensemble tout devient possible» ?

Montrons lui que sur ce point au moins, il avait raison.

Y a-til encore de la place pour l'écologie à Beaucaire ?

Les 3 Singes n°2 / mars 2009
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Notre fameux journal que vous avez peut-être eu la chance de trouver dans votre boîte aux lettres et que vous pouvez également consulter au format PDF !

Cliquez sur le lien pour voir le journal de mars 2009 : Les trois singes mars 2009

L’édito : NO PASARAN !

Grâce à la mobilisation citoyenne, POWEO et les OGM ne passerons pas par Beaucaire. N’est ce pas une belle victoire qui illustre qu’en ces temps de crise où les difficultés matérielles pourraient nous inciter au repli sur soit, les combats collectifs sont pleinement d’actualité. Bien sur nous avons aussi connu des défaites comme la fermeture de LINPAC Tarascon par exemple. L’expérience nous montre pour autant qu’une population informée, utilisant les technologies les plus modernes de fonctionnement en réseau, et animée par un esprit créatif est tout à fait capable de faire reculer les pouvoirs en places et d’inventer les systèmes politiques de demain. La mise à sac du service public et le chômage de masse ne sont pas une fatalité mais le résultat de politiques n’ayant vocation que de servir une minorité dirigeante. Alors, voyez comment une initiative locale comme celle que connaît la Guadeloupe a pu essaimer jusqu’en métropole. Voyez comment le mouvement interprofessionnel du 29 janvier a pu rassembler et celui du 19 mars rassemblera en nombre autour de valeurs communes dont l’essence est bel et bien la revendication de notre dignité de citoyen non seulement français mais aussi du monde. Nos enfants nous condamne à l’optimisme car il est impensable que nous leur laissions un monde irrespirable sans que nous ayons au préalable tenté l’impossible. SARKOZY n’avait il pas comme slogan de campagne « ensemble tout devient possible » ? Montrons lui que sur ce point au moins, il avait raison.

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Les 3 Singes n°1 / décembre 2008
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les-trois-singes_decembre-2008_RPB

L’édito

L’actu c’est d’abord le projet POWEO qui fait le forcing pour s’implanter en zone industrielle histoire de donner une symétrie au soyeux panache blanc de l’usine TEMBEC. Pour une fois que l’on pourra dire que le Gard est au même niveau que les Bouches du Rhône… C’est aussi la fermeture probable à la fin de l’année de l’usine LINPAC de Tarascon avec 130 licenciements à la clé dont de nombreux Gardois. Vous allez me dire qu’est ce qu’on peut faire contre l’opacité de la gestion financière d’une multinationale qui ferme et ouvre des sites partout dans le monde comme bon lui semble ? Je vous répondrai qu’effectivement on ne peut pas faire grand-chose, mais ne pas dénoncer cette situation serait à mon sens être complice de ce genre de politique. Enfin l’actu c’est le rapport d’activités du délégataire du service de l’eau, à savoir VEOLIA qui nous apprend que lorsqu’il pompe 1000 litres d’eau dans la nappe phréatique, moins de 500 arrivent chez l’usager. Tout ça pourquoi me direz vous, parce que VEOLIA ne répare pas les fuites ! Pour une compagnie des eaux c’est tout de même navrant. Ne me demandez pas qui paie la facture car ça, bien sûr, vous le savez déjà. Concernant cette actu brûlante et parfois dramatique, je vous renvoie aux articles de fond de ce numéro, rédigés par mes brillants camarades.

Le (gros) mot du président

J’ai un gros problème existentiel, comment vaincre cette foutue angoisse de la page blanche ? C’est un moment historique, un premier édito, pour la première édition du journal de la première association de gauche de la première ville de la Région Languedoc en matière de rejet de monoxyde d’azote. Pour ceux qui n’avaient pas suivi, cette ville c’est Beaucaire. Donc, comme je le disais, j’ai un peu la pression et je me dis qu’à force de parler pour ne rien dire je vais bien finir par noircir ma page.

Tout d’abord savez vous ce qu’est Réagir pour Beaucaire (RPB pour les branchés) ? Une salle de fitness ? Un nouveau club taurin ? La réponse est non. Cherchez bien, je suis sûr que ce nom vous dit quelque chose. Un groupuscule d’auto-défense contre les invasions tarasconnaises ? Toujours pas. Une antenne locale du fan club de Michelle Torr ? Alors là, vous n’y êtes pas du tout. Je vais vous donner un indice : si je vous dis « Votez Georges Cornillon », ça vous rappelle quelque chose ? Bien entendu, les dernières municipales, la liste de gauche, le débat sur POWEO, le tandem André-Cellier pris dans une triangulaire etc. C’est bon, vous nous remettez ?

Eh bien figurez-vous que nous, les femmes et hommes issus de cette liste, venus de tous les horizons géographiques, Paris, province, Gard et même Beaucaire et de tous les courants politiques, socialos, cocos, écolos, tranquilos etc., n’avions pas envie d’attendre 6 ans pour nous revoir. Oh, bien sûr nous aurions pu créer un comité du souvenir et organiser des réunions durant lesquelles nous nous serions remémorés les grands moments de la campagne 2008, ses intrigues, ses coups-bas, ses héros, tout en sirotant un « La belle Pierre » rosé bien frais avec en fond sonore le dernier album d’Adamo. Mais vraiment ce n’était pas l’esprit de ce collectif, riche de sa diversité et durablement soudé. Et puis nous avions trois élus à soutenir au Conseil Municipal et une nouvelle majorité à mettre sous observation afin d’éviter, autant que faire se peut, des dérapages opportunistes et clientélistes du type de ceux connus durant l’ère André-Cellier.

Enfin l’expérience de la campagne nous a montré que nos convictions profondes, nos valeurs de solidarité, de fraternité, d’écologie, qui caractérisent la gauche en général et plus spécifiquement celles de notre collectif, n’avaient pas suffisamment été entendues par les Beaucairois. Si Beaucaire s’appelait Neuilly, le ghetto de riches préféré de notre cher président, où le taux de logement social est inférieur à 5%, on pourrait comprendre que les questions sociales et environnementales ne soient pas une préoccupation majeure de la population. Mais justement, Beaucaire n’est pas Neuilly. Nous avons donc abouti à la conclusion que si nous n’avons pas été entendus, c’est parce que nous n’avons pas été compris. Le « prime » de TF1, les têtes de gondoles de Carrefour, et les 25 ans incompressibles de Jean Marie-André ont eu raison de la conscience politique de gauche de nombreux Beaucairois. Notre souci à ce jour est donc, au-delà de notre implication dans les conseils municipaux, de mener un travail de fond auprès de la population.

L’objectif de ce travail est la sensibilisation aux problématiques locales relevant de l’intérêt général sur lesquelles l’échelon politique communal peut encore avoir une influence. Cette sensibilisation implique aussi une mise en perspectives de ces problématiques avec les phénomènes globaux qui font malheureusement l’actualité nationale et internationale quotidienne. Ouvrir l’esprit et le cœur des beaucairois, tel est donc notre ambitieux projet.

Bon, maintenant que vous savez qui nous sommes vous avez peut-être, pour ceux qui ont tenu le coup jusque là sans zapper sur « La nouvelle Star » ou le championnat de football, envie de savoir quelle est notre lecture de l’actu beaucairoise. Alors ne bougez plus nous avons ce qu’il vous faut, à savoir le journal que vous avez entre les mains que nous souhaitons trimestriel si nos moyens nous le permettent. Si vous voulez du moderne et de l’interactif il y a aussi le site internet où vous pourrez faire des commentaires sur nos articles jusqu’au bout de la nuit. Si d’aventure vous deveniez accro à notre ligne éditoriale croustillante et solidaire vous pourrez aussi nous transmettre votre adresse email via notre site internet afin de vous abonner à notre lettre d’information.

Enfin si par une nuit sans lune, alors que vous cherchez un raccourci que vous ne trouverez jamais, un spectre de lumière aux traits de Georges Cornillon éblouissait vos yeux incrédules, surtout pas de panique, il s’agit juste d’un message vous informant que vous êtes prêt psychologiquement et spirituellement à adhérer à Réagir pour Beaucaire pour la modique somme de 10 € par an.

Avec tout ça je n’ai toujours pas parlé d’actu. Enfin ce qui me console c’est que j’ ai fini mon édito, et oui j’ai droit à une page, et que je vais donc pouvoir aller me coucher. Ben oui je vous rappelle qu’à moins de bénéficier d’un emploi fictif, les activités politiques c’est en dehors des heures de travail.

Sur ce, bonne nuit à tous

Le Président

Rencontre avec les salariés de LINPAC
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LINPAC : les prédateurs

L’entreprise britannique LINPAC PLASTICS, à gestion familiale, a été rachetée en 2003 par un fonds de pension anglo-saxon, MONTAGU, détenteur, entre autres, de PICARD (surgelés), Bilto (journal hippique), etc. Ce rachat (500 millions de livres sterling soit environ 700 millions d’euros) s’est fait dans le cadre d’une LBO (Leverage Buy Out), pratique de plus en plus développée (4,5 milliards d’euros d’achats par ce biais, en France en 2002), légale bien que s’apparentant à la razzia flibustière ! Il s’agit d’acheter à crédit, avec très peu de mise personnelle : la dette est ensuite remboursée avec les profits de l’entreprise achetée…et de sa revente la plus rapide possible ; il faut ajouter que les frais financiers liés à la dette sont déduits du bénéfice imposable de la société rachetée (autrement dit, le plus souvent, les fonds en question ne paient pas d’impôts !). L’un des premiers à avoir tenté une opération qui y ressemble s’appelle Bernard Tapie (achat à crédit d’Adidas) ! La structure de ces sociétés est très enchevêtrée et opaque : les expertises comptables ont du mal à y voir clair !

Les Fonds de Pension, qui prospèrent dans les pays où n’existe pas le principe de retraite par répartition (et donc de solidarité entre les cotisants et entre les générations) n’ont pas pour philosophie d’investir dans les entreprises achetées, mais d’y faire le plus de profits possible le plus vite possible, pour racheter ailleurs et servir les retraites de leurs souscripteurs. L’achat par LBO aggrave encore cette rapacité financière : LINPAC est donc victime d’une double peine (fonds de pension+achat par LBO) !C’est ce type de pratiques, privilégiant les opérations financières au détriment des investissements productifs, qui est l’une des causes de la crise mondiale actuelle. Notons que, dans ce contexte, des salariés qui ont épargné toute leur vie pour investir dans ces fonds de pension, peuvent se retrouver ruinés et privés de retraite ! (cf l’affaire ENRON aux USA, il y a quelques années).

Une proie dépecée

A Tarascon, l’usine produit des emballages alimentaires en plastique (surtout pour les fast-food et la grande distribution) ; elle est liée à une autre usine, à Pontivy, qui produits des films plastiques étirables (pour couvrir les barquettes) et à un centre de distribution. Le groupe possède des sites à travers toute l’Europe (Grande Bretagne, Espagne, Pays de l’Est) et des ateliers assurant la fabrication d’autres produits, en France même (Allibert : articles sanitaires). A son rachat, il y avait 240 salariés.

Mais, à partir de 2004, Mc Do, qui veut se donner une image écolo ( !) souhaite des emballages plus facilement recyclables ; aucun investissement n’est fait : le marché Mc Do (50% du chiffre) est progressivement perdu et 52 licenciements sont prononcés. En 2005, la direction recherche des économies, allège le poids des barquettes (moins de matière première) et augmente les cadences.

A cela s’ajoutent les pratiques très contestables de la grande distribution qui à recours auprès de ses fournisseurs aux enchères inversées sur internet : on part d’un prix maximum et les enchères consistent à baisser de plus en plus ce prix ! Les fournisseurs, vendant parfois à perte, se rattrapent sur l’augmentation des cadences et le blocage des salaires.

Les salariés dénoncent les problèmes de gestion, l’absence de stratégie claire : emblématique, le « turn-over » des cadres dirigeants ; ainsi, au cours de la dernière année (2007/2008), 4 directions se sont succédées ! Cela conduit à des retards, qui se traduisent par des pénalités à payer aux clients, à la difficulté de développer l’informatisation du site, et donc à des surcoûts…32 nouveaux licenciements, en décembre 2007, ponctuent ces incohérences. En contrepartie, promesse est faite de fermer de petits dépôts pour faire de Tarascon un Centre National de Distribution : nouvel échec ! Quand on veut noyer son chien…

En Avril 2008, le Comité d’Entreprise choisit un expert pour examiner les comptes 2007 mais il se heurte à de multiples difficultés pour se faire remettre les documents nécessaires Ce qui apparaît de plus en plus clairement, c’est que le groupe LINPAC Europe serait à vendre, en élaguant les sites les moins rentables (dont Tarascon) pour rendre le « produit » plus attractif ! Les 28 millions d’euros du marché français seraient redistribués sur les sites anglais, espagnol ou polonais.

Un second expert sollicité par le C.E. travaille sur des contre-propositions industrielles, avec, par exemple, une spécialisation sur un produit original mais le temps presse : la direction annonce (évidemment pendant les congés, le 31 juillet !) la fermeture et 130 licenciements pour cette fin d’année !

Résister avec ceux de LINPAC et inventer du neuf !

La résistance des salariés de LINPAC s’est d’abord exprimée par des cadences ralenties de moitié puis la grève ; mais le découragement gagne et il y a des dégâts psychologiques, d’autant que la crise mondiale pousse au renoncement. Les 130 souhaitent que leur situation soit beaucoup plus médiatisée, que le Rhône ne soit plus une frontière, que les syndicats et les militants des deux rives les soutiennent et organisent, pourquoi pas, une réunion publique de grande ampleur sur l’emploi et la popularisation des solutions alternatives pour sauver le site de Tarascon. Ils sont les victimes emblématiques d’un capitalisme financier et spéculatif qui « nationalise » les pertes (les citoyens paient de leurs deniers et les salariés de leur emploi !) mais continue à privatiser les profits pour une infime minorité ! 10,5 milliards d’euros distribués aux banques françaises, 360 milliards de garanties fournis par monsieur le Président aux requins de la Finance, ceux-là même qui veulent dévorer LINPAC et ses salariés ! Est ce donc cela la « nouvelle morale » prêchée par Sarkozy ? Il appartient aux citoyens, d’ici et d’ailleurs, d’imposer de nouvelles règles pour que, enfin, il ne pleuve plus toujours où c’est mouillé…

Linpac RPB

POWEO ? Il est passé par ici, il repassera par là…(air connu)
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Un projet enterré ?

En Terre d’Argence, depuis le mois de mars et les élections municipales et cantonales qui ont vu la défaite de 4 conseils municipaux et du conseiller général sortants, tous partisans de l’implantation de la centrale à gaz POWEO, un grand silence plane. Les nouveaux élus, opposants de longue date ou convertis récents, semblent tenir pour acquis que l’essentiel a été fait, que le pire a été écarté, que tout se serait réglé dans les urnes. Les promoteurs du projet restent muets, comme saisis de respect devant le verdict populaire ; les fonds de pension, les actionnaires renonçant aux profits espérés, touchés par la grâce environnementale !

Dormez, braves gens ! Ou circulez, y’a plus rien à voir !

Sauf qu’à y regarder de près, les eaux dormantes sont beaucoup plus troubles qu’il n’y paraît. Si l’opposition au projet a marqué des points, c’est en divulguant les faits et les chiffres, en argumentant, en agissant au grand jour, en organisant des réunions, en animant des débats, bref en faisant œuvre civique. Voilà pourquoi Poweo (émanation française d’un fonds de pension autrichien qui n’a rien à faire des besoins réels du pays en matière d’électricité) préfère désormais esquiver, faire le mort, jouer discret : la confrontation publique le rend vulnérable. D’autant que si le site de Saint Paul Valor, sur la Costières, paraît désormais compromis pour les pollueurs, il ne leur est pas encore totalement inaccessible : le permis de construire délivré par le préfet est toujours valide et si la commune de Beaucaire a retiré du périmètre menacé les parcelles qu’elle possède, quelques hectares appartenant à des particuliers restent disponibles.

Mais le risque majeur est ailleurs, le marchand de gaz a d’autres atouts : il semble prêt à monnayer un retour vers la zone industrielle de Beaucaire, à faire le forcing auprès des pouvoirs publics pour l’obtenir. Les Beaucairois qui auraient eu la tentation de s’endormir sur un premier succès risquent de connaître un réveil difficile ! Poweo a trop dépensé pour lâcher le morceau : il veut cette implantation, qui sera aussi nocive, où qu’elle se fasse !

Des risques sanitaires et environnementaux majeurs

Au moment où il est demandé aux citoyens de faire un effort, y compris financier, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, cette usine qui tournera à plein régime 333 jours par an ( et pas seulement pendant les pics de consommation, comme le font les centrales thermiques d’EDF), produira à elle seule 2 fois plus de CO2 (gaz à effet de serre) qu’Aramon et Calcia réunis (à elle seule 2,4 millions de tonnes de CO2 soit 2% de l’ensemble des émissions de l’industrie française). Pour ceux qui considèrent que le réchauffement climatique ne les concerne pas, qu’ils méditent simplement, pour eux-mêmes ou la santé de leurs enfants, surtout s’ils souffrent d’asthme, d’insuffisance respiratoire, de bronchiolites, que nos généreux bienfaiteurs déverseront annuellement dans nos poumons 1430 tonnes d’Oxyde d’Azote, une substance très irritante pour les poumons, suspectée de toxicité sur le système cardio-vasculaire, responsable des pluies acides qui détruisent les forêts de résineux. Ce délicieux cocktail s’ajoutera aux presque 3.000 tonnes déjà rejetées par Aramon, Tembec et Calcia . Parmi les autres joyeusetés promises, il y aussi l’ozone et d’importantes quantités de Monoxyde de Carbone (ce gaz qui tue quand les poêles sont défectueux) .En termes de poisons, la zone de Beaucaire, à elle seule, recevra plus qu’il n’est admissible pour la totalité de la Région Languedoc Roussillon, si l’on en croit les autorités sanitaires ! Beaucairois, n’oubliez pas de recharger vos cartes VITALE !

Un non sens économique, une insulte à l’avenir !

Le risque est d’autant plus pressant que tous les arguments vont être utilisés : au moment où 130 emplois sont menacés (dont de nombreux beaucairois), à LINPAC Tarascon, où l’économie mondiale paraît vaciller, la tentation du chantage à l’emploi, aux ressources fiscales, sera forte. Cela souligne, d’une part, la nécessité d’être aux côtés des salariés inquiets ou en lutte pour leur emploi ,de façon à repousser ce moyen de pression .D’autre part, Il convient de rappeler que le nombre d’emplois durables (et hautement qualifiés) sur le site, sera faible ; que la construction de l’usine sera assurée, pour l’essentiel, par des équipes spécialisées, venues d’ailleurs, appartenant aux géants industriels Siemens et Westinghouse ; que la production ne durera pas plus de 20 à 25 ans…Si tant est qu’elle dure aussi longtemps, car qui peut prédire à quels sommets de prix se hisseront pétrole et gaz naturel dans 5 ou 10 ans ? Ce qui risque fort de condamner très vite un tel équipement, avec son cortège de dégâts humains, de gâchis financiers, d’atteintes à l’environnement. Qui peut prédire aussi où en seront les réserves de cette énergie non renouvelable, qui se raréfie et dont il conviendrait de limiter l’utilisation aux seuls emplois pour lesquels elle est vraiment irremplaçable (industrie pharmaceutique, par exemple) ? Spéculer sur une ressource en voie de disparition est un non-sens économique et environnemental, un crime contre les générations futures pour lesquelles nous n’aurons pas voulu préparer des solutions ! Il est de notre devoir de développer une économie respectueuse des Hommes, des ressources et des territoires .

Tel élu qui, hier, clamait haut et fort, campagne électorale oblige, que la santé humaine n’a pas de prix et ne se négocie pas, se doit aujourd’hui, à l’heure des choix, de mettre en pratique cette noble et généreuse profession de foi ! Il peut compter sur nous pour l’y aider car, les Beaucairoises et les Beaucairois le savent, sur ce point, nous, nous n’avons pas varié, nous ne varierons jamais !

POWEO, NI ICI NI AILLEURS !

angelus, l'art vulgaire