Monsieur le maire tord le cou à la démocratie…

ou l’art de dévoyer les débats du conseil municipal en 10 leçons

1/  Choisir un souffre-douleur et l’attaquer sur sa santé mentale ou son caractère

« Cà relève de la psychiatrie », «Vous n’avez pas assez d’affirmation de caractère»… Cela ne présente  aucun intérêt pour l’assemblée, mais permet d’éviter d’aborder l’essentiel.

2/  Culpabiliser une personne et l’offrir à la vindicte populaire

C’est à la fois une autre manière de parler de l’accessoire au lieu de l’essentiel et une façon d’exprimer sa hargne contre quelqu’un à qui on ne peut rien reprocher en fait : « Vous avez demandé le vote à bulletins secrets et ça va faire perdre du temps à tout le monde. C’est à cause de vous que tout le monde va sortir tard… ».

C’est pourtant le droit le plus strict de n’importe quel élu de demander un vote à bulletins secrets.

3/  Déplacer le problème en répondant à côté

Si une remarque le gêne, il entame un long discours assez souvent hors-sujet.

Un élu lui dit : «Pour lutter contre les incivilités, des éducateurs conviendraient mieux que des policiers», le voilà qui se lance dans une violente diatribe contre l’Education nationale et accuse les enseignants de mal faire leur travail, alors qu’il n’était pas question d’apprentissage de l’orthographe mais de remèdes aux incivilités !

4/  Monopoliser la parole

M. le maire monopolise plus de la moitié du temps de parole et  chacune de ses interventions est deux à trois fois plus longue que celles de ses opposants.

Il s’agit pour lui de noyer ainsi le poisson en accumulant les affirmations et les accusations plus ou moins douteuses : à la fin d’un tel discours, on a perdu de vue l’essentiel et il faudrait un trop long débat pour pouvoir rectifier toutes les inexactitudes proférées.dictateur

5/  Pinailler sur un mot

Si une question le gêne, il refuse de répondre en se servant du prétexte d’une maladresse d’expression ou de l’ignorance d’un terme administratif de la part d’un opposant.

«Vous avez dit ‘directrice de cabinet’ alors que le terme exact est ‘chef de cabinet’  ! Je ne vous répondrai pas aujourd’hui mais dans un mois, lorsque vous m’aurez reposé correctement la question !».

Pourtant, M. Sanchez fait preuve, lui aussi, parfois d’un langage fantaisiste : il prône une «culture inclusive» et parle d’«un pedigree positif» pour un candidat à l’embauche !

6/  Jouer au petit chef

M. le maire se permet de couper la parole à certains élus ou même de carrément les empêcher de parler, oubliant qu’ils s’expriment au nom de milliers de citoyens beaucairois qu’il méprise ainsi tout en les réduisant au silence.

Plus grave encore, pour éviter les débats qui gênent, il précipite le vote et décide de son résultat sans tenir compte des avis de chacun (30 octobre 2014).

Enfin, il prend ses décisions de manière tout à fait capricieuse : alors qu’il venait de répondre favorablement à une demande  de correction du procès-verbal du précédent conseil, il change brusquement d’avis car il a été trop contrarié : « Finalement, je ne donne pas suite à votre demande ».

7/   Politiser

Il se permet de faire des déclarations de politique générale à propos de tout, y compris dans un long discours d’une demi-heure, retardant ainsi d’autant le début du Conseil, mais reproche à ses opposants de politiser les débats !

8/   Utiliser deux poids deux mesures

S’il fait allusion à une réalisation du passé dont il dit du bien, il dit qu’elle a été réalisée «il y a quelques années». Mais s’il critique, il affirme qu’elle a été réalisée «sous la municipalité précédente».

9/   Se contredire sans effort

Pour masquer sa surprise, face à une demande de l’opposition, il commence par affirmer : « Je m’y attendais : tout est prêt…» juste avant de dire « Vous allez devoir faire preuve de patience, il faut le temps de préparer…».

10/  Ironiser sans se lasser

Se moquer en permanence des gens et prendre plaisir à susciter les ricanements de ses «supporters» tout en insinuant («ça vole haut ce soir») que ce sont les autres qui abaissent le niveau des échanges…