Projet immobilier « Sud  Canal » : le Maire FN de Beaucaire se prend les pieds dans le tapis avant même le  premier coup de pioche.

Coût supplémentaire pour les Beaucairois:

environ 200 000 € (mis à jour le 26 février 2017)

Ce devait être la réalisation phare du premier mandat de Julien Sanchez, une vitrine destinée à prouver à tous que le FN sait gérer une ville et cela commence par un retentissant  fiasco sur fond de graves atteintes au code du travail, au code de l’environnement et la mise en danger d’employés municipaux lors du chantier de démolition des cabanons des anciens jardins familiaux de la ville.

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Un cabanon épargné sur parcelle AH 65

Lorsque le 12 février 2016, la ville résilie les contrats qui la lient aux utilisateurs des jardins familiaux situés au lieu-dit « La ville », il s’agit de reprendre la main sur les terrains qui doivent accueillir son grand projet  immobilier  « Sud Canal » et faire place nette  avant le démarrage du projet de construction de nouveaux logements de « qualité » destinés à attirer  une  population plus aisée à Beaucaire.

Sur le terrain se dresse une trentaine de cabanons, faits de bric et de broc, construits au fil du temps par les usagers des jardins.

Détruire ces cabanons, souvent recouverts par des tôles d’amiante-ciment, ne devait pas poser de problèmes particuliers  mais la ville décide de se passer des services, normalement obligatoires,  d’une société spécialisée dans le désamiantage et lance, le 24 mars 2016,  les engins de chantiers  à l’assaut des cabanons de la parcelle AH 12… et de leurs tôles d’amiante-ciment.

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Après le passage des engins de chantier

Mais quelle mouche les a piqués ? Ils le savent bien ces élus et ce responsable des services techniques que l’amiante est un produit dangereux qu’il faut manipuler avec précautions !

Une visite du chantier avait même été organisée, le 24 février, avec une société effectuant les diagnostics amiante ! Ils ne pouvaient donc ignorer que l’amiante- ciment, particulièrement si elle est dégradée par le temps ou si elle est brisée en morceaux, libère des fibres d’amiante extrêmement toxiques pour les personnes qui les inhalent !

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Après brûlage des tas: Matériaux  calcinés (Métal, amiante-ciment, fibres de ???)

Ils ne pouvaient pas plus ignorer que le désamiantage doit être pratiqué par des sociétés agréées et selon des procédures destinées à limiter la dispersion des fibres d’amiante et protéger les personnes chargées de ce travail délicat.

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Détail d’un tas après brûlage: Amiante calcinée.

Et le maire dans tout ça me direz-vous ?

Eh bien le maire, il est dans le déni, refuse le débat et couvre ces délits sans aucun état d’âme. Interrogé sur le sujet, il écrit le 9 mai  que tout a été fait dans les règles!


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Courrier Julien Sanchez 9 mai 2016

Lors du conseil municipal du 31 mai  il déclare : «  Donc je n’ai pas de raison de penser à ce jour que mes consignes n’ont pas été suivies par le directeur des services techniques ni par les employés et je n’ai pas de raisons de penser qu’à ce jour les employés ont été en contact direct avec de l’amiante. »

Sur la question du coût du désamiantage des terrains maintenant largement pollués, il s’étonne et fait comme si faire enlever, par une société spécialisée, des tôles d’amiante-ciment sur des cabanons, coûte aussi cher que de dépolluer des centaines de mètres carrés de terrain parsemé de débris d’amiante.

Et, quand Rose Marie Cardona, élue RPB,  lui demande le rapport d’expertise fait par la société ESA sur la contamination du site, il se moque carrément d’elle en répondant: « Nous avons un mois pour répondre à vos demandes Madame. Vous saisirez éventuellement la CADA si dans un mois nous ne vous avons pas répondu mais excusez les employés municipaux de ne pas être à vos ordres, vous n’êtes pas encore Maire de Beaucaire Madame. »

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Compte rendu questions amiante du conseil municipal du 31 mai 2016

Le 24 juin 2016, nous avons enfin pu consulter en Mairie le rapport de repérage amiante:

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Parcelle AH 65 : Avant intervention de la Ville, l’amiante est présente de façon localisée sous la forme de toles

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Parcelle AH 12 après intervention de la ville .

 « SUITE A UNE DÉMOLITION CETTE ZONE EST CONTAMINÉE DANS SON ENSEMBLE SUR UNE PROFONDEUR DE 0 A 10 cm PAR DE NOMBREUX DÉCHETS ET DÉTRITUS AMIANTES »

Ce rapport est en complètement contradiction avec ce qu’écrit Julien Sanchez le 9 mai:

… »C’est la raison pour laquelle nos agents ont eu l’ordre de ne pas intervenir et ne sont pas intervenus sur celle-ci. » …« Monsieur Perrin, il ne vous appartient pas de « déterminer », comme vous le dites dans votre courrier, la compétence des uns et des autres. Dans cette affaire, de manière froide et objective, les règles ont été respectées, qu’elles soient inscrites dans les textes ou de bon sens. »...

Nous avons décidé de demander des précisions  à Julien Sanchez.

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Demande d’informations complémentaires à Julien Sanchez

 

Nous avons aussi demandé à la société LafargeHolcim des nouvelles de l’enquête interne qu’ils voulaient mener au sujet des camions, provenant de la rue Persil et qui ont été réceptionnés sur leur site de Bieudon.

 

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Courrier du 8 juillet à LafargeHolcim

Le 15 novembre 2016, la ville lance un appel d’offre pour le désamiantage du site.

Le Cahier des Clauses Techniques  fait éclater au grand jour tous les mensonges de Monsieur le Maire sur le respect de la réglementation, la protection de la santé des employés municipaux, les coûts additionnels pour la collectivité…

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Février 2017, la ville signe un marché de travaux de désamiantage des terrains pollués pour un montant de 200 000€ soit environ 20 fois plus que ce qu’aurait coûté l’élimination des tôles d’amiante -ciment par une société agrée.

 

Et bien sur les réponses de Julien Sanchez  concernant le coût de ce marché: Comme toujours, mensonges, menaces d’aller au pénal et délires…

 

Reponses de Julien Sanches au Conseil municipal du 16 février 2017

Vue  aérienne ( Lien vers Géoportail) des jardins avant destruction de la parcelle AH12. On y distingue bien les cabanons.