Les marchés

Deux marchés hebdomadaires : le jeudi et le dimanche matin. Deux lieux : la place Georges Clemenceau et le Quai Gambetta. Un lieu dédié à l’alimentaire, l’autre aux vêtements, à la petite droguerie, aux plantes…

La municipalité Sanchez établit un nouveau règlement pour donner un cachet « provençal » et moins populaire aux étalages. Tatillon et appliqué de façon brutale, il tend à faire partir les indésirables, vendeurs de colifichets à 2€. Alimentaire et non-alimentaire sont mélangés sur les deux sites, sans tenir compte des contraintes liées à certains commerces : le poissonnier fait couler l’eau issue de la fonte de la glace directement sur le sol, pas de borne électrique pour le vendeur de poulets rôtis…

Le résultat est le départ de nombreux commerçants non sédentaires, sans que le replacement espéré ne se fasse. Au contraire, les étals de vêtements à bas prix se multiplient tout en laissant de larges plages vides.

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2-10-2016

Les foires

Pour éviter que des marchands « indésirables » veuillent faire le forcing, la mairie transforme chaque année la ville en camp retranché : les 9 entrées sont bloquées la veille au soir. Toute la nuit élus, policiers et employés municipaux montent la garde !

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4-05-2016

Les commerces

La problématique n’est pas spécifique à Beaucaire : les enseignes à la périphérie de la ville ont déplacé les zones d’achat et fait disparaître le petit commerce. Toutes les villes petites et moyennes trouvent devant le même dilemme. Mais ici il est particulièrement prégnant. Si 10% de boutiques fermées indiquent une ville à problème, si 25% la montrent particulièrement impactée, ici le taux dépasse 60% dans la rue principale (Nationale, Ledru Rollin et Bijoutiers) et la rue de l’Hôtel de Ville qui furent les axes commerciaux principaux du centre ancien.

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7-11-2016

La municipalité a « déclaré la guerre aux kebabs ». La manifestation la plus éclatante a été la prise d’arrêtés municipaux limitant l’activité de certains commerçants et entraînant procès sur procès. La mairie continue l’action de la précédente en préemptant les locaux commerciaux mis en vente et en louant ceux qui sont libres pour les sous-louer moins cher. Mais aucune analyse des besoins de la population n’a été faite. Un manager du centre ville a été embauché. Mais celui-ci semble ne pas avoir le droit de parler aux commerçants ni avoir une quelconque autonomie de manœuvre !

Par contre le maire et ses adjoints inaugurent à tour de bras les magasins qui refont leur devanture ou changent de gérant et déclarent 34 ouvertures de commerces à leur actif. Outre que ce chiffre comprend des ouvertures dans la zone commerciale ou une simple vitrine sans vente directe dans le centre…, il ne prend pas en compte les fermetures à court terme dans les 3 ou 6 mois. Pire, ils fournissent à titre gracieux à une association de motards un local idéalement situé sur la place de la Mairie au lieu de soutenir la commerçante à qui ils le sous-louaient. Et pour couronner le tout, ils ont fait voter en conseil municipal  l’ouverture des commerces 12 dimanches dans l’année, ce qui  favorise les grandes surfaces, en faisant fonctionner la navette municipale ces jours-là !

Les rues Nationale et Ledru Rollin ont été refaites. Mais l’arrêté municipal du 22 juin 2012 demandant aux propriétaires de magasins de respecter la Charte des devantures n’a pas été appliqué. Et les rues gardent leur aspect désolé. Ce ne sont pas les trompe-l’œil trop pâles, les vitrines sales, les vitres brisées, les poubelles éparses non sanctionnées, qui peuvent redonner un élan efficace à la revitalisation du centre-ville.