La culture n’est elle qu’équestre ou taurine ? N’en déplaise à la municipalité, RPB ne le pense pas. Petite séance de rattrapage, WIKIPEDIA nous dit que «la culture relève de ce qui est commun à un groupe d’individus et comme ce qui le soude». La politique de la municipalité en la matière est à l’image de son programme des estivales, un indigeste fourre-tout où les intérêts particuliers transparaissent bien plus que les valeurs communes. Donc cette année pour souder les beaucairois on nous propose Geneviève de Fontenay en jument ibérique et François Valéry en toro bravo.

L’UNESCO nous dit par ailleurs que :

la culture englobe les arts, les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain […].

Il serait donc souhaitable qu’au sein d’une municipalité existe un niveau culturel suffisant pour comprendre les enjeux de l’accès à la culture et de l’expression culturelle. On pourrait aussi attendre une culture démocratique qui permette d’éviter la confiscation du pouvoir par un petit nombre d’individus. La transparence des débats permettrait des décisions collectives notamment sur des aspects fondamentaux comme ceux des finances. Au lieu de cela, l’aveuglement d’une minorité conduit toute une commune dans l’impasse.

Enfin Cicéron, qui fut le premier à appliquer le mot cultura à l’être humain disait :

Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c’est la même chose pour l’humain sans enseignement.

Alors un champ planté de panneaux photovoltaïques sera il productif ? Peutêtre autant que les enfants beaucairois dans des écoles vétustes…

Putain 4 ans !!!