Si la course libre, les abrivados, gazes et autres bandidos ont toute leur place dans les fêtes locales où elles sont pratiquées depuis des lustres entre Vidourle et Durance, il est une dérive qui devrait inquiéter le milieu taurin.

Le taureau, seigneur de Camargue, est de plus en plus utilisé à des fins commerciales pour rameuter la foule autour de bistroquets et faire ainsi prospérer les affaires. N’est-ce-pas là rabaisser le noble animal à un rôle d’appelant quitte à le faire choir à terme de son piédestal ? La banalisation des encierros de bistrots reçoit de surcroît le soutien de certaines communes qui n’hésitent pas, comme Beaucaire, à mobiliser le personnel et utiliser le matériel communal (barrières, véhicules) sans sourciller ?

Le taureau de Camargue mérite mieux que cela.