En octobre 2016 la ville décide d’investir beaucoup d’argent pour mettre aux normes pour personnes handicapées l’ensemble des passages piétons du quai Général de Gaulle.

Dès le début des travaux, la ville  n’hésitait pas à remettre vertement à sa place une personne se plaignant des passages piétons existants et affirmait qu’elle allait enfin corriger les problèmes d’accessibilité et de sécurité sur le quai Général de Gaulle dans le respect des deniers publics :

Pourtant, début janvier 2017, les travaux sont achevés et les Beaucairois découvrent avec surprise que plusieurs  passages piétons mis aux normes pour personnes handicapées, pour une somme de 189 500€, débouchent sur des escaliers…

Ainsi, coté ouest, il faut franchir 3 marches

ou une marche pour atteindre les quais.

A l’est aussi,

3 passages piétons qui viennent juste d’être refaits débouchent sur des escaliers.

D’autres « anomalies » sautent aux yeux :

le trottoir coté ouest finit en pente vers le canal.

En fauteuil, pour rejoindre les trottoirs à partir d’une  place réservée, il faut s’engager sur la voie de circulation…

Un des anciens  passages, doté d’une rampe vers le canal au sud, se finit par un seuil au nord.

 

Pour essayer de comprendre comment on pouvait dépenser 189.500€ pour mettre aux normes pour personnes handicapées des passages piétons et aboutir à un tel fiasco, j’ai contacté l’Association des paralysés de France qui a alors exprimé son regret qu’aucune rampe d’accès au quai n’ait été créée en continuité des passages « mis aux normes » entre la passerelle et le pont de Tarascon rendant ainsi très problématique l’accès à la partie est des quais et transformant le quai au niveau de la passerelle en un cul de sac.

 

En Mairie, on m’a  indiqué qu’une des raisons pouvant expliquer les aberrations observées sur ces passages piétons « mis en conformité » pour les personnes handicapées, pouvait être que les quais appartiennent à la CCBTA… ou à la CNR ?

Voulant comprendre comment la ville avait pu engager des travaux aussi  importants sans avoir la maîtrise de l’ensemble du périmètre impacté, ni s’être assurée de pouvoir  rendre fonctionnels les nouveaux équipements, j’ai voulu rencontrer  la personne qui avait géré le dossier. Ce ne fut pas possible car elle n’était plus employée par la ville.

Face à la communication omniprésente et triomphante du Maire, découvrir  qu’un  projet de cette envergure soit mené avec un tel amateurisme et une telle désinvolture quant à la gestion de l’argent public, permet aux  citoyens que nous sommes de prendre conscience que la propagande ne remplacera jamais la compétence et le sérieux.