Trahissant la promesse qu’il avait faite aux anciens combattants d’Algérie, le maire Julien Sanchez n’a pas participé à la commémoration du 19 mars 1962.

Il a préféré déposer à la va-vite et en catimini une gerbe au pied du monument aux morts plus tôt dans l’après-midi, il a ainsi choisi délibérément d’éviter les anciens combattants d’Algérie et leurs associations afin de ne pas avoir à assumer publiquement devant eux et les Beaucairois venus nombreux à la commémoration sa honteuse décision de débaptiser la rue du 19 mars 1962.

fnacaLes associations des anciens d’Algérie et leurs 22 portes drapeaux

Le porte-parole cantonal de la FNACA a rappelé en termes justes et forts l’importance de cette date et a réitéré au nom de son association sa condamnation du changement de nom.

ceremonie mairieLe maire et sa « cérémonie » en catimini

Cette dérobade du maire est une marque de mépris vis-à-vis des anciens combattants et elle a été ressentie comme telle si on en juge par la vigoureuse mise en cause, très directe, du maire par le maître de cérémonie à l’issue de la manifestation.

Réagir pour Beaucaire dénonce une fois encore l’entreprise de réécriture partisane de l’histoire du maire, de nature à raviver haines et rancœurs, et juge sa conduite indigne d’un élu républicain dont la tache première, à l’occasion d’une cérémonie officielle commémorant un moment particulièrement tragique et douloureux de notre histoire, est de rassembler et d’unir les citoyens de sa ville et non de chercher à les dresser les uns contre les autres en rallumant les vieilles passions.