Ce slogan pourrait être repris par tous ceux qui du Congo à Bornéo en passant par l’Amérique du Sud ou l’Australie  voient leurs ressources pillées par nos compagnies transnationales, afin de satisfaire notre train de vie.

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Sans l’uranium du Niger point d’électricité nucléaire.

Sans le thallium de Bolivie point de batteries pour nos téléphones et autres voitures électriques.

Sans le soja transgénique sud-américain pas de viande à bas coût dans nos supermarchés.

Sans le charbon australien pas d’industrie en Chine.

Sans le pétrole pas de voitures…

Certes nous payons ces ressources, mais quelle est la part qui arrive réellement aux populations autochtones ?

Les profits des multinationales et la corruption des dirigeants locaux soutenus par nos gouvernements occidentaux « bienveillants » captent la manne financière engendrée par le pillage de cette ressource.

A la vue de ces éléments désormais connus de tous, peut-on encore s’étonner de voir des flots de migrants à nos portes venant chercher ici de quoi faire survivre leurs familles là-bas ?

Toute honte bue, peut-on s’indigner en voyant quelques pauvres bougres essayer d’envoyer quelques médicaments à leurs familles restées au bled, quelques billets à leur tribu, quelques colis à leurs proches ?

C’est pourtant un reproche que l’on entend ici et là à Beaucaire, au bistrot, en sirotant un café africain ou andin.